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Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler
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JULES


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MessagePosté le: Sam 13 Oct - 13:32 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

                        Chose bizarre,Hitler, tout au début de "Mein Kampf" écrivit:

                      " Je deviendrai quelqu'un,mais surtout pas un fonctionnaire." 

                               Et qu'a-t-il fait? Il a fontionnarisé l'Allemagne!

       Peintre qui peut-ètre aurait eu du talent,s'il avait eu les moyens de vivre de l'Art,lorsqu'il
       veut vendre ses pauvres toiles à certains marchands,ceux-ci le repoussent....

                               Soldat, sans gloire et sans éclat, pauvre poilu au milieu de tant d'autres,
        il exècre la hiérarchie qui l'écrase et cependant,dès son ascension au pouvoir, il
        sur-hiérarchisera la vieille machine allemande,pourtant déjà bien poussée en cette voie.

                                Prolétaire,il déteste l'aristocratie.Chef,comme celle-ci vient le flatter,
          il lui fera risette.

                                 Socialiste,il se fait,dès son arrivée au pouvoir,l'homme du grand
           capitalisme.Il combat le marxisme,mais tire des théories de Marx tout ce qui peut servir
           le grand capitalisme.

                                 IL A FAIT DISPARAITRE LES CLASSES MOYENNES ALLEMANDES.

                                  Patriote! Il est Autrichien! Il aurait pu se faire naturaliser.Non!
           Et là, nul ne peut faire autrement que de s'incliner, car il a agi en démiurge,il n'est pas
           devenu Allemand,il a hitlérisé l'Allemagne.

                                   Sa grande réussite que personne aujourd'hui ne conteste,c'est
            l'unification dynamique des aspirations de toute une nation.

                                    Quand on aura lu "Mein Kampf", il sera bon de penser que ce livre 
            est, le résultat en grande partie du traité de Versailles et pour chaque Allemand
            de l'époque une Bible...

 

              


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MessagePosté le: Sam 13 Oct - 13:32 (2007)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 13 Oct - 13:57 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

Je que j'ai toujours dit; il faut juger, lorsqu'on prétend faire de l'Histoire, en se plaçant à l'époque considérée. Or lorsqu'on lit des Historiens comme Ernst Nolte ou Dominique Venner, on comprend parfaitement (et pour comprendre on n'est pas obligé d'approuver) ce qui s'est passé dans la tête des jeunes Allemands de 1920/1930, qui non seulement cherchaient désespérément un travail, mais en plus étaient humiliés et ruinés par ce Traité de Versailles qui leur paraissait extraordinairement injuste.
Il faut avoir lu les réactions de ces jeunes là lorsqu'ils voient leur pays livré aux troupes coloniales françaises (Ah, quelle erreur psychologique !) qui se conduisent en pays conquis, volant leurs maigres ressources et violant les jeunes allemandes.
Ce n'est pas faire "l'apologie du nazisme" que de le découvrir, parceque c'est la Vérité historique ! Tout simplement !
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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Morpion


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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 18:54 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

  Je viens de commander ce livre( un mois d'attente),faut quand même le dire pour voir plus clair.

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Odessa


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MessagePosté le: Lun 15 Oct - 21:55 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

  Ici, ce livre est lu par la plupart des russes,et avec le Web,les idées s'envolent aux quatre coins
  du monde,alors...


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MessagePosté le: Mar 16 Oct - 09:28 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

Oui mais... Ce livre doit rester pour ce qu'il est. Une réaction épidermique d'un ancien grand blessé de la guerre de 14/18, emprisonné (il avait donc le temps de ressasser tous les griefs qui lui passaient par la tête) qui a cristallisé toute la haine qu'il pouvait resentir sur une communauté: les Juifs !
Et c'est le grand reproche que je fais à ce type qui va devenir un assassin de masse lorsqu'il aura accédé au pouvoir.
Il en veut d'abord "aux Juifs", comme si c'était eux qui avaient pondu ce Traité disproportionné. Il en veut "aux Juifs" pour tous les maux qui accablent l'Allemagne. Et non seulement à ces Juifs Allemands qui rejoignent les bolcheviques, mais à tous les Juifs de la planète !
Et c'est pour cette raison peut-être que des Von Salomon, des Ernst Jünger, et toute cette jeunesse aristocratique allemande qui s'étaient retrouvés dans les Corps Francs, seront les plus farouches ennemis d'Hitler, allant jusqu'à fomenter un attentat contre lui.
On ne refait pas l'Histoire, malheureusement, mais on aurait pu éviter la seconde guerre mondiale; en établissant avec l'Allemagne de Weimar une sorte de "compromis", couvrant bien sur les dommages de guerre, mais en l'aidant surtout à établir un régime qui soit à l'abri des visées soviétiques. Il fallait rembourser les USA ? Là encore il fallait négocier; aprés tout, ne s'étaient-ils pas engagés eux aussi à défendre "la démocratie" ? N'auraient-ils fait ça que pour en tirer de substentiels bénéfices ? Clémenceau, dans sa haine de l'Allemand, n'a vu qu'une seul coupable: l'Allemagne ! C'était la seule façon d'éviter que Hitler n'arrive au pouvoir !

Alors, oui il faut lire ce livre, si on en a le courage. Mais on peut surtout se demander pourquoi si peu de nos responsables politiques ne l'ont pas lu au moment où il a été rendu public, et n'y ont pas vu l'avertissement des années sanglantes qui s'annonçaient.
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JULES


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MessagePosté le: Mer 17 Oct - 14:19 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

                                  LES CONCESSIONS D'ANTOINE REDIER
                                               Un auteur antinazi) 



              Elle est extraite d'un livre d'Antoine Redier.


              Conservateur,patriote et germanophobe,A.Redier prévoyait que la honteuse paix 
de 1919 engendrerait des catastrophes.Dans les années 30,il fit paraitre(chez Alexis Redier)
un ouvrage intitulé: La tragédie du Danube,dans lequel il dénonçait le traitement qu'avait subi
l'Autriche-Hongrie depuis 1919....

              En 1937,il publia chez Flammarion un autre ouvrage:Les Allemands dans nos maisons. 


              Son objet était de mettre en garde les Français car, prétendait-il,l'Allemagne
hitlérienne" s'apprêt(ait),avec une fureur accrue à revenir dans nos maisons,pour s'y vautrer
comme naguère sans doute,mais avec le ferme dessein cette fois de les abattre après usage,
de les faire sauter ou brûler toutes puis d'emporter nos meubles et nous-mêmes par derrière,
mains enchaînées,corde au cou"( page.6).
              
               On le voit,l'auteur n'aimait pas l'Allemagne et encore moins le IIIè Reich.
               Mais il estimait qu'il fallait connaître son ennemi,donc en premier lieu Hitler.... 
               Voilà pourquoi A.Redier avait pris la peine,pour rédiger son étude,de lire Mein Kampf
               avec attention...  

               Mauvaise foi de l'auteur lorsqu'il s'agit de "démontrer" que Hitler voulait anéantir  
               la France. 


               Naturellement,les passages anti-français et le racisme pro-allemand développés
dans l'ouvrage de Hitler avaient renforcé son opinion selon laquelle les nationaux-socialistes
étaient des gros méchants dont l'objectif principal était de conquérir le monde,ce qui impliquait,
en premier lieu,de détruire la France.
               L'auteur,en cela,était de mauvaise foi.Tout d'abord,il trahissait gravement la pensée
d'Hitler...
               A la page 24 de son livre,par exemple,A.Redier affirmait que,selon Hitler,la tâche
 "consist(ait),pour les fils de " de la grande allemagne,mère de toute vie"( p.652) à devenir
un jour " les maîtres de la terre""(p.686).
                L'auteur avait certes cité textuellement deux passages de Mein Kampf,mais il les
avait retirés de leur contexte.L'extrait de la page 686 avait été détaché de la "conclusion" du
livre,une conclusion en 26 lignes,donc forcément très réductrice.
                De plus,la phrase complète était la suivante:
   
                " Un état qui,à une époque de contamination des races,veille jalousement à la
                  conservation des meilleurs éléments de la sienne,doit devenir un jour maitre
                  de la terre."

                 Or,pour bien comprendre cette phrase,il est nécessaire de se reporter à la page 400
                 de Mein Kampf,lorsque l'auteur écrivait:

                   " Mais il est à craindre que l'homme,une fois aveuglé,ne continue à abattre les
                    barrières qui séparent les races,jusqu'à ce que ce soit définitivement perdu ce
                    qu'il y avait de meilleur en lui.Il ne restera alors qu'une sorte de bouillie unitaire
                    dont les fameux réformateurs que nous entendons aujourd'hui font leur idéal,
                    mais ce mélange informe signifierait la mort de tout idéal en ce monde.
                    Je le reconnais:on pourrait ainsi former un grand troupeau,on pourrait fabriquer
                    par cette pot-bouille un animal grégaire,mais d'un semblable mélange ne sortira 
                    jamais un homme qui soit un pilier de la civilisation ou mieux encore un fondateur
                    et créateur de civilisation...
                    On pourrait estimer alors que l'humanité a failli à sa mission.
                    Un Etat raciste doit donc,avant tout,faire sortir le mariage de l'abaissement où l'a
                    plongé une continuelle adultération de la race et lui rendre la sainteté d'une
                    institution,destinée à créer des êtres à l'image du Seigneur et non des monstres
                    qui tiennent de milieu entre l'homme et le singe." *

 *(Voy.A.Hitler,Mein Kampf( Nouvelle Editions Latines,conforme à l'édition française de 1934,p.400)

                   La pensée de Hitler était claire: il prétendait que,par suite du métissage,
                   le monde était promis à la déchéance. 
                   Dès lors,seul resterait capable de sauver la civilisation(donc,finalement de diriger),
                   l'Etat qui aurait su préserver les meilleurs éléments de son peuple.
                   La mission qu'en 1924 Hitler assignait à son peuple n'était donc pas la destruction
                   des autres,mais la préservation de soi en vue du sauvetage de la civilisation.... 

                   Quant au passage de la page 652,le voici remis dans son contexte:

                    " le droit au sol et à la terre peut devenir un devoir,lorsqu'un grand peuple parait
                     voué à la ruine,à défaut d'extension.Et tout particulièrement quand il ne s'agit pas
                     d'un quelconque petit peuple nègre,mais de l'Allemagne,mère de toute vie,mère
                     de toute la civilisation actuelle.L'Allemagne sera une puissance mondiale,ou bien
                     elle ne sera pas.Mais pour devenir une puissance mondiale,elle a besoin de cette
                     grandeur territoriale qui lui donnera,dans le présent,l'importance nécessaire et
                     qui donnera à ses citoyens les moyens d'exister"(p.652 )  

                     Et d'affirmer que les Allemands devaient se procurer des terres,en pensant
                     "d'abord qu'à la Russie et aux pays limitrophes qui en dépendent",surtout qu'ils
                     étaient alors livrés au bolchevisme,cette peste politique(p.653)

                     On le voit( sans vouloir faire d'apologie,juste à analyser les textes dans leur
                                   contexte)

                       1)  Hitler, lorsqu'il développait ses idées,parlait de l'Allemagne qui devait
                          devenir "une puissance mondiale" et pas la puissance souveraine du monde, 
                          comme par hasard,A.Redier avait omis cette phrase capitale(bizarre!non?),

                        2) Hitler ne souhaitait nullement agrandir son pays aux dépens de la France.
                             Certes,à cette époque(1923-1924),connaissant la politique française à
                             l'encontre de l'Allemagne,il nourrissait des sentiments très hostiles envers
                             le voisin d'outre Rhin.Mais dix ans plus tard,la situation avait déjà évolué.
                             Une première preuve fut donnée en septembre 1934:le 3 de ce mois,
                             profitant du 7ème Congrès internationale de la Route qui,cette année-là,
                             se tenait en Allemagne(la décision avait été prise avant l'arrivée d'Hitler
                             au pouvoir), Rudolf Hess monta à la tribune et acheva son discours 
                             en lançant: "Puisse le fait que le congrès de la Route ne célèbre pas son
                             25ème anniversaire en France,le pays historique de la construction des
                             routes,mais en Allemagne,ètre de bon augure pour la réconciliation des
                             deux nations." *
 *(Voy.Le Matin,4 septembre 1934,p.3)

                               Une population allemande qui respecte la France.  

                    Quelques jours plus tard,se déroula le deuxième Congrès de Nuremberg,dont
                    la date coincidait avec la victoire française de la Marne.Le correspondant du
                    Matin,Philippe Barrès,qui couvrait l'évènement écrivit:

                    " Le Journal de Francfort publie ce matin un historique des combats des
                    premiers jours de septembre 1914 où une part magnifique est faite au courage
                    de nos soldats et à la stratégie de Joffre.
                    Après les revues de ce matin,nous avons parlé de ces souvenirs avec quelques
                    chefs nationaux-socialistes,les uns anciens combattants et les autres plus jeunes. 
                    Outre les qualités des chefs et des soldats français,qualités qu'ils ne nient pas,ce
                    qui émeut ces hitlériens,c'est toute l'action de Joffre pour redresser ses cadres." *
 *(Voy.Le Matin,7septembre 1934,p.3)   

                   Etat-ce là l'état d'esprit d'un pays qui aspire à prendre sa revanche en écrasant
                   l'ennemi d'hier? Assurément non.

                      Un peuple qui se contente de savourer le bonheur retrouvé. 

                L'ambiance à ce congrès trahissait l'état d'esprit d'un peuple uniquement joyeux
                d'avor retrouvé l'espoir,après 20 ans de cauchemar.On n'y voyait ni débordement
                 militariste,ni aspiration à la revanche,ni accès de haine antisémite.
                Après avoir parcouru les rues de Nuremberg,ètre entré dans des bars,le 
                correspondant du Matin racontait:

                  "Je suis descendu dans une cave où l'on entendait des violons.C'était un café
                   chantant.Une foule de nazis écoutait un trio d'enfants "prodiges" qui faisait un
                   petit concert.Les traits de ces jeunes acteurs,leurs longs yeux,la précocité mème
                   de leurs dons ne laissait guère de doute sur leur race.C'étaient des enfants juifs.
                   La petite fille,très bien douée,recevait beaucoup d'applaudissement et mème
                   quelque argent quand elle fit la quète.
                   Dehors,on continuait d'entendre les trombones et les pas des partisans.
                   A mesure que vient le soir,la ville prend un indéniable charme.A toutes les
                   fenètres des visages,dans toutes les guinguettes des musiques et des chants..
                   On danse ici et là..
                   A toutes les devantures,Hitler ou quelque chose de lui apparait.
                   L'étranger circule dans tout cela sans difficulté.Parfois,des gens l'observent,
                   discutent sur sa nationalité probable,mais personne ne l'inquiète."( Id.)

                   Trois jours plus tard,l'envoyé spécial eut la chance d'ètre dans la voiture qui
                   suivait immédiatement celle d'Hitler..Il raconte:

                    " Je crois n'avoir jamais rien vu de pareil.
                      Sur huit kilomètres de campagne et de rues,le déchainement ininterrompu des
                      clameurs populaires,des acclamations,des rires et des larmes.L'unanimité des
                      femmes et des hommes,des vieillards et des enfants...
                      Un prodigieux mélange de sentiments nobles,de dévouement et d'hystérie...
                      Et Hitler,au milieu de tout cela,dbout dans sa voiture,saluant et souriant." *
 *(Voy.Le Matin,10septembre 1934,p1)

                      Un "petit fait vrai..."

                      Quelques semaines plus tard,P.Barrès eut l'occasion d'assister,à Magdebourg,
                      à un combat de boxe qui opposait un poids léger français,Pladner,au champion
                      allemand de cette catégorie.
                      Ce dernier était naturellement favori et toute la salle lui était acquise.Mais, Oh
                      surprise!,la victoire revint au Français,P.Barrès écrit:

                       "L'Allemand,dominé,fut battu dans les règles et j'ai assisté au retournement
                       complet de cette salle.Pas un cri de chauvinisme envers le vaincu allemand,
                       des applaudissements pour le Français par une réaction qu'on trouvera,
                       peut-ètre,excessive,mais qu'il faut surtout constater,espèce de mouvement
                       d'estime pour notre pays et qui dépassait les cordes du ring." *
*(Voy.Le Matin,25septembre 1934,p.3)

                       1936: Hitler tend la main à la France.    

               Deux ans plus tard,le 21 février 1936( donc un an avant la publication du livre 
               d'A.Redier),dans un entretien capital accordé à Bertrand de Jouvenel pour
               Paris-Midi,Hitler déclara:

               " Vous avez devant vous une Allemagne dont les 9/10ème font confiance à leur
                chef.Et ce chef vous dit: Soyons amis...!
                Oui,je sais ce que vous pensez tous,vous dites:" Hitler nous fait des déclarations
                pacifiques,mais est-il sincère?"
               Voyons! Réfléchissez.Ne serait-il pas ruineux pour nos deux pays de s'entrechoquer
               sur de nouveaux champs de bataille ?
               Vous voulez que je fasse une rectification à Mein Kampf comme un écrivain qui
               prépare une seconde édition.Si je réussis le rapprochement franco-allemand comme
               je le veux,ce sera une rectification digne de moi.Ma rectification, je l'écrirai dans le
               Grand Livre de l'Histoire." *
 *( Voy.Paris-Matin,28 février 1936).Dans son ouvrage,Georges Champeaux explique pour
 cet entretien est paru une semaine seulement après avoir été pris(Voy.G.Champeaux,
 la croisade des démocraties( Publications du Centre d'Etude de l'Agence Inter-France,1941),
 tomeI,pp.121-123)
 Notons qu'à Nuremberg,l'ancien ministre des Affaires étrangères J.von Ribbentrop
 confirma qu'Hitler était décidé à rectifier Mein Kampf non dans le texte,mais dans les actes  
 de sa politique.Face aux juges,il déclara:"Je m'aperçus que les Français qui rendaient visite
 à Hitler avançaient toujours l'argument suivant:" Oui,mais il y a votre livre Mein Kampf, où
vous exposez votre politique à l'égard de la France"...J'ai essayé d'obtenir du Fuhrer une
révision officielle de ces passages de Mein Kampf,mais le Fuhrer m'a répondu--je m'en
souviens textuellement--qu'il était décidé,par des actes,à prouver au monde qu'il avait 
changé d'avis à ce sujet,que ce qui était écrit ne pouvait ètre effacé car cela constiturait des
 données historiques,mais que sa première attitude envers la France avait été motivée par
la politique française de l'époque à l'égard de l'Allemagne et que l'on pouvait maintenant
ouvrir une nouvelle page dans l'Histoire de ces deux pays."( TMI,X,244).

    Aujourd'hui,A.Redier se retrouverait devant les tribunaux pour "apologie"...


              Quoi qu'il en soit,l'auteur avait étudié de près Mein Kampf.Et voici ce qu'il disait
              à propos de Hitler et de l'hitlérisme,lorsqu'il oubliait ses préjugés:

     " D'autres ouvriers,en France et partout se défient du socialisme et s'en écartent.
       Peu le combattent,car ils n'osent.Et parmi ceux qui le réprouvent,beaucoup seraient
       fort empèchés de le condamner pour des raisons valables. 
       Hitler a dégagé tout de suite,sous le verbiage des prophètes du parti,leur imposture.
       Dans son livre,qui est aujourd'hui le bréviaire de toute l'Allemagne, *
       il explique que les bourgeois,quand ils laissent le peuple à l'abandon et s'enrichissent
       sans se soucier d'édifier une juste et humaine législation sociale,sont de grands coupables
       car ils sèment la haine.Il faut alors que d'autres hommes prennent dans leurs mains la
       cause des masses ouvrières,et c'est la justification d'une action syndicale bien conduite.

        "Si l'activité syndicale,dit-il,se donne comme but d'élever le niveau social
         d'une classe qui est un des piliers de la nation,non seulement elle n'agit
         pas contre la patrie et l'Etat,mais encore son action est nationale au
         meilleur sens du mot."(p.53)   

        "Mais tel n'est point l'objet du marxisme,dont la mystique est inhumaire et met au
         coeur des pauvres gens les deux poisons dévastateurs et desséchants de la haine
         et de l'envie.Ses chefs cependant poursuivent un dessein substantiel et politique:
               -la conquète du poivoir.Dès lors, ils ne sont plus des apotres,mais des
         manoeuvriers de la plus abjectequalité.Ils vaticinaient au début:maintenant ils
         trahissent...
         Hitler l'a vu et il le dit: " Ils en sont arrivés,écrit-il,à  ne point souhaiter que les
         de la masse soient soulagées;car,une fois ses désirs,satisfaits,il se pourrait
         que cette masse cessat d'ètre une troupe de combat éternellement et
         aveuglement dévouée."
         Il a ici des mots durs,mais empreints de pitié,pour le peuple " incapable de toute    
         sérieuse réflexion",le peuple " qui croit toujours découvrir dans ce qu'il
         comprend le moins des vérités d'autant plus rares",le peuple,amas de braves
         gens que ses meneurs possèdent par la terreur " en disant,le poing tendu,à ceux
         qui récalcitrent:Si tu n'es pas un camarade,on te brisera le crane" 

 * Entièrement faux:Un vieux compagnon de route d'Hitler comme Julius Streicher n'avait
mème pas lu Mein Kampf en entier: " Je reconnais que je ne l'ai jamais lu entièrement.A cette
époque,ce n'étaient pas les programmes qui comptaient"( TMI,XII,350)
 Hjalmar Schacht le lut en 1930 lorsqu'il se rendit en Amérique,il y vit " Un livre écrit
en très mauvais allemand et l'oeuvre de propagande d'un homme qui s'intéressait
vivement à la politique",mais qui souffrait d'un " manque complet de compréhension pour tous
les problèmes économiques"( TMI,XII,430)." Mein Kampf,ajouta-t-il, exposait des idées
extravagantes et diffuses,il en contenait aussi de forts raisonnables"(p.431)
L'ouvrage d'A.Hitler était d'une valeur si inégale que "les journaux allemands,pendant les
quelques années qui ont suivi 1933,se virent interdire de publier de leur propre chef des
passages de Mein Kampf"( déclaration d'Hans Fritzche à Nuremberg, TMI,XVII,141).
C'est dire à quel point ce livre était considéré ni comme une bible,ni mème comme
un bréviaire. 
                
A SUIVRE....           
                        

                                  
    
                  


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JULES


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MessagePosté le: Jeu 18 Oct - 16:10 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

....Suite:Antoine Redier:

                " Hitler qui,part la suite,a vraiment voulu et réalisé de grandes choses pour le bien 
                 des masses allemandes,et a conquis ainsi le droit de juger ceux qui ne faisaient
                 profession de les servir que pour destins coupables,a poussé loin le mépris du
                 socialisme officiel. " Pas plus qu'une hyène ne lache une charogne,a-t-il 
                 écrit,un marxiste ne renonce à trahir sa patrie"
                 Il n'y a rien à dire contre une telle violence,puisque sa vie politique entière n'a
                 été que l'éclatante justification de ce jugement et d'autres de même sorte.
                 Il n'a rendu à l'Allemagne à la vie et à l'honneur que pour avoir terrassé d'abord
                 quelques hydres,dont la marxisme.

                 Le deuxième pas du jeune Hitler sur son grand chemin témoigne aussi d'une
                 perspicacité peu courante.
                 Ce barbouilleur qui, d'artiste peintre,avait dû se mettre au rang de peintre tout court ,* 
                 ne faisait peut-être pas comme ses pareils qui chantent et sifflent en passant et
                 repassant leur pinceau sur les murs: il méditait...
                
                 Un jour, l'auteur de ces lignes entrait dans un débit pour acheter un timbre-poste
                 dans un quartier populeux de Paris.Des ouvriers péroraient sur le zinc.On parlait
                 des nouvelles du jour et de ceux qui font profession de les publier,les journalistes.
                  " Ce sont des farceurs"disait l'un. Ils nous prennent pour des enfants de huit ans,
                 fit un autre,avec leurs feuilles à gros tirages,où il n'y a que des titres,des images
                 imbéciles et des histoires de brigands.On dirait qu'on les paie pour abrutir le
                 monde..."
                 Cet homme avait raison,mais occupé à boire il s'arrèta là... 

                  Hitler, quand il tenait un journal quel qu'il fut, ressentait une colère pareille,et puis
                  il réfléchissait...Il eut vite découvert que les journaux de la bougeoisie et ceux du
                  peuple appartenaient presque tous à des financiers juifs ou enjuivés,ou ne
                  subsistaient qu'avec leur l'agrément ou l'argent de ces puissants seigneurs.
                  Nous avons vu depuis comment il a tranché au couteau la question juive.
                  S'il a pris ou non la recette opportune,c'est une autre histoire...
                  Nous le verrons un peu plus tard atteint,à l'encontre des catholiques de la mème
                  rage sacrée,rage hideuse,mais qui n'est point spécifiquement hitlérienne:elle
                  est teutonique et classée comme telle depuis Jules César. **   


*( A.Redier reprend ici une vieille calomnie.Certes,Hitler fut refusé à l'académie de la peinture,
mais outre qu'il n'en était pas pour autant un barbouilleur(ceux qui ne peuvent pas devenir
des sportifs professionnels ne sont pas pour autant des handicapés physiques),en 1909-1910,
il put gagner sa vie(maigrement,certes,mais tout de mème) comme dessinateur et aquarelliste
installé à son propre compte(Voy.Mein Kampf,pp.42-43) 

**Encore une légende tenace chez les germanophobes.Dès 1915,des catholiques allemands
y avaient répondu avec bon sens:" Vouloir nier que(la théorie directement ou indirectement
antichrétienne) mise ici à la charge de la philosophie allemande ait en effet ses
représentants en Allemagne,qu'elle y joue un rôle dans la littérature et dans la vie,serait
porter atteinte à la vérité.Mais l'Allemagne ne détient pas le monopole sous ce rapport..
Partout où la culture moderne prospère,l'esprit antichrétien lève aussi la tète.
Il a opéré ses ravages en France,non moins que partout ailleurs,surtout depuis la séparation
de lamorale et de la religion à l'école.Gaudeau en attribue la cause à l'influence de la
philosophie allemande:expédient commode,mais sans valeur ici.Et si la dépendance est prise
en considération,alors l'Allemagne 'a surement pas été un apotre,mais aussi un disciple.    
L'autonomisme moderne est plus vieux que la philosophie allemande,il a pour berceau la
Renaissance italienne,où Nietzsche a trouvé les représentants les plus remarquables de sa
morale du maitre et seigneur.Longtemps avant Hegel,Hobbes a défendu l'omnipotence de
l'Etat  Rousseau la souveraineté absolue du peuple,et la politique sans morale honore son
chef dans Machiavel.
La philosophie matérialiste française,dès le XVIIIè siècle,alors qu'une puissante aspiration 
vers l'idéal aspirait la littérature allemande,atteignit déjà le comble de la perturbation,en
substituant la recherche la plus raffinée de la jouissance à toute règle morale strictement
obligatoire.La prétention qu'il existe en Allemagne une éthique antichrétienne ne saurait
donc ètre considéré comme un reproche extraordinaire.Le monstrueux de l'accusation 
française réside dans l'insinuation que cette théorie constitue le dernier mot de la philosophie
allemande et que son influence s'est plus ou moins étendue à tout le peuple allemand."
( Voy.G.Pfeilsschifter, La culture allemande,le catholicisme et la guerre( éd.L.van Langenhuysen,
1915,pp.120-1).

 A.Redier de poursuivre: " Ce qui est à l'honneur de cet homme, c'est d'avoir vu,de son taudis d'ouvrier, ce que des gens cultivés,informés et point sots continuent,dans les autres pays
d'Europe et spécialement chez nous,d'ignorer magnifiquement: la maimise de la finance
internationale,qui est elle-mème aux mains d'Israél, sur la presse de grande,information et,
par elle,sur la tète et le coeur,sur l'âme mème de la chrétienté tout entière.
Il a, ce primaire,des mots terribles,mais des mots d'artiste,quand il parle du juif.
Partout où il rencontre une pourriture,il flaire sa présence et la découvre.

      "Sitot,écrit-il,qu'on porte le scalpel dans un abcès de cette sorte,on met au jour,
       comme un ver dans un corps en putréfaction,un petit youtre tout ébloui par
       la lumière subite"(p.64)

     " Il déteste les juifs dans la mesure immense où il aime l'Allemagne;il les a détestés dès
       le premier jour,non comme par la suite pour des raisons mystiques,des raisons de race,
       mais pour le mal que, de ses yeux de jeune garçon honnète,il a vu ce qu'ils faisaient  
       à la patrie allemande.
       Il a franchi,à la déclaration de guerre,un troisième pas,un grand pas,qui l'a fait passer
       pour toujours de son Autriche natale à la grande Allemagne de ses rèves...
       Il explique,avec la candeur qui est la marque de son livre curieux,vaniteux et indigeste,
       un livre de près de 700 pages de grand format,que, tout enfant,il trouva dans la
       bibliothèque paternelle une histoire populaire de la guerre franco-allemande de 1870-71.
       Il dévora ce livre et en sortit ébloui,mais grandement troublé.

         " Voilà donc ce qu'ont fait les Allemands,la gloire qu'ils ont conquise!
           Mais pourquoi,s'écrit-il,mon père et les autres Autrichiens n'ont-ils
           pas pris part à cette guerre? Ne sommes-nous pas, tout pareils aux
           autres Allemands? Ne suivons-nous pas la mème route? Je dus conclure,
           une secrète jalousie au coeur, que tous les Allemands n'avaient pas le
           bonheur d'appartenir à l'Etat de Bismarck."


       " De ce jour, il se mit à mépriser,puis a hair, non l'Autriche allemande,mais les Habsbourg
         et leur empire bariolé. *
         Et, à la déclaration de guerre,il prit du service en Bavière plutot que de s'enroler sous
         les princes" slavisants".
 
         Quatrième et suprème démarche.La guerre est finie et perdue.

           " Le 10 novembre 1918,écrit-il, un pasteur vint à l'hopital militaire pour nous
             faire une petite allocution.Alors nous apprimes tout..et qu'il fallait accepter
             l'armistice avec confiance dans la magnanimité du vainqueur.Je n'y pus
             tenir.Il me fut impossible d'en entendre davantage.Brusquement la nuit
             envahit mes yeux; et,tatonnant et trébuchant,je revins au dortoir où je
             me jetait sur mon lit et enfouis ma tète brulante sous la couverture et
             l'oreiller."(p.203) **
 * A.Redier simplifie exagérément,au point de tomber dans le mensonge.Hitler se mit à
mépriser l'empire des Habsbourg un peu plus tard,sous l'influence d'un de ses professeurs
d'Histoire: " Qui aurait pu étudier l'histoire de l'Allemagne avec un tel professeur sans
devenir l'ennemi d'une dynastie dont l'influence sur les destinées de la nation,s'avérait
aussi désastreuse? écrit-il dans Mein Kampf( p.26)

** A.Redier a coupé le texte pour éviter de dire que ce pasteur prévoyait qu'une paix très
dure serait imposée à l'Allemagne.Hitler se rappelle que,les larmes aux yeux, le "vieil
homme" déclara " qu'à l'avenir notre patrie serait exposée à une dure oppression,parce que
maintenant la guerre était perdue et que nous devions nous en remettre à la grace du
vainqueur"( Voy.Mein Kampf,p.203)
 Cette paix dure,injuste,scandaleuse,était à l'origine de l'hitlérisme,mais ça,
 A.Redier,ne voulait absolument pas le reconnaitre...


A Redier écrit plus loin: " On a mis dans la tète de la multitude que l'autorité était dans
                                      le nombre....
                                      C'est évidemment ingénieux, mais c'est absurde,elle est dans
 la valeur propre de la personne qui commande.  "Un homme en vaut un autre"disent nos
 primaires.  " Il n'y a pas d'homme nécessaire",proclamaient les grands ancètres...
                                      A ces sottises Hitler répond, comme frait un enfant bien élevé
 qui a reçu tour à tour des gifles et des gâteaux et sait qui les lui a données et de quelle
 main experte:" Un vrai maitre ne peut pas ètre remplacé ni un grand poète,ni
                       un grand penseur,ni un grand homme d'Etat,ni un grand général."
                              Il ajoute, ce qui est d'une évidence bien lumineuse,mais un peu
 offensante pour les diseurs de sornettes dont la terre est aujourd'hui couverte:

                       " Renoncer à rendre hommage à un grand esprit,c'est se priver
                         de la force immense qui émane des hommes et des femmes
                         illustres..C'est une force que de respecter un homme de génie,
                         ce n'en est pas une que de respecter la masse."( p.352)

                      Il est féroce pour la majorité,et je veux bien que ce soit un blasphème,
                mais c'est un excellent blasphème,dont il faut le louer.Tout ce qu'il dit de l'inepte loi du
                nombre est d'une sagesse élémentaire.:

                       " On a plus de chance,assure-t-il,de voir un chameau passer par le
                         trou d'une aiguille que découvrir un grand homme au moyen
                         d'une élection"
                         Et encore: " Les représentants de la majorité,c'est-à-dire de la
                         sottise,ne haissent rien plus violemment qu'un homme supérieur"

                        
                          Chacun sait que la loi des lois pour le syndicalisme révolutionnaire qui a
              mis en esclavage le monde ouvrier,c'est que tous les travailleurs se valent et qu'il n'y a
              pas lieu de distinguer entre un manoeuvre et un ouvrier qualifié.
                          C'est absurde,mais c'est admis....

                          Pas pour Hitler,qui, donnant tranquillement la préférence aux maximes
                          sages sur les aneries,entend qu'on juge chacun sur la qualité de son travail.

                          Nous vivons, en démocratie parlementaire,sous le régime de 
               l'irresponsabilité.Je ne vais pas louer l'Allemand Hitler de ressentir du mépris pour
               un tel régime. Il n'est,en cela,qu'un homme de l'espèce la plus banale,un homme
               qui sait que deux et deux font quatre et le dit sans y penser...
                         Je ne le loue donc pas,mais je note qu'il a un sens parfaitement droit,
                vigoureux et digne d'estime, des conditions du commandement à tous les degrés,
                savoir: liberté d'action totale,autorité sans condition sur le subordonné,responsabilité
                sans limite vis-à-vis du ou des supérieurs.
                          Ce n'est pas tout à fait,en France, le cas de nos ministres, qui ont loisir de
                faire les pires folies et, à l'heure du chatiment, de nous tirer la révérence...

                           Hitler ne voulait pas de cela quand il était encore un ouvrier.
                           Il est aujourd'hui Fuhrer-Chancelier du Reich et ne le veut pas davantage.
                           Il a raison,et l'Allemagne s'en trouve bien...

                           Dans la bourgeoisie libérale,où l'on se pique de mépriser la politique,on
                professe que l'économique, à l'heure qu'il est,doit primer tout le reste dans la
                conduite des peuples.
                           Hitler répond qu'on " ne meurt pas pour une affaire,mais pour un idéal"
                            (p.164)   

                           Et il propose au peuple allemand de s'incliner "devant des dieux plus nobles
                           que l'argent"( p.435)

                           A cela nos libéraux répondront qu'il ne s'agit pas de chevaucher des chimères,
                mais de conduire les affaires publiques avec prudence.Ces bourgeois,amis non de la
                mesure,haute vertu française,mais du juste ou sot milieu,n'ont pas de plus sévère
                souci que de se tenir en politique à égale distance des partis violents.

                           Hitler réplique qu'il faut agir nationalement,avec toute la fougue qu'exigent
                les solutions extrèmes.Il a ainsi vaincu, ce juste,les extrémistres allemands qu'il
                avait devant lui.Il a bien fait.Et prenons garde à nous.

                           Il ne propose d'ailleurs à ses compatriotes que des vertus substantielles et
                fécondes, celles justement dont la démocratie n'a cure: le goût de l'effort,l'audace,
                l'esprit de décision.
                           Il a sur la discrétion,vertu virile,vertu des forts,maitres d'eux-mèmes,
                des mots pleins de bonheur...
                           Il recommande le travail pour lui-mème,pour les joies et l'honneur qu'on en
                tire,et il chante les louanges de ce qui vaut plus que tout ici bas,car il n'est de
                grandeur humaine qu'à ce prix: l'esprit de renoncement....
                           Plus humble,mais non moins nécessaire,est la vertu de propreté.
                           La démocratie française a bourré de stupidité, par le truchement d'instituteurs
                 révolutionnaires, la tète de nos paysans et elle a volontairement laissé leurs pieds
                 dans le fumier.

                          L'Allemagne hitlérienne connait ce luxe,ce grand luxe des pauvres:la netteté
                 des maisons,des jardins,des vètements et des ongles.

                           Enfin, il a pensé qu'il est sans doute excellent d'aimer l'humanité,mais à
                 condition que ce soit d'amour pratique,agissant,efficace,et qu'alors il est
                 élémentaire d'éprouver d'abord sur ses proches sa capacité de tendresse.
                           Bref il a prié ses compatriotes de commencer par le commencement..
                           Que chacun aime sa famille en premier lieu, et puis son village,et que tous
                 ensemble donnent leur coeur à la patrie allemande.
                            Là il a frappé juste.La farce de l'internationalisme est la plus redoutable
                 entreprise qui ait encore été conçue contre l'humanité.
                            Cette humanité qu'on prétend adorer,en fait on la dessert et on la bafoue,
                  puisque pour le mieux voir on regarde par-dessus la tète de ses proches.
                            On ignore ceux-ci,ce qui déjà serait grave,et bientot, ce qui devient 
                  atroce, on arrive à les hair et finalement à se battre au couteau,au nom de gens 
                  qu'on ne voit pas,contre ceux qu'on connait.
                              Ainsi on court à un régime de haine et de poing tendu: c'est à quoi nous
                   avons abouti en France.
                              En Allemagne,il n'est plus question de pareilles histoires,l'objectif 
                   suprème de l'ouvrier Hitler ayant été, dès le premier jour de se dresser seul en
                   avant des masses internationales et, par la vertu de sa parole et du feu qui
                   brûlait en lui,de les nationaliser:

                           " Je me suis adressé,a-t-il écrit, à des hommes qui croyaient le
                             contraire de ce que j'avais à leur dire et qui voulaient le contraire
                             de ce que je croyais nécessaire."( p.464)

        
                  Mais comment a-t-il réussi?
               
                  Parce que ses idées sans doute étaient justes et opportunent, et c'est une bonne
                  raison.La seconde raison,excellente aussi,c'est sa méthode.
                  Pour fixer cette méthode.Il a d'abord défini son but.
                  Ce but,au lendemain d'une guerre qui a mutilé et humilié la patrie,sera le
                  rétablissement de la puissance nationale.
                  Hitler,c'est exactement Scharnhorst après Iéna.

                   " Il ne s'agit d'ailleurs pas,explique-t-il, de se demander:Comment
                     fabriquerons-nous des armes?mais: Comment créerons-nous l'esprit
                     qui rend un peuple capable de porter des armes ? Dix pistolets dans
                     les mains d'un lâche ne valent pas mieux qu'un gourdin dans celles
                     d'un brave.Il faut restaurer dans les coeurs allemands la volonté de
                     vivre,et pour cela la grande affaire n'est pas de pérorer devant les
                     éléments restés sains,il faut s'emparer de la masse, qui est antinationale" 

                     et la retourner comme une crèpe.en fait,il va se trouver en présence d'une
                     armée haineuse de 15 millions de marxistes,démocrates et autres pacifistes.
                     Ces foules,il pose en principe qu'avant de rien entreprendre pour le salut de
                     l'Allemagne,il arrachera violemment de leurs coeurs et de leurs cerveaux le
                     Poison international.
                     Pour ce but,la conquète des masses à l'idée du relèvement national,quels
                     moyens prendre?
                     Là non plus,Hitler n'a rien inventé.Il a pris ceux qui dans tous les temps et tous
                     les lieux ont porté et porteront sur cette matière humaine bien définie qu'on
                     appelle la multitude.Notamment,il a emprunté à ses ennemis les démagogues
                     une certaine recette infaillible.
                     Nous avons vu en France,pendant la période électorale qui a abouti au triomphe
                     du Front populaire,quel parti les fauteurs de haine ont pu tirer de certaines
                     formules magiques comme celle des "Deux cents familles".
                     On désignait nommément aux plus basses convoitises deux cents trésors faciles
                     à prendre et dont chaque électeur pensa tout de suite que, s'il votait rouge,il
                     aurait sa bonne part.

                     C'était ignoble,mais d'excellente psychologie.Il faut présenter aux masses des
                     notions claires et peu nombreuses et les répéter sans se lasser.
                     Hitler a fait dans sa carrière pour la conquète du pouvoir un nombre inimaginable
                     de discours devant des auditoires dont je n'ai pas besoin de dire que,les choses
                     se passant en terre allemande,ils furent presque toujours colossaux.
                     Ces foules,il n'a cessé de répéter,crier,hurler les mèmes choses...

                     Il a,bien entendu,fait appel aux sentiments beaucoup plus qu'à l'intelligence.
                     Comptant sur la parole,et sur la sienne,pour s'emparer de toute l'Allemagne,il s'est
                     mis en devoir de communiquer aux foules son propre enthousiasme,enflé le leur.
                     Quand il avait bien jeté dans l'exaltation toute une salle,toute une ville,toute une
                     province,il recommençait,se répétait,donnait aux foules éberluées la joie de 
                     s'exciter à nouveau deux fois,trois fois,dix fois,jusqu'à épuisement.
                     Alors il était  leur maitre et sans retour...

                     Aujourd'hui les Allemands sont, selon son voeu,en état de porter d'un bras solide
                     les armes puissantes et nombreuses dont il les a dotés. *
                     Il n'y a plus de traité de Versailles,plus de vainqueurs,mais une Allemagne casquée,
                     fière, qui a faim peut-ètre, ** mais que soulèvent de hautes passions.
                     Pour l'heure,elle n'en demande pas plus,car elle est ivre:ses enfants l'aiment et
                     ils prèts pour elle aux derniers renoncements.

                     Des mondains,des hannetons,qui ne savent rien,mais parlent de tout,
                     continuent de colporter qu'Adolf Hitler est un imbécile heureux,un jouet dans la
                     main de plus puissants maitres.
                     Hitler est un grand chef,qui sait ce qu'il veut et qui jusqu'ici a fait ce qu'il a voulu.
                     Et si nous ne nous mettons pas en mesure de barrer,pour ce qui nous concerne,
                     la route aux desseins de cet homme,nous sommes perdus... ***

                     Dans les pages suivantes,A.Redier attaquait le racisme d'Hitler,mais il répétait:

                        " J'ai dit qu'il n'avait rien inventé,mais seulement exprimé,comme
                          le font encore tant de bonnes gens dans les chaumières,la sagesse
                          des siècles: en cela il a étéet restera grand."(p.21)

                                     Hitler était venu montrer la voie à l'Occident.
                         
                       Autant de propos qui,aujourd'hui,vous mèneraient droit au tribunal.
                       Quoi qu'il en soit,les concessions d'Antoine Redier sont très importantes.
                       Elles confirment que Hitler n'était pas un Attila  ou un monstre sorti de l'enfer.Non,
                       il était venu pour montrer la voie à l'Occident en déroute.
                       Un peu partout dans le monde,d'ailleurs,des gens lucides,comme Adrien Arcand
                       au Canada,Jean Boissel en France,comprirent qu'il fallait l'entendre et s'entendre,
                       qu'entre le capitalisme et le bolchevisme mortifères,cette voie semblait la meilleur...

                                                                 FIN...
                       
                           
                                                      
                         
         
                         
              




                   

   
                     

         


                 
                             


   


Dernière édition par JULES le Sam 20 Oct - 18:23 (2007); édité 22 fois
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MessagePosté le: Jeu 18 Oct - 16:37 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

Certes mais ces lignes datent d'avant 1939 ! Elles doivent donc être prises dans le contexte de l'époque. Il est vrai qu'en matière économique Hitler n'y connaissait rien de rien... Il pensait, comme tous les êtres frustres, qu'il suffisait de la force et de la violence politique pour résoudre tous les problèmes de l'Allemagne. Et comme il rendait "Les Juifs" responsables, avec le Traité de Versailles, de la misère de son pays, il pensait qu'en "traitant" ces problèmes il résoudrait la crise. On sait, hélas, comment celà a fini,la lâcheté des hommes politiques de la III° République faisant le reste.
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Moïse


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MessagePosté le: Lun 17 Déc - 20:28 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

 Hitler a montré la voie à l'Occident ? C'est nouveau çà !!!!

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VonBluhm


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MessagePosté le: Lun 17 Déc - 21:14 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

Pas eu le courage de tout lire...
Juste une correction au hasard: Hitler a bien demandé la naturalisation allemande et l'a obtenue.

Citation:
Hitler était venu montrer la voie à l'Occident.

Quelle voie svp? ...


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MessagePosté le: Lun 17 Déc - 22:19 (2007)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

Moïse a écrit:
 Hitler a montré la voie à l'Occident ? C'est nouveau çà !!!!



C'est une citation Moïse, une citation !
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Roro II


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MessagePosté le: Jeu 8 Juil - 17:47 (2010)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

Le livre de Benoit-Méchin écrit 8 mois avant le conflit,
rien à voir avec certains délires écrits ici ou là,
à lire et à relire pour cerner l'auteur de Mein Kampf.



http://liberation-44.forumactif.net/bibliotheque-f46/eclaircissements-sur-m…
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Jeu 8 Juil - 18:46 (2010)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

L'analyse que faisait Benoist-Méchin est, comme son "Histoire de l'Armée Allemande", d'une redoutable clarté !
Non seulement nos responsables (sic) politiques n'avaient pas du lire une seule ligne de Mein Kampf, mais ils n'avaient rien retenu des écrits de cet extraordinaire connaisseur de "l'âme allemande" !
Pourtant BM était invité dans les "Dîners"... Quelques jours avant le déclenchement des hostilités entre la France et l'Allemagne il avait été éberlué d'entendre le général Gamelin, généralissime des armées françaises, dire le plus sèrieusement du monde, que le régime national-socialiste s'écroulerait au premier coup de canon et que le peuple allemand mettrait imméidtament fin à la guerre !

On comprend alors pourquoi il devait devenir un ultra-collaborationniste !
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MessagePosté le: Ven 9 Juil - 19:18 (2010)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

Pour comprendre Benoits-Méchin il faut lire les trois tomes de "A l"épreuve du temps" ! Et ne pas s'en tenir à son "admiration pour le national-socialisme" comme dirait Lebel...
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G. Orwell


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MessagePosté le: Lun 12 Juil - 19:03 (2010)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler Répondre en citant

Benoist-Méchin, ultra collaborationniste ne savait pas quoi faire pour plaire à Hitler ! Pour preuve cette histoire rocambolesque du retour des cendres de l'Aiglon au Panthéon !
Ridicule !
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:08 (2016)    Sujet du message: Mein Kampf( Mon Combat)Adolf Hitler

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