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Pourquoi le vieux Pétain ?
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Petit baigneur


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MessagePosté le: Lun 1 Juin - 19:08 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

Pourquoi le Président de la République est aller cherché le vieux maréchal qui avait 83 ans et qu'il a pas prit le général De Gaulle qui était plus jeune et qui voulait faire la guerre avec ses chars ?
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"Les amis de la vérité sont ceux qui la cherchent et non ceux qui se vantent de l'avoir trouvée" - Condorcet


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MessagePosté le: Lun 1 Juin - 19:08 (2009)    Sujet du message: Publicité

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lebel


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MessagePosté le: Lun 1 Juin - 22:39 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

     D'aprés ce que je sais , Pétain a été choisi , parce qu'il avait une belle moustache  , un beau regard et un passé de joyeux drille ..............le contraire de De Gaulle , quoi  Very Happy

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Briard
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MessagePosté le: Lun 1 Juin - 23:06 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

Et surtout parce qu'il avait 83 ans et qu'on pourrait lui faire porter le chapeau du désastre !! Ce qui fut fait, lebel  en est la preuve, qui l'accuse de tous les maux qu'a eu à subir la France sous l'occupation, réels ou affabulés !!
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Fuis les éloges, mais essaie de les mériter.
F Fenelon


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Charles


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MessagePosté le: Mar 2 Juin - 14:08 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

Briard a écrit:
Et surtout parce qu'il avait 83 ans et qu'on pourrait lui faire porter le chapeau du désastre !! Ce qui fut fait, lebel  en est la preuve, qui l'accuse de tous les maux qu'a eu à subir la France sous l'occupation, réels ou affabulés !!

Pétain était avant tout un héros français dans lequel tous les Français pouvaient se retrouver. Il était un symbole fort.

Contrairement aux déclarations "nauséabondes" (expression débile par excellence) que l'on peut lire sur tous les sites de ré-histoire, Pétain n'aimait pas les Allemands, cela ne l'amusait pas du tout de se plier aux exigences de l'occupant mais il n'avait pas le choix, il a su faire preuve d'abnégation pour protéger les Français. Sa marge de manœuvre était inexistante et sa déclaration au sujet "du don de sa personne à la France" montre bien qu'il en était conscient.


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Briard
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MessagePosté le: Mar 2 Juin - 16:44 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

ça c'est certain !! Mais pour rendre crédible la version "gaulliste" de l'histoire, il faut le déshonnorer, le salir, lui faire porter la responsabilité de l'incompétence criminelle des politiques de renoncement et pacificatrice des Gvt de la IIIème République. Et surtout le faire passer pour un "collaborationniste", désirant "la victoire des nazis". Autrement le putsch gaulliste n'aurait plus lieu d'être et serait un crime passible de la Haute Cour. Car ne nous cachons pas la vérité, ce ne fut rien d'autre.
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MessagePosté le: Mer 3 Juin - 15:38 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

lebel a écrit:
     D'aprés ce que je sais , Pétain a été choisi , parce qu'il avait une belle moustache  , un beau regard et un passé de joyeux drille ..............le contraire de De Gaulle , quoi  Very Happy



Encore de "l'humour" de Lebel ? Mais non voyons ! Il peut en placer une alors il en place une !

Pétain pour les Français était d'abord "le vainqueur de Verdun". C'était avec Joffre et Foch, le grand soldat de 14/18 et l'acteur de la victoire. Tout le contraire de De Gaulle que les Français ne connaissaient pas et qui n'avait jamais rien gagné de sa vie !
Lebrun et surtout Paul Reynaud ont cru, en le rappelant avec Weygand, qu'ils pourraient effacer les années d'impérities de la III° République, voilà la vérité !
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lebel


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MessagePosté le: Mer 3 Juin - 23:23 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

  


    Pour l'estime dans lequel le tenait ses pairs , aprés la Grande Guerre ,  il n'est que rappeler le mot de  Foch ( si je ne m'abuse ) :" Il a fallu le mener à la victoire à coups de pied aux fesses ! "
Lors de son procés , il est deja fait etat de ses accointances antirepublicaines et notamment ses liens avec la Cagoule ........l'acte d'accusation est eloquent sur son attitude , tout au long de son mandat 



 
      Le soir du 16 juin 1940, à Bordeaux, sentant que, sous la pression conjuguée du général Weygand et du maréchal Pétain, une importante partie de son cabinet ne le suivrait pas dans son dessein de continuer la lutte contre l'Allemagne, Monsieur Paul Reynaud remit sa démission au président de la République. 
Celui-ci appela pour le remplacer le maréchal Pétain qui, aussitôt, sortit de son portefeuille une liste arrêtée d'avance comprenant Monsieur Chautemps comme vice-président du Conseil, le général Weygand à la Défense Nationale, l'amiral Darlan à la Marine et Laval aux Affaires Étrangères. Toutefois ce dernier fut momentanément écarté et remplacé par Paul Baudouin, mais pour rentrer quelques jours après en qualité de Ministre d'État, ainsi que Marquet. 
Sans plus tarder, le maréchal entama des négociations en vue de la conclusion d'un armistice. 
Devant l’avance des troupes allemandes, la question se posa alors de savoir si le gouvernement ne devrait pas se transporter en Afrique du Nord, tandis que le maréchal, qui n'avait, d'accord avec Laval, cessé de manifester une volonté bien arrêtée de ne pas s'éloigner de France, resterait dans la métropole avec les titulaires des départements ministériels ressortissant à la Défense Nationale. Le président de la République, les présidents des deux chambres et les ministres s'embarqueraient à Port-Vendres, et les membres du Parlement au Verdon, sur le "Massilia", paquebot mis à leur disposition par Darlan. 
Finalement, le projet de départ des trois présidents et des ministres fut abandonné, seuls une vingtaine de parlementaires s'embarquèrent sur le "Massilia", à destination de Casablanca d'où ils revinrent dans le courant de juillet. 
Cependant l'armistice était signé le 22 juin. Il comportait l'occupation par l'ennemi des trois cinquièmes du territoire, le désarmement de la France avec la livraison de son matériel, et ce qui, en dépit des déclarations d'Hitler qu'il ne formulerait aucune revendication de ce chef, ne laissait pas d'inquiéter nos alliés, le rassemblement de la flotte française, sous le contrôle de l'Allemagne, dans des ports à déterminer. 
Le 29 juin, le gouvernement et les chambres quittaient Bordeaux pour se rendre en zone non occupée, à Clermont-Ferrand d'abord, puis à Vichy. C'est dans cette ville que, le 10 juillet, à la suite d'une série de manœuvres où les interventions de Laval devaient tenir la première place, la Chambre et le Sénat réunis en Assemblée Nationale remirent au maréchal Pétain le gouvernement de la République avec mission d'élaborer une constitution que la Nation serait appelée à ratifier. 
Voici en quels termes était donné ce mandat : 
« L'Assemblée Nationale donne tous pouvoirs au gouvernement de la République sous l'autorité du maréchal Pétain à l’effet de promulguer par plusieurs actes une nouvelle constitution de l'État Français. Cette constitution devra garantir les droits de la famille et de la patrie. Elle sera ratifiée par la nation et appliquée par les assemblées qu'elle aura créées ». 
Dès le lendemain, 11 juillet, le maréchal promulguait trois actes constitutionnels. 
Aux termes du premier, l'article 2 de la loi constitutionnelle du 25 février 1875 sur l'élection du président de la République était abrogé.  
Aux termes du second, le chef de l'État (Pétain se considérait désormais comme tel) avait la plénitude du pouvoir gouvernemental. Il nommait et révoquait les ministres, qui n'étaient responsables que devant lui et, en attendant qu'il exerçât le pouvoir judiciaire, cumulait le pouvoir législatif avec l'exercice du pouvoir exécutif. 
Enfin, l'acte constitutionnel n° 3 disposait que les deux chambres subsisteraient jusqu'à ce que fussent formées les assemblées prévues par la déclaration du 10 juillet, mais qu'elles demeureraient ajournées jusqu'à nouvel ordre, et ne pourraient se réunir que sur la convocation du chef de l'État. 
Ces trois actes allaient, sensiblement au-delà, voire même à l'encontre des pouvoirs conférés au maréchal par Assemblée Nationale. Ils étaient l'aboutissement d'un complot fomenté depuis longtemps contre la République, un complot qui, grâce à la défaite, avait réussi, mais dont le succès définitif n'était assuré qu'à la condition que cette défaite ne fût pas mise en question. 
Le rôle de Pétain dans la préparation de ce complot au cours des années qui ont précédé la guerre, apparaît surtout comme celui de l'homme sur le nom duquel on se compte et sur qui l'on compte pour prendre en mains le pouvoir, sans d'abord attendre de lui autre chose que l'apport de son nom et de son autorité. Il n'est d'ailleurs pas douteux qu'il ait nourri des sentiments hostiles au régime républicain, communiant en cela avec Maurras aux idées duquel il rendait volontiers hommage, ainsi que cela résulte de la correspondance échangée entre eux, et singulièrement d'un document saisi à l'hôtel du Parc, où, sans assigner de délais à la réalisation de ses vœux Pétain n'en exprime pas moins l'espoir de voir la France revenir au principe de l'hérédité monarchique. Mais, sans doute estimait-il nécessaire d'instaurer, au préalable, un régime autoritaire auquel il se sentait prêt pour l'incarner, à faire don de sa personne. 
Aussi bien un homme comme Gustave Hervé, d'autant plus chaud partisan d'un ordre moral et militaire qu'il en était davantage écarté dans le passé, mettait-i1 en lui sa confiance et s'écriait-il dans une brochure bien connue : « C'est Pétain qu'il nous faut ». 
Une réclame plus fâcheuse devait lui venir de Pemjean, Directeur du journal mensuel Le Grand Occident où, dans le numéro d'avril 1939, sous l'emblème de la Francisque et la formule habituelle « Le Judéo Maçonnique, voilà l'ennemi » on pouvait lire en grosses lettres, comme pour résumer tout un programme : « Pétain au pouvoir ». Hommage bien compromettant de la part d'un homme comme Pemjean, puisqu'à cette date, 1939, on constate qu'il était Directeur local d'une agence d'où dépendait le « Grand Occident », et dont le directeur général n'était autre que Ferdonnet, le futur traître de Stuttgart. 
Pétain était-il en relations avec Pemjean et Gustave Hervé ? On peut se poser la question. Plus certains semblent avoir été ses rapports avec quelques-uns de ceux que liait ce qu'on appelle le pacte synarchique, dont le but était de faire de l'organisation professionnelle le cadre même d'un état autoritaire et hiérarchique, idée chère à Pétain, dont la loi du 16 août 1940 marque une première application. 
Il était également en rapport avec de Brinon, le fondateur avec Abetz, du comité France-Allemagne. 
Enfin, il est établi que Pétain entretenait des relations avec les principaux membres de l'Association connue sous le nom de « La Cagoule », ou encore, sous les initiales C.S.A.R., dont le but était de renverser la République et de la remplacer par un régime dictatorial à l'instar de ceux de Rome et de Berlin, opération en vue de laquelle d'importants dépôts d'armes en provenance d'Italie et d'Allemagne avaient été constitués. Il suffit de citer les noms d'Alibert et de Deloncle. D'autre part, comment ne pas être frappé de voir dans l'entourage du maréchal, à Vichy, des hommes comme Méténier, chef du service de protection à sa personne, Gabriel Jantet, attaché à son cabinet, Darnand en attendant qu'on fît de cet assassin un ministre, Filiol, dit le tueur, ami de Ménétier, tous membres de la Cagoule, en relations avec le docteur Menetrel, médecin intime du maréchal. 
Comment passer sous silence, les déclarations faites au cours de son procès par le général Roatta, ex-chef du contre-espionnage italien sous les ordres du comte Ciano, déclarations dans lesquelles le général parle de Pétain comme d'un des chefs de la Cagoule, association qu'il connaissait pour s'être mis en rapport avec Méténier, le futur chef du service de protection du Maréchal, en vue de l'assassinat des frères Rosselli à Bagnoles-de-l'Orne ? 
Mais un document décisif vient d'être porté à la connaissance des magistrats instructeurs : il s'agit d'un procès-verbal relatant les révélations faites par Alibert en novembre 1942, et d'où il résulte que ledit Alibert faisait partie de la Cagoule, ainsi que Darlan, Huntziger, Déat, Laval, et autres, et aussi le maréchal Pétain qui en était le drapeau ; que leur intention était de prendre le pouvoir pour instituer un régime sur le modèle de Franco en utilisant les services de celui-ci, et au besoin l'appui d'Hitler. 
Profitant de son ambassade à Madrid, Pétain, selon les dires d'Alibert, s'était servi de Franco comme intermédiaire auprès d'Hitler, lequel s'était montré favorable au projet des conjurés, leur avait même fourni un concours financier, en même temps que promis un appui militaire. Alibert ajoutait qu'après que la guerre eut éclaté et que l'armée française eut été vaincue, l'Armistice fut demandé selon les termes qui avaient été convenus d'avance avec Hitler, mais que celui-ci ne tint nullement ses promesses, et au lieu d'aider à refaire la France sans la République, laissa son parti nous imposer des conditions draconiennes, d'où rupture entre ceux qui, comme Alibert, ne voulaient plus avoir de relations avec Hitler et ceux qui, comme Laval et Déat, voulaient, au contraire, s'engager dans la voie de la collaboration. 
L'évolution du complot contre la sûreté intérieure de l’État est aussi nettement indiquée et comme quoi il devait aboutir à une entente avec l'ennemi en vue d'un résultat qui ne pourrait être obtenu qu'en favorisant ses entreprises. 
Le document en question projette un singulier jour sur le rôle de Pétain lorsqu'il était ambassadeur à Madrid. Sa sympathie pour le régime de Franco était certaine, et non moins certains ses efforts en vue d'un rapprochement étroit de la France avec le nouveau dictateur, rapprochement qui ne se concevait qu'en corrélation avec un accord avec Hitler. La crainte du communisme était un bon terrain à exploiter en ce sens et, sans parler des voyages que l'ambassadeur faisait incognito à Paris, on ne peut pas ne pas être frappé de ce qu'ont révélé les débats de la cour de Riom à l'occasion de la déposition du général Gamelin au sujet des renseignements fournis par l'ambassade de France à Madrid à l'effet d'être communiqués aux commandants de régions et d'après lesquels un putsch communiste était sur le point de se produire dans l'armée. 
A ce point de l'exposé des faits reprochés à l'inculpé, la preuve de l'attentat contre la sûreté intérieure de l'État, dont il s'est rendu coupable, est incontestablement établie, celle du crime d'intelligence avec Hitler dans la période précédant la guerre ne l'est pas moins. Reste à exposer comment après la défaite et l'accession, grâce à elle, du maréchal Pétain au pouvoir, a continué de se manifester la politique de trahison dont la France a été victime. 
Mais ici les faits parlent suffisamment haut : il suffira de les rappeler et de des coordonner. 
La France est en droit de reprocher au maréchal, en premier lieu, d'avoir fait de l'acceptation définitive de sa défaite l'article fondamental de la politique à suivre, et d'avoir ensuite admis le principe de sa responsabilité dans le passage de l'état de paix à l'état de guerre 
Elle peut lui reprocher en outre, comme une atteinte à sa dignité, l'accord de Montoire en tant que collaboration du vaincu avec son vainqueur, et le lui reprocher encore en tant qu'il ne consacrait pas seulement une collaboration humiliante, mais bien l'asservissement de la France à l'Allemagne, asservissement auquel, sur le terrain législatif, le gouvernement de Vichy s'est prêté en calquant sa législation sur celle du Reich, en ne se bornant pas à cela, en mettant hors la loi commune des catégories entières de Français et en organisant la persécution contre elles à l'instar de ce qui se passait sous le régime hitlérien, puis encore en livrant lui-même aux bourreaux les victimes qu'exigeait de lui le Reich comme pourquer son humiliation. 
La France est encore fondée à reprocher au gouvernement du maréchal d'avoir contribué au fonctionnement de la machine de guerre allemande en lui fournissant volontairement des produits et de la main d’œuvre, allant dans cette voie jusqu'à ordonner une véritable mobilisation au profit du Reich. 
Elle ne saurait, d'autre part, pardonner au maréchal d'avoir mis sa main dans celle de l'homme qui a déclaré souhaiter la victoire de l'Allemagne. 
Et n'est-ce point parce que son gouvernement et lui-même la souhaitaient qu'ils abandonnaient notre Indochine au Japon, qu'en Afrique du Nord ils permettaient à l'Axe de disposer de Bizerte et de la Tunisie pour le ravitaillement de ses armées en Libye, et qu'en Syrie ils accordaient aux Allemands l'usage d'aérodromes pour prêter aide à l'Irak dans sa lutte contre l'Angleterre ? 
N'est-ce point parce qu'ils la souhaitaient qu'ils autorisaient l'ouverture de bureaux de recrutement en vue de constituer des contingents pour aller se battre en Russie pour le compte du Reich, et que Pétain ne rougissait pas de féliciter des Français d'avoir endossé l'uniforme allemand en même temps qu'il rendait hommage à Hitler, sauveur de l'Europe et de la civilisation ? 
Voilà ce qu'on ne saurait pardonner au gouvernement du maréchal et encore moins d'avoir fait ouvrir le feu en Syrie contre nos alliés et les troupes françaises libres, à Madagascar contre nos alliés venant défendre Diégo-Suarez contre l'entreprise que méditait le Japon, en Tunisie contre les Anglo-Américains et les troupes d'Algérie et du Maroc, pas plus qu'on ne peut oublier qu'il a laissé notre flotte s'enfermer à Toulon où elle n'avait d'autre alternative que de se livrer ou de se détruire. 
Mais ayant ainsi résumé tous ces chefs d'accusation, il importe de dissiper une équivoque, celle qui consiste à désolidariser Pétain de son gouvernement. 
Tantôt l'on prétend qu'il n'agissait que sur la contrainte et pour épargner à son pays de plus grands maux, et tantôt qu'il n'avait pas d'autre but que de donner le change à l'Allemagne et de l'abuser sur la politique qu'il poursuivait en sous-main. 
Ces thèses ne résistent pas à l'examen. 
Lors des événements de Syrie, c'est sous sa présidence, alors que les ministres ne sont responsables que devant lui, donc doivent suivre ses directives, qu'est décidée la coopération de Vichy avec l'Allemagne et une lettre écrite par lui au général Dentz nous montre l'importance que personnellement il attachait à ce que cette politique fût suivie. 
Même documentation personnelle lors des événements de Tunisie en novembre 1942 d'où la conclusion, qui s'impose, que les ordres signés Pétain, de tirer contre les Anglo-Américains et les troupes françaises d'Algérie n'étaient que l'expression fidèle d'une politique non moins fidèle à Hitler. 
Il est fait allusion plus haut à la flotte française qui, sous les ordres de l'amiral de Laborde, malgré l'émouvant appel de l'amiral Auboyneau adjurant ses camarades de ne pas rester exposés à l'ultimatum d'Hitler, était demeurée à Toulon, comme si ces chefs l'avaient condamnée par avance à se détruire. 
Or, au lendemain de cette destruction qui privait la France d'un admirable instrument de combat, le maréchal Pétain loin de regretter que la flotte ne s'y soit pas soustraite, en gagnant le large, félicitait l'amiral de Laborde d'être resté sourd à l'appel de la dissidence. 
Plutôt le sabordage que de se joindre aux Forces Françaises libres ou à nos alliés, c'est toujours la même consigne de Pétain quand, en juillet 1943, de crainte que les navires et avions, sous la garde de l'amiral Robert, aux Antilles, ne servent aux Américains, il lui télégraphia de couler sans retard les navires et de brûler les avions. 
Au surplus, il est des manifestations et des actes qu'aucune argumentation, si subtile soit-elle, ne peut, dans les conditions où se trouve la France, expliquer en dehors d'une volonté de complaisance équivalant à la trahison. 
Comment se justifier d'avoir, au lieu de se retrancher derrière l'impossibilité d'aller à l'encontre de toute la législation, comme de toutes les traditions françaises, édicté ces abominables lois raciales dont il eût cent fois mieux valu laisser aux autorités occupantes le soin d'en appliquer les principes ? 
Comment justifier la monstrueuse création des sections spéciales des cours d'appel, avec injonction aux magistrats, d'ordre des autorités allemandes, d'assassiner par autorité de justice les malheureux qu'on leur déférait ? 
Comment justifier la création d'une Cour Suprême de Justice, avec mission d'établir, sous le contrôle de l'envahisseur, la responsabilité de la France dans la guerre, puisqu'on chargeait la cour de rechercher les responsabilités encourues dans les actes qui ont contribué au passage de l'état de paix à l'état de guerre et dans ceux qui ont aggravé la situation ainsi créée, ce qui, d'une part, tendait à mettre la responsabilité de la guerre à la charge de la France, et de l'autre, à l'aggraver du fait qu'elle n'avait pas, dès le mois de mai, demandé l'armistice ? 
Et lorsque les Magistrats, refusant de donner cette satisfaction à Hitler, se bornent à rechercher à qui incombent dans l'impréparation de la guerre des responsabilités que les débats mettront en partie à la charge de Pétain, n'est-ce point consacrer officiellement l'asservissement de la France que de dessaisir, sur l'ordre d'Hitler, la juridiction qui a pris sur elle de se dérober à ces exigences ? 
Un associé aux ordres du Führer, tel apparaît le chef d'État qui, jusqu'à la fin, a couvert de son autorité de tels actes. 
Quelques citations empruntées à ses messages ou allocutions eussent à la rigueur suffi à le démontrer, tant il est vrai qu'il est de ces phrases excluant, dans les circonstances où elles sont dites, toute possibilité d'en désavouer ultérieurement la portée. 
« Je ne fais que me répéter chaque matin que nous sommes vaincus et que la France doit renoncer à des prétentions auxquelles nous n'avons plus droit »... C’est ce qu'un maréchal de France trouve à dire à des officiers réunis pour le saluer à son passage dans une ville du Centre. 

 
« En participant à la croisade dont l'Allemagne a pris la tête, acquérant ainsi de justes titres à la reconnaissance du monde, vous contribuez à écarter de nous le péril bolcheviste »... C'est ce discours qu'adresse Pétain aux légionnaires, au début de novembre 1941. 

 
Même thème en 1944, à la fin du mois d'avril. « Quand la tragédie actuelle aura pris fin et que, grâce à la défense du continent par l'Allemagne, notre civilisation sera définitivement à l'abri du danger que fait peser sur elle le bolchevisme, l'heure viendra où la France retrouvera sa place ». 
Enfin cette dernière phrase, où l'on serait tenté de voir une ironie déplacée à l'adresse des Français travaillant en Allemagne : « Ayez sans cesse à l'esprit cette certitude que vous travaillez pour la France ». 

 
Nous pourrions ajouter qu'il a sans cesse denoncé " le vent mauvais " , qu'il n'a jamais eu un mot de compassion pour les exactions de l'occupant et de ses seides .......il aurait eu des velleités de protestations aprés Oradour et Tulle , mais nous sommes en juillet 44 , et il s'agit de temoignages oraux , pas la moindre trace d'une lettre qu'il aurait adressé à Hitler 
 C'est vrai que le 6 aout 44 ,  il denoncera les mefaits de la Milice ( avec la cinglante réplique de Darnand ) ..........mais les Alliés etaient aux portes de Paris  

 


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Charles


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MessagePosté le: Jeu 4 Juin - 04:37 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

lebel a écrit:
  
Lors de son procés , il est deja fait etat de ses accointances antirepublicaines et notamment ses liens avec la Cagoule ........l'acte d'accusation est eloquent sur son attitude , tout au long de son mandat 

Son procès??? c'est ça??? pfff, avait il une chance sur un million de s'en sortir? non, aucune et il le savait parfaitement le jour où il a accepté de prendre les Français en charge.
La république est une vaste fumisterie qui si elle avait échoué, elle serait rentrée dans les livres d'histoire comme ayant été une boucherie.
Les vainqueurs? ils font l'histoire!


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MessagePosté le: Jeu 4 Juin - 09:12 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

Ce que nous sort là Lebel, n'a rien de vraiment "historique" puisqu'il s'agit de l'acte d'accusation du maréchal pour son procés ! Je l'ai d'ailleurs dans ma bibliothèque et il acrédite la thèse du "complot" de la 5ème colonne sortie de l'opuscule d'un dénommé Albert Bayet, membre des FTP, déjà cité ici: "Pétain et la Cinquième Colonne" publié en octobre 1944 par les éditions "Franc-Tireur"...

Mais ce que Lebel ignore, c'est que cette thèse a depuis longtemps était démolie et démolie par des Historiens qui ont vraiment fait leur travail et pas par des Tribunaux d'exception !

Comment ne pas comprendre que pour pouvoir faite peser toutes les responsabilités des drames qui venaient de martyriser la France sur les épaules du vieux maréchal lors de son procés, et pour dédouaner toute la politique de la III° République, il fallait bien amalgamer les pires bruits de chiottes et rumeurs de "complots" d'extrême-droite dans des "actes d'accusation" dont les communistes étaient les maîtres d'oeuvre dans la bonne logique des procès de Moscou !

Comment ne pas comprendre que lors des années du Front Populaires, des Français aient pris conscience, avec ce qui venait de se passer en Espagne de l'imminence d'un danger "bolchevique" menaçant la France !

Comment accorder alors un quelconque crédit à ces parodies de procés dressés par les véritables vainqueurs de la "Libération" de 1945: le PCF ! Franchement là Lebel... C'est de l'Histoire dont il s'agit ici, pas de réglements de comptes politiques !

PS.- C'est un peu comme si tu me citais comme "preuve" les actes d'accusation des tribunaux de l'Algérie française...
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lebel


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MessagePosté le: Jeu 4 Juin - 13:26 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

   
        Si vous ne la connaissiez deja , une allocution pronocée par le Maréchal , le 28 avril 44 , son discours porte sur la Milice et il lui reaffirme son soutien , sans la moindre reserve , en portant sur la Resistance de terribles accusations , depourvues de toute nuance et il en vient à  souhaiter ouvertement la victoire de l'Allemagne 



 Cette allocution va bien au dela d'une quelconque declaration de circonstance , faite sous la contrainte .........suivant les justifications habituelles 
Citation:
Français,
Notre pays traverse des jours qui compteront parmi les plus
douloureux qu’il ait connus. Excités par des propagandes
étrangères, un trop grand nombre de ses enfants se sont livrés
aux mains de maîtres sans scrupules qui font régner chez nous
un climat avant-coureur des pires désordres. Des crimes
odieux, qui n’épargnent ni les femmes ni les enfants, désolent
des campagnes, des villes et même des provinces hier
paisibles et laborieuses. Le gouvernement a la charge de faire
cesser cette situation et s’y emploie. (…) Quand la tragédie
actuelle aura pris fin et que, grâce à la défense du continent
par l’Allemagne et aux efforts de l’Europe, notre civilisation
sera définitivement à l’abri du danger que fait peser sur elle le
bolchevisme, l’heure viendra où la France retrouvera et
affirmera sa place. Cette place sera fonction de la discipline
qu’elle aura montrée dans l’épreuve et de l’ordre qu’elle aura
su maintenir chez elle. (…)

Quand cela vous arrange , les ADMP ,vous faites grand cas des declarations de Petain , mais quand vous êtes dans l'embarras et que ces declarations refletent un parti pris nettement pro allemand et collaborationniste vous nous ressortez l'astuce éventée du double jeu , de la contrainte et du langage multiple !
      Pour être credibles , accordez vos violons , Messieurs 










   


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Charles


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MessagePosté le: Jeu 4 Juin - 14:13 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

lebel a écrit:
et il en vient à  souhaiter ouvertement la victoire de l'Allemagne 

Et Sarkozy est officiellement contre l'adhésion européenne de la Turquie: ses discours sont clairs sur ce sujet. Mais en réalité il n'a jamais rien fait pour stopper les négociations...
Que ce soit Sarkozy ou Pétain, ce sont des politiques, et ils font des déclarations de circonstances, c'est tout.

Oradour et Tulle sont des actes isolés, si Pétain avait commencé à se rebeller, aucun doute que les Allemands auraient pu mettre la France à feu et à sang. N'oublions pas que Paris a failli sauter!
De plus, en aucun cas Pétain ne fait de déclaration pro allemande, il est seulement contre le bolchevisme, et à cette époque seuls les Allemands luttaient contre ce danger réel.


   


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MessagePosté le: Jeu 4 Juin - 14:54 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

lebel a écrit:
            Si vous ne la connaissiez deja , une allocution pronocée par le Maréchal , le 28 avril 44 , son discours porte sur la Milice et il lui reaffirme son soutien , sans la moindre reserve , en portant sur la Resistance de terribles accusations , depourvues de toute nuance et il en vient à  souhaiter ouvertement la victoire de l'Allemagne 


 Cette allocution va bien au dela d'une quelconque declaration de circonstance , faite sous la contrainte .........suivant les justifications habituelles 
Citation:
Français,
Notre pays traverse des jours qui compteront parmi les plus
douloureux qu’il ait connus. Excités par des propagandes
étrangères, un trop grand nombre de ses enfants se sont livrés
aux mains de maîtres sans scrupules qui font régner chez nous
un climat avant-coureur des pires désordres. Des crimes
odieux, qui n’épargnent ni les femmes ni les enfants, désolent
des campagnes, des villes et même des provinces hier
paisibles et laborieuses. Le gouvernement a la charge de faire
cesser cette situation et s’y emploie. (…) Quand la tragédie
actuelle aura pris fin et que, grâce à la défense du continent
par l’Allemagne et aux efforts de l’Europe, notre civilisation
sera définitivement à l’abri du danger que fait peser sur elle le
bolchevisme, l’heure viendra où la France retrouvera et
affirmera sa place. Cette place sera fonction de la discipline
qu’elle aura montrée dans l’épreuve et de l’ordre qu’elle aura
su maintenir chez elle. (…)

Quand cela vous arrange , les ADMP ,vous faites grand cas des declarations de Petain , mais quand vous êtes dans l'embarras et que ces declarations refletent un parti pris nettement pro allemand et collaborationniste vous nous ressortez l'astuce éventée du double jeu , de la contrainte et du langage multiple !
      Pour être credibles , accordez vos violons , Messieurs 










   




Nous sommes en avril 1944. Sur le Front de l'Est, l'armée allemande commence à prendre une déculottée et il n'est pas encore question du débarquement en Normandie. Par contre, la France est en train de sombrer dans une véritable guerre civile. Je dis bien guerre civile !

Le travail d'un historien c'est de comprendre les faits !
Les attentats/provocations des communistes sont en train de livrer des centaines d'innocents à la fureur allemande. "Un climat avant-coureur des pires désordres"... Et Pétain à ce moment là, alors que la France est complètement occupée et que les collaborationnistes piaffent d'impatience, voit d'abord la défense des Français. Les bombardements alliés ont déjà fait des milliers de morts innocents, et Pétain demeure encore à ce moment là l'idole de son Peuple !
Voilà Lebel, quels sont les faits !
Et j'ajouterai puisque tu parles encore de la "Milice" qu'il aura tout de même fallu que des centaines de miliciens sans arme se fassent déquillés par les bandes communistes, avant que Darnand, furieux, exige de Laval qu'il leur fasse donner des armes ! Et quelles armes ! Uniquement des armes légères, des FM et des grenades. Ni mitrailleuse, ni mortier, ni canon...
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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Croquignol


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MessagePosté le: Jeu 4 Juin - 17:10 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

Tu rigoles ? Lebel, il est sur que Pétain voualit se payer les Juifs depuis 1918 ! S'il se contente de nous raconter l'histoire du vieux en lisant les dossier d'accusation, on n'est pas sorti de l'auberge !

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Charles


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MessagePosté le: Jeu 4 Juin - 20:35 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

Croquignol a écrit:
S'il se contente de nous raconter l'histoire du vieux en lisant les dossier d'accusation, on n'est pas sorti de l'auberge !

Mais toute l'histoire de la seconde guerre mondiale nous est racontée en fonction des dossiers d'accusation!


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ATF40


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Messages: 202

MessagePosté le: Ven 5 Juin - 00:46 (2009)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ? Répondre en citant

quand la france faiblit , elle fait appel a ses heros , un seul etait en vie , il a fait ce qu'il pouvait , a menti a la france pour la sauver quelque part , mais il n'en reste pas moins un hero de la 1ere guerre mondiale
Sur le reste , je n'ai pas a transiger .


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:51 (2016)    Sujet du message: Pourquoi le vieux Pétain ?

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