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L'assassinat de la république en....
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû - 11:04 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Paul Reynaud, qui était un individu dépourvu de personnalité et de courage, s'était mis sous la "protection" des Britanniques, et malgré tous les camouflets qu'ils devaient lui infliger, leur restera fidèle, comme un chien bien dressé.
C'est à cause d'eux qu'il suivra De Gaulle, ce "général-secrétaire-d'état-la guerre", dans ses idées farfelues (réduit breton,  Union franco-anglaise, embarquement d'une armée inexistente vers l'AFN...) mais aussi à cause de son ardente maîtresse Mme de Portes !
La "déclaration de guerre" anti-constitutionnelle devrait être rappelée à chaque fois qu'on nous rabache que la nomination de Pétain était "anti-constitutionnelle"... Et que son pouvoir était donc illégitime.
Même chose lorsque nous posons la question: "Pourquoi n'a-t-on pas aussi déclaré la guerre à la Russie soviétique, agresseur déclaré de la POlogne ?"

Lorsque Résistant parle de "procés équitable" de l'Histoire, on voit bien que nous en sommes toujours, en 2008, à ces procés staliniens montés tambour battant par les hémiplégiques de l'histoire.
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû - 11:04 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Briard
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû - 14:54 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Que nous dit le Général Weygand dans ses Mémoires ?
A la page 153 du Tome 3 "'Rappelé au Service", il nous dit :

 Dans la première partie de sa réponse, le Président du Conseil) s'associait à mes demandes à nos alliés (Anglais bien sur). Dans la seconde il m'invitait à organiser la Bretagne en un réduit national capable d'une résistance de durée et me faisait part, pour la première fois, de son intention de renforcer la défense de l'Afrique du Nord.
  La conception d'un réduit breton, séduisante pour l'esprit, parut dans la conjoncture du moment, militairement irréalisable. Pour organiser une véritable forteresse il fallait disposer d'effectifs, d'engins de guerre de toute nature, singulièrement  anti-chars et anti-aériens. Tout cela nous manquait sur la ligne de défense que nous organisions en toute hâte, il ne pouvait être question d'en distraire aucun élément. Je mis néanmoins aussitôt la question à l'étude comme j'en avais le devoir et parce que rien ne devait être négligé de ce qui pourrait se montrer utile. Je reviendrai sur ce réduit breton. Quant au renforcement de l'Afrique du Nord, il eût été bon d'y penser plus tôt. Lever et armer 500 000 hommes demandait un certain temps sans parler du tonnage necessaire à leur transport et de leur installation en Afrique ou le général  Nogués avait déclaré ne pouvoir en recevoir et en instruire que 20 000. L'intention d'acheter des armes à l'étranger pour les en munir affirmait notre misére, mais cette solution à longue échéance ne répondait nullement à l'allure prise par les événements.

Il ne faut pas oublier non plus que l'Angleterre refusait de jeter dans la bataille ses avions (bombardiers et de chasse), les gardant pour la bataille d'Angleterre. Et cela malgré les demandes réitérées de la France, et rembarquait ses divisions présentent sur le sol français et bloquait en Angleterre celles en formation. N'était ce pas un déni de la parole donnée de combattre cote à cote ? N'était ce pas un manque à l'Honneur ? La France n'était elle pas dégagée de ses engagements vis à vis d'un "allié" qui ne respectait pas les siens ?
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Briard
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MessagePosté le: Dim 10 Aoû - 09:38 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Qu’elle est la situation de l'Armée française au moment de la signature de l'Armistice :
 
à titre d'exemple parmi les grandes unités de la VIIè Armée, la plus forte, il restait comme éléments combattants
 
- a la 19è Division, moins de 1000 hommes, 23 mitrailleuses, 3 canons de 25, 1 canon, de 47, 1 canon de 75
 
- à la 29è Division, aucun infanterie, 5 canons de 75, 1 canon de 25, une fraction de G R D
 
- à la 47è Division, 700 fantassins, 4 canons de 75, 7 canons de 155
 
- les 4è D I C et 24è Divisions sont réduites à quelques centaines d'hommes
     
                                                  ( Général Georges, situation du 25-6 40)
 
1°)  Personne n'a contesté que les armées françaises, après les 3 batailles malheureuses de la Meuse, des Flandres et de Somme-Aisne,k et les pertes en personnel et en matériel qu'elles ont éprouvées aient atteint les limites de leur résistance et de leur faculté combative. On a vu ce qu'il restait au moment de l'Armistice de certaines unités de la VIIè Armée, la moins éprouvée de celles qui venaient de retraiter en combattant sur 400 Kms de profondeur. Les procès-verbaux du Conseil Suprême attestent que ni le Président du Conseil, ni le Premier Ministre de Grande-Bretagne, n'ont émis un doute sur le degré d'épuisement atteint par nos forces.
 
2°) Je me suis toujours déclaré prêt, et mes ordres étaient donnés en conséquence à continuer la lutte si le gouvernement refusait de demander l'un armistice. Cette volonté de me battre jusqu'au bout ressort de mes déclarations au Conseil de Guerre et aux Conseil des Ministres, de mes notes au gouvernement et au premier chef de mes ordres aux armées.
 
3°)  Au Conseil Supérieur du 11 juin à Briare, le Président du Conseil a défini exactement les responsabilités du gouvernement et celles du Commandant en Chef  en ces termes :
<< Le Général Weygand vient de donner l'avis le plus compétent  sur l'aspect militaire de la question. Mais le problème de la continuation de la guerre est d'ordre politique et relève des décisions du gouvernement. >> (Procès-verbal de cette séance)
 
  Pour obtenir la cessation reconnue par tous indispensable des hostilités sur le territoire de la métropole, le Commandant en Chef demande le 12 juin au gouvernement de négocier la conclusion d'un armistice.
 Partisan de continuer la lutte dans les territoires d'outre-mer avec l'appui des forces navales et aériennes, le gouvernement n'y consent pas et réclame du Commandant en Chef qu'il signe la capitulation des forces de terre. Celui-ci s'y refuse, il continuera au besoin de se battre mais ne capitulera pas. Le gouvernement démissionne le 16 juin, son chef recommande au Président de la République que la formation d'un nouveau gouvernement soit confiée au maréchal Pétain. Ce nouveau gouvernement, légalement constitué, adresse le 17 juin, à une heure, une demande d'armistice au gouvernement allemand.
 Tels sont dans leur réalisme cru, et dégagés de toute question secondaire l'es faits qu'aura à juger l'histoire. Examinons-les avec le recul des années qui comptent double et qui leur ont apporté la sanction des résultats.
 
  Lorsque je demande au gouvernement la conclusion d'un armistice, j'y suis conduit par une implacable nécessité militaire. L'état des armées les mets hors d'état de protéger la partie encore libre du territoire. A brève échéance si la lutte se prolonge les armées allemandes atteindront la Méditerranée, donneront, à travers les Alpes attaquées à revers, la main aux armées italiennes, et par les Pyrénées seront en liaison directe avec l'Espagne.
  De plu grand sacrifice en hommes - qu'il s'agisse des armées ou des populations bombardées sur les routes et dans les centres habités - de plus amples destructions de villes et de ressources seraient sans objet.
 

  L'honneur militaire est sauf. Le Président du Conseil, le Premier Britannique l'ont affirmé à Briare, l'ennemi l'a reconnu à Rethondes. Il faut sauver ce qui peut l'être dans l'intérêt même d'une reprise ultérieure de la lutte car l'armistice n'est qu'une suspension d'armes. Dans ce cas particulier c'est l'attente imposée à une avant-garde trop faible par un corps de bataille allié qui n'existe encore que virtuellement. Une juste appréciation de la situation militaire en 1940 n'est possible, en effet qu'à la condition de se souvenir que l'Angleterre ne dispose plus de forces en état de combattre sur le continent, que l'Amérique n'entrera en guerre qu'un an et demi seulement plus tard, que la Russie est pour un an encore l'alliée de l'Allemagne.
 
  Il faut sauver ce qui reste libre de territoire national, et intact des ressources, et par là de vie politique et de vie économique françaises, ce qui reste de l'armée française et d'armements ainsi que la flotte française et les possessions françaises d'outre-mer, car seules seraient acceptables des clauses maintenant ces forces et ce domaine hors des mains de l'ennemi.
  ( Est-il nécessaire de rappeler que ce soucis constant ressort de la demande faites le 13 juin par le Commandant en Chef de mettre la flotte au large avant d'entamer toute négociation, de la décision prise par le gouvernement du Maréchal dés la première heure de sa formation de refuser, comme inacceptables, toutes clauses exigeant la livraison de la flotte ou l'occupation du domaine colonial, des instructions données à ce sujet au général Huntziger, des déclarations de M Lebrun au procès du Maréchal Pétain)
 
  L'ordre enfin qu'il est urgent de rétablir, en arrêtant l'exode de millions de réfugiés français et belges mélangés aux troupes dans un chaos qui ira croissant à mesure que cette masse sera poussée sur la mer et les Pyrénées, dans des espaces resserrés incapables de les nourrir. Il ne peut être question de je ne sais quel ordre partisan dont on a parlé mais dont la conception n'a pas sa place dans l'esprit d'un soldat.
 
  Au Conseil des Ministres du 12 juin au château de Cangé, le Président du Conseil et la majorité des ministres repoussent cette solution. Ils la jugent contraire à l'honneur en raison de l'engagement pris vis à vis du gouvernement britannique de ne pas conclure avec l'ennemi de convention séparée. La lutte doit être continuée, d'abord du réduit breton, puis en Afrique si c'est nécessaire, avec l'appui des forces navales et aériennes.
 
  Quant à l'armée de terre puisqu'elle est à bout, elle capitulera. Le gouvernement ne sera pas engagé par cet acte exclusivement militaire. Il demeurera libre de rester fidèle à son alliée et de continuer la guerre à ses côtés.
  Que valait cette solution ? Quels en sont les éléments, quelles auraient été les conséquences ?
 
  Au nom de l'Honneur l'armistice est écarté et la capitulation exigée du chef, qui refuse de commettre cet attentat accablant, définitif, irrémédiable à l'honneur militaire d'une nation. Car le code de justice militaire considère la capitulation en rase campagne comme le crime le plus grave que puisse commettre un chef et le punit de mort. Il n'y a pas d'ordre écrit du gouvernement qui puisse laver sa conscience et les Drapeaux d'une telle honte.
 
  Aucun chef militaire ne peut penser autrement. On a dit que le maréchal Pétain avait été envoyé auprès de moi pour m'engager à céder. Je n'ai gardé aucun souvenir de cette démarche que le Maréchal n'eût certainement pas accepté de faire pour me conseiller un  acte qu'il désapprouvait. Mais l'eût-il fait j'aurais persisté dans mon refus.

In "Rappelé au Service"  Weygand  page 273 à 276.
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Briard
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MessagePosté le: Dim 10 Aoû - 09:54 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Venez donc lebel "justifier" l'attitude de l'Angleterre et de Paul Reynaud !!
Et surtout l'accusation de "trahison" concernant le Maréchal Pétain !!
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MessagePosté le: Dim 10 Aoû - 11:29 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Mais mon cher Briard, Lebel va te répondre, qu'a posteriori, cet acte était une trahison. Mais ce n'est pas comme ça qu'on écrit l'histoire !
les 13 ou le 14 juin 1940, il y avait une situation donnée, et il fallait y répondre les 13 ou 14 juin 1940, pas le 10 août 2008 ! C 'est tellement facile !
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Résistant
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MessagePosté le: Dim 10 Aoû - 15:25 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

On se garde bien d'ailleurs de dire que Churchill avait délié Paul Reynaud de leur accord qui interdisait à l'un ou à l'autre de demander un armistice "séparé"... Donc, parler, comme le font encore certains, d'une rupture unilatérale d'un "traité" officiel entre la France et l'Angleterre, traité qui n'a jamais été signé... 

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Alexandre


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MessagePosté le: Lun 11 Aoû - 09:03 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

De plus, les politiques devaient savoir qu'en appelant un homme comme le Maréchal Pétain au pouvoir, il refuserait la "capitulation". Pourquoi dans ces conditions Reynaud n'est pas resté au pouvoir ? Ou un autre. Y'avait l'embarras du choix, non ?
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Compagnon


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MessagePosté le: Mar 12 Aoû - 14:18 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Mais parceque le Maréchal s'était rendu "indispensable" avec ses tractations de dessous de table. Ensuite lorsque Reynaud l'avait fait venir dans son gouvernement, il a manoeuvré le Président Lebrun et tous ses collègues ministres pour arriver à ses fins. Reynaud était un homme usé et il ne voulait pas endosser une défaite dont il n'était pas responsable. Vous devriez lire ses Mémoires !
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Briard
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MessagePosté le: Mar 12 Aoû - 14:25 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Le Traité de Versailles sanctionna la victoire des "Alliés". A ce traité fut joint un accord de garantie conclu entre la France d'une part et les pays anglo-saxons de l'autre, en vertu duquel ces derniers s'engageaient à soutenir notre pays par les armes s'il était l'objet  d'une nouvelle agression allemande. Le refus du Sénat américain de ratifier cet accord en dégagea l'Angleterre. Et cependant c'est en échange de cet accord que le négociateur français avait renoncé à l'essentiel des garanties réclamées par la France à l'Allemagne : sur l'avis du maréchal Foch, la fixation de la frontière du Reich Allemand. La France resta seule en face de l'Allemagne demeurée maîtresse des pays rhénans.
  Lorsque l'Allemagne fut redevenue militairement redoutable, en partie grâce aux obstacles mis par les Alliés à une stricte exécution des autres clauses de garantie du traité de Versailles, elle attaqua la Pologne. La France fidéle à ses accords avec cette Nation et avec l'Angleterre, confiante dans le concours prochain des Etats-Unis, n'hésita pas à tirer l'épée. Cette fois la Russie était alliée à l'Allemagne et celle-ci, aprés avoir écrasée la Pologne, fut libre de tourner toutes ses forces vers l'Ouest. La France, sur laquelle ses Alliés présents et futurs comptaient sans doute pour une nouvelle Marne, fut dans une première bataille, ou elle perdait le meilleur de ses forces, séparée des Anglais et des Belges, et provisoirement vaincue dans la seconde. Entrée dans la lutte  en ayant mobilisé d'entrée de jeu toutes les forces dont elle pouvait disposer, trés insuffisamment soutenue par l'Angleterre, elle fut dans cette épreuve une martyr de la foi jurée.

  Cela rappelé, et ce devait l'$etre, on peut en venir au probléme du moment, le respect du pacte du 28 mars 1940 : << ne négocier ni conclure d'armistice, ni de traité de paix si ce n'est d'un commun accord >>. Le gouvernement qui a demandé l'armistice a-t-il violé ce pacte et par là forfait à l'honneur ?

  On a vu qu'à Briare rien n'avait été caché de la situation désespérée de l'armée française à M Winston Churchill, qui en saisit toutes les conséquences au oint qu'il demanda qu'aucun acte définitif ne fût accompli avant de l'avoir revu, et qu'il s'inquiéta du sort de la flotte française. Il revint en France le 13, journée d'une importance capitale, qui demeure pour moi mystérieuse par certains côtés, je l'ai dit. Je puis seulement affirmer, parce que je l'ai entendu au Conseil des Ministres, que M Reynaud a déclaré avoir fait part à M Churchill de la décision du gouvernement français de continuer la lutte, déclaration en désaccord total avec la conclusion du Conseil du 12 qui avait remis toute décision aprés l'audition du Premier Britannique. Quels mobiles ont pu conduire le Président du Conseil à prendre cette décision contraire à la vérité ?

  Je n'étais pas à Tours et ne sais personnellement rien de ce qui s'y est dit. Les révélations des deux témoins français (MM Paul Baudoin et Roland de Margerie) de ces entretiens de Tours permettent de soulever un large coin du voile.3 Il semble certain qu'au cours de leur échange de vues en tête-à-tête, le Président du Conseil a exposé au Premier Ministre la situation tragique de nos armées, leur impuissance à poursuivre la lutte, et que M Winston Churchill s'est montré ému, compréhensif, généreux dans ses promesses auxquelles se sont ensuites associés lord Halifax et lord Beaverbrook. (A savoir : << quelle que soit l'attitude de la France, qui s'est sacrifiée dans la lutte contre l'adversaire commun, quelle que doive être son attitude aprés la défaite, la Grande-Bretagne restaurera la France dans tous les cas dans sa puissance et sa grandeur. La Grande-Bretagne chérira toujours la France >> In P Baudoin : Neuf mois au gouvernement page 156.)
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Briard
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MessagePosté le: Mar 12 Aoû - 14:30 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Compagnon a écrit:
Mais parceque le Maréchal s'était rendu "indispensable" avec ses tractations de dessous de table. Ensuite lorsque Reynaud l'avait fait venir dans son gouvernement, il a manoeuvré le Président Lebrun et tous ses collègues ministres pour arriver à ses fins. Reynaud était un homme usé et il ne voulait pas endosser une défaite dont il n'était pas responsable. Vous devriez lire ses Mémoires !



Les as tu seulement lu toi ainsi que celles de Weygand.

J'en doute fort, vu ta capacité à assimiler ce qu'on te dit, tu t'es limité à Pif gadget et à Pim Pam Poum toi.
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Briard
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MessagePosté le: Mer 13 Aoû - 07:27 (2008)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Un membre du gouvernement, M Mandel, et les présidents du Sénat et de la Chambre se trouvaient également à la préfecture de Tours. Quels propos ont échangés avec le Président du Conseil ces hommes jouissant d'une haute autorité, remués au plus sensible des leurs fibres patriotiques par la gravité des problémes qui se posaient à leur double souci de l'honneur et des interêts de la Patrie ? Quelles objurgations, quelles émotions ont pu amener le Président du Conseil, en proie à un douloureux combat intérieur, que mieux que personne je puis comprendre, à faire état auprés du Premier Britannique d'une décision gouvernemtale française qui n'avait pas été prise ?  ou à faire part au Conseil des Ministres qui s'est tenu ensuite à Cangé d'une déclaration qu'il n'aurait pas formulée ? Lorsque c'est points obscurs auront été éclaircis l'Histoire jugera. Elle dira, en toute hypothése, que l'Honneur est du côté de la Vérité.
  Mais ce sont là des considérations d'ordre générale. Allons au fait essentiel, à la question cruciale, le sort de la flotte française.
  La journée du 16 juin, donne, j'en suis convaincu, la clef du malentendu qui a divisé sur cette question la France et l'Angleterre.
  (Le livre de P Baudouin et les Mémoires de M Churchill justifient cestte opinion par les renseignements circonstanciés qu'ils donnent sur cette journée.

Le 16 juin en effet deux messages émanant du gouvernement britannique furent successivement remis au Président du Conseil.

Voici le texte de ces deux messages:

  a) Télégramme du vicomte Halifax à sir Ronald Campbell
                   16 juin 13h30 (traduction)

  << Veuillez remettre à M Paul Reynaud le message suivant approuvé par le War Cabinet : << Notre accord interdisant  une négociation séparée soit pour un armistice soit pour la paix a été passé avec la République française et non avec une administration française ou un homme d'Etat français en particulier. Il met donc en cause l'honneur de la France. A la condition toutefois, mais à cette seule condition, que la flotte française soit conduite aussitôt vers les ports britanniques en attendant des négociations, le gouvernement de Sa Majesté donne son plein assentiment à une enquête par le gouvernement français en vue de connaître les conditions d'un armistice pour la France. Le gouvernement de Sa Majesté étant résolu à ncontinuer la guerre s'exclut entiérement lui même de toute participâtion à l'enquête ci-dessus mentionnée concernant un armistice. >>

  b) Télégramme du vicomte Halifax à sir  Ronald Campbell :
                  16 juin 15h45 (traduction)

  << Comme suite au message , objet de mon télégramme de ce jour, veuillez faire à M Paul Reynaud communication suivante : << Nous nous attendons à être consultés dés que les conditions d'armistice auront été reçue. Ceci est nécessaire, non pas seulement en vertu du traité interdisant toute paix ou armistice séparé, mais aussi en raison des conséquences vitales pour nous de tout armistice, du fait spécialement que des troupes britanniques sont engagées avec l'armée française dans le combat.
  Vous voudrez bien marquer fortement au gouvernement français le fait qu'en insistant sur un repli de la flotte française dans les ports anglais nous avons à l'esprit les interêts français aussi bien que les nôtres, et que nous sommes convaincus que la position du gouvernement français dans ces discussions d'armistice sera renforcée s'il est à même de faire état du fait que la marine française est hors de portée des forces allemandes. >>

  Je n'ai u connu leur existence qu'en 1945. Ils répondaient à la requête adressée au gouvernement britannique d'autoriser la France à demander à l'ennemi ses conditions à la conclusion d'un armistice. Le premier rappelle l'engagement de la France et met à une demande d'armistice la << condition que la flotte soit conduite aussitôt vers des ports britanniques >> . Dans le second de ces messages, le gouvernement anglais demandait à être << consulté sur les conditions de l'armistice dés qu'elles auraient été reçues >>, et insistait pour << le repli de la flotte française dans lers ports anglais >>. Le gouvernement français a t il été mis le 16 juin au courant de leur teneur, en totalité ou en partie ?  C'est un point auquel je ne puis répondre n'ayant assisté ce jour là à aucune des séances du Conseil des Ministres.
 
  M Winston Churchill dit dans ses Mémoires (T II page 225) :  << Les deux télégtammes à propos de la flotte ne furent jamais communiqués au Conseil des Ministres. Notre demande de voir la flotte française rallier les ports britanniques préalablement à toute négociation avec les Allemands ne fut jamais examinée par le cabinet Reynaud. >>
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Guisan


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MessagePosté le: Mar 2 Aoû - 12:39 (2011)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Il nous faut reconnaitre que l'effort de vérité passe par l'acceptation des arguments de l'autre.
Nous ne vivons plus une époque héroique , c'est le régne du capital..

Parfois il me viens a réver d'une Victoire Franco Anglaise en 1940.

Les Américains restaient chez eux, et nous que serions nous si ce n'est une Europe unie et démocrate,sans avoir été entrainés dans un boucherie mondiale.

C'est un réve, bien sur, un beau réve.

HAA ces années 30  quel gachis au final.  (Sauf pour les USA) . 
C'est la qu'il faut trouver les responsables.... mais voila c'etaient des démocraties,et pour se justifier elles ont eu beau jeu de dire c'est la faute des dictateurs..
Si elles avaient eu la Force de combattre face a une opposition sérieuse, les dictatures se seraient effondrées d'elles méme de l'intérieur...  (Voir exemples actuels)


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MessagePosté le: Mar 2 Aoû - 15:31 (2011)    Sujet du message: L'assassinat de la république en.... Répondre en citant

Et oui... Les USA et l'Angleterre en imposant les conditions draconiennes du Traité de Versailles devaient savoir qu'elles portaient en germe les racine d'un nouveau conflit. mais comme ni l'une ni l'autre de ces nations ne pouvaient servir de champ de bataille, elle en laissèrent tout le poids à la France qui aurait du s'opposer à cette mise sous tutelle humiliante pour les Allemands.
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