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L'assassinat de la république en....
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> 39/45. La seconde Guerre Mondiale
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Roro


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MessagePosté le: Mar 29 Juil - 14:59 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Désolé mon jeune ami,mais "Tonton Daniel" dit Popek de Bangkok,
a été viré une 2ème fois il y a 5 semaines! son speudo était Heinrich!
marrant non? Il est d'ailleurs inscrit sur le Site de la Bibliothèque
de la Charlemagne sous le même speudo.
Il "déborde" d'imagination,pour un "pro" de l'étanchéïté c'est normal...
Actuellement il semble être en froid avec l'équipe de Stéphane Delogu,
dommage car le 5 septembre il y a une soirée-débat sur les "salauds"
de Français qui se sont battus sous l'uniforme des chevaliers teutoniques!

_________________

"La France est un pays de liberté où chacun a
le droit d'écrire tout ce qu'il pense...
à condition,toutefois,de ne penser que ce qu'il
a le droit d'écrire!"


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MessagePosté le: Mar 29 Juil - 14:59 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Roro


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MessagePosté le: Mar 29 Juil - 15:16 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Après ce petit entracte,je reprend le fil du sujet,merci!

Dilemme tragique à Vichy

L'ancien Garde des Sceaux Maurice Gabolde souligne qu'à Vichy,cette situation
fut vécue comme un " dilemme tragique":

"Du point de vue des autorités françaises,il aurait mieux valu laisser l'Occupant
exercer des représailles,mais que de familles en deuil et quel drame de
conscience!"

( Voy.le témoignage de l'ancien Garde des Sceaux Maurice Gabolde,publié dans
La vie de la France sous l'occupation,1940-1944,document recueillis par le Hoover Institute,
tome II (éd.Plon,1957,p.625).

La situation était d'autant plus terrible qu'il fallait se décider vite.
L'Occupant avait laissé aux autorités françaises un délai de 24 heures.
Le 23 août,d'ailleurs,afin probablement d'exercer une pression sur Vichy,il annonça
qu'il considérait désormais comme otages tous les prisonniers français entre ses mains
et qu'en cas de nouvel attentat,il en exécuterait autant que nécessaire.

( :" Le 23 août,l'autorité allemande annonce qu'on va considérer comme otages tous les
prisonniers français qui sont aux mains des Allemands et qu'on exécutera,si un nouvel
attentat se produit,autant d'otages que le voudra l'importance de l'attentat")
( Voy.les sténotypies du procès de Georges Dayras,déjà citées,pp.31-2).

Vichy obtempère

Finalement,les autorités françaises choisirent d'obtempérer.
A Paris,J-L Ingrand reçut un appel téléphonique du ministre de l'Intérieur lui
ordonnant ce qui suit:

"avertir l'officier allemand que le Gouvernement,après s'être réuni en conseil
des ministres restreint sous la présidence de l'amiral Darlan,avait décidé,pour
éviter des représailles allemandes massives,d'accepter cet ultimatum et de
procéder à des exécutions capitales,à la condition expresse que les autorités
allemandes renoncent à toutes représailles collectives contre la population."


Un texte hâtivement ressorti

Rue de Grenelle,des magistrats se réunirent pour porter la dernière main au texte de
loi sur la création des "Sections spéciales".
Le projet fut ensuite transmis à l'avocat général Victor Dupuich,qui assurait l'intérim
au Parquet général,et à M.Gabolde.Celui-ci raconte:

" On nous communiqua un texte de loi dactylographié sur papier pelure,en nous
informant qu'il était définitif et serai publié au Journal Officiel.
On nous le soumettait afin d'examiner s'il ne contenait pas d'hérésies juridiques,
en vue de modifications de détail.
Je signalai des dispositions peu conformes en ce qui concernait la procédure de
contumace et les notaient sur un papier au crayon.
L'économie de ce projet de loi était la suivante:il était créé dans chaque cour
d'Appel une "Section" dite spéciale composée de magistrats de ladite cour,qui
jugerait en dernier ressort et sans recours en Cassation les crimes d'inspiration
terroriste.
Les juges pourraient prononcer toutes les peines prévues par la loi,y compris la
peine de mort.
Les circonstances atténuantes étaient inapplicables.
La loi était rétroactive.
C'était un texte inspiré manifestement de la tradition de la période de la
Grande Révolution."


( Voy.les sténotypies du procès de Georges Dayras,déjà citées,p.125.Dans ses mémoires et dans
les réponses qu'il fit aux enqêteurs en 1944,peu avant sa mort, J.Barthélemy fut très sévère avec
l'amiral Bard et déclara:" J'ai la conviction que Bard a fait tout ce qu'il pouvait faire pour établir
une juridiction aussi répressive que possible." )
( Voy.J.Barthélemy,op.cit.,pp.459-60).


Une loi rétroactive

Le 24 août 1941, la loi parut avec la clause rétroactive comme
"loi du 14 août 1941"
Mais il fallait à présent constituer cette première "Section spéciale" qui
devait sièger pour condamner à mort six communistes.

A la recherche d'un Président

Sans surprise,aucun magistrat ne souhait être désigné pour cette tache ingrate.
Le 25,une réunion eut lieu au Ministère de la Justice à Paris,présidée par
Joseph Barthélemy ( alors Garde des Sceaux) qui était venu spécialement de
Vichy à cet effet.
"On pressentit le Président Jean Cournet,qui se déroba" , se souvient
M.Gabolde.
En 1945, J.Cournet raconta:

"Le Garde des Sceaux s'est animé en me disant:qu'il comprenait mon
refus,dans des circonstances normales,mais qu'actuellement la
situation était très grave,que cette situation avait amené le
gouvernement à promulguer des dispositions exceptionnelles et que le
le Ministre de l'Intérieur lui avait dit que s'il n'y avait pas d'exécutions
immédiates,il y aurait un certain nombre d'otages pris dans tous les
milieux qui seraient arrêtés et conduit à la mort."


(Voy.le procès des Sections spéciales,déjà cité,fasc.2,pp.54-55).

A la "Libération", J.Cournet fut considéré comme un homme
courageux,héroïque...J.Barthélemy répondit:

" Il ne faudrait pas trop exagérer le mérite d'un pareil refus:
le vrai courage aurait consisté à accepter et ensuite à juger
suivant sa conscience."


(Voy.J.Barthélemy,op.cit.,p.).


Michel Benon accepte par devoir

Le choix se porta alors sur le Président Benon,un " glorieux ancien combattant
de la 1ère guerre mondiale,qui se sacrifia à ce devoir patriotique" *
La mort dans l'âme,il dit à M.Barthélemy:

" C'est entendu,Monsieur le Garde des Sceaux,vous pouvez compter
sur mon dévouement,et j'accepte."
**

Le 26, les noms des magistrats composant cette "Section spéciale" furent
publiés au JO.
Il s'agissait de Michel Benon,Président,Robert Baffos,
Paul Larricq,Maurice Cottin et M.Linais assesseurs,Léon
Guyenot,représentant le Ministère public.

*( Voy.le témoignage de M.Gabolde publié dans La vie de la France sous l'occupation,déjà
cité,p.626).

**( Voy.les sténotypies du procès de Georges Dayras,déjà citées,p.130).


Le choix des futurs condamnés

Restait à désigner les accusés,c'est-à-dire les futurs condamnés à mort.
Témoignant au procès Dayras en 1946,V.Dupuich souligna que les magistrats
de la "Section spéciale" n'avaient pas agi arbitrairement,mais avaient
au contraire:
" décidé du choix des personnes qui leur paraissaient
particulièrement compromises dans les dossiers dont
ils avaient eu connaissance."

(Voy.les sténotypies du procès Georges Dayras,déjà citées,p.130).


Des peines disproportionnées

La "Section spéciale" siègea le 27 août,veille de l'expiration de l'ultimatum fixé
par les Allemands.
A son procès,en juin 1945,M.Benon déclara:

"Jamais les magistrats ne se sont trouvés devant un cas
de conscience aussi tragique" *
Car les hommes qu'ils devaient condamner à mort ne méritaient évidemment
pas un tel châtiment.
Aucun d'eux n'avait de sang sur les mains;tous étaient poursuivis (ou déjà
condamnés) pour des délits mineurs qui,même dans le climat de l'époque,
méritaient au plus quelques années d'emprisonnement.
La preuve:en première instance,devant un tribunal correctionnel,Jean Bastard
et André Trysbicki avaient été condamnés à respectivement deux et cinq ans
de prison,le premier pour activités pro-communistes et distribution
" de tracts de tendance communiste", **
le deuxième " pour infraction à un arrêté d'expulsion,fausse déclaration
d'état civil pour dissimuler sa véritable identité en faisant usage de fausses
pièces d'identité.Trysbicki avait été expulsé de France quelques mois
auparavant.Il avait cru bon d'y revenir."

( Voy.Ibid.,fasc.1,pp.61-2 et "exposé des faits",p.6.Un juif expulsé de zone occupée et qui y
revient en fraude!).

*:Ibd.,fasc.1,p.62.Certes,J.Bastard était connu de la Justice.Au procès des Sections spéciales,
le Président déclara: " Ses antécédents,il faut le reconnaître,n'étaient pas très bons"(Id.).
Et pour cause:il "était titulaire de huit condamnations anciennes dont une pour exercice du
métier de souteneur,une pour vols qualifiés,et six pour infraction à interdiction de séjour"
(Ibid.," exposé des faits",p.6).

. "Seulement" trois condamnations à mort....

La Section spéciale siègea à partir de 9 heures.

Les trois premiers accusés,J.Bastard,André Brechet et A.Trysbicki furent
condamnés à la peine capitale.
Mais par la suite,les juges,qui n'en pouvaient plus,refusèrent d'envoyer
d'autres inculpés à la mort.
Lucien Sampaix,qui diffusait l'Humanité clandestine à des milliers
d'exemplaires,fut condamné aux travaux forcés à perpétuité.
Trois autres prévenus se firent infliger des peines d'emprisonnement beaucoup
plus légères. *
Quant aux deux derniers accusés,MM.Guyot et Vogt,leurs cas furent
renvoyés. Sine die.. **
Lors d'un entretien qu'il eut peu après avec le Garde des Sceaux,M.Benon
obtint que plus aucune condamnation à mort ne soit prononcée.
A son procès,il raconta:

" J'ai signalé au Garde des Sceaux dans quelle atmosphère tragique
nous avions dû sièger.Je lui ai signalé nos scrupules.
Je lui ai indiqué qu'il était impossible de sièger dans des conditions
semblables.
C'est à la suite de cela que le Garde des Sceaux m'a déclaré que,
dorénavant,il ne serait plus requis de condamnation à la peine
capitale devant la "Section spéciale".

(Voy.les sténotypies du procès des Sections spéciales,déjà citées,fasc.1,p.77).

*(:Neuf affaires furent jugées le premier jour,donnant des condamnations allant d'un à deux ans
de prison à la peine capitale(Ibid.,fasc.1,p.76),Voy. également les sténotypies du procès de
Georges Dayras,déjà citées,p.9,46 et 131).

**( :invité en juin 1945 à s'expliquer sur ce renvoi,M.Benon déclara:"Nous avions siégé de
9 heures à 19h30.Il était impossible de sièger davantage."(Ibid.,fasc.1,p.79).


. L'Occupant réclame trois autres victimes....

L'ultimatum allemand expirant le lendemain à 10 h,au moment des funérailles
de l'aspirant Moser,les recours en grâce présentés par les trois condamnés
à mort furent rejetés télégraphiquement de Vichy et les trois exécutions
eurent lieu le 28 à l'aube,à la prison de la Santé.
Mais l'Occupant n'était pas satisfait:Vichy avait promis six condamnations
à mort et la Section spéciale" n'en avait prononcé que trois.
Le 3 septembre,les autorités allemandes protestèrent et exigèrent trois
nouvelles victimes. *
Ne voyant rien venir,le 12,Stulpnagel donna jusqu'au 23 septembre pour
arriver à six exécutions.(Id).
Dans l'incapacité de se dérober,un Tribunal d'Etat formé à Paris prononça
trois nouvelles condamnations à la peine capitale,celles de MM.Guyot,Vogt
et du député communiste Catelas. **
Les exécutions eurent lieu le 24 septembre.

*(Voy.les sténotypies du procès de Georges Dayras,déjà citées,p.62).

** (Voy.les sténotypies du procès des Sections spéciales,"exposé des faits",p.7 et fasc.1,p.136).


. Vichy a voulu limiter le mal....

Je me suis attardé sur le sujet pour bien montrer qu'en 1941,les autorités
de Vichy ont créé puis fait fonctionner les "Sections spéciales" la mort dans
l'âme,dans une situation tragique dont elles n'étaient nullement responsables
tentant l'impossible pour dimunier les souffrances du peuple Français.
M.Gabolde précise d'ailleurs:

" La loi fut ultérieurement appliquée en zone libre,les condamnations à mort,
rarement prononcées,concernèrent des assassins qui,en temps normal,
auraient encouru la même peine devant le Jury,en Cour d'Assises."

(Voy.le témoignage de M.Gabolde publié dans La vie de la France sous l'occupation,déjà cité,
pp.626-7).

Citons également:

-Raoul Cavarroc,conseiller de la Cour de Cassation,qui témoignant au procès
des "Sections spéciales",déclara:

" Je dois dire qu'après,lorsque M.Larricq prit la présidence,de la section,
les condamnations furent de plus en plus légères,et que le Ministère
public avait pris l'habitude et la décision de ne requérir que l'application
des peines prévues par le décret Daladier du 16 septembre 1939,au
point que les autorités allemandes adressaient sans cesse des critiques
à ce qu'elles appelaient la faiblesse de la "Section spéciale".

(Voy.le procès des Sections spéciales,fasc.2,pp.47-49).

- J.Barthélemy qui,en 1944,écrivit:

. " Au bout de très peu de temps,les choses se sont tassées.
Les Sections spéciales se sont montées parfois plus faibles
que les tribunaux correctionnels;elles ont prononcé huit mois
de prison là où un tribunal aurait prononcé cinq ans".

(Voy.J.Barthélemy,op.cit.,p.246).

Ainsi,dans l'affaire de ."scandale de la Croix-Rouge". (large détournement
de colis de prisonniers pour les revendre au marché noir),les complices jugés
devant des tribunaux correctionnels furent lourdement condamnés alors que
l'accusé principal,livré au tribunal d'Etat ( un cousin des "Sections spéciales"),
fut....acquitté! (ce qui fit scandale;Ibid.,p.250).

. Pourquoi des peines parfois très lourdes ?

J'ajoute ceci:certaines personnes dénoncent la disproportion entre l'acte
et la peine,exemple:. "une simple distribution de tracts était punie de plusieurs
années de prison".
. C'est exact.
Mais savez-vous ce qui,parfois,conduisait les magistrats à agir ainsi?
Au procès des Sections spéciales,un accusé qui avait présidé une de ces
juridictions d'exception expliqua:

. M.LARRICQ: .. "...ça peut paraître surprenant,(mais parfois) les inculpés
avaient intérêt à être condamnés,parce que les prévenus qui étaient
condamnés ou qui étaient acquittés,ou bien qui n'avaient qu'une peine
infime,dès qu'ils avaient purgé leur peine étaient mis à la disposition
des Allemands.
Quelques fois,je m'entendais avec les inculpés.Je me souviens d'un nommé
Marcel Cordon,je savais qu'il serait très menacé par les Allemands et je
m'entendis avec ses avocats pour lui donner 4 ans d'emprisonnement.Pourquoi?
Parce que pendant ces 4 ans,en principe,on devait le laisser en exécution de
peine sans y toucher."

(Voy.le procès des Sections spéciales,fasc.1,pp.112-3).

Par conséquent,évitez,de porter des jugements généraux sans
connaître tous les aspects de l'affaire...
_________________

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à condition,toutefois,de ne penser que ce qu'il
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MessagePosté le: Jeu 31 Juil - 11:41 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Merci Roro ! Et félicitations pour ces informations qui valent, et de loin, tout ce que peuvent déblatérer nos bons amis sur le "manque de documentation et de sources fiables"... Visiblement vous connaissez bien la question !
Et vous faites ce que tout honnête homme ferait pour parler "Histoire": remettre les faits en situation.
Si nous pouvons déplorer le nombre de victimes de la Milice, des "Sections Spéciales", nous ne pouvons malheureusement pas répondre à la question:
- Que se serait-il passé si...?
Alors nos adversaires jouent continuellement sur cette impossibilité en voulant nous faire croire que cette répression avait lieu dans un pays libre et totalement maître de ses faits et gestes. Ah, évidemment, c'était beaucoup plus facile de "juger" depuis Londres, ou plus tard d'Alger !


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Roro


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MessagePosté le: Ven 1 Aoû - 10:32 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Moralement,Vichy a eu tort.


Alors certes,au regard d'un des principes fondamentaux de la morale,selon
lequel on ne saurait commettre le mal pour éviter un mal plus grand,en août
1941,Vichy a eu tort.
En particulier,on ne commet pas six assassinats pour en éviter d'autres possibles,
même en nombre supérieur.
De plus,on ne masque pas ces assassinats en les parant d'une forme illusoire de
légalité.Comme l'a écrit J.Barthélemy:

"Dans tous les cas,qu'on ne mêle pas la justice à de pareilles horreurs" *

Personnellement,je préfère l'exécution sommaire d'une balle dans la nuque plutôt
que le poteau ou la potence au terme d'un "simulacre de procès" .
Dans les deux cas, il s'agit d'un assassinat,mais le premier a au moins le
mérite de la franchise.
J'ajoute en passant que si ce principe fondamental de la morale avait été
respecté,Vichy n'aurait pas eu à répondre,en 1945,de la création des "Sections
spéciales"
et la terrible répression allemande aurait certainement découragé de
nombreuses personnes qui,par la suite,ont activement ou passivement soutenu
les maquisards.
Car si la terreur ne décourage jamais les "ultras"elle refroidit bien des tièdes
sans lesquels les "ultras" manquent d'appuis pour réaliser leurs actions.
Preuve qu'il faut toujours " privilégier les "principes aux sentiments" c'est-à-dire
"la raison à la passion"...

*(Voy.J.Barthélemy,op.cit.,p.245).


La responsabilité première

Cela dit, qui portait la responsabilité première dans la création
des " Sections spéciales"?
Vichy ou ceux qui avaient "organisé" l'attentat de la station Barbès-Rochechouart?
Vichy ou ceux qui avaient "précipité l'Occupation" en lançant la France dans une
guerre folle qu'elle ne pouvait pas gagner faute de préparation ?

La réponse ne fait aucun doute.
Sans cette guerre follement déclarée( en "violation" de la Constitution ) et sans
l'assassinat terroriste du 21 août,le drame des "Sections spéciales" n'aurait pas eu
lieu.

Pourquoi des juges anonymes?

Mon analyse serait cependant incomplète si j'omettais d'aborder un autre sujet.
Certaines personnes me diront entre autres,que les "Sections spéciales" étaient
composées de magistrats dont les" noms étaient tenus secrets".
Cette précision matériellement vraie,semble appuyer vos accusations.Pensez-vous!
Si un magistrat veut garder l'anonymat,c'est qu'il n'a pas la conscience tranquille,donc
qu'il ne rend pas la Justice....

Nécessité de combattre le terrorisme

La vérité est cependant ailleurs et encore une fois,son dévoilement va se retourner
contre ces personnes.
Dans son témoignage écrit, M.Gabolde raconte pourquoi,à partir de 1943,sur les cinq
juges qui composaient une "Section spéciale",trois étaient protégés par l'anonymat.
Il écrit:

"Mais le problème posé par la répression de l'activité terroriste se compliqua
au cours de l'année 1942,lors de mes entretiens avec le Président Laval,
devenu Chef du Gouvernement,à Matignon.
Aux attentats contre les militaires allemands s'étaient ajoutés ceux contre
les Français,soit qu'il s'agisse de personnalités qui s'étaient séparées du
parti communiste ( Clamamus,Gitton.) ou de partisans de la collaboration.
Mais parmi les victimes,se trouvaient aussi des fonstionnaires,policiers,
gendarmes et fonctionnaires,victimes du devoir professionnel.
Les attentats avaient débordé la région parisienne,s'étaient généralisés en
zone occupée et même en zone libre,antérieurement à l'entrée de l'armée
allemande dans cette région.
Après la sanglante répression qui suivit l'attentat commis contre le
FeldKommandant de Nantes,le parti communiste parut modifier sa tactique.
Il y eut moins d'assassinats de militaires et plus de Français,sans doute
parce que la répression s'exerçait avec plus de discernement et moins de
brutalité.Comme il s'agissait d'affaires qui ne rentraient pas dans la compétence
des ordonnances allemandes,les Autorités d'Occupation laissaient à la police
et à la justice françaises le soin de les traiter.
En zone sud,enfin,l'Autorité française agissait sans la moindre entrave.
Or, le Gouvernement ne pouvait laisser impunis des crimes qui,nonobstant le
mobile,parfois apparent,qui les inspirait,constituaient des crimes de droit
commun:assassinat,pillage,vol à main armée,destruction d'édifices ou de
récoltes,tous faits réprimés par le Code pénal des nations civilisées.
La répression de ce genre de criminalité,beaucoup plus grave,du point de vue
de la paix publique,que la propagande communiste ( à l'égard de laquelle les
Sections spéciales ne prononçaient que des peines modérées
d'emprisonnement qui permirent d'obtenir une médaille à la "Libération"),était
confiée à des magistrats de Cour d'Appel,que leur information n'avait nullement
préparés à la nouvelle tache qui leur était imposée,mais (et,c'était mon
sentiment profond partagé avec le Maréchal et le Président) qui étaient
préférables à des partisans pris parmi des adversaires politiques,comme on le
suggérait même en dehors des milieux du collaborationnisme militant."

(Ibid.,p.627).
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Dernière édition par Roro le Ven 1 Aoû - 18:48 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 1 Aoû - 18:34 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Question à Roro:

- Ce qui serait interessant, c'est de voir un Delogu ou un Delpla publier ce genre de texte sur leurs sites. Y avez vous songé ? Mr. Green


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MessagePosté le: Ven 1 Aoû - 19:00 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Songez non! mais un certain Mimile l'a fait!
Il vous suffit de lire ses 'posts'sur le site de Deloglu ,
il semble avoir depuis une demi-douzaine de "partisans"
sur le dos....
On sent une certaine sereinité sur ce forum comme sur le VERT
ou Histoquiz!
" Dites comme nous, sinon....un baptême de l'air!!!!
Nouvelle sorte de démocrates:pas d'arguments à opposer,
alors on sort les mitraillettes après vous avoir insulté copieusement
surtout lorsqu'ils savent que vous êtes dans la stratosphère....
des vrais soldats courageux en somme !
_________________

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MessagePosté le: Ven 1 Aoû - 21:04 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Par principe ils n'acceptent aucun contradicteur. Tout de suite, catalogué facho et immédiatement aprés, négaga... Et sans aucun avertissement, le bannissement pur et simple, sans droit de réponse !

Et ça braille "Tolérance"... "Liberté d'expression"... "Droits de l'homme"...


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Roro


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MessagePosté le: Sam 2 Aoû - 15:59 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

....Suite

Menaces contre les magistrats

Bref,là encore,Vichy tenta d'agir au mieux pour limiter les souffrances du peuple.
Mais loin d'en être remercié,ses fonctionnaires furent tout d'abord victimes de
menaces.J.Barthélemy écrit:

" Depuis le début,les magistrats des "Sections spéciales" recevaient de
nombreuses menaces de mort.
C'étaient des lettres déposées à leur domicile,si bien que des magistrats
réclamaient une protection spéciale par la police.
C'était aussi souvent des menaces directes à l'audience".
A Toulouse les accusés disaient à la Cour:

"Si vous nous condamnez,c'est votre propre mort que vous décidez."
(Voy.J.Barthélemy,op.cit.,p.246).



Assassinats de magistrats

Et, en effet,des assassinats furent rapidement perpétrés.
M.Gabolde raconte:

"Deux Sections spéciales,celle de Lyon et celle de Toulouse,avaient
prononcé contre des assassins des condamnations à mort.
Le Président de la Section spéciale de Lyon fut assassiné à son domicile
par des terroristes déguisés en militaires allemands.
A Toulouse,l'Avocat général qui avait soutenu l'accusation fut abattu à
coup de feu quand il se rendait,un dimanche matin,à la messe avec sa
femme et sa belle-soeur.
C'était un magistrat doux et charitable qui s'était acquis une honorable
réputation en dirigeant des oeuvres de relèvement de l'enfance coupable.
(Son corps est resté longtemps dans le ruisseau;il a finalement été
emporté dans une remorque de bicyclette.).
Le Président de la Section spéciale dut être gardé à son domicile par
la police et je le nommai à l'autre bout de la France,pour le soustraire
aux menaces de mort dont il faisait l'objet.
A Nantes,le Juge d'Instruction chargé d'informer des attentats terroristes
fut tué dans son cabinet au Palais de Justice.
Le Juge d'Instruction de Béthune fut victime d'un attentat dans les mêmes
conditions.
(Un jour de l'année 1944,j'ai rencontré le doyen de la Faculté de Droit Ripert
tout ému par une lettre qu'il venait de recevoir de son ami très cher,
Verdun,président de la Section spéciale d'Aix-en-Provence:ce dernier faisait
ses adieux au doyen;il était condamné à mort;lorsque le doyen lisait la
lettre,Verdun était déjà exécuté.).
Le Président de la Cour d'Aix fut assassiné quand il quittait le Palais de
Justice.
Des terroristes envahirent le Tribunal de Die pour abattre un avoué qui
devait plaider ce jour-là.
L'Avocat général de Douai fut prévenu à temps qu'il allait être exécuté
dans le tramway qu'il empruntait le dimanche pour se rendre chez des amis.
Les magistrats des Sections spéciales,malgré l'indulgence dont ils
témoignaient en général,vivaient dans une atmosphère de terreur,entretenue
par le spectacle des agressions contre la personne de leurs collaborateurs,
policiers,gardiens de prison,commissaires et inspecteurs de la Sûreté,tout ce
petit monde qui gravite autour de la Justice.
Véritablement,la tache dépassait les possibilités humaines de ces magistrats
et j'expliquai au Président Laval que l'institution des Sections spéciales
devait être modifiée,pour éviter d'une part que les Autorités allemandes
étendent leur compétence aux crimes commis sur la personne de Français
ou que la Milice,en voie d'organisation,ne se substituât aux tribunaux
ordinaires.
Un incident surgit à Riom.La Section spéciale de cette Cour,à laquelle le
Président portait un intérêt particulier,avait à juger un attentat terroriste
particulièrement grave.
La caserne de gendarmerie d'Arlanc avait été envahie par une bande armée,
des gendarmes avaient été tués ou blessés;l'un d'eux grièvement atteint,
avait imploré la pitié de ses agresseurs,qui l'avaient achevé".


(Voy.le témoignage de M.Gabolde,publié dans La vie de la France sous l'occupation,
pp.627,déjà cité).
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le droit d'écrire tout ce qu'il pense...
à condition,toutefois,de ne penser que ce qu'il
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Roro


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MessagePosté le: Sam 2 Aoû - 16:16 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

P. Henriot fustige ces attentats terroristes


J'interromps ici le témoignage pour rappeler qu'à l'époque,P.Henriot fustigea
à la radio ce terrible massacre qui survenait après des dizaines d'autres
meurtres de paisibles pères de familles uniquement "coupables" d'avoir
accompli leur devoir.
Dans son éditorial du 20 juin 1943,il lança:

"Nous sortons,avec ce tragique fait divers,de la simple querelle d'idées,
de la discussion même passionnée qui,aux jours que nous vivons,met
constamment aux prises les Français les uns aux autres.
La parole passe aux armes,aux armes d'assassins,hélas! et non aux
armes militaires.
Plus moyen d'interprêter ces agressions comme une révolte d'un
patriotisme intransigeant.
Nous sommes en présence d'une bande de gangsters à l'américaine.
Comme je l'ai si souvent dit ici,les meneurs de jeu,les tireurs de ficelles
sont la lie échappée des prisons ou des bagnes.
Et c'est derrière des condamnés de droit commun que, pour ne pas
obéir au vainqueur de Verdun,se sont enrôlés des jeunes gens qui se
croyaient plus patriotes que lui.
Oh! je sais bien comment les radios étrangères travestiront cet exploit.
Maquiller un crime est un jeu d'enfant pour les professionnels.
On exaltera demain le geste de ces brutes transformés en martyrs.
On demandera des auréoles pour ces imitateurs de Bonnot.
Mais qui trompera-t-on?
Cet assaut donné en plein jour,à la caserne de gendarmerie,cette
irruption dans un bureau paisible où l'adjudant est abattu à sa table,
cette tuerie désordonnée,cette férocité pour achever un blessé...
En vérité,quel rapport peut-il y avoir entre la sinistre équipée du
Puy-de-Dôme et la "libération" du territoire?
En quoi cet assassinat en série aidera-t-il l'Allemagne à perdre la
guerre et les Anglo-Saxons à la gagner?
Et qui ne voit que l'armement parachuté dans nos campagnes sert à
équiper des assassins et non des soldats!
Et quels assassins! Est-ce vraiment cela "l'armée de la libération" ?
La France devrait placer son espoir dans ces échappés de maison
d'arrêt,ces condamnés au lourd casier judiciaire,ces tueurs qui ont
depuis longtemps du sang sur les mains!...
Hélas! certains me diront qu'ils sont prêts à s'allier avec n'importe qui
pour chasser les Allemands.Cette littérature est ridicule.
Jusqu'à présent,c'est à des Français qu'on donne la chasse et j'aimerais
savoir combien d'Allemands ont dû quitter le Puy-de-Dôme depuis cet
attentat d'Arlanc? *
Pendant combien de temps les Français honnêtes et sages vont-ils
continuer d'absoudre le brigandage,le meutre et la révolte au nom du
patriotisme dont le nom n'a jamais été plus prostitué?
De tels gestes et de tels spectacles font douter parfois de la France et
de sa jeunesse.
Certains sceptiques s'en emparent pour déclarer qu'il n'y a rien à faire
avec un pays qui s'abandonne ainsi.
Mais ce n'est pas sur des dévoyés qu'il faut le juger.
Pendant que ceux-ci s'imposent tragiquement à l'intention,d'autres font
avec une touchante simplicité et une noble et silencieuse grandeur leur
devoir quotidien.
Et c'est pour empêcher les regards de se fixer avec découragement sur
le drame d'Arlanc et pour leur opposer des raisons de confiance que
je veux lire ici une lettre qui m'a été récemment communiquée.
Elle a été écrite à des amis par la mère d'un jeune homme qui, achevant
son stage aux Chantiers de Jeunesse,vient de partir pour l'Allemagne.La voici:

"Le 23 mai,nous avons reçu de Maurice un télégramme annonçant une permission
exceptionnelle.Il arriva le soir même pour passer sa journée de lundi avec nous
et est reparti le mardi matin.Il était soi disant désigné pour partir....peut-être
en AllemagneEt leur chef avait pris sous sa responsabilité cette permission,leur
faisant promettre d'être rentrés le mardi soir.
A l'appel,il en manquait seize et,heureuse surprise pour Maurice,il n'était pas sur
la liste officielle pour partir.Seulement,il fallait seize volontaires pour remplacer
les "dissidents",et Maurice,avec quelques-uns de ses camarades,s'est fait inscrire
pour que leur chef ne soit pas inquiété....
Ils sont partis le jeudi.Une carte de Maurice reçue hier disait qu'ils étaient dirigés
pour la plupart sur Erfurt.Nous avons été et sommes très attristés de ce départ,
mais nous nous remontons aisément malgré tout.Il faut "payer",par conséquent,
mieux vaut le faire généreusement que mal.
La France s'en tirera mieux si les Français font leur devoir à plein.
Beaucoup ne le comprennent pas ainsi,mais nous c'est notre façon de voir.
C'est celle de Maurice aussi et il est parti avec un moral haut,très d'aplomb.
Il nous a fait plaisir de ce côté-là.Souhaitons qu'il ne soit pas trop malheureux.
Mais cette séparation ne fera pas de mal.Tous apprendront à travailler,à obéir,
et, loin de la France,apprendront peut-être à l'aimer..."

Cette lettre d'une maman française,c'est celle qui rend le vrai son de chez nous.
Cette maman-là ne nie pas la dureté de la séparation.
Elle souffre comme les autres qui voient partir leur fils.Mais elle ne discute pas,
elle ne pose pas de questions,elle ne pèse pas les ordres reçus;elle sait qu'il
faut payer et elle paie,loyalement elle aussi.
Et son fils et ses camarades volontaires,qui donnent à leur chef un si émouvant
témoignage de gratitude et d'estime,paient pour ceux que certains appeleront
des "débrouillards" et qui ne sont que des "déserteurs"...
Ils paient pour ceux qui ont donné leur parole,mais à qui de trop illustres exemples
ont appris à ne pas y attacher d'importance.
Ils paient en ne pensant qu'à la France,à cette France qui,ainsi que l'a dit l'autre
jour le Maréchal,n'a plus d'autre bien que sa loyauté.
Et,en les regardant s'éloigner et en songeant à tant d'autres qui partent aigris et
révoltés,la maman clairvoyante songe que, loin de sa patrie,cette jeunesse apprendra
peut-être à l'aimer..
Mot poignant,mélancolique et vrai...
Ce n'est pas aimer son pays que de chercher des prétextes,pour ne pas payer,surtout,
ce qui aggrave la lâcheté du geste,quand on sait que d'autres paieront pour vous.
Et quand on l'aime,aucun sacrifice n'est trop dur.On l'accepte,le moral haut,même si
le coeur saigne...
Et vraiment,Français qui m'écoutez ce soir,de cette maman et de son fils si simplement
dévoués et fidèles,et des assassins d'Arlanc,lesquels,en vérité,ont montré le plus
d'amour à leur pays?..."

(Voy.P.Henriot,Et s'ils débarquaient ? (Editions du Centre d'Etudes de l'Agence Inter-France,
1943,pp.159-164).

*( Le 24 décembre 1943,l'hebdomadaire Gringoire fit une réflexion similaire à propos
des attentats terroristes contre les trains (déboulonnage de rails):

"Quel but se proposent donc ces hommes? Atteindre,tuer,sans danger,quelques Allemands?
Ceux-ci sont infiniment moins nombreux dans les trains que les Français.Les priver d'un matériel éventuel?C'est aux Français qui voyagent déjà avec tant de difficultés,que nuira d'abord
la perte des locomotives,des wagons"

(Voy.Gringoire,24 décembre 1943,p.1).

Ce discours était d'une logique implacable.
On comprend pourquoi la "Résistance" assassina cet orateur et pourquoi,
aujourd'hui,ses discours sont totalement occultés....
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lebel


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MessagePosté le: Sam 2 Aoû - 21:09 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Songez non! mais un certain Mimile l'a fait! 
Il vous suffit de lire ses 'posts'sur le site de Deloglu



Allons Roro , vas tu nous faire avaler que tu ne postes pas la meme salade sous le pseudo de Mimile ?
Aprés le plaidoyer de Laval , la justification des Sections Speciales et de leur indulgence par J. Barthelemy et Gabolde , tu nous sers maintenant les causeries du traitre Henriot 




A quand , l'éloge de Darnand et de la Milice ..........et il n'y aura plus qu'a tirer la chasse !


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MessagePosté le: Dim 3 Aoû - 09:12 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

lebel a écrit:
Songez non! mais un certain Mimile l'a fait!  Il vous suffit de lire ses 'posts'sur le site de Deloglu



Allons Roro , vas tu nous faire avaler que tu ne postes pas la meme salade sous le pseudo de Mimile ?
Aprés le plaidoyer de Laval , la justification des Sections Speciales et de leur indulgence par J. Barthelemy et Gabolde , tu nous sers maintenant les causeries du traitre Henriot 




A quand , l'éloge de Darnand et de la Milice ..........et il n'y aura plus qu'a tirer la chasse !


Faites bien attention, les parois sont lisses, vous ne pourrez pas vous raccrochez et vous disparaîtrez !! Adieu monde cruel !!
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F Fenelon


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MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 08:58 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

La grande question est de savoir "qui a trahi, qui ?"

En quoi Henriot a-t-il "trahi" et "qui a-t-il "trahi" ?

Ses éditos répondaient à des attaques quotidiennes et permanentes de la Radio de Londres, dont les éditos, depuis longtemps, n'étaient pas dirigés contre l'occupant, mais surtout contre Vichy et Pétain. Des éditos qui donnaient des listes de Français à abattre, dont souvent la seule faute était d'être des "anti-communistes primaires" ou des réfractaires à la "pensée" (sic) gaulliste...
Henriot est resté, jusqu'à la fin, à son poste, en France occupée. Il n'a jamais chanté de louanges à Hitler ou au national-socialisme, et son anti-sémitisme reflétait la pensée de "l'opinion publique" majoritaire à l'époque, car il faut tout de même savoir qu'en 1944, et tant que les horreurs des camps ne furent pas révélées, la majoritée des Français était anti-sémite. Le nier serait une contre-vérité historique !

Celà dit, et pour répondre à Lebel (mais Roro le fera mieux que moi), il n'est pas question de "justifier" qui que ce soit ici. mais simplement de rétablir la réalité des faits en les re-situant à l'époque où ils se sont déroulés !
Nous l'avons dit et répété, toute une partie de NOTRE Histoire a été occultée afin... de "justifier" les actes de certains acteurs de ce drame. Ici, nous exposons les faits que nos compatriotes ignorent, grace à des Delpla et autres Deloglu... C'est à nos lecteurs de juger en toute connaissance de cause. Ce qu'auraient d'ailleurs du faire les historiens "honnêtes", c'est de les en informer, et depuis longtemps !
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Roro


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MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 10:26 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Quelques feuilles occultées de l'album de notre Histoire.

Un "devoir de désobéissance"?

Peut-être tenterez-vous de répondre que sous l'occupation,les fonctionnaires
avaient le "devoir de désobéir aux lois de Vichy" et même de s'insurger,
sous peine de trahison.
Pour le légaliste (que certains sont) ce serait surprenant,mais certains m'ont
habitué à l'incohérence intellectuelle.
Je prends donc cet argument en considération et je m'interroge:

- sous l'occupation,les fonctionnaires avaient-ils le devoir de désobéir?

La réponse,sur le terrain légaliste,a été apportée par J.Montigny.
Dans sa Requête aux Nations Unies...,il a expliqué:

"Sans doute les juristes discutent du problème de la légitimité du
Gouvernement de Vichy postérieurement au 11 juillet 1940,mais
fonctionnaires et agents des Services publics n'ont pas à entrer
dans cette controverse.
Il leur suffit de constater que dans la thèse la plus défavorable
au Maréchal,son Gouvernement a glissé,à partir du 11 juillet 1940,
dans la situation d'un Gouvernement de fait,mais selon la tradition
constante de Droit français,les Juristes admettent que si les
Gouvernements de cette sorte n'ont pas le droit de faire des actes
de disposition,ils ont au contraire le droit et le devoir de faire des actes
d'administration,lesquels doivent rester valables.
En fait et en droit,officiers,magistrats,fonctionnaires,agents des Services
publics continuaient donc à devoir obéissance au Gouvernement de Vichy
et ne pouvaient se dispenser d'appliquer ses lois et règlements."


(Voy.J.Montigny,Requête ....p.61).

C'est clair:les gendarmes d'Arlanc et les magistrats des "Sections spéciales"
"n'étaient pas des "traîtres";ils accomplissaient leur devoir de fonctionnaire.
Alors certes,sous l'occupation,on pouvait refuser de servir en démissionnant
et on pouvait peut-être encourager les autres à agir ainsi.
On pouvait même s'appuyer sur l'exorbitante ordonnance du gouvernement
fantôme d'Alger du 6 juillet 1943 pour prôner un hypothétique devoir
d'insurrection.
Je rappelle que cette ordonnance déclarait:

légitimes tous les actes accomplis postérieurement au 16 juin 1940 dans
le but de servir la cause de la Libération de la France,quand bien même
ils auraient constitué des infractions au regard de la législation appliquée
à l'époque.
.

Mais de là à tuer comme "traîtres" ceux qui avaient choisi d'obéir et de
rester à leur poste,il y a un abîme infranchissable.
Comme l'a déclaré Maître Noël Félici,l'avocat de J.Hérold-Paquis:

" Si l'insurrection peut,par la suite,être glorieuse et héroïque,il serait
effrayant pour la structure de l'ordre social de faire considérer comme
trahison le refus à l'insurrection."


(Voy.les sténotypies du procès Hérld-Paquis,déjà cité,p.237).

C'est pourtant ce que la "Résistance" n'a cessé de faire sous l'occupation.
En février 1944,par exemple,radio Alger lança aux gardes mobiles lyonnais
le message suivant:

" Avertissement aux gardes mobiles de Lyon.Le Comité français de la
Libération nationale vous adresse un solennel et dernier avertissement
que voici:
Des Français ont accepté de procéder à l'exécution des patriotes
condamnés.C'est ainsi que les pelotons d'exécution de gardes mobiles
ont assassiné des Français à Lyon le 8 février.
Si ces faits se renouvellent,les gardes seront considérés comme
miliciens et abattus."

(Voy."Tartuffles sanglants",l'éditorial de P.Henriot prononcé le 19 février 1944 à 19h40;publié
dans Editoriaux prononcés à la radio par Philippe Henriot,n°2,du 14 au 28 février 1944,pp.53-4).

A l'époque,P.Henriot a fustigé ces agissements en lançant:

"Ces gardes mobiles,que sont-ils sinon des soldats en service commandé?
Pourquoi les menacez-vous et pourquoi d'ailleurs de les avertir comme
s'il s'agissait d'une nouvelle tactique de votre part?
Ne sait-on pas combien vous en avez déjà abattu,alors qu'ils faisaient
leur devoir?
Ne sait-on pas que vous avez jamais tenu le moindre compte de leur
situation de soldats?
Votre geste est un geste de lâches,ô professeurs de courage.
Vous abattez des hommes dont le seul crime est d'être fidèles et
disciplinés."
(Ibid.p.54).

Il en fut de même après la "Libération".Lorsque,par exemple,celui qui avait été
le premier président de la "Section spéciale" de Paris,M.Benon,voulut se
justifier en disant:
"..on m'a dit que je suis désigné d'office,requis.
J'ai une trop haute conception de mon devoir
professionnel pour me dérober dans un cas semblable."


Le Président lui fit alors cette réponse ahurissante:

"Vous aviez,c'est ce qui ressort du dossier,tort de rester dans la vie
civile le soldat discipliné que vous avez été pendant la guerre et
la vie militaire."


Ce à quoi l'accusé répondit: " J'ai toujours été l'esclave de mes fonctions,
monsieur le Président".

(Voy.les sténotypies du procès des Sections spéciales,fasc.1,p.85).

C'était l'évidence même:le Gouvernement,seul responsable des politiques
suivies,a toujours exigé l'entière obéissance des hauts fonctionnaires,
simple rouages de la machine étatique.
Voilà pourquoi il ne saurait être question de poursuivre,et encore moins
de punir de mort,la fidélité à un Gouvernement,même s'il s'agit d'une autorité
de fait.

Protéger les magistrats

Ceci dit,revenons aux explications de M.Gabolde:

La "Section"( de Riom qui devait juger les assassins d'Arlanc) était
présidée par un magistrat qui faisait ostentation à l'époque de son
loyalisme et avait occupé des fonctions dans des organismes créés
à Vichy par le Gouvernement.
La Section,menacée et craignant pour la vie de ses membres,ne prononça
que des peines privatives de liberté.Cette décision souleva une vague de
découragement dans les services de la Police,dont M.Bousquet se fit écho
auprès du Président.

Une conférence se tint à Matignon.Y assistaient les Chefs de Légions
de la Gendarmerie,les hauts Chefs de la Police et les Chefs de la Cour
de Paris.
L'affaire d'Arlanc fut évoquée,et je subis de dures attaques,car,entre
temps,les condamnés s'étaient évadés au cours de leur transfert.
Or,l'Administration pénitentiaire relevait encore,à l'époque,de mon
Ministère.Les Chefs de Gendarmerie et de la Police réclamèrent des
juridictions composées non plus de magistrats,mais d'hommes courageux
et impitoyables,faisant ainsi consciemment ou non le jeu de la Milice.
Comme j'étais décidé à me soustraire à cette éventualité qui risquait
d'aggraver la guerre civile et soutenu par le Chef du Gouvernement,
je proposai de réunir soit à Vichy,soit à Paris,les Procureurs généraux et
les premiers Présidents de toutes les Cours d'Appel pour envisager avec
eux des modifications à apporter à la loi et le moyen de concilier les
nécessités de la répression avec le caractère de légalité et d'impartialité
indispensable au bon fonctionnement de la justice répressive.
Le Maréchal approuva ma proposition et décida qu'il prononcerait lui-même
les paroles que les circonstances imposaient.

Deux conférences eurent lieu en 1943,à Paris et à Vichy.
Tous les Chefs de Cours d'Appel étaient présents.Mais le résultat fut
négatif.Certains (je ne veux citer aucun nom) proposèrent d'abandonner
la répression à des juridictions composées de partisans et même à l'Autorité
occupante,non certes parce qu'ils leur faisaient confiance,mais pour
soustraire leurs collègues aux représailles qui les menaçaient.
D'autres proposèrent un amalgame de magistrats,de policiers et de
gendarmes,qui était plus raisonnable et rappelait les Commissions mixtes
du début du Second Empire.
Personnellement,j'étais opposé à la création de nouvelles juridictions.
Mes prédécesseurs avaient multiplés ces organismes hybrides,aux
attributions mal définies et qui témoignaient de l'impuissance du législateur.
Il y avait des tribunaux spéciaux pour les agressions nocturnes,les vols
des bestiaux dans les champs,les incendies de meules de paille,les
infractions aux lois sur le ravitaillement,un tribunal d'Etat,une Cour Martiale
à Gannat,dont l'existence avait été éphémère.
Il ne servait à rien d'ajouter un nouveau nom à cette liste.
Un tribunal composé uniquement de policiers et de gendarmes serait en
butte aux mêmes menaces qui paralysaient les magistrats.
Confié à des partisans,ce seraient des instruments de représailles,et
rien de plus.
Le Président Laval et moi-même nous décidâmes pour un moyen terme.
Sur les cinq membres composant les Sections spéciales,il n'y aurait plus
que deux magistrats;les trois autres seraient désignés par le Chef du
Gouvernement sur des listes secrètes de propositions faites par les Chefs
de la Gendarmerie et de la Police;toutefois,les juges devraient avoir la
qualité d'officiers de Police judiciaire,ce qui était une garantie de
compétence,juridique.
Cette modification ne fut,à titre d'essai,prévue que si la victime
appartenait au corps de la Gendarmerie ou de la Police.
Elle fut ensuite étendue à tous les assassinats de caractère terroriste.
La majorité (c'est-à-dire la responsabilité de la décision) passait ainsi à
des sortes de Jués offrant des garanties,et les magistrats pouvaient les
conseiller et les diriger.
Cette réforme qui n'était,en réalité,qu'un pis aller,jointe à l'effet produit
sur les hauts magistrats par la très émouvante intervention du Président
Laval et les énergiques paroles du Maréchal qui évoqua le souvenir des
mutineries de 1917 et leur répression,parut au début donner de bons
résultats,en raison du secret observé concernant la désignation des juges
militaires ou policiers.
Mais les indiscrétions fortuites ou volontaires se produisirent et eux aussi
furent gagnés par la crainte des représailles sur eux-mêmes et sur leurs
familles."


Comme le disait,avec humour,Pierre Laval:

"Vos juges sont braves,certes,mais ils ne sont pas téméraires.""
(Voy.le témoignage de M.Gabolde publié dans La vie de la France sous l'occupation,déjà cité,
pp.626-7).
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MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 11:47 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Ce qui peut être rapproché des critiques "gaullistes" envers ces juridictions "spéciales", c'est l'intolérance de De Gaulle vis à vis des Officiers qui mirent en oeuvre ce fameux "devoir de désobéissance" en... 1961, lorsqu'ils eurent le courage de dire "NON" à l'abandon d'une province française !
Quant aux "Cours -spéciales-" mises en place, et destituées pour avoir déplu au "Président de tous les Français", dans les années 60... Selon que vous serez riche ou misérable...
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MessagePosté le: Lun 4 Aoû - 12:06 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

...../.....Suite.



Telles sont les raisons pour lesquelles,à partir de 1943,l'identité de certains
membres des "Sections spéciales" fut tenue cachée.
Il ne s'agissait pas de permettre la condamnation injuste d'innocents par
des magistrats assurés de l'impunité,MAIS de protéger d'honnêtes citoyens,
la plupart pères de famille,contre des terroristes assassins.
Dans ses mémoires,J.Barthélemy a rappelé que:

"L'Histoire a connu,dans des heures troubles,des juridictions composées
d'hommes dont les noms étaient soigneusement tenus secrets;les visages
étaient couverts pendant les audiences de cagoules noires ou rouges."


(Voy.J.Barthélemy,op.cit.,p.246).


Malhonnêté intellectuelle



Vichy n'a pas été jusque là,et c'est pourquoi les "Sections spéciales" ont
payé un lourd tribu.
Aujourd'hui,il est trop facile,comme certains le font,de n'éclairer que la
moitié de la scène
,c'est-à-dire de souligner les initiatives de Vichy
sans souligner leurs causes réelles,c'est-à-dire sans préciser qu'en
face,"on prônait et on menait une guerre civile impitoyable ,abattant à
coups de révolver ou de mitraillette des fonctionnaires sans défense qui
prenaient le métro,sortaient de leur cabinet,se rendait à l'église...
Ce savant éclairage de scène vous permet de comparer ce qui n'est pas
comparable (la situation de la France avant et après l'été 1944) et,
ainsi,"justifier" le crime judiciaire commis en octobre 1945
contre Pierre Laval...
Mais vous ne trompez que vous-même,car l'Histoire objective,elle,
vous donne tort...

Exemple de "Deux-poids-deux-mesures"


+ Les fictions gaullistes "qu'il fallait sauver..."


Concernant Pierre Laval,certaines personnes invoquent une bonne raison
pour "justifier" son assassinat en octobre 1945:
- la pression communiste à laquelle il aurait été impossible de résister.
A mon avis,il y en a une autre,plus importante :
- pendant quatre ans,C.De Gaulle avait prôné l'insoumission et la révolte
contre le gouvernement légitime (Voy.l'ordonnance exorbitante du
6 juillet 1943).
De par son "alliance" avec les communistes,une "alliance scellée" avec
l'exécution de Pierre Pucheu,il avait en outre "cautionné" le terrorisme,
l'assassinat et la guerre civile,amassant les ruines et les deuils....
Car comme l'avait justement souligné Philippe Henriot après la tuerie d'Arlanc:

" on ne s'allie pas au bolchevisme,on se met à ses ordres.
Il vous met le révolver au poing et on marche.
Il n'est plus temps ensuite de pleurer des larmes de sang devant
les cadavres et devant les ruines."


(Voy.P.Henriot,op.cit.,p.161).

Sachant qu'"il n'y a qu'une façon de faire oublier ses propres crimes,
c'est de s'ériger en justicier et de fabriquer des coupables."

(dixit P.Laval..) *
C.De Gaulle n'avait pas le choix: il fallait que Vichy soit "déclaré coupable";
coupable de trahison et de meutre.

Dès le début de son séjour à Londres,d'ailleurs,le "général" déserteur l'avait
révélé.
L'une de ses premières secrétaires en Angleterre l'avait entendu dire à des
personnes qu'il recevait dans son bureau:

"Le Maréchal Pétain et Laval font la seule politique que l'on puisse faire.
Ils sont dans le vrai.Ils sont courageux.
Cependant,Messieurs,il est bien entendu qu'à nos yeux,ce sont
définitivement des traîtres et que nous devons les combattre comme
tels."
(Ibid.,pp.331-2).

*(Voy:Julien Clermont(pseudonyme),L'homme qu'il fallait tuer:Pierre Laval (éd.Les Actes des
Apôtres,Paris,1949,p.30).

Sans doute refuserez-vous d'admettre ce témoignage anonyme de
deuxième main.
Mais,sur le même sujet,on possède un autre,beaucoup plus important
et qui,à ma connaissance,n'a jamais été contesté:
C'est celui du général Odic.
Celui-ci avait servi en Afrique du Nord sous les ordres du général Weygand.
Le 12 décembre 1941,il se rendit à Londres,dans les locaux de
Carlton Gardens,pour rejoindre les "Forces Françaises Libres".
Mais il revint sur sa décision.

Plus tard,il expliquera pourquoi à un Américain,Kenneth Pendar.
Dans son ouvrage,celui-ci écrit:

"Le général Odic me fit la déclaration suivante,que je rapporte
à peu près dans ses propres termes:
- "Lors de mon entretien.Je rappelai au général De Gaulle la raison
du geste qui m'avait conduit à Londres.C'était parce qu'il avait
fallu faire immédiatement échec à l'alliance franco-allemande
acceptée par Vichy.
C'était parce qu'il avait fallu avant tout empêcher l'irréparable.
De Gaulle me répondit textuellement:
-"Il faut au contraire,que la France soit en guerre aux côtés
de l'Allemagne afin de prouver la culpabilité de Vichy."
*

Le général Odic poursuit:"D'un seul coup,le voile se déchirait et je devais
conclure qu'à Carlton Gardens,on ne faisait pas la guerre à l'Allemagne,
mais à Vichy."
(Ibid.,p.339).

*(Voy.Kenneth Pendar,
Le dilemme France Etats-Unis.Une aventure diplomatique
(éd.Beauchemin,1946,pp.337-39).

Cette réponse caractéristique du Chef autoproclamé des Résistants
démontrait que les hommes de Vichy n'étaient pas des "traîtres"
avérés,puisqu'il fallait encore en apporter la preuve.
Une preuve qui, d'ailleurs,ne vint jamais...

Voilà pourquoi,en 1944,C.De Gaulle était acculé:

-pour sauver ses fictions,justifier ses agissements et faire oublier ses
crimes,P.Pétain et P.Laval devaient être déclarés "coupables et châtiés".

La principale raison de l'assassinat "légal" de P.Laval,elle est là...


J'ajoute que dans cette entreprise,le "général-déserteur" reçut l'aide
de tous ceux qui,en 1939,avaient précipité la France dans la défaite
et qui,en 1945,étaient trop heureux de voir d'autres "porter le chapeau".
Au procès du Maréchal,le témoin Georges Loustanau-Lacau eut raison
de lancer: " Je ne dois rien au Maréchal Pétain,mais cela ne m'empêche
pas d'être écoeuré par le spectacle de ceux qui,dans cette
salle,essaient de refiler à un vieillard presque centenaire
l'ardoise de toutes leurs erreurs."


( Voy.les sténotypies du procès Pétain,p.120,col.A).
_________________

"La France est un pays de liberté où chacun a
le droit d'écrire tout ce qu'il pense...
à condition,toutefois,de ne penser que ce qu'il
a le droit d'écrire!"


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