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Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie...

 
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Roro


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Messages: 216
Localisation: Ste Victoire

MessagePosté le: Mer 6 Aoû - 22:59 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

.... monumentale


Dans cet ouvrage autobiographique, l'auteur raconte son enfance pendant
la Seconde Guerre Mondiale.
Petite fille juive, elle est recueillie par une famille belge après que ses
parents aient été arrêtés par la Gestapo.
Mais ceux qui la cachent étant sur le point de la livrer aux nazis, la petite Misha
décide de fuir. Recueillie par des loups, dans une Europe à feu et à sang,
Misha découvre la violence des hommes et l'humanité des bêtes.
Au terme de son périple, elle retrouve le monde de ses semblables.
Parvenir à y vivre sera une nouvelle épreuve.

Informations:Edition de Poche
Prix éditeur :5 euros -Prix alapage.com :4.75 euro/Nombre de pages 282 pages ISBN :2266086081Première publication : 1999


- Au début...

Début juin 2005,je découvre un article de Télé Star concernant
Misha Defonseca ,cette septuagénaire qui prétendait avoir éffectué,
entre 1941 et 1943,un périple de plus de 3 000 km à travers l'Europe en guerre
afin de retrouver ses parents juifs déportés par les Allemands. *
Ce fut pour moi l'occasion d'apprendre l'existence non seulement
de cette personne,mais aussi de son témoignage réedité alors en format de
poche chez XO sous le titre: Survivre avec les loups.

Son interview parue dans le magazine de télévision me laissa sceptique:

l'histoire de cette petite juive partie à 7 ans de Belgique et parvenue sans
aucune aide extérieure jusqu'en Pologne où elle aurait été adoptée par une
meute de loups me paraissait vraiment incroyable.
Je n'y ai donc guère attaché d'importance,ne prenant même pas
la peine de regarder l'émission de France 3 "Vie privée,vie publique",dont
elle allait être l'invitée.
Deux ou trois semaines plus tard,un ami me fit parvenir un autre
magazine de télévision,Télépro, dont l'éditorial était en grande partie
consacrée à cette Misha Defonseca et dans lequel des extraits de son
"témoignage ", étaient publiés sur 2 pages entières.
J'y appris que "le destin de cette femme admirable serait transposé
au cinéma" **

Source:*(Voy.Télé Star,n°1496,31 mai 2005,p.28.)
**(Voy.Téléprono,n°2674,4 juin 2005,p.3.L'information était également
donnée dans Télé Star,mais elle m'avait échappé.).

QUELLE HISTOIRE !

Seconde Guerre mondiale.

Misha a à peine 8 ans.Ses parents juifs ont été déportés.
Au détour d'une conversation,elle apprend que celle qui la prend en charge
contre monnaie sonnante et trébuchante va la livrer aux Allemands.
Seule,elle parcourt,à pieds et en guenilles,des milliers de kilomètres
à la recherche de son père et de sa mère.Ce sont aussi des loups,pourtant
qui lui apporteront chaleur et réconfort.De vrais loups.Avec des cros
aiguisés comme des couteaux.

Difficile en lisant le témoignage de cette désormais septuagénaire de ne
pas réfléchir à l'humanité des bêtes comme à la bestialité des hommes.
Son récit est incroyable.Le courage d'une petite fille transpire à travers
les lignes d'un road-movie insolite,inimaginable.Et pourtant vrai.
Il ne faudra pas s'étonner de voir le destin de cette femme admirable
transposé un jour au cinéma. *


*(Voy.L'éditorial de Télépro,n°2674,4 juin 2005,en grande partie consacré
à Misha Defonsera).

Un livre qui renifle le mensonge.

Intrigué,je décidai d'acheter son livre.Fin août,je pus me procurer
chez un bouquiniste la première édition française parue chez Robert Laffont
en 1997,déjà sous le titre:"Survivre avec les loups".

Elle se serait tue pendant 50 ans.!

Sa lecture confirma mes mauvaises impressions du début et je ne mis pas
longtemps à flairer l'imposture.
Flairer n'est d'ailleurs pas le terme exact,car à la vérité,le livre
puait le mensonge...
Premier détail: l'auteur,dont le destin était extraordinaire,déclarait
pourtant n'avoir rien dit pendant 50 ans:
"Pendant plus de cinquante ans,je me suis tue" (p;169).

En écrivant cela,Misha Defonseca se discréditait à mes yeux,car cette
phrase est la marque de tous les faux témoins qui ont forgé
tardivement une histoire susceptible d'appeler l'attention sur eux.


Anachronisme flagrant.

Mais d'autres arguments d'ordre historique pouvaient être invoqués.
Tout d'abord cet anachronisme flagrant:
à la page 28,M.Defonseca prétendait que ses parents,des juifs résistants,
avaient été arrêtés lors d'une rafle.Certes,le terme n'apparaissait pas,
mais l'auteur racontait:

. "Jamais je n'oublierai ce que j'ai vu en quelques secondes.
Un camion bâché,des uniformes qui s'agitent autour,du monde,
des voix en colère,des cris.(....)j'enregistre l'affolement de ces gens,
je crois avoir vu tomber quelqu'un par terre" .
(p.28.).

A supposer que,suite à une dénonciation,ses parents aient été arrêtés
comme Résistants,ils auraient été appréhendés chez eux par des
policiers en civil.
Au contraire,la présence d'un camion bâché et d'uniformes pour une
arrestation collective démontrait qu'il s'agissait d'une rafle(
sous-entendu:de juifs). *
L'ennui est que la scène était censée se dérouler au printemps 1941,
alors que la déportation des juifs de Belgique a été décidée...en août
1942.**

*(Voy.Notons d'ailleurs que dans un article publié le 21 novembre 2007,
La Libre Belgique écrivit:

"Dans une mansarde,la petite Misha,7 ans,vit cachée avec sa mère russe
et son père allemand.
Le quotidien est fait d'angoisse.
Autour d'eux,dénonciations et rafles se multiplient.
Un jour,le père de Misha ne vient pas la chercher à l'école.
Il s'agit donc bien d'une rafle..."


**(Voy.Le récit de M.Defonseca ne permet pas d'établir une chronologie précise,
mais la quatrième de couverture commence ainsi:
"Vivant à Bruxelles,Misha a huit ans quand,en mai 1940,les Allemands
envahissent et occupent la Belgique.Un an plus tard,ses parents sont
déportés "
Il est donc clair que la déportation de ses parents aurait eu lieu au printemps 1941.

Etoiles jaunes à ....Varsovie.

Une deuxième preuve du mensonge,qui m'était immédiatement apparue,
se trouvait dans un petit détail donné à propos du ghetto de Varsovie.
L'auteur prétendait que sa première vision avait été celle d'une rue:

"pleine de gens misérables et terriblement maigres qui portaient
l'étoile jaune"
( p.142).

Or,dans le ghetto,les enfermés devaient porter non une étoile jaune,
mais un brassard blanc frappé d'une étoile de David cousue en fil bleu. *
De nombreuses photos existent qui montrent des juifs vendant ces
brassards à leurs coreligionnaires.

M.Defonseca avait donc bâti son histoire sans procéder aux
vérifications nécessaires...

*( Voy. "Les Juifs avaient jusqu'au 5 décembre pour se munir de brassards
blancs sur lesquels une étoile de David devait être cousue en fil bleu"

(Voy.W.Szpilman,Le Pianiste (éd.Robert Laffont,2001,p.50)

Antinazisme de sex-shop..

Enfin,le mensonge apparaissait dans la façon dont l'auteur décrivait
le soldat allemand (et plus particulièrement les officiers).
A l'en croire,l'armée allemande aurait été composée de:

"fauves à deux pattes lâchés par hordes barbares dans les steppes de l'est "


*(Voy." Dans son livre " Survive avec les loups" Misha revient bien sûr
sur la Guerre,mais c'est sa propre histoire plus que la grande
Histoire qui vaut ici la peine d'être approfondie.
Sa rencontre avec les loups,qui sauvèrent la petite fille juive
des fauves à deux pattes lâchés par hordes dans les steppes
de l'est,donnant ainsi un nouveau sens à sa jeune vie.
Voy."Interview:Misha Defonseca par Serge Scotto",consultable sur:
www.lemague.net

"des fauves autorisés à déchaîner leurs bas instincts,torturant,
violant et massacrant en toute impunité"

Aux pages 126-8,ainsi,M.Defonseca racontait qu'un jour,pour célébrer
une fête sans doute,des "nazis avaient torturé un groupe de juifs
en leur gravant au couteau une étoile de David dans la chair de la
poitrine.Puis ils leur avaient promis la liberté avant de les mitrailler en
pleine forêt.
Voici le texte:

"Je dois écarter les branches et les feuilles pour distinguer en partie
le corps d'un homme,torse nu,le visage contre le sol,et à plat ventre.
Ce mort n'a que des lambeaux de vêtements,et pas de chaussures.
Je me penche davantage,intriguée par le dos nu couvert de sang.
Un signe a été creusé dans la peau,comme on le ferait avec un
couteau sur un tronc d'arbre.C'est étrange.La chair est boursouflée
sur les bords de la plaie,la gravure est très profonde et,malgré
le sang,elle est parfaitement reconaissable:l'étoile de David.
La même qui ornait le chandelier de ma mère.
Au moment où j'approche une main pour voir s'il a quelque chose
dans la poche,je perçois un léger mouvement de vie,puis un râle.
Je retire ma main aussitôt.Le chien se met à lècher le dos de l'homme
soigneusement.Je le laisse faire un moment:
-C'est bien,mon chien...c'est bien,fais comme ça...il a mal.
Cette étoile de David sur la peau,c'est bizarre tout de même .
Pourquoi?Qui peut bien faire ça?
Pour voir le visage de l'homme,je le déplace doucement,pousse sur
l'épaule,et parviens à le mettre sur le dos.Il est jeune,très pâle,avec
des cheveux très noirs.Sur sa poitrine je vois gravé autre chose,
tout aussi reconnaissable pour moi;c'est une croix gammée,je l'ai vue
partout en Allemagne.
Ne sachant pas quoi faire pour cet homme jeune,je mets mon sac
sous sa tête.Il ouvre les yeux et me regarde d'abord sans rien dire.
Puis il essaie de parler,mais je ne comprends rien à sa langue,ce doit
être du polonais.Comme d'habitude je secoue la tête négativement.
Il parle dans une autre langue,peut-être du russe,mais je ne
comprends toujours rien.Finalement il dit:
- Français,toi?
Je fais signe que oui en silence.Je devrais lui répondre quelque chose
puisque je n'ai pas peur de lui,mais je ne trouve pas de mots devant
ce visage de souffrance,ses yeux creux,cernés,cette étoile de sang
sur sa chair.Simplement je le regarde les yeux écarquillés,et
j'attends.
Rapporter exactement ces paroles est un exercice de mémoire que
j'ai souvent tenté de faire sans y parvenir complètement.
J'ai compris qu'il disait:"moi mourir".Puis qu'il me demandait de ne pas
oublier ses paroles,peut-être pour que je les rapporte à quelqu'un.
Il avait du mal à s'exprimer,par bribes de phrases incomplètes,
et la voix était faible.
J'ai dû mettre mon oreille tout près de sa bouche.
-Nazis...nazis tuer...Je suis Marek...polonais,n'oublie pas...
Ils étaient plusieurs,les Allemands étaient venus les chercher,on les
avait emmenés dans un camion.Les Allemands célèbraient une fête
ou quelque chose d'approchant.J'ai peut-être mal compris ce mot,
fête.Mais peut-être pas.Il a dit aussi qu'il était interprète de
plusieurs langues.
On les a torturés,on leur à dit "cochons juifs",on a gravé ces marques
dans leur chair.On les a mis dans le camion à la nuit,emmenés dans
la forêt,et on leur a dit qu'ils étaient libres,qu'ils pouvaient courir et
partir.Ceux qui l'ont fait ont été mitraillés.Lui aussi a été blessé,il est
tombé et il n'a plus bougé.Alors les Allemands sont partis.
Après il a rampé pour se cacher.
Son récit,entrecoupé de pauses a duré longtemps(...)
Le jeune homme est mort.Je comprends mal pourquoi on a creusé
la peau d'un homme pour le marquer d'une croix gammée et d'une
étoile de David.La torture m'est inconnue.La mort d'un homme ne
rime à rien pour moi.Qui tue,qui meurt,pourquoi,je n'en sais rien.
Même la raison qui fait qu'un méchant nazi torture un juif et le tue
m'échappe ".


Quelques pages plus loin,M.Defonseca racontait ainsi le meutre gratuit
d'une femme enceinte en plein ghetto de Varsovie:

"Tout à coup,une femme enceinte traversa maladroitement.
Elle trébuche,essaie de se relever,mais le soldat allemand l'en
empêche.La femme tremble,n'ose pas relever la tête.
L'autre reste là,planté devant elle,ses bottes près de son visage.
Puis il sort un révolver et lui tire froidement une balle dans la tête,
avant de continuer son chemin.Aucun des passants ne réagit.
La femme est morte parce qu'il l'a voulu,tout simplement.
La tête a éclaté,il y a du sang dans la rigole.Je suis prise d'une
panique incontrôlable.Personne ne va punir personne,ici,personne
ne va protéger personne.
Ce n'est pas une ville.Il faut quitter cet endroit immonde.
Mais il ne faut pas courir comme cette femme.Ici,les gens servent
de gibier aux autres,et il ne faut surtout pas se faire remarquer.
Si je cours,un Allemand va courir derrière moi pour me tuer".
(p.144).

A la page 166,enfin,on sombrait dans l'antinazisme de sex-shop
avec le viol d'une pauvre jeune fille sans défense par un "démon"
qui,avant d'achever sa victime d'un coup de pistolet,lui crache dessus.

"Je bute presque sur un homme en uniforme,un Allemand.
Il ne m'a entendu venir,trop occupé par sa proie.
Je plonge aussitôt dans un bosquet.Le cri que j'ai entendu est celui
d'une fille de treize ou quatorze ans.Elle se débat,mais il n'a pas de
peine de la maintenir,car elle est mince et fragile.
Il est en train de la tirer de force sous le couvert des bois.
Je vois traîner ses longs cheveux sur le sol,il arrache ses vêtements,
la frappe en plein visage.
Quelque chose en moi se fige,souffle suspendu sur la terreur qui
m'envahit.Je vois le boche se jeter sur elle,et un ci terrible monte
dans la forêt,envahit l'espace autour de moi.
Je retiens ma respiration.Un froissement dans les branches,puis encore
des cris:"Niet!Niet!" La tête de la fille tombe en arrière,je vois ses deux
bras minces et blancs,ses jambes nues.Le boche,affalé sur son corps
s'agite violemment.Le hurlement d'animal blessé n'en finit pas.
Il me glace de terreur.Je ferme les yeux un instant,j'ai l'impression
que les battements de mon coeur s'entendent à des kilomètres.
Elle ne crie plus.Le soldat se relève,il est essoufflé,son sexe dégoulinant
de sang.Il remonte tranquillement son pantalon et le reboutonne comme
s'il venait simplement de pisser.Il donne un coup de botte dans le corps
de la fille qui ne bouge plus.Je sais ce qu'il lui a fait.Chez les loups,
lorsqu'une femelle refuse,le mâle se fait mordre,alors il attend qu'elle
veuille bien l'embrasser.Pas l'homme.Les loups sont amoureux,pas les
hommes .Les loups savent l'amour,les hommes la mort.
Les yeux rivés sur le démon,je vois sa main qui reboutonne le pantalon
glisser vers son pistolet.Il le sort de son étui,ajuste le corps,crache
dessus,et tire en même temps.Puis il remet l'arme en place. "
(p.166).

Le livre de M.Defonseca laissait donc croire qu'entre 1941 et 1944,
les soldats allemands,ces "boches",ces "démons"- auraient pu torturer,
violer,tuer en toute impunité.....?

Un faux témoin sans importance...

Je refermais l'ouvrage convaincu que ce "témoignage" totalement
incroyable et émaillé d'erreurs était une fiction.L'était-il totalement ou en partie?
Autrement dit:quel avait été le véritable destin de cette Misha Defonseca
pendant la guerre? Je l'ignorais et m'en souciais guère pour une simple raison:
contrairement à un Shlomo Venezia,cette femme ne prétendait pas être
un témoin direct de" l'Holocauste".
Même si elle racontait avoir assisté en Ukraine à un épisode de la
"Shoah par balle" ( le mitraillage de petits enfants alignés devant
un fossé en plein champ), celui-ci était raconté en une vingtaine de lignes:

"Un gros camion.Il a quitté la route et s'arrête au milieu d'un champ.
Des soldats allemands sautent à terre,courent à l'arrière du camion
et ouvrent les portes.D'autres soldats descendent suivis par un groupe
de petits garçons et de petites filles.Les enfants sont blottis les uns
contre les autres,amorphes,effrayés,sans doute malades.
Une petite fille blonde comme moi ,au bout de la file,serre une poupée
de loques contre sa poitrine.Les soldats traversent le champ avec les
enfants et les alignent le long du fossé.Tout est terriblement silencieux.
Comme s'ils jouaient à un jeu ,les soldats s'éloignent un peu,puis se
retournent,pointent leurs fusils,et tirent.
Un par un les enfants basculent dans la fosse.La petite fille à la poupée
est l'une des dernières à tomber.Je ne la quitte pas des yeux,immobile,
muette.L'écho des balles est renvoyé dans les collines autour de moi.
Je vomis à ne plus rien entendre.Lorsque je me relève,le camion s'en va"
(p.180).

Quant aux camps,elle n'en aurait vu qu'un seul,en Allemagne,de l'extérieur,
un jour de brouillard épais,n'apercevant donc que la clôture et quelques
chiens de garde:

"Les aboiements d'un chien m'attirent un jour dans un endroit dangereux.
(...) j'avance au mépris de mes précautions habituelles,me croyant à l'abri
dans un brouillard épais de fin d'hiver (...).Tout est cotoneux,j'avance
en terrain nu,et les aboiements s'amplifient.Encore quelques pas,et je fais
une découverte inattendue.Les chiens sont quelque part derrière une
clôture métallique,un fil de fer barbelé comme pour un enclos de vaches.
Beaucoup de fils de fer,et très haut,en rangée régulière (Note de bas de
page:"Certainement un camp de concentration.Mais lequel?")
Je longe cette clôture bizarre,jusqu'à un panneau de bois planté devant.
Il y a une inscription,en grosses lettres,que je déchiffre avec peine,
lettre par lettre en me haussant sur la pointe des pieds.VERBOTEN.
Verboten.Je connais.C'est défendu(...).
Je ne prends pas le temps de chercher à comprendre davantage ce qui
est défendu ici.Les aboiements de ces chiens,derrière la clôture,me
disent de me sauver en vitesse.Je sais également que si les chiens sont
méchants,c'est que leur maître l'est aussi. "
(pp.99-100).

Misha Defonseca ne pouvant être présentée comme un témoin de
l'"Holocauste",je classais le livre sans y consacrer un 'mémo',bien
persuadé que dans quelques mois,un voile d'oubli le recouvrirait et que
personne n'adapterait à l'écran cette histoire grotesque....
Je me trompais...

_________________

"La France est un pays de liberté où chacun a
le droit d'écrire tout ce qu'il pense...
à condition,toutefois,de ne penser que ce qu'il
a le droit d'écrire!"


Dernière édition par Roro le Jeu 7 Aoû - 23:31 (2008); édité 20 fois
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MessagePosté le: Mer 6 Aoû - 22:59 (2008)    Sujet du message: Publicité

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Roro


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Inscrit le: 08 Juil 2008
Messages: 216
Localisation: Ste Victoire

MessagePosté le: Mer 6 Aoû - 23:37 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

..../....


(L'affiche du film Survivre avec les loups de V.Belmont,avec Guy Bedos.)

- Une menteuse honorée .

Au printemps 2006,on apprit que cet "extraordinaire témoin de la Shoah"(sic)
allait recevoir en Belgique "un hommage mérité"
Au programme:une exposition,plusieurs conférences-débats et même une
réception officielle dans le palais du gouverneur à Wavre:

Mercredi 26 avril.A 20h,exposition,conférence et séance de dédicaces
pour tous à la salle du Casterman du CEPES,chaussée de Tirlemont,à
Jodoigne.
Jeudi 27 avril.A 17h,réception par le Gouverneur de la Province au Palais
du Gouverneur à Wavre.
Vendredi 28 avril.A 13h30,conférence-débat à Bastogne.
Dimanche 30 avril.A 17h,conférence-débat chez Marcel Hastir,peintre
centenaire qui sauva des Juifs,rue du Commerce 51,1000 Bruxelles.
Mardi 2 mai.A 20h,conférence-débat,rue Servais 8,4900 Spa(Id.).

Un film est réalisé.......

Le même article affirmait que la "survivante" allait
"bientôt être connue de tous" grâce à un film qui raconterait son
histoire et qui devait être coproduit par Steven Spielberg.
Vérité ou esbroufe destinée à promouvoir le personnage?
Mais pris par bien d'autres sujets,je laissai passer l'information.
A la vérité,je persistais à croire qu'aucun film ne serait finalement réalisé,
tant cette version moderne du Livre de la jungle paraissait ridicule.

Fin 2007 vint.La publicité était lancée pour le film:

Survivre avec les loups.

....Qui est présenté comme une histoire vraie.....

Loin d'être présenté comme une fiction ayant pour cadre la 2è GM,
le film prétendait au contraire raconter"l'incroyable histoire vraie"
d'une "rescapée de la Shoah au destin singulier" *
Une rescapée dont la version écrite du "témoignage" avait été
traduite en 18 langues,y compris le yiddish,et vendue à
"plusieurs millions d'exemplaires".
*(Voy.Le Figaro,15 janvier 2008 )

-. "M.Defonseca" méprise ceux qui doutent

Certes,depuis le début,certains doutaient.*

Mais Misha Defonseca n'en avait cure;elle répondait:

" ce que je trouve déplorable,ce sont des gens qui se balancent
spécialistes de ceci ou de cela,qui n'ont pas vécu la guerre et qui
jugent,ou ceux qui n'aiment pas les animaux,et disent c'est impossible
bien sûr pour eux,ça l'est et le restera,mais ce n'est pas mon problème
et il faut laisser pisser le mouton".
**

Déjà en 2005,elle avait d'emblée refusé tout débat en lançant:

"Je n'ai rien à prouver,je sais ce que j'ai vécu" ***

*(Voy."Les historiens doutèrent de la véracité du livre quand il fut d'abord
publié en anglais"("Historians doubted the book's veracity when
it was first released in English";http://haaretz.com/hasen/spages/947275.html)

**(Voy.L'interview de Misha Defonseca par Serge Scotto:

Question: "Des gens ont-ils mis en doute votre histoire?"

Réponse: "Bien sûr! Pour prouver la véracité de mes propos,
on me demande parfois de hurler comme un loup.Je n'ai rien à prouver
je sais ce que j'ai vécu"

(Voy.Télé Star,31 mai 2005,p.28,col.D)

Pour ma part je dirais::"Testis unus,testis nullus!"
("Témoin seul,témoin nul!")

- La presse soutient "Misha Defonseca"...

Fragment de sa vie:

La presse,d'ailleurs,ne se privait pas de souligner tout ce qui pouvait
jouer en faveur du "témoin".

-N'était-elle pas parvenue à "reconstituer le parcours de son errance"?
"bout à bout,en (se) rappelant certains endroits,certains noms"? *

-N'était-elle pas restée comme une louve inquiète au point que son futur
mari avait "dû attendre huit ans avant de pouvoir l'épouser,huit ans
passés à l'apprivoiser,ou presque"? 2*

-Ne lui était-il pas arrivé,dans un "excès de rage" animale,
de mordre son mari,faute de mots"? 3*

- N'avait-elle pas émigré en 1985 aux Etats-Unis,
"pour couper avec son passé trop douloureux"? 4*
En vain,d'ailleurs,car aujourd'hui encore,elle soupirait:
"Je vis aux USA,j'ai cru mettre de la distance entre ce que j'avais
vécu,mais je me suis trompé,le passé vous rattrape toujours!" 5*

*(Voy.Question: "Avez-vous pu à peu près reconstituer le parcours de
votre errance?
Réponse: "Oui,a peu près,comme il est dans le livre,bout à bout
en me rappelant certains endroits,certains noms,ce n'est pas un parcours
en ligne droite,c'est une approximation"(voy.l'interview de M.Defonseca
par Serge Scotto,déjà cité).

2* :"Elle sait qu'à côté de son image "forte femme au caractère bien trempé"
jeune fille admirable de détermination,de volonté et de courage,subsistera
toujours une grande inquiète.Son mari en sait quelque chose,qui a dû
attendre huit ans avant de pouvoir l'épouser,huit ans passés à l'apprivoiser
ou presque."(Voy.Le Soir,(éd.de Namur),13 décembre 2007,p.22).

3*:"Il m'est arrivé dans un excès de rage de mordre mon mari,faute de mots"
(Voy.Le Soir(éd.de Namur),10 décembre 2007,p.47).

4*:"En 1985,mon mari et moi avons émigré aux Etats-Unis pour couper
avec mon passé trop douloureux"(Voy.Le Figaro,15 janvier 2008,
art.cité)

5*(Voy.l'interview de Misha Defonseca par Serge Scotto,déjà cité.)


Traits des caractères..

Il y avait aussi ces traits de caractère qui ne trompaient pas.
M.Defonseca avait par exemple "la folie" des bijoux indiens,
des vêtements et surtout des chaussures dont elle possédait
300 paires.*
Pourquoi?Elle-même répondait:
"Parce que j'ai manqué de tout,c'est une façon de me sécuriser,
moi qui ai traîné mes pieds en sang dans des loques,c'est la
possession suprême,je regarde en hiver la neige tomber et je repense
au passé,mais je me dis cette fois quand tu sortiras,tu auras de
bonnes bottes fourrées aux pieds!" 2*

*(Voy:"(...) elle accumule les vêtements,les chaussures:"J'en ai plus de 300
paires"(Voy.Le Soir(éd.de Namur),13 décembre 2007,p.22).

2*(Voy.l'interview de Misha Defonseca par Serge Scotto,déjà cité).

-La "preuve" définitive..

Et puis,il y avait la "preuve" définitivement incontestable:
la boussole en forme de coquillage qui lui avait permis de marcher
vers l'Est à la recherche de ses parents.
Brigitte Baudin racontait comment,lors de la 1ère séance du film
Survivre avec les loups,M.Defonseca l'avait montrée à l'actrice
qui l'incarnait,le tout en présence de Guy Bedos:
Emue,elle passe sa main dans la chevelure poil de carotte
de Mathilde Goffart,la gamine belge qui l'incarne à l'écran.
Guy Bedos,qui campe Ernest,le juste qui l'a recueilli enfant,
vient la saluer avec respect.Elle sort alors une pochette en soie
indienne dont elle extrait un minuscule coquillage:
la fameuse boussole donnée par Ernest qui lui a permis de trouver
l'Est et son chemin."C'est mon plus précieux talisman,mon
porte-bonheur",avoue Misha Defonseca.
"Sans cette petite boussole,je ne serais peut-être pas là pour
voir mon histoire à l'écran.(...)" *

*(Voy.Le Figaro,15 janvier 2008,art.cité).

- Elle pleure en voyant le film.

Pour le film,enfin,elle n'avait eu qu'une exigence:
"le respect des noms pour la mémoire de ses parents" ,
Reuven et Gerusha,un juif allemand et une juive russe émigrés
en Belgique.*
Et une fois le longmétrage achevé,elle avait fondu en larmes
en le voyant 2*,,avant de déclarer:
"Véra Belmont a fait un travail d'adaptation admirable.
Je me retrouve complètement dans le film.
Mon côté "petit soldat" capable de s'adapter et de se débrouiller
pour survivre,ma relation avec les loups,les enfants échappés
des ghettos polonais rencontrés sur ma route,fusillés par les nazis
le jeune Russe qui m'a secouru en Ukraine....tout est rigoureusement
exact.Véra Belmont a aussi trouvé un acteur allemand,Benno Fürmann
pour jouer le rôle de mon père,qui lui ressemblait étonnamment ".3 *

*:"Misha n'avait exigé de la réalisation que le respect des noms pour
la mémoire de ses parents,et quant au tournage,elle n'y a pas participé."
(Voy.Le Soir(éd.de Namur),10 décembre 2007,p.47).

2*:"Belmont says Misha Defonseca burst into tears when she first saw
the movie."(Voy.http://www.haaretz.com/hasen/spages/947275.html).

3*(Voy.Le Figaro,15 janvier 2008,art.cité).

- Pas de doute:c'est vrai...

Face à de telles "preuves",La Libre Belgique lançait:

"Aussi folle qu'elle puisse paraître,cette histoire d'une petite fille
sans âge,sans nom,qui a survécu au pire cauchemar du XXème siècle
est authentique.
" *

"L'histoire est évidemment vraie quoique cela à l'évidence en dérange
certains.Elle est vraie,en raison notamment des détails que donne
Mme De Fonseca dans son livre-lequel malheureusement n'est pas très
bien écrit(sans doute le rédacteur,face à un sujet pareil,aurait-il dû
faire un peu plus de "littérature":mais c'est un avis personnel...).
Il y a eu des histoires encore plus incroyables que celle-ci pendant
la guerre,hélas,et d'autres épopées dont des enfants cachés ou
échappés ont été les héros involontaires(quoique tous n'aient pas
traversé l'Europe...).Douter qu'il y ait pu avoir des aventures de ce
genre,alors que l'impensable aurait été qu'il n'y en eut pas,c'est
méconnaître l'histoire et faire volontiers preuve d'obscénité..."
2*

*(Voy.La Libre Belgique,21 novembre 2007,art.cité.Notons que plus bas,
l'auteur semblait moins sûr;il écrivait:"Qu'elle ait ou non inventé-ne fût-ce
qu'en partie-cette histoire,Misha De Fonseca a,en effet,dû se retirer
dans un monde imaginaire pour survivre et retrouver un peu de chaleur
"humaine"au coeur de son cauchemar..."


2*:Commentaire apporté à l'article du Figaro déjà cité.


- LA MENTEUSE DEMASQUEE. ...


Un chirurgien défenseur des loups monte au créneau...

Et pourtant.Lorsque ce message était rédigé,la vérité était en marche
depuis plusieurs semaines déjà.
Le 10 janvier 2008,un chirurgien auteur d'une enquête sur les prétendus
enfants-loups,Serge Aroles,avait publié un article intitulé:
"Enfant-loup découvert en Russie"décembre 2007) et sortie
du film" Survivre avec les loups"
Concernant le témoignage de M.Defonseca,il parlait d'"exubérante fiction",
pleine de "clichés surréalistes" réfutés par la science et les archives,
"d'inventions" d'une "mesure inégalée" et de "fables" jamais rencontrées
auparavant.En voici le texte:
"Attendu que je suis chirurgien et le premier à avoir enquêté
sur les enfants-loups en allant sur le terrain pour ouvrir les archives
(seules souverraines pour connaître la Vérité),un journaliste britannique
m'a questionné à propos d'un enfant découvert ce mois de décembre
2007,"parmi les loups" dans une lointaine aire de Sibérie.Ma réponse fut
sans appel:l'examen des pieds de cet "enfant-loup" objective bien que
ce pauvre garçon (déficient mental et vagabond)a toujours porté
des chaussures!
On m'a aussi interrogé à propos de la sortie du film Survivre avec les loups,
du best seller de Misha Defonseca.A leurs détracteurs,l'auteur et ses
défenseurs répondent que d'autres fillettes ont vécu avec les loups:
les célèbres indiennes Amala et Kamala.Or,je suis le premier à avoir
exhumé les archives relatives à cette célébrissisme histoire d'enfant-loup
(Inde,1920),qui a été validée dans des milliers de publications sans que
quiconque se fût rendu en Inde pour enquêter:il s'agit d'une "escroquerie"
monumentale... A la vérité,Kamala était une fillette déficiente mentale
(affectée d'un syndrome de Rett) qu'un escroc,Singh,frappait à coups de bâton
afin qu'elle marchât à quatre pattes devant ses visiteurs:

Attention!C'est la fille élevée par des loups! Elle est féroce!"
Devant l'évidence des documents d'archives que j'ai exhumés,nombre
d'enseignants et d'auteurs ont désormais totalement reconsidéré leurs cours
ou leurs textes à ce sujet.

L'exubérante fiction de Misha Defonseca reprend tous les habituels clichés
surréalistes,que la science et les archives ont détruit sans recours chaque
fois que j'ai enquêté sur un cas d'enfant-loup:

-cette fillette partage la vie d'une meute(6 adultes,4 louveteaux),car elle se
fait des compagnons lupins en modulant le hurlement du loup, (*)

- ses dents(de 9 ans),oui,ses dents,non ses mains,déchirent la peau d'un lièvre
et croquent les os du gibier( 2*)
(essayez donc,fût-ce même avec des dents d'adultes):

- sa langue lape l'eau avec efficience (3*)
( là encore,essayez donc..):

- elle apaise les loups mâles menaçants en se jetant"aussitôt sur le dos"
et en geignant "comme les louveteaux"( 4*)

- ses blessures guérissent par la vertu de la salive ( à la vérité:surinfectée!)
de toute la meute venue lècher ses meurtrissures,etc..etc...,etc... (5*)

" Mais il est deux inventions de Misha Defonseca dont la démesure est
inégalée,deux fables que je n'ai jamais rencontrées dans un historique
de sept siècles(1304-1954)." [/i]

1) lors d'un "jour exceptionnel",tous les loups de la meute partent
chasser en lui laissant la garde des louveteaux,dont 'un même est blessé,
ce qui,selon l'auteur,témoigne de la haute considération qu'ils avaient
pour elle...(6*)

2) Survivre avec les loups,page 162,édition de 1997:lorsque,
désormais membre de la meute,la fillette s'enhardit à faire pipi en
levant la patte,elle se fait "disputer" par la louve dominante,
qui lui"intime l'ordre de continuer à s'accroupir comme les autres
femelles" pour faire pipi.(7*).

"Paradoxalement,dans mon ouvrage sur ce sujet,j'ai donné une explication
scientifique irréfutable au phénomène des enfants-loups:
-dans l'histoire de l'humanité,ce furent exclusivement des nourrissons
recueillis par une louve solitaire en état de pseudogestation("grossesse
nerveuse").
La louve les allaite et les défend,mais leur espérance de vie est comptée;
ils ne seront jamais Mow gli."

*(:"Le loup s'approche et commence à me renifler des pieds à la tête(....).
Inspection pendant laquelle ma seule parade consiste à geindre à plusieurs
reprises comme un louveteau.Finalement le loup recule et me regarde d'un
air assez étonné.Il doit réfléchir à l'étrangeté de ce nouveau venu.
Je gémis encore.Il se détourne enfin et s'éloigne.Je suis acceptée"
(p.157)

2*(:"Alors je ramasse le lièvre,arrache un morceau de chair avec les dents,
et le mastique avec un plaisir fou(...).Je croque la tête des os,aspire
la moelle" [/i](p.114).

3*(:"Gavés,nous sommes allés boire au bord d'un petit étang,au milieu des iris
Ils lapaient,je faisais comme eux par pur plaisir" [/i](p.118).

4*(:"Dès qu'il me voit(le loup),il avance,poil hérissé,cou tendu,et queue
à l'horizontale,comme s'il allait bondir(...)."Je suis à plat dos,ventre
et visage offerts,et je ne dois pas bouger.(...)je me mets à quatre pattes
roule encore une fois sur le dos,les pattes en l'air.Tout va bien." [/i](pp.116-17)

5*(:"On lèche aussi mes blessures,et elles guérissent beaucoup plus vite
que lorsque je les gratte moi-même pour les débarrasser du pus" [/i] (p.162).

6*(:"Tous les loups étaient rassemblés sur le plateau,prêts à partir pour la
chasse.J'avais décidé d'aller en virée du côté du village dans la journée,
et en attendant je me réchauffais,étalée au soleil.Réveillée par les
jappements des louveteaux qui se bagarraient brutalement,je m'aperçois
alors que je suis seule avec eux.L'un d'eux à même une vilaine blessure
à l'oreille,normalement une femelle devrait être là pour s'occuper d'eux.
Mais la meute au complet est partie à la chasse,il n'y a plus de loup adulte
ici...La femelle de garde,c'est moi.Ils sont partis pendant que je dormais,
comme ils partent d'habitude en laissant la charge des enfants à la vieille
louve.Je me sens fière.J'existe dans la meute,je fais définitivement partie
de leur famille.Rien n'est plus précieux pour les loups que leurs petits,
et c'est moi qu'ils ont choisie.Moi,Mischke,je suis un vrai loup" [/i] (pp.162-3).

7*(: "C'est ainsi que je fais l'erreur,un jour,d'uriner à la manière du mâle
et de Beauté(la louve dominante):en levant la jambe sur un rocher voisin.
Immédiatement,Beauté vient me disputer en grognant.Je n'avais pas
compris que seul le couple qui règne sur la meute a le droit de faire cela.
Les autres s'accroupissent.Beauté m'a intimé l'ordre de continuer à
m'accroupir comme les autres femelles" (p.162).
_________________

"La France est un pays de liberté où chacun a
le droit d'écrire tout ce qu'il pense...
à condition,toutefois,de ne penser que ce qu'il
a le droit d'écrire!"


Dernière édition par Roro le Jeu 7 Aoû - 23:34 (2008); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 7 Aoû - 00:02 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

"Un cas présentant une certaine authenticité-un jeune garçon
grièvement brûlé lors de l'enfumage de sa tanière,en 1872-est
contemporain de famines majeures:lors,en faisant expirer les
parents par millions et en multipliant le nombre d'enfants en état
d'abandon,des drames d'une telle ampleur,à l'exemple des guerres,
ont favorisé cette potentialité,car l'adoption d'un nourrisson par
une louve en état de pseudogestation est un accident statistique
relevant de la loi des grands nombres."


Voyez la couverture de mon ouvrage:

Cet:"enfant-loup" indien de 1954,qui n'est pas l'enfant idéalisé
de la littérature et du cinéma(Mow gli,Victor du film de Truffaut,etc..),
est décharné,hémiplégique,couvert de cicatrices,en grande souffrance"


- Un détail qui prouve le mensonge.

C'est clair:là comme ailleurs(déportation des juifs de Belgique,ghetto de Varsovie...),
Misha Defonseca avait inventé sans prendre le soin de vérifier.
Une autre erreur allait contribuer à rendre son cas toujours plus indéfendable.
Dans son "témoignage",l'auteur racontait comment,à Anderlecht (banlieue
de Bruxelles),elle avait dû traverser un canal en franchissant,au péril de sa vie,
un pont détruit lors d'un récent bombardement:

"J'examine les ferrailles du pont déchiqueté,rouillées par endroit,
les planches arrachées,et le grand trou béant au-dessus de l'eau noire.
Pour passer,je dois m'agripper au grillage qui bordait le pont,tâter les
planches,avancer pas à pas au risque de tomber sur les poutrelles
en dessous,dressées comme d'énormes lames de couteau.
J'arrive presque à mi-chemin de ce parcours acrobatique(...).
Et je commets l'erreur de regarder sous mes pieds.L'eau noire me
nargue.Un vertige me pétrifie quelques instants,je ferme les yeux très
forts,agrippée au grillage,en m'ordonnant de ne fixer ensuite que mon
pied qui avance,rien d'autre.Centimètre par centimètre.
Lorsque j'atteins enfin l'autre extrémité du pont,je bondis sur l'autre rive
en criant:"ça y est!".Je suis une héroïne,j'ai réussi une chose terrible."

(p.67).

Or,voici ce que l'on peut lire sur un site juif:

Le Pont d'Anderlecht:

"Loin d'être un détail de l'histoire,le pont constitue un élément
majeur dans le récit de Misha Defonseca.C'est de lui que dépendra
sa fuite"vers l'Est" pour retrouver ses parents.Serge Aroles,à
l'époque à Bruxelles,s'est rendu sur place pour vérifier ces informations
"Le dentiste qui l'aurait recueillie et menacé de la livrer aux Allemands
n'a jamais existé.Pas plus que ce pont bombardé qu'elle décrit
minutieusement.Les archives ne mentionnent qu'un pont saboté en 40
rien de plus.Aucun pont n'a été bombardé entre 1941 et 1943 à cet endroit."



Un généalogiste découvre la véritable identité de "M.Defonseca" .

Une sombre dispute entre l'éditrice américaine du livre,Jane Daniel,et
Misha Defonseca à propos de droit d'auteur impayés fit avancer l'affaire. *
Un généalogiste de Waltham,Sharon Sergeant,enquêta dans les archives
belges.
Il découvrit deux documents accablants que s'empressa de publier J.Daniel:

- Le certificat de baptême(catholique) de Misha Defonseca,qui s'appelait
en vérité Monique Ernestine Joséphine Dewael,née à Etterbeek le
2 septembre 1937,fille de Robert Dewael et de Joséphine Donvil,
catholiques,donc nullement juive et âgée de 4 ans en 1941
(même pour une fille extraordinaire,c'était un peu jeune pour
parcourir seule 3 000 kms à pied);

- un extrait du registre scolaire de l'école pour filles de Schaarbeek,
démontrant qu'en 1943-1944,loin de périgriner dans les steppes,
Monique Dewael était scolarisée à Bruxelles.(2*)

"L'ouvrage a été rédigé en collaboration avec Véra LEE et publié
aux Etats-Unis.Jane DANIEL n'a assumé aucune des obligations
contractuelles qu'elle avait souscrites à l'égard de Misha DEFONSECA.


Il s'en est suivi un procès.L'éditrice a été condamnée une première fois
en 2001,décision confirmée en appel le 17 mai 2005,et à la suite de
laquelle elle a été condamnée à payer à Madame DEFONSECA une somme
de 22 millions de dollars,somme qu'elle n'a d'ailleurs jamais acquittée"

(Voy.l'argumentaire de Me Uyttendaele,consultable à l'adresse suivante:
http://www.lesoir.be/culture/cinema/misha-defonseca-plaide-sa-2008-02-28-
580715.shtml)
( Voy.Le Soir,25 février 2008,p.46).

- Une photo accusatrice...

Une autre photo fut également publiée,qui montrait Monique Dewael en 1977.
Ses jambes et ses pieds,nettement visibles,étaient en parfait état.
Son intérêt était immense,car Véra Belmont affirmait croire au récit de
Misha Defonseca au motif qu'elle avait vu ses :

"jambes violacées,ses pieds déformés","preuves",pensait-elle,
de son douloureux périple à travers l'Europe.Or,si cela avait été le cas,
ces prétendues séquelles auraient été visibles sur le cliché de 1977.
Le fait qu'il n'en soit rien démontrait,d'après le chirurgien Serge Aroles,que
les atteintes actuelles aux jambes dont souffrait M.Dewael alias
M.Defonseca étaient tout simplement dues "à une pathologie artério-
veineuse survenant chez les personnes âgées,pas à un prétendu
séjour avec les loups."*

*(Voy.Le Soir,25 février 2008,p.46)

- LES STRATEGIES DE DEFENSE DE M.DEWAEL..

"Que sont devenus mes parents?

La réaction de M.Dewael est très intéressante.
Le 22 février,elle lança dans les colonnes du Soir:

"Si les spécialistes qui m'accusent savent si bien tout,
alors qu'ils me disent aussi ce que sont devenus mes parents,
car ils ont bel et bien été arrêtés et je neles ai jamais retrouvés."

La réponse vint le lendemain.Toujours dans Le Soir,
Marc Metdepenningen écrivit:

"Nous pouvons répondre à son appel.
Misha Defonseca,de son nom de naissance(à Etterbeek le 2 septembre
1937) Monique Dewael,avait quatre ans et 21 jours lorsque ses parents
Robert Dewael et Joséphine Donvil furent arrêtés,le 23 septembre 1941
à leur domicile de Schaerbeek,58 rue Floris.
A cette époque,Robert Dewael était rédacteur à la commune de
Schaerbeek.Il était employé au service du cadastre et suivait des cours
du soir pour passer son examen de "candidat sous-chef de bureau".
Le 5 novembre 1940,il avait été désigné par le collège schaerbeekois
comme "chef de district",en charge du ravitaillement.
Il fut déporté à la forteresse de Sonnenburg en Pologne,à 15 km
de la frontière allemande,où il fut fusillé,selon le certificat de décès
établi à la commune de Schaerbeek,le 3 ou 4 mai 1944..


Cette forteresse n'acceillait que des résistants NN ("Nacht und Nebel"
soumis à un régime sévère de détention),et non des juifs.
La mère de Monique Dewael est décédée dans une période,selon son
certificat de décès,"comprise entre le 1er février 1945 et le 31 décembre
1945".Il est probable que son corps n'ait pu être identifié parmi les 819
prisonniers exécutés par les nazis à Sonnenburg le 31 janvier 1945 alors
que les Russes s'apprêtaient à prendre la forteresse.
Privée de ses parents,Monique Dewael fut alors ,selon les documents
administratfs,confiée à la tutelle de son oncle Ernest qui sollicita,dès
1947,pour sa nièce alors âgée de 10 ans,le bénéfice d'une pension
d'orpheline,perçue jusqu'à l'âge de 18 ans.
Dans sa lettre à l'OEuvre nationale des orphelins,l'oncle Ernest justifia
par "l'engagement patriotique" des parents de Monique."
*

*(Voy.Le Soir,23 février 2008).

-Preuve qu'un disparu n'est pas nécessairement un "massacré ou autre".

Personne n'a contesté ces informations.
A l'évidence,Monique Dewael ne s'attendait pas à cette réponse.
Et si,effectivement,aucune précision ne lui avait été fournie,elle aurait
alors pu donner un semblant de crédit à son histoire au motif que
l'évènement déclencheur(l'arrestation et déportation de ses parents juifs)
était "vrai".
C'est la technique habituelle des menteurs:partir d'un fait véridique pour
bâtir un roman.

Dans le cas présent, de M.Dewael aurait dit:

"mes parents ont bien été déportés"("vrai", parce qu'ils étaient juifs "faux",
"j'ai été confiée à des adultes" "fait vrai" ,mais je me suis enfuie pour partir
à la recherche de mes parents,ce qui m'a emmené jusqu'en Ukraine à pied.
(roman).

L'affaire Misha Defonseca confirme donc le nécessité d'observer la plus
grande prudence face aux "témoignages",même s'ils renferment un ou
plusieurs faits réels.
Elle confirme également qu'une question laissée "sans réponse" ne place
pas automatiquement celui "qui l'a pose" dans le camp de la Vérité!
Si, les archives faisant défaut,personne n'avait pu révèler à M.Dewael
le tragique destin de ses parents,cela n'aurait nullement démontré qu'elle
était allée jusqu'en Ukraine à pied....

Sur certains foras qui se parent de probité historique,certains fanatiques
lancent:"Si les juifs n'ont pas été exterminés méthodiquement,
qu'étaient-ils devenus en 1945?"
L'absence de réponse à cette question "ne prouvent pas"
que les Allemands ont exterminés méthodiquement en masse.
Elle prouve juste que les recherches ne sont pas closes et qu'il y a
encore beaucoup de travail à accomplir...

-Monique Dewael dénonce les prétendues motivations de ses détracteurs

Quelques jours plus tard,l'avocat belge contacté par M.Dewael rédigea
un long communiqué dans lequel on lisait:

"Le coauteur du livre,Véra LEE,a également engagé avec succès
des procédures à l'encontre de Jane DANIEL.
Dans un esprit de vengeance,l'éditrice américaine a créé,en août
2007,un blog qui n'a d'autre finalité que de jeter le discrédit sur
Madame DEFONSECA.Il apparaît que nombre des révélations faites
par les détracteurs de celle-ci sont puisées,sans esprit critique
aucun,sur ce site.
Par ailleurs,Jane DANIEL reproduit,en temps réel,tous les articles
hostiles à Misha DEFONSECA et qui sont inspirées par les
"informations" figurant sur son blog.
De plus,alors que cette éditrice a été condamnée à restituer à
Misha DEFONSECA tous les documents personnels que celle-ci
lui avait confiés,elle n'hésite pas à les diffuser de manière
tendancieuse,sinon malhonnête,sur son blog" *

*(Voy.Le Soir,28 février 2008,p.14)

Plus loin,le même communiqué déclarait:

"Ceux qui aujourd'hui se prévalent de l'une ou l'autre invraisemblance
dans le récit de Madame DEFONSECA pour la discréditer sont soit
animés d'un sentiment bas de vengeance,soit essayent de tirer profit
d'une pseudo croisade pour s'offrir une publicité indue,soit encore font
injure à sa souffrance.

La Vérité apparaissant chaque jour davantage,l'argumentation consistait
désormais à attaquer les adversaires en dénonçant leurs prétendues
motivations coupables (esprit de vengeance,besoin de publicité indue),
leur absence d'esprit critique,leur présentation "tendancieuse,sinon
malhonnête",des documents et le fait qu'ils avaient été condamnés
à restituer des pièces.
Enfin,on souligne l'"injure" faite à la "souffrance"de M.Defonseca.


Ecran de fumée...

Nous trouvions-là un exemple typique d'écran de fumée utilisé par
le menteur aux abois.
En effet, M.Defonseca était accusée de mensonge par des personnes
qui,à l'appui de leurs allégations,présentaient plusieurs documents
(un certificat de baptême,un extrait de registre scolaire,une photo de 1977).
Dès lors,"une seule question se posait":
-les documents produits rendaient-ils recevables les accusations
de mensonge"?
C'était donc ces pièces,et sur elles seules,qu'il fallait débattre,en discutant
leur authenticité et leur pertinence.
Si elles étaient fausses (donc choisies sans esprit critique),il fallait le dire
clairement et le prouver.
Si elles ne concernaient pas M.Defonseca (donc si elles étaient présentées
de façon malhonnête),il fallait clairement expliquer pourquoi et ne pas se
contenter d'insinuations vagues.
Ajoutons que dans ce genre de querelles,les possibles motivations des
détracteurs restent hors de propos,tout comme les éventuelles décisions
de justice exigeant la restitution de documents.
Car les unes et les autres sont sans rapport avec les faits historiques
mis en doute.
Un mensonge reste un mensonge,même si c'est une fripouille qui le
dévoile à l'aide de documents volés,par souci de basse vengeance ou pour
s'offrir une publicité indue.
Restait l'"injure" qui aurait été faite à la "souffrance" de M.Dewael.
Tout d'abord,on soulignera que personne ne songeait à contester celle de
l'enfant devenue brutalement orpheline suite à l'arrestation de ses parents.
Quant aux autres souffrances,celles issues de son imagination maladive,
pouvait-on les invoquer et dire qu'elles étaient devenues réelles aux yeux
de M.Defonseca pour empêcher le dévoilement de ses mensonges?
Assurément non,pour une simple raison.En publiant son"témoignage",
M.Dewael s'était adressée à la société.
Or,la société doit être préservée du mensonge(intrinsèquement mauvais).
Et le bien commun étant supérieur au bien particulier,la protection de la
société prime devant la protection du bien d'un seul...
Dès lors,les fables de M.Dewael devaient être dénoncées,dut-elle en souffrir...
Ce raisonnement reste valabre pour tous les imposteurs...
Voilà pourquoi une personne (ou un groupe de personnes) accusée de
mensonge ne saurait invoquer ses "souffrances" pour empêcher tout
débat...
Car s'il y a mensonge public,le souci du bien commun exige de dénoncer
l'imposture.
Une confrontation loyale doit donc être organisée pour savoir qui a raison.



Monique DEWAEL CRAQUE ET AVOUE...

- Le communiqué:

L'écran de fumée produit par l'avocat de M.Dewael suffisait à prouver
le mensonge...
Définitivement acculée,M.Defonseca craqua et avoua...
Dans un communiqué,elle déclara:

" Oui,je m'appelle Monique De Wael,mais depuis que j'ai quatre ans,
je veux l'oublier.Mes parents ont été arrêtés quandj'avais quatre
ans.J'ai été accueillie par mon grand-père,Ernest De Wael,puis part
mon oncle Maurice De Wael.
On m'appelait "la fille du traître" parce que mon père était
soupçonné d'avoir parlé sous la torture à la prison de Saint-Gilles.
A part mon grand-père,j'ai détesté ceux qui m'avaient accueillie.
Ils me traitaient mal.Je me sentais autre.C'est vrai que,depuis
toujours,je me suis sentie juive et plus tard,dans ma vie,j'ai pu
me réconcilier avec moi-même en étant accueillie par cette
communauté.
Alors,c'est vrai que je me suis raconté,depuis toujours,une vie
une autre vie,une vie qui me coupait de ma famille,une vie loin
des hommes que je détestais.
C'est aussi pour cela que je me suis passionnée pour les loups,
que je suis entrée dans leur univers.
Et j'ai tout mélangé.Il est des moments où il m'est difficile de faire
la différence entre ce qui a été la réalité et ce qu'à été mon
univers intérieur.
Ce livre,cette histoire ,c'est la mienne.
Elle n'est pas la réalité réelle,mais elle a été ma réalité,ma manière
de survivre.
Au début,je ne voulais pas la publier et puis je me suis laissée
convaincre par Jane Daniel.On m'a fait croire,et je l'ai cru,et cela
a été vrai,que cela apparaîtrait comme un message de vie.
Je demande pardon à tous ceux qui se sentent trahis,mais je les
supplie de se mettre à la place d'une petite fille de quatre ans qui
a tout perdu,qui doit survivre,qui plonge dans un abîme de solitude
et de comprendre que je n'ai jamais rien voulu d'autre que de
conjurer ma souffrance... *

*:
http://www.lesoir.be/culture/cinema/exclusif-2008-02-28-580849.shtml.


Je la crois ( cette fois..)

Pour ma part,et au risque de décevoir certains,je crois volontiers
Monique De Wael(ou Dewael) quand elle raconte son histoire et
explique qu'au départ,elle ne souhait pas publier son roman.
Dans le communiqué déjà cité,son avocat a écrit:

"Une première observation doit être faite.Elle concerne les conditions
dans lesquelles Misha Defonseca a été amenée à rendre public son
témoignage et le contexte de la présente polémique.
Pendant de très nombreuses années,elle a tu son histoire.
Elle l'a dévoilée,dans les années nonante(quatre-vingt-dix),dans un
cadre privé,et plus particulièrement à l'occasion d'une causerie dans
la synagogue qu'elle fréquentait aux Etats-Unis.
C'est dans ce contexte qu'une éditrice américaine,Mme Jane Daniel,
convaincue tout à la fois de la réalité de son récit et de son intérêt
éditorial,a fait son siège,pendant plus de deux ans,pour qu'elle
accepte de le publier.
Longtemps réticente,Mme Defonseca a fini par céder." *
*(Voy:
http://www.lesoir.be/culture/cinema/misha-defonseca-plaide-sa-2008-02-28-
580715.shtml.

Quitte à paraître naïf,je crois la thèse d'une M.Dewael poussée à rendre
public son histoire par une éditrice qui avait flairé le bon filon
(car le témoignage d'une petite juive victime des "nazis" devait
naturellement connaître un grand succès,donc rapporter beaucoup...).*
Certes,une fois le doigt mis dans l'engrenage,elle a été absorbée;elle
s'est prise au jeu,jouant son rôle,réclamant son argent et acceptant les
honneurs.Connaissant la nature humaine,c'était fatal...
La personne de Monique Dewael ne m'intéresse donc pas.
Victime indirecte de la guerre,de l'Occupation et de la Résistance puis
d'un mythe qui rapporte,je lui accorde volontiers mon pardon.

*(Voy.:A la fin de son livre,M.Dewael remercie son "amie Janet Nirenberg,
qui (l')a non seulement écoutée,mais poussée à écrire son histoire"(p.243)
J'ignore quel est le lien entre cette Janet Nirenberg et cette Jane Daniel,mais
ce remerciement apparaît comme une confirmation que M.Dewael a "été invité" à
"son roman"...
_________________

"La France est un pays de liberté où chacun a
le droit d'écrire tout ce qu'il pense...
à condition,toutefois,de ne penser que ce qu'il
a le droit d'écrire!"


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Roro


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MessagePosté le: Jeu 7 Aoû - 23:50 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

..../....

LES ENSEIGNEMENTS DE L'AFFAIRE DEWAEL "ALIAS" DEFONSECA.

Une héroïne très "politiquement correct"...

Son affaire reste toutefois intéressante car elle confirme que,
63 ans après la capitulation des armées du Reich,la guerre contre
le national-socialisme....perdure.Je m'explique:

La misanthropie de M.Dewael...

A l'heure où,Droits de l'homme obligent,tous les jeunes doivent
apprendrent l'amour,le respect,la tolérance,etc..la promotion
accordée à une femme finalement très misanthrope,M.Dewael
l'est très profondément,au point de ne même pas aimer les enfants
(excepté son propre fils).
A la question:"Vous préférez définitivement les animaux aux
hommes?",elle répond:

"Définitivement,je préfère les animaux aux humains,
et les enfants ne font pas exception;un enfant
peut être extrêmement cruel tout comme l'adulte,
tant qu'ils n'ont pas souffert,ils restent cruels,c'est
dans les gênes,mais comme toujours,à toute règle,
il y a des exceptions." *

Et aussi:
Est-ce que j'ai confiance dans l'humanité?
Non,et puis ce sont les hommes eux-mêmes qui se sont
donnés ce nom d'humain;quelle belle différence n'est-ce
pas,les humains et puis les animaux.Oh,celui-là,c'est
un animal! Avec ce goût de péjoratif,non c'est l'homme!
Et j'ai attrapé moins de maladies en caressant ou
embrassant mon chien qu'en serrant la main "d'humains"
mais malgré tout,quand je rencontre un humain qui mérite
ce nom,je suis vraiment contente,ça me fait espérer"(Id).

"L'homme s'est dit être à l'image de Dieu,évidemment,
c'est plus grandiose dans son esprit que d'être à l'image
du singe,et pourtant! l'homme se dit supérieur parce que
Dieu lui a donné la parole!Mais (les hommes) ne savent
pas mieux se faire comprendre.Les animaux,eux n'ont pas
besoin de la parole pour se faire comprendre,(ne) leur
est-il jamais venu à l'idée,ces humains,que "Dieu" leur a
donné la parole parce qu'ils étaient trop cons pour ce
faire comprendre?
Et encore,qu'en est-il résulté?(Id).

C'est clair:pour Monique Dewael,les hommes dans leur immense majorité
sont inférieurs aux animaux,car,par nature,ils sont cruels,sales et"cons"...

*(Voy.l'interview de M.Defonseca par Serge Scotto,déjà cité).



...c'est la faute aux "nazis"

A priori,cette femme pleine de mépris pour ses congénères ne pouvait
guère être donnée comme exemple à la jeunesse.
Dès lors,pourquoi était-elle portée au pinacle dans une société qui
prétendait promouvoir le respect de l'autre?
Tout simplement parce que sa misanthropie était la faute aux..."nazis".
Alors qu'on la prenait encore pour Misha Defonseca,elle avait déclaré:

"(...)au début,pendant des années,je n'aimais pas vivre avec les
humains,parce que je ne les aimais pas.
J'avais eu un déclic,un jour,quand j'ai vu des soldats (allemands)
tuer des jeunes juifs.Je me suis dit:"Tiens,les humains tuent leurs petits"
(Voy. Le Soir(éd.de Namur),13 décembre 2007,p.22).

Finalement,M.Defonseca était très utile au "politiquement correct",
car il suffisait de la désigner en disant:
"Regardez cette pauvre femme,elle en est venue à détester les hommes
à cause de ce qu'ont fait les nazis.Preuve que le nazisme est le Mal
incarné,l'ennemi de l'humanité,l'égout collecteur de toutes les idéologies
meurtrières..."


M.Dewael est antinazie

Celle qui s'appelait en réalité M.Dewael a d'ailleurs très bien joué son rôle,
ne perdant jamais une occasion de dénoncer le racisme,l'extrémisme
et le "nazisme"...
Interrogée en 2005 par Serge Scotto,elle déclarait:

"Je ne ferai jamais confiance à une personne qui n'aime pas
les animaux,ou quelqu'un qui a peur d'un animal,ils le tuent,
ne cherchant pas à comprendre leur comportement;et quand ils ont
peur d'un livre ils le brûlent,on l'a vu en Allemagne,et après avoir
brûlés les livres,on brûle les gens." *
*(Voy.l'interview de M.Defonseca par S.Sotto,déjà cité).

Plus tard,elle raconta que dans les années 60,sa vie se déroulait
"toujours dans la crainte que le nazisme recommence". *
Lors de la sortie du film de Véra Belmont,elle s'adressa au public en disant:
"Il est essentiel de rejeter les extrêmismes" (Id)
A propos des revendications flamandes en Belgique,elle lança:
"les quelques extrêmistes fascistes qui font du bruit,
qu'ils aillent se faire foutre!" (Id)

A Guy Bedos chante son couplet antiraciste...

Sans surprise,Guy Bedos entonna lui aussi son couplet
"politiquement correct".
A la question:
"jouer un Résistant,c'est proche de vous,ça non?"
Il répondit:
"Sur le fond,oui! Et j'en suis fier.Souvent,on se dit:
qu'est-ce que j'aurais fait pendant la guerre?Moi je sais.
Je n'aurais jamais été collabo.J'en suis sûr.Je résiste depuis l'âge
de 7 ans.
Le premier gouvernement que j'ai contesté fut celui de ma mère!
Je déteste le corporatisme.Toute forme de racisme. *
*(Voy.Le Soir(éd.de Namur),19 novembre 2007,p.44).

Et dans une allusion transparente au 21 avril 2002,cet individu qui lançait:

"Je n'aime pas le mépris" ajouta,plein de mépris:
"On vit une imbécilisation du public qui se retrouve même jusque
dans les urnes,parfois!" *
*:Id;La suffisance de G.Bedos apparaît encore plus nettement lorsqu'il déclare:

"Entre la pub et le suicide,je choisis le suicide.Quand je vois
Claude Brasseur dans Camping,je le plains.J'ai une vision élitiste,
aristocratique du métier.Nous avons un rang à tenir!
L'argent n'a jamais été mon moteur.Hallyday et moi sommes nés
le même jour.Preuve flagrante que l'astrologie n'est pas une science
exacte!Mon seul capital,c'est mon image.Pouvoir me regarder
dans une glace.Et bien,je peux!Même si je me navre parfois
physiquement...." (Id).

De tels propos démontrent que,soixante-trois après la victoire des Alliés,
le combat contre le national-socialisme,et à travers lui,contre toutes
les idéologies d'ordre,perdure sur le plan intellectuel...
La promotion de "M.Defonseca",s'inscrivait dans cette croisade
contre les fascismes....



Si une petite Palestinienne disait....

Un autre fait,encore plus net,le confirmait.
Supposons que demain, un éditeur publie les souvenirs d'une
petite Palestinienne qui, dans les années 50,aurait vu ses parents
disparaître,emportés par des Israéliens,et qui serait devenu férocement
antijuive,au point d'écrire:

"Qui tue les Arabes,je sais.La haine du Juif est aussi aiguë que
mon poignard.

A présent,je marche sans peur,j'espère que ces soldats ont écrasé
les youpins,qu'ils ont brûlé toutes leurs villes,cassé toutes les
machines et leurs fusils.

La guerre n'est pas finie.Il y a encore de sales youpins quelque part.
Des types avec des révolvers,des bottes,des casquettes et des
médailles clinquantes sur la poitrine.Des assassins,des violeurs(...)
La haine du "youpin" n'est pas près de s'éteindre dans ma tête.

La vue d'un uniforme israélien est liée au pire de mes souvenirs.
Une bouffée de haine.Une envie de tuer.J'ai vu brûler un camion
remplis de soldats israéliens(...).Il y avait eu une bataille,beaucoup
de voitures renversées.Des Arabes avaient fait des prisonniers,il les
poussaient dans un camion,ils dansaient autour,ils prenaient des
armes,des choses que je distinguais mal.
J'étais dans un fossé,je voyais tout,et j'ai vu la torche.
Ils ont mis le feu à ce camion,avec les Juifs dedans.J'étais fascinée
par les hurlements.La victoire!C'est ça,la victoire!J'étais contente,
fière des Arabes.C'étaient mes copains qui me vengeaient.
Les Juifs brûlaient pour tout ce qu'ils m'avaient fait souffrir (...).
J'aurais voulu mettre le feu moi-même.J'aurais voulu qu'ils en
brûlent davantage.

Etrange de garder chez moi tant de couteaux.Comme si le Juif
assassin était toujours à me guetter au coin du bois."

Il va de soi que la publication d'un tel livre susciterait une levée de boucliers.
Sans attendre,des plaintes seraient déposées,qui aboutiraient à l'interdiction
de l'ouvrage reconnu coupable d'inciter à la haine....

La haine de "M.Defonseca"

Or,ces passages ci-dessus "ne sont pas inventés,ils sont extraits
du livre de M.Defonseca "alias"Monique Dewael.
En les "recopiant",j'ai juste "remplacé" le mot"allemand"par
"juif"ou "israélien",le mot"Russe" par "Arabe"et l'injure
"boche"par "youpin".

Les voici tels qu'ils peuvent être lus dans "Survivre avec les loups":

"Qui tue les juifs,je sais.La haine de l'Allemand est aussi aiguë que mon
poignard (p.171).

A présent,je marche sans peur,j'espère que ces soldats ont écrasé
les boches,qu'ils ont brûlé toutes leurs villes,cassé toutes leurs machines
et leurs fusils. (pp.207-suivante).

La guerre n'est pas finie.Il y a encore de sales boches,quelque part.
Des types avec des révolvers,des bottes,des casquettes et des médailles
clinquantes sur la poitrine.Des assassins,des violeurs(...).
La haine du "boche" n'est pas près de s'éteindre dans ma tête.(p.214).

La vue d'un uniforme allemand est liée au pire de mes souvenirs.
Une bouffée de haine.Une envie de tuer.J'ai vu brûler un camion remplis
de soldats allemands (...).Il y avait eu une bataille,beaucoup de voitures
renversées.Des Russes avaient fait des prisonniers,ils les poussaient dans
un camion,ils dansaient autour,ils prenaient des armes,des choses que je
distinguais mal.J'étais dans le fossé,je voyais tout,et j'ai vu la torche.
Ils ont mis le feu à ce camion,avec les Allemands dedans.J'étais fascinée!
par les hurlements.La victoire! C'était ça,la victoire!J'étais contente,fière
des Russes.C'étaient mes copains qui me vengeaient.
Les Allemands brûlaient pour tout ce qu'ils m'avaient fait souffrir(...).
J'aurais voulu mettre le feu moi-même.
J'aurais voulu qu'ils en brûlent davantage.(pp.192-3).

Etrange de garder chez moi tant de couteaux.Comme si l'Allemand assassin
était toujours à me guetter au coin du bois." (p.237).

En 13 ans,ces passages ont été traduits en 18 langues et diffusés
à des millions d'exemplaires "sans susciter" la moindre réprobation...
Pourquoi?
Parce qu'en guerre,la haine de l'ennemi n'est pas considérée comme répréhensible.
Bien au contraire,elle peut être un facteur de force,rendant les combattants plus
acharnés.
Telle est la raison pour laquelle,à la différence de toutes les autres haines,
la haine "anti-boche"(comprenez:la haine antinazie) sera toujours acceptée,
voire promue.
Elle le sera parce que nos sociétés mènent une croisade éternelle contre le
national-socialisme...



[b] LA GUERRE ETERNELLE ENGENDRE LA CREDULITE ABYSSALE.

[b] Les bonnes questions de Serge Aroles...

Cette guerre éternelle permet enfin de comprendre pourquoi tout
ce qui touche,même de loin,à l'Holocauste",est accueilli avec une
crédulité sans bornes par les médias et les masses.
Dans un texte publié le 20 février 2008,Serge Aroles s'interrogeait:

1) "Comment l'attitude quasi-unanime de la presse écrite
et audiovisuelle,qui a présenté comme authentique,non
comme une allégorie,cette fable démesurée,en laquelle
une fillette adoptée par une meute de dix loups se fait reprimander
par la louve dominante lorsqu'elle fait pipi en levant la patte,
Misha Delonseca écrivant (page 162,édition de 1997) que cette
louve:"m'a intimé l'ordre de continuer à m'accroupir comme les
autres femelles"?
Et comment comprendre que cette presse,après qu'elle eut
unanimement applaudi un tel mensonge,m'eût refusé un droit
de réponse faisant état,non pas de mon "opinion personnelle
mais de documents d'archives accablants(voir mon article:
"Les archives de Belgique confirment que "Survivre avec les loups"
"est une escroquerie") ?

2) Mais aussi,et ce n'est pas moins inquiétant,à l'heure où la diffusion
de l'éducation est sans équivalent dans l'histoire de l'humanité,
comment comprendre que des millions d'individus ( non seulement
les enfants) puissent croire,hors de toute beauté du rêve,du songe
que les meutes de loups au complet adoptent les petites filles
dans les forêts?...
Alors que le travail de vérité que j'ai réalisé sur les enfants-
loups couvre près de 7 siècles (1304-1954),je ne pensais point voir
resurgir,au XXIème siècle,une pensée aussi obscure,aussi nourrie
de superstition,que celle contemporaine d'un enfant-loup du
royaume de France qui aurait été pendu après sa capture en 1571...

http://ours-loup-lynx.info/spip.php?article1161.


[b] Raisons de la crédulité...

Dans son article sur les rumeurs,Maie Pererou explique comment
de tels phénomènes sont possibles....
Plusieurs explications peuvent être avancées,qui ne s'excluent nullement:

- le conformisme (si tout le monde dit que c'est vrai,c'est que ça l'est...),
- la peur ( si j'exprime mes doutes,on va me traiter de négationniste,
d'antisémite,de nazi),
- et surtout l'ignorance.
Serge Aroles a débusqué le "petit mensonge" de M.Dewael parce qu'il a
étudié l'histoire des enfants-loups.
Mais il croit le super-mensonge bien plus démesuré d'un "Holocauste"
sans projet,sans ordre,sans budget
La raison profonde de cette crédulité...

Alors,pourquoi? Pourquoi cette crédulité?
La réponse est donnée par Philippe Di Folco.L'auteur du livre,
Les grandes impostures littéraires déclare:

"Un succès de librairie qui assène des inepties sur tel ou tel sujet
ne peut exister qu'avec la complicité d'un public disposé à gober
une illusion de savoir.Lectrices et lecteurs,nous aimons parfois
nous laisser berner." *

*(Voy.Sud Ouest,1er mars 2008,p.8,col.E)

Dans l'affaire Dewael alias Defonseca,la complicité des médias
et du public a été indéniable.
Tout le monde a voulu y croire,tout simplement parce qu'en guerre,
on veut croire les fables de la propagande organisée contre l'ennemi.
En effet,si l'ennemi est vraiment le monstre décrit,alors on a la certitude
d'être dans le "bon camp",celui qui mène le "bon combat"....
Et comme je l'ai déjà dit,les masses ne veulent pas d'une société
d'ordre véritable....
Si elles aspirent à l'ordre dans la rue (police et des caméras),c'est juste
pour pouvoir "vivre tranquillement" leurs désordres intérieures
(jouir sans bornes,c'est-à-dire se remplir les fouilles et se vider les c....).
Au Bien commun,elles préfèrent l'Intérêt général.Donc au fascisme,elles
préfèrent le libéralisme.
Ayant choisi leur camp dans ce combat éternel contre les fascismes,
elles cherchent à se persuader qu'il s'agit du bon.D'où l'accueil à bras
ouverts de toutes les inepties en rapport,même lointain,avec l'"Holocauste".
Car la Shoah constitue la "preuve" définitive que les méchants",
c'était les fascistes.
Voilà pourquoi après:
Médecin à Auschwitz,Au nom de tous les miens,Sonderkommando:
dans l'enfer des chambres à gaz,Survivre avec les loups a connu le
succès.Il a connu le succès parce que les gens ont voulu y croire.
Dans cette affaire,ils ont été des victimes consentantes,point final!

D'ailleurs,ne nous leurrons pas:la fin lamentable du mythe Defonseca ne
changera rien.Car comme l'a bien souligné Jean-Noël Kepferer,ce qui compte
dans la rumeur,"le signifiant"(comprenez:les "détails" de l'histoire),
mais "le signifié" (comprenez:la "morale" de l'histoire).
En conséquence,les gens excuseront le mensonge en déclarant que même
si M.Dewael n'a pas vécu ce qu'elle prétend,d'autres "victimes du nazisme"
ont connu des destins tout aussi tragiques.
Citons par exemple Bernard Fixot,l'éditeur français de "M.Defonseca"
(XO Editions).Après avoir appris la consternante nouvelle,il déclara:

"Misha a menti,mais son histoire n'est pas moins incroyable que celle
de ces gens d'un héroïsme extraordinaire revenus des camps." *

*Voy.l'adresse ci-dessous:
http://www.lefigaro.fr/livres/2008/03/01/03005-20080301ARTFIG00111-
survivre-avec-les-loups-l-editeur-presente-ses-excuses-php.

Autre exemple très révélateur,Thierry Puget,cet adolescent de 14 ans
qui avait construit un site Internet consacré à Survivre avec les loups.
Une fois la supercherie dévoilée,il écrivit(je souligne):

"J'apprends aujourd'hui que le film n'est pas issu d'une histoire vraie(...),
mais que ceci ne vous empêche pas d'aller voir ce superbe film.
Je n'ai que 14 ans,la guerre pour moi est loin et de voir dans un film
même de fiction,tous ces enfants qui sont morts ont souffert,
simplement parce que leurs parents avaient choisi une religion ou
étaient d'une ethnie non souhaitée par des fous,peut arriver encore
aujourd'hui et j'en ai encore des frissons(...).

Et aussi:

Quel dommage!
(...)Mais le film est superbe,n'hésitez pas à le voir,
le fait que se soit une fiction n'enlève rien à l'épreuve qu'ont vécu
les enfants lors de cette guerre,simplement pour leur
appartenance à une catégorie ethnique ou religieuse". *

*(Voy.lien ci-dessous:)
http://www.puget-passion.fr/survivre/

Autrement dit,même si l'histoire de cette petite fille est fausse,d'autres
ont connu un destin aussi tragique.
En conséquence,restons tous persuadés que le "nazisme" est le Mal
incarné,et dans cette guerre éternelle contre les fascismes,continuons
à soutenir les ennemis des fascistes.
Gageons donc qu'après Martin Gray,Maurice Benroubi,Henry Bily,
Benjamin Wilkomirski et Misha Defonseca viendront d'autres escrocs qui,
avec un peu plus de subtilité à l'exemple de Shlomo Venezia,raconteront
des fariboles et connaîtront le succès sans connaître la déconvenue....

[b] CONCLUSION...

Bien que Monique Dewael alias Misha Defonseca n'ait jamais pu être
considérée comme un témoin direct de l'"Holocauste",son affaire doit être
méditée...
Tout d'abord parce que dans cette querelle historique,des non-historiens
ont émis des avis autorisés,qui ont permis à la vérité de percer...
Je pense ici au chirurgien Serge Aroles.
Dès lors,pourquoi des critiques de textes,des comptables ou des chimistes
ne pourraient-ils pas,eux aussi,intervenir lorsqu'il est question des
"chambres à gaz"?
Ensuite à cause de la stratégie adoptée par la menteuse.
Face aux sceptiques,elle a refusé le débat en déclarant tout d'abord
n'avoir rien à prouver:"Je n'ai rien à prouver,je sais ce que j'ai vécu".
Puis,une fois la vérité en marche,elle a voulu discréditer les "négateurs"
en attaquant leurs prétendues motivations et les accusant,sans preuve,
de manque de sérieux....
A cela s'ajoutait l'éternel couplet sur la souffrance injuriée...
Cette stratégie est précisément celle utilisée par les fanatiques de la Mémoire.

Un autre fait à méditer...
Dans Haaretz,la réalisatrice du film Survivre avec les loups,
Véra Belmont,a comparé ceux qui contestaient l'authenticité du récit
de Misha Defonseca aux....négationnistes.(non,non c'est sérieux!).
A la question:
"Etes-vous inquiète du fait que des historiens doutent de l'authenticité
de l'histoire racontée par Defonseca?",
elle a répondu:
"C'est exactement comme les gens qui nient l'existence des camps
de concentration.C'est une histoire vraie.Tout ce qui est arrivé pendant
l'Holocauste est incroyable et imposible à comprendre,et c'est pourquoi
les gens considèrent aussi qu'il est difficile de croire cette histoire." *

*(Voy." Are you aware that historians doubt the truth of Defonseca's story?
"That is exactly like the people who deny the existence of concentration
camps.This is a true story.Everything that happened during the Holocauste
is unbelievable and impossible to grasp,and people therefore also find it
difficult to believe this story.").
http://www.haaretz.com/hasen/spages/947275.html

Réfléchissons tranquillement!
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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 09:12 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Je répondrai simplement:
- que ce n'est pas parceque "Mme Defonseca" a raconté des bobards, qu'on doit mettre en doute la volonté d'extermination des Juifs et autres religions par le régime nazi. Compte tenu de la pression "historienne" et ausii peut-être de l'espoir d'un succès médiatique, on comprend que des personnes douées d'une imagination fertile se laissent tenter par de telles... aventures.
- Les soviétiques ont également exterminé des millions d'innocents de par le monde. Il est curieux de constater qu'aucun "témoignage" ne fasse autant de tabac dans les milieux littéraires ou cinématographiques. On en déduirait presque que "ça n'a pas existé puisque personne n'en parle"...
- J'aimerai que Lebel réponde point par point au texte de Roro.
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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 09:39 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Attention Roro, vous frolez la zone interdite ! De tels propos mériteraient un examen beaucoup plus attentif de l'Administration, car à partir d'un fait précis et circonstancié, l'affaire de Mme Defonseca, ils remettent en doute beaucoup de choses. Qu'en pense Mr Lebel ?
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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 10:47 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Je procède à un examen avec les modérateurs de ce forum par MP. Je vous tiendrai au courant.
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Hassan al Wazzan
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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 16:58 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Roro et ses gros sabots cloutés....
Bien sûr cette femme mérite une bonne correction.
Pour le reste, je me réfère au point un de l'Admin. (Comme quoi tout arrive Very Happy )
Allez Roro, arrête, tu te fais du mal.


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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 17:09 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Et le point deux, alors ?
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lebel


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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 18:27 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Avec l'onction pateline d'un vieux chanoine pervers , Ronron nous distille la prose de la bonne vieille extrème droite , celle d' un vichysme rampant aux relents nauseeux  , a grand renforts de citations interminables 
Au secours , Admin , l'air de ce forum devient irrespirable ..........je vais finir pas croire  que vous vous y complaisez 


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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 19:00 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

"La bonne vieille extrême-droite"... je ne savais pas que le site d'haaretz était un site d'extrême-droite.

Celà dit, vas tu enfin comprendre Lebel que ce forum est un forum d'HISTOIRE, et non un forum de l'histoire d'une partie conventionnelle et politiquement correcte, estampillée par les ligues de vertu de notre malheureux pays qui va prêcher les "Droits de l'Homme" partout dans le monde, mais qui entérine des lois Gayssot pour poursuivre tout manquement aux dogmes !

Nous veillons, sur ce forum, bien sur à ce que ces Lois liberticides (ou non, ce n'est pas le problème) ne soient pas transgressées. Personne n'y a nié l'holocauste, la Shoah ou les horreurs des camps d'extermination. Mais nous avons le droit, sinon le devoir, de publier tout ce qui contribue à faire comprendre les événements de cette sombre époque. Que celà plaise ou non.

Je viens de me taper les 3/4 du Giolitto, et je pourrais dire aussi que ce type distille la prose de la bonne vieille extrême-gauche stalinienne, celle d'un communisme rampant aux relents nauséeux. J'en suis à la page 432, et je devrais mourir asphyxié ! Mais non, j'ai mieux à faire, c'est démonter les affirmations manipulatrices de ce maître es-propagande libérationniste. Parceque, comme je l'ai dit, il y a dans Giolitto beaucoup mieux encore que dans Venner, pour dénoncer les impostures d'aprés 45 ! Oh oui ! Mais le pois-chiche qui me sert encore de matière grise a la capacité d'analyser...
Ce que tu ne fais pas Lebel ! Ce que tu es incapable de faire ! Toi le potard ! Qui devrait avoir pourtant l'habitude d'analyser les fèces les plus répugnantes, non ?
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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 21:49 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

          Ce à quoi je faisais allusion Admin c'est la teneur générale des messages de Ronron 
Comme je te l'ai deja dit plusieurs fois , l'Histoire à laquelle tu te réfères , c'est TON Histoire ., et j'aurai la grace de ne pas mentionner ce qu'elle sous tend !
Nous ne sommes pas dans un forum de discussions , car toi même et tes affidés entonnaient le même refrain dont on connait la musique ! à quoi bon discuter , j'aurai droit aux mêmes réponses 
Je me sens bien seul ici .......qui m'escrime sans illusions !
Mais ou sont donc vos contradicteurs , que je me sente moins seul .....
              Vous devez être dans le vrai , c'est pour ça qu'ils passent au large  Smile


                                      Allez ,va, je te parie une glace chez Grosoli qu'on va être d'accord  : on va parler de Bab el Oued 


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MessagePosté le: Ven 8 Aoû - 22:03 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Mais non, ce n'est pas "Mon" histoire ! C 'est tout simplement l'HISTOIRE !

Pourquoi ne faudrait-il prendre l'histoire racontée par le PCF et les Gaullistes depuis la libération pour argent comptant ? Alors que dès qu'on démontre que tout ne s'est pas passé comme ils le racontent, on est des falsificateurs ? Bien sur que non, et tu le vois bien, les documents existent, et ils sont irréfutables ! Et tu te défausses... "a quoi bon discuter !"... Toujours avec ces sous-entendus oiseux !
Je me suis senti aussi bien souvent seul, et encore avec plus de contradicteurs que tu n'en as ici sur les fora que tu connais bien, ce qui ne m'a pas empêché de faire front, toujours, même au risque de me faire virer ce qui n'a pas manqué, la "tolérance" et "l'ouverture aux autres" étant, comme tu le sais, réservés là-bas à ceux qui pensent comme les administrateurs. Etre seul, lorsqu'on a le courage et la confiance en ses certitudes, n'est pas un handicap ! C'est eux qui ont peur ! Pas moi !

Celà dit, je te conseille fermement la lecture du petit bouquin de Monneret sur la guerre d'Algérie. Toi qui est parti en 56, ça te permettras de comprendre pas mal de choses...
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Briard
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû - 13:55 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Ce livre n'ayant rien à voir avec les guerres de la France au XXè Siécle, je l'ai transféré ici, rubrique bien plus appropriée.
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MessagePosté le: Sam 9 Aoû - 15:17 (2008)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie... Répondre en citant

Ben voilà... C'était ce qu'il y avait de mieux à faire !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:46 (2016)    Sujet du message: Mentir avec les loups,réflexions sur une escroquerie...

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