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Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient
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Briard
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MessagePosté le: Sam 14 Juin - 08:57 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant


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MessagePosté le: Sam 14 Juin - 08:57 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 08:51 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Et ceci n'est pas un "montage"... j'ai un ami, ancien officier qui possède "l'original" de ce message qu'il avait reçu et auquel il n'a pas donné suite, ce qui lui a vallu d'être viré de l'armée !
Messmer ministre, obéissait aux ordres, et ces ordres d'où venaient-ils ?
Va-t-on nous refaire le coup du "Dr Jekkyl & Mr Hyde" à propos de Charly ?
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Maréchal


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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 14:39 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Les ordres, c'est De Gaulle qui les donnait ! Et tous ses larbins qui obéissaient le petit doigt sur la couture du pantalon... Quand je pense que ce Messmer a été légionnaire ! J'ai honte !
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Notre vie est- un voyage
Dans l'hiver et dans la nuit,
Nous cherchons notre passage
Dans le Ciel où rien ne luit.

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lebel


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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 15:27 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Il y a beaucoup de Français Libres ,de  ceux qui avaient rejoint De Gaulle dés 40 , qui ont eu des parcours differents aprés coup 
Certains ont été pour l'Algerie Française , d'autres ont preferé rester fidèles à GZ
Affaire de temperament !


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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 17:56 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Tu devrais aller jeter un coup d'oeil sur les sites dont je viens d'indiquer le lien, et particulièrement sur cet Echo d'Alger du 14 mai 58, avec le tract "l'appel à De Gaulle" et l'édito d'Alain de Sérigny...
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lebel


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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 18:34 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Quel site et quels liens ?

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MessagePosté le: Dim 15 Juin - 18:52 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Non mais c'est pas vrai... Il existe ici un chapitre "liens amis" ! Tu savais pas ?
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Compagnon


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MessagePosté le: Lun 16 Juin - 19:36 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Encore des sites des nostalgiques de l'OAS ! Aucune valeur historique !
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Briard
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MessagePosté le: Mar 17 Juin - 08:00 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Compagnon a écrit:
Encore des sites des nostalgiques de l'OAS ! Aucune valeur historique !

Dés l'instant ou l'on donne des infos d'époque, contrôlables et vérifiables, sur la Grande Zohah, et ses magouilles, mensonges, parjures, à tes yeux ça n'a aucune valeur bien sur!!La mauvaise foi rendue à ce point là frise la cécité!!
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MessagePosté le: Mar 17 Juin - 08:18 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Tu sais, si on avait écouté des gens comme Compagnon, il y a longtemps que les croix de nos églises et de nos cimetières auraient été remplacées par des croix de Lorraine... Alors, laissons lui ses divagations gaulliennes...
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Alexandre


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MessagePosté le: Mar 17 Juin - 16:31 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Comme perchoirs pour les petits oiseaux, il faut reconnaitre que c'est plus convivial qu'une croix catholique...
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Qui ne gueule pas la vérité, quand il sait la vérité, se fait le complice des menteurs et des faussaires." Charles Péguy


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MessagePosté le: Jeu 19 Juin - 08:25 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Au cimetière de Perpignan, il existe une stèle dédiée aux "Martyrs de l'Algérie française", les fusillés de 62 et 63... Cette stèle a été à plusieurs reprises profanée par les nervis de la LDH et autres organisations fascistes alliées*. Il y a quelques jours un dépôt de gerbes a eu lieu en toute discrétion et avant que les CRS aient pris position devant l'entrée du cimetière pour "prévenir toute atteinte à l'ordre public"... Qu'à celà ne tienne ! Le lendemain les journaux locaux titraient " l'OAS fleurit son monument" et montraient en photo la poignée d'humanistes du coin ( "les anti-OAS") venus protester contre ce qu'ils considèrent comme la "réhabilitation des assassins de l'organisation"...
Les titres et les contenus des articles font donc croire aux lecteurs que l'OAS existe toujours... Et que les fusillés des tribunaux gaullistes étaient des "assassins"...
A part ça on va nous parler... d' "Histoire", et des horreurs de la peine de mort, ces associations ayant fait partie des abolitionnistes acharnés !


* Je rappelle, pour mémoire que les 52 associations venues protester contre l'inauguration du "Mur des Disparus" de Perpignan, n'avaient réussi à réunir que 150 manifestants ! On mesurera tout de même l'impact médiatique qu'ont les dites associations. Ce qui me fait penser aux 3% d'électeurs du PCF...
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Briard
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû - 22:56 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Le mois de novembre est celui des morts. Le livre de Georges-Marc Benamou (1) nous donne l'occasion de revenir sur le massacre de milliers de pieds-noirs et de 150 000 harkis, favorisé par l'attitude du général De Gaulle et de son gouver-nement après les accords d'Evian.
En ce qui concerne les harkis, Georges-Marc Benamou mentionne une circulaire, signée de ma main, en mai 1962, recommandant à l'armée de "désarmer en douceur" les harkis, ainsi qu'une autre, émanant de Louis Joxe, interdisant tout rapatriement de harkis hors du plan prévu et prévoyant la prise de sanctions contre les complices de ces entreprises. Ces circulaires sont authentiques L'initiative avait été prise par Louis Joxe et approuvée par De Gaulle. »
Ces lignes, signées de Pierre Messmer, sont parues dans le dernier numéro de l'hebdomadaire « Marianne ». Elles sonnent comme un aveu. Messmer a beau, ensuite, tenter de justifier cette politique inhumaine en assurant que « beaucoup de harkis ont refusé de venir en France », « qu'en restant en Algérie, ils percevaient une forte prime de démobilisation » dont ils prétendaient « profiter » pour « construire des fermes ou agrandir leurs exploitations » ; qu'en outre, « à cette époque, les chefs du -FLN usaient de tact et de souplesse, affirmant aux supplétifs au il n'y aurait aucune représailles à leur encontre après la guerre » et que « lorsque, quelques semaines plus tard, [le FLN] a jeté le masque, le repliement des harkis a tout de suite été mis en place » : ces mensonges sonnent faux et ne permettent pas davantage d'exonérer de ses responsabilités l'ancien ministre des Armées, que son complice Joxe ou que le véritable inspirateur de cette forfaiture, le général De Gaulle lui-même.
Un abandon calculé
A partir des accords d'Evian, fut en effet planifié l'abandon des populations françaises d'Algérie, Européens et musulmans confondus. Il est bon, avant d'y venir, de rappeler les événements qui présidèrent, en mai 1958, à l'arrivée au pouvoir de Charles De Gaulle, rappelé, à la faveur d'un véritable soulèvement des populations françaises d'Algérie, pour ramener la paix et restaurer l'ordre français dans ces départements d'outre-mer. Il s'agit bien des populations françaises d'Algérie et pas seulement des pieds-noirs : les journées de mai 1958 donnèrent lieu à des scènes de fraternisation entre les communautés, qui prenaient le visage d'une véritable libération. Et c'en était une, en effet : libération de la terreur que faisait peser le FLN, en particulier sur les musulmans.
« Le 13 mai 1958, 35 000 musulmans sont descendus de la Casbah pour témoigner de leur fidélité à la France », raconte Joseph Hattab Pacha, qui fut le dernier maire de ce quartier musulman d'Alger, élu avec le slogan : « Tout pour l'Algérie française, rien sans elle ! », précise-t-il. « A l'époque, les musulmans étaient pour l'Algérie française et le payaient parfois très cher : début 1954, dans la Casbah, 5 à 6 Arabes étaient quotidiennement assassinés pour avoir refusé de suivre le FLN. En mai 1958, président du Comité de Salut public de la Casbah, j'ai parlé parmi les premiers au fameux balcon qui dominait le forum d'Alger. Mais on m'a fait taire, parce que je n'étais pas gaulliste. »
Dans ses mémoires, Les Champs de braise, le commandant Hélie Denoix de Saint-Marc a restitué la magie de ces instants : « En rangs serrés, les musulmans débouchèrent sur le rectangle colonial, éblouissant de blancheur, dans un délire de drapeaux. Sans un mot, je contemplais la houle humaine. Je découvrais que l'on pouvait pleurer de bonheur. »
Symbole de leur désir de rester français, les femmes arabes, en ces jours-là, brûlèrent publiquement... leurs voiles !
« Vive l'Algérie française ! »
A cette époque, des engagements solennels furent pris par De Gaulle, tant auprès des populations européenne et musulmane que de l'armée. Le 4 juin 1958, à Alger : « A partir d'aujourd'hui et dorénavant, la France considère que, dans toute l'Algérie, il n'y a qu'une seule catégorie d'habitants : il n'y a que des Français à part entière, avec les mêmes droits et les mêmes devoirs. » Le 5, à Mostaganem : « L'Algérie est une terre française, organiquement, et pour toujours. Vive l'Algérie française ! Vive la République ! Vive la France ! ». Le 6, à Oran : « Oui ! Oui ! Oui ! La France est ici avec sa vocation. Elle est ici pour toujours ! Vive bonne terre française ! » A ces promesses, fit encore écho le discours adressé aux militaires lors des Barricades d'Alger, en janvier 1960 : « Je dis à nos soldats : votre mission ne comporte ni éauivoaue, ni interprétation. Vous avez à liquider la force rebelle qui veut chasser la France de l'Algérie et faire régner sur ce pays sa dictature de misère et de sang. »
Voilà sur quelles promesses les militaires s'engagèrent auprès des populations, sur leur honneur et celui de la France, à ne jamais les abandonner ; et sur quelles promesses aussi des dizaines de milliers de musulmans s'engagèrent à leurs côtés, dans les harkas, les SAS, les groupes d'autodéfense ou les groupes mobiles de sécurité. Combien ? 280 000, selon le colonel AbdEl-Aziz Méliani. En y ajoutant les familles, plus d'un million et demi de personnes.
Revenons à l'exposé de Messmer dans « Marianne ». Que lit-on ? Que, dès 1958, « lors de son retour au pouvoir », De Gaulle « savait que l'indépendance était inéluctable et dans l'ordre des choses ». Que sa rancune à l'égard des pieds-noirs remontait loin, puisque « durant la Seconde Guerre mondiale, ils étaient même globalement pétainistes. » Que les dépenses engagées pour l'entretien de 500 000 hommes en Algérie « empêchaient la modernisation, en particulier celle de l'armée souhaitée par le Général ».
Déclarations d'où il ressort très clairement qu'il y a eu un gigantesque mensonge gaulliste, pratiqué à l'égard de l'ensemble du peuple français, de métropole ou d'Algérie.
Ses conséquences s'exprimèrent lors des accords d'Evian, qui ne faisaient aucune place aux Français musulmans, et de l'accession de l'Algérie à l'indépendance. Le commandant de Saint Marc nous les a résumées : « En 1962, l'opinion a accepté la fin de la guerre avec un certain soulagement, sans toujours en mesurer le prix à payer. Ce prix a été très élevé. L'affaire s'est soldée par la tragédie des harkis, le massacre de centaines de Français d'Algérie à Oran, le drame des disparus, le déracinement collectif et brutal d'un million de pieds-noirs - ce aui revenait à nier le droit du sol et à opérer une purification ethnique - et enfin par la livraison de l'Algérie et de ses habitants au seul FLN, en écartant toutes les autres tendances des populations algériennes. On peut dire : ça, c'est le passé, regardons l'avenir. Je veux bien, mais la connaissance exacte du passé me paraît nécessaire pour construire l'avenir. »

Non-assistance à personnes en danger
Au total, le nombre des Français musulmans exécutés par le FLN après les accords d'Evian s'élève à environ 150 000 ; celui des Européens d'Algérie est incertain : l'association Veritas, présidée par Joseph Hattab Pacha, avance le chiffre de 25 000 personnes ; en tout cas, plusieurs milliers : dans la seule ville d'Oran, les massacres et enlèvements du 5 juillet 1962 provoquèrent la mort ou la disparition de plusieurs centaines d'Européens - 3000, selon Veritas.
« C'était une guerre civile, ajoute le commandant de Saint Marc. Il fallait sortir de structures coloniales devenues obsolètes. Le FLN a voulu en sortir contre la France ; d'autres auraient souhaité en sortir avec la France et avec les pieds-noirs, pour bâtir un pays où la Bible, le Talmud et le Coran pussent vivre en paix. Ceux-ci étaient nos alliés et on ne les a pas défendus. Il est terrible de penser qu'une armée victorieuse sur le terrain n'ait pas défendu ceux qui avaient participé à cette victoire et les ait laissé massacrer. C'est une non-assistance à personnes en danger de mort. »
Les chiffres ne suffisent pas à se faire une juste idée de l'atrocité inouïe avec laquelle de très nombreuses personnes furent assassinées. Les témoignages font état de lapidations, de bastonnades, d'émasculations, d'empalements, de malheureux bouillis vifs, écorchés vifs, dépecés vifs à la tenaille, forcés de manger leur propre chair, de femmes violées et éventrées, d'enfants dont on fit éclater la tête contre les murs, sous les yeux de leurs mères - les familles n'échappaient pas à la vindicte du FLN. Les mêmes horreurs se prolongèrent dans les camps de prisonniers de Blondel, de Melouza, de Bois-Sacré, de Sidi-Slimane, du douar Ridane, de Marceau, de Bousemane, de Dupleix, où Européens et harkis furent traités de la même façon. Le pouvoir gaulliste pouvait-il l'ignorer ?
Les textes existent
L'armée française, encore présente en Algérie, reçut l'ordre de rester l'arme au pied et de laisser faire. Les textes qui l'établissent existent : une directive du ministre des Affaires Algériennes datée du 16 mai 1962 rappelle que « toutes initiatives individuelles tendant à en installer métropole Français-musulmans sont strictement interdites ». Une autre, du 15 juillet 1962, adressée par Louis Joxe, ministre chargé des Affaires algériennes, à Christian Fouchet, haut-commissaire, lui demande de faire rechercher et punir « les promoteurs et les complices » des rapatriements « prématurés » de harkis, et de renvoyer en Algérie les supplétifs « débarqués en métropole en dehors du plan général de rapatriement ». Joxe écrivait : « Je n'ignore pas aue ce renvoi peut être interprété par les propagandistes de la sédition comme un refus 'd'assurer l'avenir de ceux aui nous sont demeurés fidèles, il conviendra donc d'éviter de donner la moindre publicité à cette mesure ', mais ce qu'il faut surtout obtenir, c'est que le gouvernement ne soit plus amené à prendre une telle décision. » Ainsi des harkis furent-ils descendus des bateaux français et livrés au FLN. D'autres, parvenus en France, furent reconduits en Algérie pour y être, eux aussi, massacrés.
De Gaulle, dans un discours du 23 octobre 1958, avait déclaré : « A quelles hécatombes condamnerions-nous ce pays si nous étions assez stupides et assez lâches pour l'abandonner ? »

Henri Langeau
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MessagePosté le: Dim 10 Aoû - 11:49 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

J'avais été libéré de mes activités militaires le 3 mars 1962, ce qui faisait avec ma perm' libérable, civil, le 3 février 1962. J'avais quitté une compagnie dont le chef, un capitaine tout juste sorti de l'adolescence était un "féal" accompli qui avait remplacé dans son bureau le drapeau FLN, que nous avions ramené d'une de nos opés, par un immense portrait du... Général, mais dont certains chefs de section, mon lieutenant en particulier, étaient décidés à ne pas abandonner les Harkis qui restaient encore sous leur protection...
Et c'est ainsi que j'eu la surprise de rencontrer, rue de la Loge à... Montpellier, en août 1962, un de ces harkis qui me reconnut de loin et me rejoignit avec de grands gestes de... bonheur, ce qui ne manqua pas de susciter parmi les badauds un profond étonnement ! Nous allâmes nous asseoir à la terrasse du Y'ams, place de la Comédie, pour prendre le caouah célébrant ces retrouvailles et il me raconta que notre chef de section avait pu, au nez et à la barbe du Capitaine en déplacement à Alger, charger trois familles en plus de la sienne dans un GMC et les amener jusque sur les quais du port d'Alger où ils les avait embarqué à bord d'un Sciaffino qui larguait les amares...
Un témoignage "vécu" qui bien entendu, ne vaudra pas celui d'un Gendarme gaulliste...
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MessagePosté le: Dim 10 Aoû - 15:13 (2008)    Sujet du message: Quand MESSMER condamnait les Harkis et les officiers qui les aidaient Répondre en citant

Je suppose que votre Lieutenant n'a pas fait une longue carrière dans l'armée ?

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