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René Hardy... Si on en parlait !

 
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MessagePosté le: Dim 1 Juin - 09:06 (2008)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

La Nouvelle Revue d'Histoire lui a consacré un article signé Jean Bourdier. En exergue, ceci:

" Le temps passe, les témoins disparaissent et l'histoire se fige en clichés toujours plus éloignés de ce que furent les acteurs ou les événements réels. Défigurée en images d'Epinal répétitives et convenues, la Résistance n'échappe pas au sort commun. Surnagent quelques noms pétrifiés dans le marbre trompeur des célébrations officielles. Ainsi en est-il de Jean Moulin à qui personne ne s'interessait beaucoup avant que Malraux, dans le cadre d'une opération politicienne de récupération, ne le projète sur la scène médiatique par la grâce de sa parole et de l'époustouflante cérémonie du transfert au Panthéon, le 19 décembre 1964.
On sait que Jean Moulin, préfet en activité jusqu'au 2 décembre 1940, sous le gouvernement du maréchal Pétain, ne joua aucun rôle dans la naissance de la Résistance. Avec une grande habileté manoeuvrière et beaucoup de détermination, il parvint en décembre 1941, à se faire accréditer à Londres par le général De Gaulle pour être son représentant en zone sud (non occupée).
Dans ses fonctions, Moulin entra en conflit avec les chefs authentiques de la Résistance, notamment Henri Frenay qui le considérait comme un intrus. Par la suite il prendra l'initiative de constituer un Conseil National de la Résistance (CNR) en y introduisant les représentants des anciens partis de la III° République, jusqu'alors fort peu résistants et totalement discrédités*. Le courage de l'homme n'est pas en cause, ni le sort tragique qui fut le sien aprés son arrestation à Caluire, dans la banlieue lyonnaise le 21 juin 1943. Cette arrestation recèle toujours une part importante de mystère, les soupçons et les accusations ayant été portés tour à tour contre Raymond Aubrac et contre René Hardy, tous deux responsables à un haut niveau de l'action clandestine. Le premier était un communiste, alors que le second, aprés une jeunesse à l'extrême-gauche, ne se cachait pas d'être de droite. Aprés la Libération, violemment attaqué par les communistes, accusé d'avoir livré Jean Moulin, René Hardy fut arrêté le 12 décembre 1944, mais acquitté par la Cour de justice de la Seine le 24 janvier 1947. De nouveau arrêté le 24 mars suivant, il fut acquitté derechef le 8 mai 1950, cette fois par le tribunal militaire. Ses adversaires ne devaient pas désarmer, menant campagne contre lui jusqu'à sa mort en 1987 et même au-delà..."


* dont de nombreux "indépendants" possédant la caractéristique d'être tous des "compagnons de route" du PCF. (Note d'Admin)


Voilà encore un texte qui souligne l'acharnement des communistes à attaquer dès 1944, tous ceux qui, anciens communistes ou non, déportés, résistants ou pas, n'avaient à leurs yeux qu'un seul tort: avoir dénoncé les mensonges du parti et son véritable comportement dans la "Résistance".
Alors bien sur les gens comme Daniel Laurent, ATF 40, Lebel et autres Deloglue, vont immédiatement clamer que ce sont les "révisionnistes" qui colportent ce genre de bobards d'anti-communisme "primaire", mais je ne pense pas que Jean Bourdier soit un menteur.
Ensuite, cette campagne déclenchée contre René Hardy (cinq ans de prison, quand même) comme celle qui accabla Paul Rassinier, et qui continue, ont des similitudes évidentes ! Henri Frenay fut l'objet des mêmes insultes... Dans son cas heureusement que des gens comme Charles Benfredj (tiens Lebel, quelqu'un de ta communauté, non ?) sont venus rétablir la vérité !

C'est bien pour cette raison que nous allons continuer ici, obstinément, à dénoncer la malfaisance du parti communiste et de ses complices, et à clamer contre vents et marées, la véritable histoire de cette France en guerres du XX° siècle, France que nous aimons et dont nous défendons la mémoire.
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MessagePosté le: Dim 1 Juin - 09:06 (2008)    Sujet du message: Publicité

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lebel


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MessagePosté le: Lun 2 Juin - 17:40 (2008)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

         L'histoire de Hardy est trés controversée , resistant ou traitre à son reseau ?
            Il a été acquitté deux fois , preuve que la justice de l'époque n'etait pas aussi partiale qu'on le dit ! ..............et malgré l'acharnement du PC


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MessagePosté le: Lun 2 Juin - 18:03 (2008)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

Tu as lu qui l'avait acquitté pour la deuxième fois ? Un tribunal militaire...

L'acharnement du PC lui a rendu la vie impossible, jusqu'à sa mort !
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MessagePosté le: Lun 2 Juin - 18:19 (2008)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

Et ce sont  trois TM qui ont jugé de l'affaire de Tulle .....à Bordeaux en 49 et 51 et à Marseille en 52

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MessagePosté le: Lun 2 Juin - 18:48 (2008)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

D'abord, les accusations portées contre René Hardy et celles des Allemands à Tulle et Oradour, sont tout à fait différentes. "Le" grand procés eu lieu à Bordeaux, du 13 janvier au 12 mars 1953, devant le Tribunal Permanent des Forces Armées en présence de la presse internationale.
En vertu du Droit International, de la Convention de La Haye sur les guerres terrestres et des ordres formels du Haut-Commandement allemand, les maquisards devaient être traités en francs-tireurs. Or le Tribunal n'en a pas tenu compte, s'appuyant sur une déclaration de général Eisenhower qui considérait que la résistance française était partie prenante des Forces Française de l'Intérieur.
43 membres de la 3ème compagnie du régiment Der Führer furent condamnés à mort par contumace. Pourquoi ? Tous étaient tombés pendant les combats de Normandie et qui y firent suite. les seuls condamnés "survivants", Allemands et Alsaciens, furent grâciés et libérés trés rapidement. Et il est à signaler, que contrairement à René Hardy qui bénéficia de témoignages "à décharge" d'importantes personnalités de la... résistance, il n'y eut aucun témoin de ce type dans les procés de Tulle et d'Oradour, et les documents de la "défense" ne furent pas pris en compte. Ce qui confirme l'extrême partialité de ces Tribunaux !
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MessagePosté le: Sam 7 Juin - 11:18 (2008)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

lebel a écrit:
         L'histoire de Hardy est trés controversée , resistant ou traitre à son reseau ?             Il a été acquitté deux fois , preuve que la justice de l'époque n'etait pas aussi partiale qu'on le dit ! ..............et malgré l'acharnement du PC




Trés controversée l'histoire de "résistant" de René Hardy ?

Parlons en:
L'oganisateur de la bataille du rail fut René Hardy, chef du NAP-Fer. C'est lui qui prépara en 1943 le Plan Vert, d'abord appelé le Plan A, applicable lors du débarquement pour paralyser les transports allemands*. Les résultats sont à la mesure des espérances de Réné Hardy qui voit dans "le Fer le plus puissant des leviers d'action de la résistance".
Cette action fut particulièrement efficace, dans la région comprise entre Lons-le-Saunier, Chalon, Dijon et Besançon. "A partir du 7 juin 1944, aucun convoi ne peut traverser ce quadrilatère qui commande toutes les lignes directes et secondaires réunissant la Vallée du Rhône à l'Alsace et au Palatinat. Dans la seule région de Dijon, le 7 juin, 37 voies ferrées sont coupées. Dans le Sud Est, sur l'ancien réseau PLM, un millier de trains environ se trouvèrent retardés pendant une durée de quinze jours."

Source: Robert Aron, Histoire de la Libération de la France Tome 1, page 226 Robert Laffont.


* On voit bien que les réseaux de la résistance "Fer" étaient surtout préoccupés par les convois allemands. Ce qui explique qu'ils ne se sont pas interessés aux trains de la déportation. Pourquoi ? On peut en conclure que personne ne savait exactement ce qu'il en advenait !
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MessagePosté le: Dim 4 Avr - 15:21 (2010)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

Rien n'est simple dans les affaires de Résistance,ni en France ni ailleurs.
Lorsque Jean Moulin est capturé,avec d'autres chefs de la Résistance,
à Caluire le 20 juin 1943,René Hardy parvient seul à s'échapper.
Cet homme est un authentique héros de la Résistance.
Sous le pseudonyme de " Didot ",il organise depuis un an les sabotages
dans les chemins de fer et appartient à la direction de l'Armée secrète.
Il a le tort d'être anticommuniste.
C'est par hasard qu'il a été arrêté,le 7 juin,à la gare de Chalon-sur-Saône
et relâché dans la nuit du 10 au 11,soit six semaines avant
la réunion où Moulin a convoqué un nombre ahurissant de chefs
de la Résistance:
malgré toute la sympathie que l'on éprouve pour le personnage
qu'il est devenu à partir de 1940 (rompant avec un
comportement antérieur nettement plus discutable de carrièriste cryptocommuniste),
on est bien obligé d'y voir une manifestation d'amateurisme.
Quelques heures après avoir relâché Hardy,le chef de la Sipo
de Lyon apprend d'un traître qu'il a laissé filer le célèbre " Didot" .
Jusqu'à sa mort ,K.Barbie vouera une haine inexpiable à l'homme
qui l'a ridiculisé,réussissant à lui faire croire qu'il n'était qu'un inoffensif voyageur.
C'est Klaus Barbie qui est à l'origine du bobard faisant de
" Didot "-Hardy un traître ayant vendu ses camarades.
Ce bobard arrange bien des gens.  
Les communistes d'abord,qui tolèrent mal un chef de cheminots
 anticommuniste;les résistants qui ont craqué sous la torture et ceux
qui cherchent un bouc émissaire pour endosser la responsabilité
des conséquences de leurs sottises,car en 1943,l'antenne française
de la Sipo décapite la Résistance métropolitaine,mal organisée,
victime des imprudences multiples de ses chefs (il n'est même pas besoin
d'envisager de cyniques dénonciations de concurrents,l'amateurisme suffit
 à expliquer la catastrophe).

 Certes,le 12 juin 1943,les hommes de Barbie parviennent
à reprendre Hardy:
Barbie le relâche à condition qu'il le tienne informé de la date prévue
 pour le débarquement allié à l'ouest (Hardy lui a très habilement fait croire
 qu'il en serait informé,en tant que chef du " sabotage-rail ",
ce qui est une absurdité que gobe le SS,peu intelligent).
Le 16 juin,Hardy reconnaît devant un camarade de Résistance,
Léon Damas, qu'il est personnellement brûlé et probablement filé.
Le 19 juin,Barbie apprend le site (Caluire,sans en connaître le lieu exact)
et la date de la réunion où le " délégué du général de Gaule ",un certain
 " Max ", doit rencontrer divers chefs de la Résistance.
Il a été prouvé que " Didot "-Hardy ignorait la ville
s'il connaissait la date de la réunion.
En fait,Barbie fait filer un autre participant,Henri Aubry,
un homme fort imprudent,dépressif (ce qui lui occasionne des troubles
de la mémoire),peut-être " retourné " par le Sipo
(il sera catalogué " Hosenträger " par les Allemands,après son arrestation
du 21 juin, ce qui dans l'argot de la Sipo correspond au " mouton "
de la police française.
Le 21 juin,blessé par balle à l'avant-bras gauche,Hardy parvient
 à s'enfuir,puis est arrêté par la police française;les comptes-rendus
d'interrogatoire prouvent que Hardy ne dénonce aucun de ses camarades.
D'une manière générale,aucun des résistants connus de "Didot"-Hardy

ne sera arrêté dans les suites immédiates de ses deux arrestations
par les Allemands et de son arrestation par la police française. 
Il sera jugé à deux reprises,en 1947 et en 1950
dans une ambiance de lynchage médiatique.
En 1947,il est acquitté.
En 1950,il est condamné pour "complicité avec l'ennemi"
sur l'unique témoignage d'une femme ayant travaillé à la fois pour la Résistance
et pour la Sipo (et qui avait,de ce fait,beaucoup de choses à se faire pardonner).
N'en déplaise à une foule d'auteurs haineux,l'étude précise de l'affaire permet
de penser que cet authentique héros a été volontairement sali par divers
membres de la Résistance et par Barbie,le tortionnaire imbécile
qu'Hardy avait ridiculisé par deux fois.
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Dim 29 Aoû - 14:23 (2010)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

Sur la culpabilité d' Hardy , un historien et resistant , Louis Noguères , prouve que le prévenu , s'il a été acquitté - et non blanchi - lors de son second procés , il le doit à un faux témoignage


[…] de l'aveu de l'avocat de René Hardy lui-même, la chose jugée ne saurait avoir une portée absolue. […] les procès de René Hardy n'ont, quoi qu'on en dise, pas réfuté la thèse de la culpabilité. En 1947, il est acquitté sur la base d'un mensonge (il prétend ne jamais avoir été arrêté, et les témoins prétendant l'inverse sont écartés parce qu'anciens membres de la police allemande...). En 1950, il est acquitté pour cause de Guerre froide : les témoins qui corroborent sa trahison, les documents qui l'établissent, sont repoussés parce que d'origine nazie.

En 1950, il a un motif de récusation du témoignage de Delétraz [qui a alerté la Résistance avant la réunion de Caluire en désignant Hardy comme traître]. Cette dernière prétend avoir vu Hardy (alias "Didot"), au Q.G. de la Gestapo lyonnaise quelques heures avant la rafle de Caluire ? Im-pos-sible ! Un témoin, Roger Bossé, l'ancien agent de liaison de René Hardy, et héros de la Résistance qui survivra miraculeusement au peloton d'exécution, certifie au contraire qu'il déjeunait avec Hardy à la même heure ! Entre le survivant héroïque et l'agent "multiple", le choix de l'avocat [maître Maurice Garçon] est évidemment déjà fait.

Oui, mais... La vérité a eu le dernier mot, pour citer Henri Noguères. Et la vérité a été révélée par René Hardy en personne. Au réalisateur d'un documentaire, Claude Bal, il aura cette phrase terrible, des décennies plus tard : "Bossé a fait un faux témoignage ? Eh bien, c'est un copain. Un copain qui ment pour te sortir d'un mauvais coup, c'est un gars bien !" (cité in Noguères, La vérité aura le dernier mot, Seuil, 1985, p. 135)

Cette déposition de Roger Bossé était donc un coup monté. Une manœuvre de René Hardy pour discréditer un témoin qui, par sa faute, sera diffamée et injuriée en audience, menacée d'arrestation, et victime d'une ouverture d'information judiciaire qui, fort heureusement, s'achèvera par un non-lieu.

Hardy etait bien le traitre .........malgré son heroïque passé de resistant !


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MessagePosté le: Dim 29 Aoû - 17:28 (2010)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

Ta conclusion est surprenante ! En effet, René Hardy "des décennies aprés" s'interroge sur le faux témoignage de Roger Bossé. Il répond probablement au journaliste qui lui demande si ce témoin a fait un faux témoignage.
Et qui l'a accusé formellement au début de ses ennuis avec la "justice" ? Mme Deletraz, agent double et maîtresse du colonel Devigny qui, lui, l'innocentera !
Lorsqu'on analyse les procés de ce type on est frappé par les contradictions, les "oublis" et les "on m'a dit que..." des témoins, et on remarque que tous ces témoins qui accusent René Hardy, sont des "proches" du parti communiste qui font bloc autour des époux Aubrac.
Alors non, il n'y a pas de "coup monté" et on peut toujours se poser la question de la "traitrise" de René Hardy.
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lebel


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MessagePosté le: Dim 29 Aoû - 18:56 (2010)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

Et pourtant ! La vérité est toute autre. Edmée Delettraz , que Maitre Garçon , avocat de Hardy ,
essaiera d'incriminer , a été une grande Résistante. Arrêtée par le SD, elle n'en restera pas moins fidèle à son réseau, et, au lieu de se cacher, obéira aux ordres de ses supérieurs ( dont Groussard ) lui imposant de rester au service des nazis pour mieux les piéger. C'est dans ce contexte que doivent s'apprécier les missions qu'elle effectuera pour l'occupant. - surtout - son témoignage dénonçant Hardy est incontestable, et amènera ce dernier à faire appel à un faux témoin pour la discréditer.

"D'origine belge, domiciliée à Annemasse, elle travaillait depuis 1940 avec le vice-consul britannique à Genève, Victor Farrell, un homme de Claude Dansey. Egalement employée par le réseau de Groussard, elle appartenait aussi au réseau Pat O'Leary, un autre homme de Dansey, au service de Serge, du 2e Bureau français, au réseau policier Ajax, et était aussi au mieux avec le service de renseignement helvétique,

Mais, s'agissant de René Hardy, c'est autre chose. D'abord, il existe des faits accablants contre lui : ses bobards, son arrestation, les circonstances de son évasion et les rapports allemands Flora et Kaltenbrunner , difficilement contestables !
Au passage, il est temps de réfuter une légende. Contrairement à ce que Hardy et ses partisans ont clamé - voir encore Baynac, récemment - ce n'est pas Lucie Aubrac qui, la première, a dénoncé Hardy comme étant le traître (ce qui leur permettait de crier au complot gauchiste), mais Edmée Delettraz, laquelle a informé des Résistants le 21 juin et son réseau le lendemain. Son patron, le colonel Groussard, transmettra l'information à Londres le 23 juin.

Et Groussard n'était pas de gauche, et bien loin d'être un proche du parti communiste !


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MessagePosté le: Lun 30 Aoû - 10:26 (2010)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

La "légende" des héros de la Libération, on connait !
Mais le colonel Groussard que tu mets dans le bain, s'est laissé "infiltré" par le PC et ses compagnons de route. Il l'a lui-même reconnu !
Après la guerre, on sait trés bien que les communistes ont tout fait pour accréditer "Résistants" toutes celles et tous ceux qui étaient dans leur camp, et jeter un voile de honte sur ceux qui ne l'avaient pas été. Donc, comme Henri Frenay et bien d'autres dont on suspecte aujourd'hui encore l'honnêteté et le courage. Tu fais bien partie de ces "idiots utiles" qui servent à blanchir les propagandistes du PCF. Lamentable !
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MessagePosté le: Ven 24 Sep - 16:32 (2010)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

Les archives allemandes sont effectivement amplement suffisantes pour établir la responsabilité d'Hardy dans les arrestations de Caluire.

Détails : http://www.delpla.org/article.php3?id_article=110

Quant à Raymond Aubrac, toujours vert à 96 ans, il a été promu grand-croix de la Légion d'honneur le 14 juillet dernier par un compagnon de route prénommé Nicolas.


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MessagePosté le: Ven 24 Sep - 19:45 (2010)    Sujet du message: René Hardy... Si on en parlait ! Répondre en citant

L'affaire René Hardy un héros sali pour raison politique ?


 
  

Rien n'est simple dans les affaires de Résistance,ni en France ni ailleurs.
Lorsque Jean Moulin est capturé,avec d'autres chefs de la Résistance,
à Caluire le 20 juin 1943,René Hardy parvient seul à s'échapper.
Cet homme est un authentique héros de la Résistance.
Sous le pseudonyme de " Didot ",il organise depuis un an les sabotages
dans les chemins de fer et appartient à la direction de l'Armée secrète.
Il a le tort d'être anticommuniste.
C'est par hasard qu'il a été arrêté,le 7 juin,à la gare de Châlon-sur-Saône
et relâché dans la nuit du 10 au 11,soit six semaines avant
la réunion où Moulin a convoqué un nombre ahurissant de chefs
de la Résistance.
Malgré toute la sympathie que l'on éprouve pour le personnage
qu'il est devenu à partir de 1940 (rompant avec un comportement antérieur
 nettement plus discutable de carrièriste cryptocommuniste),
on est bien obligé d'y voir une manifestation d'amateurisme.
Quelques heures après avoir relâché Hardy,le chef de la Sipo
de Lyon apprend d'un traître qu'il a laissé filer le célèbre " Didot" .

Jusqu'à sa mort ,K.Barbie vouera une haine inexpiable à l'homme
qui l'a ridiculisé,réussissant à lui faire croire qu'il n'était qu'un inoffensif voyageur.
C'est Klaus Barbie qui est à l'origine du bobard faisant de
" Didot "-Hardy un traître ayant vendu ses camarades.
Ce bobard arrange bien des gens.[/color]
Les communistes d'abord,qui tolèrent mal un chef de cheminots
 anticommuniste;les résistants qui ont craqué sous la torture et ceux
qui cherchent un bouc émissaire pour endosser la responsabilité
des conséquences de leurs sottises,car en 1943,l'antenne française
de la Sipo décapite la Résistance métropolitaine,mal organisée,
victime des imprudences multiples de ses chefs (il n'est même pas besoin
d'envisager de cyniques dénonciations de concurrents,l'amateurisme suffit
 à expliquer la catastrophe).

Certes,le 12 juin 1943,les hommes de Barbie parviennent
à reprendre Hardy:
Barbie le relâche à condition qu'il le tienne informé de la date prévue
 pour le débarquement allié à l'ouest (Hardy lui a très habilement fait croire
 qu'il en serait informé,en tant que chef du " sabotage-rail ",
ce qui est une absurdité que gobe le SS,peu intelligent).
Le 16 juin,Hardy reconnaît devant un camarade de Résistance,
Léon Damas, qu'il est personnellement brûlé et probablement filé.
Le 19 juin,Barbie apprend le site (Caluire,sans en connaître le lieu exact)
et la date de la réunion où le " délégué du général de Gaule ",un certain
 " Max ", doit rencontrer divers chefs de la Résistance.
Il a été prouvé que " Didot "-Hardy ignorait la ville
s'il connaissait la date de la réunion.
En fait,Barbie fait filer un autre participant,Henri Aubry,
un homme fort imprudent,dépressif (ce qui lui occasionne des troubles
de la mémoire),peut-être " retourné " par le Sipo
(il sera catalogué " Hosenträger " par les Allemands,après son arrestation
du 21 juin, ce qui dans l'argot de la Sipo correspond au " mouton "
de la police française.
Le 21 juin,blessé par balle à l'avant-bras gauche,Hardy parvient
 à s'enfuir,puis est arrêté par la police française;les comptes-rendus
d'interrogatoire prouvent que Hardy ne dénonce aucun de ses camarades.
D'une manière générale,aucun des résistants connus de "Didot"-Hardy

ne sera arrêté dans les suites immédiates de ses deux arrestations
par les Allemands et de son arrestation par la police française.




Il sera jugé à deux reprises,en 1947 et en 1950
dans une ambiance de lynchage médiatique.

En 1947,il est acquitté.

En 1950,il est condamné pour "complicité avec l'ennemi"
sur l'unique témoignage d'une femme ayant travaillé à la fois pour la Résistance
et pour la Sipo (et qui avait,de ce fait,beaucoup de choses à se faire pardonner).
N'en déplaise à une foule d'auteurs haineux,l'étude précise de l'affaire permet
de penser que cet authentique héros a été volontairement sali par divers
membres de la Résistance et par Barbie, qu'Hardy avait ridiculisé par deux fois.
_________________
L'autre Histoire :

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