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LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE (défense de rire )

 
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Boreal


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Messages: 12
Localisation: Vichy(03)

MessagePosté le: Lun 23 Juin - 16:16 (2008)    Sujet du message: LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE (défense de rire ) Répondre en citant

Veuillez, je vous prie, trouver ci-joint un compte rendu de la réunion qu'a tenue
"Liberté pour l'histoire" le samedi 31 mai 2008 à l'amphithéâtre Turgot de la Sorbonne.

On y verra la confirmation de ce que, pour Pierre Nora, Françoise Chandernagor, Jean-Pierre Azéma, Henry Rousso et d'autres, il convient de conserver la loi Fabius Gayssot, quitte pour Azéma à "toiletter" (?) celle-ci. Ces bons apôtres sont en faveur de la répression judiciaire du révisionnisme. Car, au fond, come chacun sait, "il ne saurait y avoir de liberté pour les ennemis de la liberté".

Nous leur suggérerons de méditer la pensée suivante : "Si l'on a la preuve, on n'a pas besoin du bâton ; si l'on use du bâton, c'est qu'on n'a pas la preuve ." Recourir contre les révisionnistes au bâton judiciaire, c'est avouer son impuissance à répondre à leurs arguments par des arguments.

Ce compte rendu (11 pages à double espacement) est anonyme mais je n'en mets pas en doute le contenu.

Compte rendu, ‡ titre privÈ, de la rÈunion
de l’association LibertÈ pour l’Histoire du 31 mai 2008
(d’aprËs des notes manuscrites et l’enregistrement de la sÈance)

La rÈunion de LibertÈ pour l’Histoire (LPH) se tient dans l’amphithÈ‚tre Turgot de la Sorbonne. Le public commence ‡ entrer vers 10h05. Sur l’estrade prennent place le prÈsident Pierre Nora, la vice-prÈsidente FranÁoise Chandernagor et Christian Delporte, le trÈsorier de l’association. Il y a environ 25 personnes. Nora demande ‡ l’assistance clairsemÈe de se regrouper vers l’estrade.

Nora prend la parole ´†aprËs le quart d’heure acadÈmique†ª. Il dit que la rÈunion aura pour but de ´†faire l’Ètat des choses sur le plan des lois dites mÈmorielles ‡ l’AssemblÈe ª et de parler de la ´†dÈcision-cadre de Bruxelles d’avril 2007†ª, qui conduit l’association ‡ des actions sur une plus vaste Èchelle.

Nora dÈclare avoir ÈtÈ reÁu par Bernard Accoyer, prÈsident de l’AssemblÈe nationale. Ce dernier, ´†convaincu de la justesse de notre cause et de son intÈrÍt†ª, a nommÈ, au sujet des lois mÈmorielles, une ´†petite mission d’information†ª de 25 dÈputÈs de toutes tendances politiques, chargÈe de rÈdiger un rapport que le prÈsident de l’AssemblÈe nationale remettra lui-mÍme au prÈsident de la RÈpublique en septembre prochain. Dans ce cadre, un certain nombre de personnalitÈs ont ÈtÈ et seront auditionnÈes, comme Marc Ferro, Alain Finkielkraut ou Denis Tillinac.

Nora note que certains ´†dÈputÈs n’y comprennent rien, visiblement†ª. Il a ÈvoquÈ devant eux les effets nÈgatifs de la loi Gayssot qui a entraÓnÈ les autres lois mÈmorielles. Un dÈputÈ lui a rÈpondu que ces lois n’interdisaient rien. Un autre lui a dit que PÈtrÈ-Grenouilleau avait finalement bÈnÈficiÈ de ces lois, en terme de rÈputation. Selon lui, on s’orientait ‡ l’AssemblÈe nationale vers le vote de rÈsolutions ´†pour remplacer ces lois mÈmorielles†ª, mais il apparaÓt que cela a ÈtÈ ÈcartÈ, car c’est ´†inscrit dans les projets constitutionnels†ª.

Nora dit que LPH est allÈe rencontrer ´†pas mal de politiques†ª, auprËs de la prÈsidence de la RÈpublique, du cabinet de Rachida Dati, etc., pour faire du ´†lobbying†ª. Cela a eu ´†un effet†ª, mais la ´†dÈcision-cadre†ª (NDA†: Nora ne prÈcise pas de quoi il s’agit exactement) a ÈtÈ votÈe (´†elle est maintenant sur le site de LPH†ª) et a ´†alarmȆª les ´†partenaires†ª, des historiens amÈricains et europÈens. Des contacts ont ÈtÈ pris avec des historiens de Rome, d’Angleterre (un professeur de Cambridge), d’Allemagne, d’…gypte, notamment.

Nora propose qu’‡†l’occasion des ´†Rendez-vous de Blois†ª, Jean-NoÎl Jeanneney, qui en est l’organisateur (il est au conseil d’administration de LPH), a eu l’initiative de mÈnager ‡ LPH une matinÈe le 11 octobre prochain. Il s’agira d’une ´†table ronde internationale†ª, en prÈsence d’historiens franÁais et Ètrangers, qui aura pour objectif de lancer un ´†appel international†ª (qui pourrait s’intituler ´†appel de Blois†ª).

Nora se demande comment coordonner une action europÈenne (faut-il une association unique ou non†?). Il ajoute qu’il faudra faire de la publicitÈ pour cette rÈunion de Blois ´†auprËs des journalistes en particulier†ª. Il existe une possibilitÈ de faire une dÈclaration dans un livre, o_ ´†nous reprendrions certains des textes que nous avons publiÈs†ª, quitte ‡ en rÈcrire certains.

Nora passe la parole ‡ Delporte, qui fait un compte rendu financier ´†en deux minutes†ª. Le compte bancaire de l’association est ‡ la BRED, sur un compte qui affiche un solde positif de 7634, 58 euros. Il n’y a pas de quitus ‡ voter ce jour puisqu’il ne s’agit pas d’une vÈritable assemblÈe gÈnÈrale.

FranÁoise Chandernagor prend la parole. Elle commence par parler de PÈtrÈ-Grenouilleau, ´†notre ami†ª, se rÈjouissant que l’association qui l’a poursuivi vienne d’Ítre condamnÈe par le Tribunal d’instance de Paris pour plainte abusive. Elle espËre que cela va faire rÈflÈchir.

Elle poursuit en parlant du ´†problËme de la rÈforme constitutionnelle†ª. Si le Parlement vote des lois mÈmorielles en France, c’est parce qu’il ne peut pas voter de simples textes dÈclaratifs, dit-elle. ´†Avant-hier soir†ª, il y a eu le rejet ´†d’un amendement†ª par l’AssemblÈe nationale (NDA†: elle ne prÈcise pas lequel†; d’ailleurs, tout ce qu’elle dira sera confus). Elle dit que le problËme des lois mÈmorielles a ÈtÈ expressÈment posÈ, mais elle trouve que l’argument des adversaires de LPH est ´†assez fondȆª†: ‡ partir du moment o_ il y a des lois dÈfendant la mÈmoire de certaines communautÈs, on s’engage en effet dans la voie de la lÈgislation pour les autres. La question des lois mÈmorielles a finalement ÈtÈ ÈvacuÈe du projet de rÈforme.

Elle Èvoque (NDA†: passage embrouillȆ; elle parle comme si elle avait un train ‡ prendre) la ´†dÈcision-cadre europÈenne†ª, qui pÈnalise aussi la ´†banalisation, terme flou†ª, et rendrait automatiques les sanctions pÈnales dËs lors qu’un ´†Parlement quelconque†ª aurait dÈcrÈtÈ l’existence de tel ou tel crime contre l’humanitÈ. MalgrÈ des tentatives, il n’a pas ÈtÈ possible d’y apporter des amendements. Mais elle a trouvÈ dans cette dÈcision-cadre, un passage (´†paragraphe 2 de l’article 1†ª) qui prÈvoit aussi que les …tats-membres peuvent, par une dÈclaration, limiter ce texte (NDA†: ‡ nouveau, le discours est peu clair pour les non juristes), mais cela jouerait seulement pour les historiens ´†de l’avenir†ª, une bonne chose d’aprËs elle. Selon elle, c’est un ´†garde-fou†ª qui ´†limite la casse†ª. Elle espËre qu’ils ne changeront pas d’avis. Elle dit que pour l’instant la dÈclaration franÁaise est faite, et en attente. L’intÈrÍt serait dans le futur de ne pas Ítre incitÈ par l’Europe ‡ lÈgifÈrer sur les crimes contre l’humanitÈ. Il faudrait aller en discuter ‡ Bruxelles, mais c’est ´†trop lourd†ª pour l’association.

Pour Ètendre l’action de LPH, elle ajoute qu’il faudrait faire adhÈrer des historiens Ètrangers, mais cela n’aurait pas l’allure d’une association internationale. Chandernagor dit qu’il faut Ètendre ´†nos activitÈs au niveau europÈen†ª. Les historiens belges se sentent trËs concernÈs, prÈcise-t-elle.

En se prÈvalant de l’autoritÈ de Saint-Simon, elle dit qu’il s’agit pour l’association de ´†cheminer par souterrains†ª. En effet, ´†nous ne pesons rien face aux ArmÈniens†ª. L’inconvÈnient de cette mÈthode, c’est que LPH reste ´†dans l’ombre†ª en agissant ainsi. Elle dit†: ´†Je ne souhaite pas publier sur le net, car c’est ‡ double tranchant et je crains que nous ne fassions pas le poids†ª. Elle donne pour exemple le ´†lobby armÈnien†ª, qui a ´†quasiment assiÈgÈ le SÈnat†ª.† Elle dit qu’elle ne peut pas assumer les ´†menaces de mort†ª. Elle reconnaÓt qu’elle a ses ´†rÈseaux au Conseil d’…tat†ª et qu’elle peut agir de cette faÁon.

Nora reprend la parole. Il dit que certains historiens qui avaient hÈsitÈ ‡ adhÈrer ‡ l’association ´†‡ cause de la loi Gayssot†ª ont finalement acceptÈ de venir. Il cite Henry Rousso, prÈsent dans l’assistance, ´†qui nous a rejoint†et j’en suis heureux†ª, ouvrant ainsi la partie questions-rÈponses de la rÈunion. Nora demande ‡ Rousso s’il sent une ´†Èvolution†ª de l’association sur la loi Gayssot.

Rousso prend la parole et dit ´†qu’il y a des prioritÈs†ª. Sa rÈserve tenait dans l’opportunitÈ de supprimer ces lois. La suppression de la loi Gayssot aurait des consÈquences politiques ´†et de toute faÁon, c’est impossible politiquement†ª. Il dÈsire que l’association ne soit plus simplement un organe ´†de dÈfense†ª mais devienne une association promouvant ´†la rÈflexion†ª, par exemple sur le nÈgationnisme.

Vers 11h, une jeune femme, qui se prÈsente - ainsi que le lui demande Nora -, comme ´†attachÈe de presse et non historienne†ª, demande la parole et lit une question portant sur la loi Gayssot†(NDA†: retranscription intÈgrale d’aprËs l’enregistrement) :
´†Puis-je, s’il vous plaÓt, vous lire ma question Ècrite ?
Je me suis inscrite ‡ l’Association LibertÈ pour l’Histoire au mois d’octobre 2007.
Il me semblait que cette association s’Èlevait contre toutes les lois mÈmorielles, ‡ commencer par la premiËre d’entre elles, c’est-‡-dire la loi dite Gayssot du 13 juillet 1990.
Cette loi est en effet la matrice et le modËle de toutes les lois mÈmorielles qui ont suivi.
Elle permet, comme vous le savez, de condamner ‡ un an de prison et ‡ 45 000 euros d’amende toute personne qui conteste ce que notamment le Tribunal militaire de Nuremberg a conclu en 1946 sur les “crimes contre l’humanitÈ”.
Or beaucoup de gens se sont Èmus qu’en 1990 des hommes politiques aient dÈcrÈtÈ non critiquable ce qu’un tel tribunal militaire a dÈcidÈ, il y a aujourd’hui plus de soixante ans, sur un point d’histoire.
Aujourd’hui, certains trouvent mÍme choquant qu’on puisse toujours et encore entraver et rÈprimer l'expression non seulement de nos magistrats actuels, astreints ‡ faire application de cette loi, mais aussi des experts, des historiens et du public.
Quand je me suis inscrite, tout me donnait ‡ penser que le prÈsident et la vice-prÈsidente de notre association Ètaient pour l’abrogation de la loi Gayssot, comme ils le sont pour toutes les autres lois mÈmorielles.
Or, en lisant le compte rendu de l’assemblÈe du 6 octobre 2007, j’ai eu la surprise de constater que tous deux, loin de condamner cette loi, en prenaient la dÈfense !
En effet, voici ce que je lis dans le compte rendu de M. GrÈgoire Kauffmann :
Monsieur Pierre Nora, prÈsident : L’opinion a ÈvoluÈ ; elle a compris qu’il Ètait impossible de revenir sur la loi Gayssot. Sur cette question, gardons-nous d’adopter une attitude dÈfensive ; nous devons Ítre offensifs sur le plan intellectuel. LibertÈ pour l’histoire doit devenir un laboratoire de rÈflexion. Il importe de convaincre individuellement les historiens gÍnÈs par la loi Gayssot.
Madame FranÁoise Chandernagor, vice-prÈsidente : †Elle revient sur la question de la loi Gayssot, impossible ‡ abroger car elle s’inscrit aujourd’hui pleinement dans la lÈgislation europÈenne, d’o_ la nÈcessitÈ de sortir le dÈbat sur les lois mÈmorielles du cadre franco-franÁais.
Depuis le 6 octobre 2007, une sÈrie de personnes ont ÈtÈ condamnÈes ou bien sont en cours de jugement sur le fondement de la loi Gayssot. Par exemple le tribunal correctionnel de Saverne vient rÈcemment de requÈrir une peine d’un an de prison ferme contre un dÈnommÈ Vincent Reynouard. Or notre association n’a pas ÈlevÈ la moindre protestation contre cette condamnation.
Puis-je donc savoir quelle est exactement aujourd’hui la position de notre Association sur la loi Gayssot ?
En clair :  TES-VOUS †POUR OU CONTRE SON ABROGATION ?ª

Chandernagor lui rÈpond que la loi Gayssot est ´†diffÈrente des autres lois mÈmorielles†ª. Elle s’est appuyÈe ´†au moins†ª sur un ´†jugement international†ª, ´†mÍme si vous, vous pouvez juger qu’il est mal fait†ª, ce qui est mieux que sur une dÈcision d’un Parlement national. D’autre part, le jugement de ce tribunal Ètait ´†contemporain des faits†ª, donc sans les anachronismes propres aux autres lois mÈmorielles actuelles. C’est, selon elle, ´†trËs diffÈrent de l’action d’un Parlement, soumis ‡ un moment donnÈ ‡ des considÈrations Èlectoralistes†ª. ´†Il est vrai que nous avons poussÈ ‡ mettre en cause la loi Gayssot†ª, dit-elle, ´†mÍme …lisabeth Badinter†ª, car cette loi a ouvert la porte aux autres lois et aux ´†revendications communautaristes†ª, dit-elle, ajoutant†: ´†Il aurait mieux valu que cette loi ne soit pas votÈe. (…) Contre l’antisÈmitisme, il y a d’autres lois. On pouvait en faire l’Èconomie. Mais maintenant qu’on l’a, on peut vivre avec, car elle est d’une nature complËtement diffÈrente de ce qui se passe depuis†ª.

Nora prolonge la rÈponse de Chandernagor. ´†Notre attitude (…) n’Ètait pas le contenu de cette loi, mais le principe mÍme.†ª Il fallait l’inclure sinon l’association aurait ÈtÈ critiquÈe, car ´†nous aurions fait une exception†ª. Il prÈcise que ´†la loi n’a jamais servi ‡ condamner des historiens†ª, mais seulement de ´†prÈtendus historiens†ª. ´†Il y a un effet pervers, inÈvitable†ª. Il convient que c’est ´†ambigu†ª. Il dit†: ´†Nous sommes parfaitement conscients que le Parlement ne la remettra pas en cause (…). Nous voulons juste qu’il limite les futures autres lois†ª de ce type. ´†Nous avons poussÈ un cri d’alarme†ª, dit-il. Il insiste†: ´†Aucune de ces lois ne sera abrogÈe.†ª Il dit que l’un des ´†soucis que nous avons ‡ LPH, c’est que ce ne soit pas l’instrument dans lequel les lepeniens de toute nature s’engouffrent†ª.

Chandernagor ajoute que la loi Gayssot a ÈtÈ ´†beaucoup mieux prÈparÈe juridiquement†ª que les autres et prÈsente beaucoup moins de risques pour les historiens (NDA†: Chandernagor n’est pas elle-mÍme historienne). D’ailleurs, pour la loi Taubira, la catÈgorie des descendants d’esclaves est reproductible ‡ l’infini, alors que les rÈsistants sont connus et ont leur ´†carte†ª. La loi Gayssot est ´†mieux faite†ª que les autres lois, ´†sans commune mesure†ª. Mais maintenant les VendÈens veulent aussi leur loi et certains groupes veulent faire des lois qui condamnent les Croisades.

Jean-Jacques†Becker dit que l’association a ÈtÈ lancÈe ´†essentiellement†ª pour soutenir PÈtrÈ-Grenouilleau. ´†Maintenant cette affaire est rÈglÈe†ª. ¿ partir de son cas, on s’en est pris aux autres lois mÈmorielles. ´†L’objectif n’Ètait pas le dÈtail de ces lois, mais le principe†ª. Mais ´†nous ne nous sommes jamais fait d’illusion sur le fait que nous puissions obtenir l’abrogation de ces lois†(…) Nous voulions juste dire†: Áa suffit†!†ª. L’association doit maintenant permettre ´†aux historiens de travailler dans leur mÈtier†ª. LPH doit donc devenir ´†un organisme de rÈflexion†ª. Il Èvoque la question des archives (NDA†: il ne donne pas de dÈtail sur ce point), sur laquelle embraye Nora, qui Èvoque aussi le problËme des heures d’histoire ‡ l’Ècole.

Jean-Pierre AzÈma dit que l’association a ´†des moyens†ª si elle s’en donne la peine (AFP, presse, etc.). Il dit†: ´†Nous n’avons jamais demandÈ l’abrogation des lois mÈmorielles (NDA†: il a pourtant signÈ la pÈtition des 19 historiens qui demandent l’abrogation de ces lois, y compris la loi Gayssot), mais seulement une ´†relecture†ª. ´†Mais nos adversaires ont utilisÈ une phrase malencontreuse de RenÈ RÈmond†ª, l’ancien prÈsident, qui a ´†Ècrit un jour†ª que ´†nous demandions l’abrogation†ª, ce qui est ´†faux†ª. ´†Nous ne sommes pas des abrogationnistes†!†Nous sommes des toiletteurs†! ª, insiste-t-il.

Jean-Pierre Le Goff, sociologue, dÈclare qu’il ´†serait pour son abrogation†ª (de la loi Gayssot) mais regrette que ´†nous ayons affaire ‡ un rouleau-compresseur de la bien-pensance, notamment en histoire.†ª Il est d’accord pour ´†aller ‡ l’essentiel†ª (NDA†: qu’il ne prÈcise pas) par la mÈthode de Chandernagor†: le souterrain. Il s’inquiËte des idÈes qui s’imprËgnent dans la sociÈtÈ, en particulier les ´†nouvelles gÈnÈrations†ª, notamment par le biais des films et de la bande dessinÈe. ´†Les querelles sur la loi Gayssot sont importantes (…) mais il faut aller ‡ l’essentiel†: les lois mÈmorielles.†ª Il dit aussi qu’il faut rÈpliquer par voie de presse, car il y de nombreux ´†journalistes militants†ª.

Nora prÈcise que ´†le combat que mËne LPH se dÈtache d’un contexte gÈnÈral, qui le porte et le contrecarre ‡ la fois†ª. Il s’agit surtout de maintenir ´†l’esprit critique et la distance historienne†ª, mais le ´†climat gÈnÈral†met fatalement les historiens en pointe dans un combat qui les dÈpasse de beaucoup†ª. Il revient sur la question des archives, qu’on ne peut rÈduire au patrimoine.

Venstein (NDA†: Gilles Venstein†?) Èvoque longuement l’internationalisation de l’action de l’association, et les problËmes que cela peut poser†: ne pas dissoudre le dÈbat proprement national.

Dominique BarthÈlÈmy se dÈclare solidaire des propos entendus. ´†Notre mode d’action trËs pragmatique est le bon†ª. Il dit avoir bien compris que ´†nous ne demandons pas l’abrogation de la loi Gayssot†ª. Il demande des prÈcisions sur les groupes qui veulent lÈgifÈrer sur les Croisades. Nora lui rÈpond qu’il va se renseigner (il dit que ces groupes ´†joueraient bien†ª car nous sommes l‡ au cœur du ´†pÈchÈ originel†ª de la France) et ajoute†sur la loi Gayssot : ´†Nous demandons son abrogation sans y croire†! Sans la souhaiter†!†ª (NDA†: ceci a ÈtÈ notÈ, mais on ne l’entend pas clairement sur la bande).

Une dame, professeur dans le secondaire, Èvoque la question de la Turquie en demandant si un vote du Parlement europÈen pourrait obliger la France ‡ propos de la question armÈnienne, ‡ quoi Chandernagor rÈpond que non, car ledit parlement n’a pas de pouvoir lÈgislatif et ne peut prendre que des rÈsolutions.

Une dame, retraitÈe et faisant du soutien scolaire en banlieue ´†o_ il y a quand mÍme beaucoup d’immigrÈs†ª, pense qu’il n’y a pas ´†suffisamment d’interventions sur le plan public†ª de l’association. Elle est choquÈe que certains prÈtendent qu’on ne parle pas de la traite nÈgriËre. Elle est scandalisÈe par un livre intitulÈ La Traite voilÈe (Gallimard), sur la traite arabe, qu’elle a achetÈ ‡ l’Institut du monde arabe. Est alors ÈvoquÈ le ´†vrai problËme†ª de la collection ´†Continent noir†ª chez Gallimard. Nora se sent concernÈ par cette question, puisqu’il est chez Gallimard. Il dit que M. Gallimard lui-mÍme est ´†conscient†ª de ce problËme. Nora dit que rÈserver une collection aux auteurs noirs revient ‡ faire de la discrimination et ‡ les ghettoÔser.

Une professeur d’histoire en lycÈe demande des prÈcisions sur la dÈcision-cadre, sur laquelle on ne sait pas grand-chose, et demande ce que veut dire ´†banalisation†ª. Chandernagor lui rÈpond qu’elle ne sait pas et semble critiquer l’emploi de ce terme.

Nora parle d’un rÈcent article de protestation paru dans Le Monde, qui s’en prend avec vÈhÈmence ‡ la rÈduction des heures d’histoire dans le primaire. Il se demande s’il doit agir en son nom ou au nom de l’association pour se solidariser avec l’auteur de cet article. Chandernagor lui dit qu’il peut trËs bien prendre ce genre de position. On apprend ‡ cette occasion que ´†700 personnes ont signÈ ª pour LPH.

Henry Rousso dit qu’il sent, au sein de LPH, une ´†hÈsitation entre une action prÈcise†ª au niveau du Parlement et la rÈflexion. La ´†question du nÈgationnisme†ª lui paraÓt ´†essentielle†ª et il faut ´†prendre position†ª dessus. Il dit que ´†l’opinion est versatile†ª et trouve que LPH a su trouver un public, ce qui est ´†assez Ètonnant†ª. Il Èvoque un ´†besoin de vÈritȆ et de non bien-pensance†dans l’opinion†ª. Il dÈclare ‡ ce propos†: ´†Il y a un dedans et un dehors†dans notre mÈtier ª sur ce sujet, sans prÈciser ce qu’il veut dire. S’ensuit une discussion confuse sur l’objectif de l’association†: faut-il parler des heures d’histoire en classe†?

Nora clÙt la rÈunion ‡ midi passÈ.
_________________
" A beau mentir qui vient de loin."


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MessagePosté le: Lun 23 Juin - 16:16 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Croquignol


Hors ligne

Inscrit le: 25 Jan 2008
Messages: 429
Localisation: Sarthe

MessagePosté le: Lun 23 Juin - 16:56 (2008)    Sujet du message: LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE (défense de rire ) Répondre en citant

C'est à s'écrouler de rire et l'association s'appelle en plus "Liberté pour l'Histoire" ? Et elle demande la poursuite des persécussions contre les historiens ... Libres ?
Mais on se moque de qui la ? Laughing


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Compagnon


Hors ligne

Inscrit le: 22 Mar 2008
Messages: 348
Localisation: Le Pontet

MessagePosté le: Lun 23 Juin - 17:41 (2008)    Sujet du message: LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE (défense de rire ) Répondre en citant

Je dois reconnaître qu'il y a effectivement beaucoup de confusion chez ces intellectuels et surtout beaucoup de maladresse qui se retourne contre le but poursuivi.
S'il s'agit de défendre notre mémoire historique, je crois, trés sincèrement qu'il faut laisser les historiens dont c'est le métier s'en occuper.
Nous avons suffisamment de documents issus de archives de la Résistance et des principaux fonds d'archives des différents protagonistes pour pouvoir répondre de manière cinglante à tous les fossayeurs de l'histoire.
C'est comme si l'on demandait demain aux Gardes Forestiers d'aller sur les routes faire respecter la signalisation. la Gendarmerie Nationale y suffit largement voyons !
_________________
La France a perdu une bataille, mais n'a pas perdu la guerre !


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