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La mort d'un flic

 
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Briard
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MessagePosté le: Mar 19 Jan - 13:48 (2010)    Sujet du message: La mort d'un flic Répondre en citant

Patrice Point est mort le 30 décembre 2009 des suites de blessures provoquées par un véhicule qui l’a volontairement écrasé contre un mur. Le véhicule était volé et conduit par des délinquants surpris en flagrant délit de cambriolage.
 
Patrice était un fonctionnaire de police compétent, loyal et intègre.
Et je ne dis pas ça parce qu’il est mort, mais parce que c’était vrai.
Il était à quelques mois d’une retraite bien méritée.

Les risques du métier, me direz-vous. C’est exact. Et vous aurez raison de le penser puisque tous les jours, nous y pensons aussi. On prend notre service, on va à l’appel, et on ne peut jamais jurer que quelques heures plus tard, aucun nom ne manquera. C’est ainsi et on le sait.

Mais notre problème n’est pas vraiment celui-ci, voyez-vous. Notre problème est que tout le monde s’en fout. La mort d’un flic semble inutile, insignifiante, tant l’écho qui y est fait est inexistant. Tant ça semble faire partie d’un jeu de société. Ou de rôles.

C’est consternant, absurde, mais l’unité de mesure de la valeur des vies humaines, l’ordre de priorité des faits quotidiens supposés intéresser, l’importance donnée à l’un de ces faits, eh bien c’est la presse qui la définit. Et la presse, elle ressemble à l’opinion publique. Elle est là pour la satisfaire, lui plaire, et lui servir ce qui la met en appétit. On ne peut même pas accabler les médias en fait, ils ont une mission d’audience, la distorsion de l’information à caler entre deux plages de pub, n’est pas vraiment leur problème. C’est la loi la plus souveraine qui soit, bien au-delà du bon sens, de la pédagogie, de l’information authentique et utile, qui dicte tout. La loi du marché.

Et puis, la mort - donc la vulnérabilité - d’un flic, c’est anxiogène pour une population qui a déjà peur de son ombre, et il ne faudrait pas que l’audimat déserte vers des programmes encore plus creux et dissimulateurs que la messe quotidienne de l’information.

La mort de Patrice a monopolisé moins de temps d’antenne radio ou télé, moins de lignes dans la presse que la météo. Là ! Ça vous parle, ça ?
Et je ne vous dis rien de Johnny Hallyday et de ses petits bobos de star shootée et expertisée, un flic ça ne chante pas.


Je ne vous parle pas non plus des sportives milliardaires qui prennent leur retraite à vingt-cinq ans, à grand renfort d’interviews pour décérébrés. Un flic attend la date limite de péremption - quand il y arrive – et il y va avec ses séquelles de blessures en service, et ses petites arthroses d’avoir trop bossé dehors et dans le froid. Mais il est content quand il y arrive, oui !
Rien non plus sur la grippe H1N1 qui risque bien moins de vous tuer qu’un accident de la route. Là, c’est nous qui vous ramassons.
Et encore moins de ces micros-trottoirs qui vous racontent la version mongoloïde débilisante de l’actualité à longueur de journaux télévisés, jusqu’à une exaspérante saturation, et qui pourtant recueillent toute votre empathie, tant la médiocrité devient le langage universel. Il neige en hiver, qu’en pensez-vous ? Noël est en décembre, c’est sans précédent depuis l’année dernière, rendez-vous compte…
 
Patrice, rien. Sa mort qui a duré trois jours s’est comptée en secondes dans la somme de ce qui est censé vous informer.
Personne n’y a trouvé un sens particulier, ou quelque chose à redire. Une fatalité. Une insignifiance médiatique. À classer dans les pertes et profits de la République.
On en a assez.
Des morts de flics, on en a tous plein le cœur et les tripes, vous ne savez pas ça, vous qui n’êtes pas confrontés à la violence. Et à la mort des autres.
L’intégrité physique d’un flic est exposée en permanence.
La mort d’un flic, c’est un sacrifice.
Pour vous. Pour votre sécurité.
Pour que vous dormiez tranquille, sans forcément investir dans une porte blindée, sans milice ou vigiles à chaque coin de rue, parce qu’on est jamais loin. Parce que ce pays sur lequel on chie au quotidien, il n’est pas si mal que ça. La violence et l’insécurité y sont bien moindres qu’ailleurs. Grâce à nous et grâce à la Loi. La police est républicaine, et il se pourrait que ça ne dure pas, et que vos gardiens de la paix et autres CompagniesRépublicaines de Sécurité, vous les regrettiez quand le privé s’en mêlera.

Je vous vois venir, là. On n’est jamais là quand il faut, c’est ça ? Et toujours là quand il ne faut pas, aussi ? Facile. Un grand classique de la rhétorique anti-flic culturellement correcte.

Vous me faites rire. Si nous cessions le travail ne serait-ce que quelques heures, vous resteriez calfeutrés chez vous, morts de peur. Mais par défaut, vous auriez une juste mesure de notre rôle. Ça n’arrivera jamais, rassurez-vous, il ne vous reste qu’à l’imaginer. Si vous pouvez. De notre côté, on a le sens du service public. Et du service rendu.
On ne demande pas grand-chose.
On ne fait pas ce métier pour être aimés, c’est impossible,Mais si le respect... le respect...

Les policiers ne l’attendent raisonnablement pas des délinquants. Ni même des petits merdeux des cités qui expriment violement leurs crises d’adolescence et autres révoltes de futurs petits beaufs consuméristes. À cet âge là, on est toujours plus ou moins con et colérique, même si ces temps-ci on approche les très hautes fréquences.
Non, le respect et la reconnaissance, on l’attend de tous les autres. Ceux qui ne nous voient pas, ne nous remarquent pas, et trouvent tout à fait normal de vivre en sécurité dans un pays libre. Ceux que l’on indiffère parce qu’on fait partie d’un système. Ceux dont le manque de considération n’est rien moins que du mépris.
Ceux-là, c’est vous et vos médias.


Vous devant vos télés et vos journaux, qui n’avez pas cherché à savoir pourquoi, comment et pour qui, un flic peut mourir écrasé par des malfrats, vous qui avez eu une phrase idiote et prévisible sur l’insécurité, et qui êtes vite passés à autre chose. Qui avez oublié que quand la sécurité est un dû pour certains, elle demeure un devoir pour d’autres.
Vous qui ne comprendrez jamais que la sécurité a un prix, et que ce prix c’est du matériel humain qui s’abime, qui se fêle, qui se casse ou qu’on démolit.

Le 30 décembre, le prix de la sécurité, c’était la mort d’un flic. Victime du devoir, comme on dit.
Et ça, vous avez le droit de ne pas l'oublier.


_________________
Fuis les éloges, mais essaie de les mériter.
F Fenelon


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MessagePosté le: Mar 19 Jan - 13:48 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 19 Jan - 18:37 (2010)    Sujet du message: La mort d'un flic Répondre en citant

Ce que je ne comprend pas, c'est que ce malheureux policier soit intervenu contre des cambrioleurs qui ne lui avaient rien fait ! N'aurait-il pas du attendre que le cambriolage soit terminé ? En attendant à au moins cent mètres des lieux du délit ?
A-t-il bien observé les instructions des Préfets sur les statistiques de la délinquence qui devaient être meilleures qu'en 2008 ? En plus le 30 décembre ! Franchement ! C'est comme les bagnoles brûlées le 31 ! 10 de moins qu'en 2008 ! Ben alors !
Ah la la, ces policiers qui font du zèle !
Sur que les cambrioleurs sont des bons "de souche"... Il ne serait pas intervenu sinon...

Il y a les policiers, mais il y a aussi des civils qui meurent sous les coups... dont on ne parle pas !

Policiers de France, réveillez-vous ! La défense de la République, c'est vous ! Pas ces politicards qui crèvent de frousse à Neuilly où Place des Vosges, dans leurs bunkers sécurisés !
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1er rcp


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MessagePosté le: Mar 19 Jan - 20:03 (2010)    Sujet du message: La mort d'un flic Répondre en citant

respect, pour lui et sa famille.
y' en à au moins un qui fait son boulot... et voilà.

on va venir à regretter Serrault dans "ne réveillez pas un flic qui dort", si la caricature n'était pas si ENORME


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lambertini


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MessagePosté le: Ven 29 Jan - 18:21 (2010)    Sujet du message: La mort d'un flic Répondre en citant

rien foutre je ne pleure pas sur un flic .ils sont payers pour
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Fréderic le Grand


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MessagePosté le: Ven 29 Jan - 18:56 (2010)    Sujet du message: La mort d'un flic Répondre en citant

Eh le nul de chez nul ! On te demande pas de pleurer sur un flic mort en service ! Mais ce qu'on veut c'est que les télés n'essaient pas de faire pleurer les gens lorsqu'un voyou se prend une branlée bien méritée !
Les trois connards qui se sont plantés avec le scooter volé, personne ne les a payé pour !

C'est tout !
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G. Orwell


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lambertini


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MessagePosté le: Ven 29 Jan - 19:05 (2010)    Sujet du message: La mort d'un flic Répondre en citant

n oublie pas le gitan ,menotté assasiné de plusieurs balles dans le dos par un gendarme, .
n oublie pas que les flics sont les larbins de l etat, et c est eux qui te feront plonger ,pour propos raciste si tu l ouvre trop.
c est les meme bourrins qui mattraque les ouvriers qui lutte pour leurs emploies
_________________
les chiens aboient et la caravane passe


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Briard
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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 10:51 (2010)    Sujet du message: La mort d'un flic Répondre en citant

lambertini a écrit:
n oublie pas le gitan ,menotté assasiné de plusieurs balles dans le dos par un gendarme, . n oublie pas que les flics sont les larbins de l etat, et c est eux qui te feront plonger ,pour propos raciste si tu l ouvre trop.
c est les meme bourrins qui mattraque les ouvriers qui lutte pour leurs emploies


N'oublie pas de préciser lambertini que celui ci s'enfuyait !!
Le gendarme n'a fait que son travail !! Toi tu parles d'assassinat, ce n'est pas ce qu'en a dit le tribunal !!
_________________
Fuis les éloges, mais essaie de les mériter.
F Fenelon


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lambertini


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MessagePosté le: Sam 30 Jan - 11:48 (2010)    Sujet du message: La mort d'un flic Répondre en citant

c est bien la preuve de leurs courrages des balles dans le dos.
mais il y a aussi des brave types dans la police, ..
mais la politique du chiffre leurs est imposés, sa ne les avantages pas.
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