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L'élection d'Adolf Hitler
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Fréderic le Grand


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 11:03 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Bien sur, les fonctionnaires pouvaient démissionner ! Et laisser la place aux types de la Gestapo ! Qu'est-ce qu'il faut être con pour sortir des âneries pareilles ! Et ça se dit historien !

Laughing
_________________
"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire"
G. Orwell


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 11:03 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Roro II


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 11:28 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Comme l'Admin l'a souvent souligné depuis 2 ans 1/2,
IL FAUT SE REMETTRE DANS LE CONTEXTE DE L'EPOQUE.

Quelques faits "réels" pour saisir certains évènements
et approcher la "vérité" au plus près :

LES CAMPS DE CONCENTRATION 

+ Une " mesure brusquée " et légale.

Ces précisions effectuées,j'en viens à la création des camps.
Je rappellerai tout d'abord que celle-ci n'avait pas été,au départ,
prévue par les nationaux-socialistes
(elle n'apparaissait ni dans le programme public,
ni dans un quelconque document interne du Parti).
Elle fut une " mesure brusquée " pour parer à la menace communiste.
A Nuremberg, H.Göring souligna:

" (..) l'idée des camps de concentration fut une mesure brusquée prise


contre les fonctionnaires du parti communiste qui, à cette époque,étaient
des milliers à nous harceler . "(TMI,IX,448).



J'ajoute que leur ouverture s'est effectuée dans la plus stricte légalité,
elle était conforme à l'article 48, alinéa 2, de la Constitution
de Weimar qui concernait la protection du peuple et la lutte
contre les citoyens susceptibles d'attenter à la sûreté de l'Etat.








Des détenus bien traités.


Il est d'ailleurs incontestable que les détenus internés en 1933
 furent généralement bien traités et que plusieurs milliers bénéficièrent
 d'une libération au bout de quelques mois.
A Nuremberg,l'ancien secrétaire particulier d'H.Göring, Paul Körner,
 vint témoigner.

Voici ce qu'il répondit à propos des camps:









Dr Stahmer:" Connaissez-vous les traitements qui étaient infligés
aux internés de ces camps ?



Témoin Körner:" D'après ce que je sais,ils furent toujours bien traités.

Dr Stahmer:" Avez-vous entendu parler des camps de concentration "officieux " ?

Témoin Körner: 3 Oui,en 1933 on en a créé en différents endroits. "

Dr Stahmer:" Qui, " on " ?

Témoin Körner: " Je me souviens qu'un camp a été créé à Breslau par l
e Gruppenführer SA Heines.Un autre fut créé à Stettin.J'ignore s'il en existait d'autres. "

Dr Stahmer:" A Stettin ? "

Témoin Körner:" Je crois qu'il fut créé par Karpfenstein,mais je n'en suis pas très sûr. "


Dr Stahmer:" Et que sont devenus ces camps ? "

Témoin Körner:" Lorsque le Reichsmarschall (Göring) en a entendu parler,
il mes a fait dissoudre immédiatement parce qu'ils avaient été créés sans son consentement. "

Dr Stahmer:" Quelle était l'attitude du Reichsmarschall lorsque lui parvenaient
des plaintes à ce sujet ? "


Témoin Körner:" Il les a toujours prises en considération. "

Dr Stahmer:" Connaissez-vous des cas où il ait pris des mesures sévères ? "


Témoin Körner:" Je me souviens du cas de Thälmann "

Dr Stahmer:" De quoi s'agissait-il ? "

Témoin Körner:" Le Reichsmarschall avait appris que Thälmann n'avait pas été
 traité de façon dont il aurait souhaité qu'il le fût.Il prit immédiatement l'affaire en main
 et convoqua Thälmann ."

Dr Stahmer:" Qui était Thälmann ? "

Témoin Körner:" C'était l'un des dirigeants du parti communiste allemand
et député communiste au Reichstag. "


Dr Stahmer:" Et que lui a dit le Reichsmarschall ? "
Témoin Körner:" Il le fit venir dans son cabinet et lui demandales raisons précises
de sa réclamation. "


Dr Stahmer:" Et ensuite ? "

Dr Stahmer:" Thälmann,soupçonnant un piège,se montra d'abord très réservé.
Lorsqu'il vit que le Reichsmarschall lui parlait d'une manière très humaine,il se rendit compte qu'il pouvait parler librement.Il déclara au Reichsmarschall qu'à différentes reprises il n'avait pas été convenablement traité.Le Reichsmarschall promit qu'il y mettrait ordre immédiatement et donna des instructions à cet effet.Il demanda également à Thälmann de l'avertir chaque fois que cette situation se reproduirait.En outre,il ordonna
qu'on fasse parvenir toutes les plaintes formulées par Thälmann. "
(TMI,IX,164-5).





Quelques jours plus tard,H.Göring confirma cette déposition
et y ajouta quelques précisions.
Interrogé par son avocat,il déclara:








Dr Stahmer:" Avez-vous surveillé le traitement des prisonniers ? "


Accusé Göring:" Naturellement,j'ai donné des instructions pour que
de telles choses (les mauvais traitements sur des internés) soient supprimées.
Cela a plus ou moins eu lieu,évidemment,comme je viens de le dire.
J'ai toujours indiqué que ces faits ne devaient pas avoir lieu,parce que je voulais 
qu'une partie de ces hommes fût gagnée à notre cause. "

Dr Stahmer:" Avez-vous agi,lorsque vous avez eu connaissance de ces excès ? "


Accusé Göring:" Je ne me suis occupé des camps de concentration que jusqu'au
printemps 1934,il y en avait deux ou trois en Prusse.Le témoin Körner a déjà mentionné
le cas de Thälmann.Je voudrais en parler brièvement,car c'est le plus important,
étant donné que Thälmann était le chef du parti communiste.Je ne puis plus indiquer aujourd'hui qui m'a fait remarquer que Thälmann avait été frappé.Sans avoir été informé par la voie hiérarchique et par les services compétents je l'ai fait venir immédiatement chez moi,dans mon bureau,et je l'ai
questionné en détail.Il m'a dit qu'au début surtout,il avait été frappé
au cours d'interrogatoires.
Comme le témoin qui assistait à l'entretien l'a déjà dit,j'ai alors dit
à Thälmann que je le regrettais et j'ai même ajouté:
" Mon cher Thälmann,si vous aviez eu le pouvoir,vous ne m'auriez pas frappé,
mais vous m'auriez immédiatement coupé la tête. ",et il a acquiescé.
Je lui ai dit ensuite qu'à l'avenir si quelque acte du même genre se reproduisait
 contre lui ou contre d'autres,il devrait me le communiquer immédiatement.
Je ne pouvais pas être toujours là,mais ce n'était pas par ma volonté que
 ces actes de cruauté avaient été commis.
Pour expliquer ce cas,qui était un cas typique,je veux insister sur le fait que,
plus tard,la femme de Thälmann vint me demander du secours et que
j'ai répondu immédiatement à sa lettre.
J'ai,à ce moment-là également,et je pourrai le prouver,financièrement aidé
 des familles d'internés autant qu'il fut nécessaire.
A cette occasion,je voudrais citer les camps de concentration "officieux ",
dont on a parlé et qui tombent sous le coup du redressement des abus.
Tout d'abord,je les ai ignorés,puis on m'a cité un tel camp dans les environs
de Stettin.
Il avait été créé par Karpfenstein,ancien Gauleiter de Poméranie.
J'ai immédiatement fermé ce camp.Mon avocat se souviendra que,
indépendamment de moi,il a reçu à ce sujet,pendant le Procès
,des renseignements d'un interné que je ne connaissais pas du tout.
J'ai fait poursuivre par le procureur général les coupables qui s'étaient permis
des actes de cruauté et les ai fait traduire devant un tribunal,ce qui,
peut être prouvé.Karpfenstein fut expulsé du Parti.
Un second camp fut découvert à Breslau,il avait été créé par Heines.
Je ne sais pas ce qui s'y est passé.En tout cas,c'était un camp que
 je n'avais pas autorisé.
Je l'ai immédiatement fermé,dissous.Heines était un des collaborateurs
les plus intimes de Röhm,dont je parlerai ultérieurement.
Autant que je me souvienne,je ne puis plus indiquer l'endroit exact
des environs de Berlin où existait un autre camp de concentration non autorisé,
institué secrètement par le chef des SA de Berlin,Ernst,
que j'ai toujours soupçonné d'actes de cruauté.
Il a également été fermé et Ernst était l'un de ces personnages troubles
 qui furent éliminés lors du putsch de Röhm.
Nous avons la possibilité d'interroger des internés des camps de concentration
de cette époque,1933,début 1934,afin de savoir si,à ce moment,se passait
ce qui eut lieu ultérieurement. "








Dr Stahmer:" Avez-vous,après la consolidation du pouvoir,libéré beaucoup
de prisonniers internés et à quel moment ? "



Accusé Göring:" Pour les fêtes de Noël 1933,j'avais ordonné que fussent libérés
les cas les moins dangereux ou ceux dont on avait l'impression qu'ils étaient adaptés
à leur situation nouvelle.Je crois qu'on avait déterminé le chiffre de 5 000.Je répétai ce geste en novembre 1934,avec 2 000 internés.J'insiste sur le fait qu'il s'agissait que de la Prusse.A ce moment,si mes souvenirs sont exacts,mais je ne puis le dire exactement,un camp fut dissous ou du moins provisoirement fermé.C'était à une époque où personne ne soupçonnait que les camps
deviendraient l'objet d'une enquête judiciaire internationale. "
(TMI,IX,281-3).





Nous devons connaître "l'ensemble" et non de "petits bouts" de l'Histoire,
suivant le "message" que l'on veut transmettre.
Quand de jeunes étudiants ou mêmes de nombreux adultes
prennent pour argent comptant des "mensonges" tel que:

" La ruse nazie" ou encore " Hitler avait écrit (entre les lignes ?)
dans son ouvrage Mein Kampf :LA SOLUTION FINALE !!
alors qu'aucune personne ayant lu ce livre n'est capable d'en citer
la page ?

Ce n'est plus de l'Histoire,mais tout simplement de la propagande....

CONVAINCRE ET NON VAINCRE !
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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lebel


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 11:48 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

- Quand vous aurez compris que :
   -C'est Pétain qui a sollicité un armistice , qu' Hitler lui a accordé à SES conditions
   - Que ces conditions n'etaient pas discutables et que Pétain les a TOUTES acceptées 
   - Un armistice , s'il n'etait pas une capitulation , etait en faiit une soumission totale au vainqueur , quels que soient les concessions  temporaires , la Flotte , la zone libre , l'Empire
    - les Allemands violèrent à leur convenance les accords d'armistice 
     _  la politique de collaboration instaurée par Petain convenait aux allemands qui , en laissant à Vichy l'illusion de souveraineté , s'assuraient un régime à leur botte 
-  Vichy , bon gré , mal gré,  a ,  pendant 4 ans , avalisé les diktats de l'occupant 
  -Si Vichy n'etait pas un allié de l' Allemagne ni un cobelligerant ( ce dont Hitler ne voulait pas )
 , il n'etait qu 'un etat satellite ! 


  Demontrez moi le contraire 


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Roro II


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 12:05 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

lebel a écrit:
- Quand vous aurez compris que :    -C'est Pétain qui a sollicité un armistice , qu' Hitler lui a accordé à SES conditions
   - Que ces conditions n'etaient pas discutables et que Pétain les a TOUTES acceptées 
   - Un armistice , s'il n'etait pas une capitulation , etait en faiit une soumission totale au vainqueur , quels que soient les concessions  temporaires , la Flotte , la zone libre , l'Empire
    - les Allemands violèrent à leur convenance les accords d'armistice 
     _  la politique de collaboration instaurée par Petain convenait aux allemands qui , en laissant à Vichy l'illusion de souveraineté , s'assuraient un régime à leur botte 
-  Vichy , bon gré , mal gré,  a ,  pendant 4 ans , avalisé les diktats de l'occupant 
  -Si Vichy n'etait pas un allié de l' Allemagne ni un cobelligerant ( ce dont Hitler ne voulait pas )
 , il n'etait qu 'un etat satellite ! 


  Demontrez moi le contraire 

Mon papa "feu" Roro 1er a déjà parlé des responsables de cette guerre 39/45.
 Merci de conserver les cours cher ami.
http://forumfrance-en-guerres.xooit.fr/t1072-L-assassinat-de-la-republique-…
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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boisbouvier


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 15:00 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Comme le dit Henri Frenay dès 1940 : "l'armistice profite aux Allemands mais il nous profite aussi à nous".
Chacun a cherché à "rouler" l'autre.
Qui  a gagné ?
La réponse on la connait grâce à Bormann qui a consigné dans ses "Bunkergespräche" l'opinion de Hitler sur l'armistice (en février 1945).
"Notre plus grosse faute fut l'armistice. Abetz nous a trompés. Nous n'aurions pas dû le suivre".
Dans "La France dans l'Europe de Hitler" de Eberhardt Jäckel.
Ce fut le mérite de Laval d'avoir su établir un contact personnel avec Abetz et l'intelligence politique de Pétain de rappeler Laval en avril 42 quand ça allait se gâter pour nous du fait des défaites de l'Allemagne en Russie et avec l'entrée en guerre des E-U.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


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François Delpla


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 16:33 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Roro II a écrit:

Quand de jeunes étudiants ou mêmes de nombreux adultes
prennent pour argent comptant des "mensonges" tel que:

La ruse nazie"


d'après vous les nazis n'ont jamais trompé personne ?


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François Delpla


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 16:36 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Roro II a écrit:
François Delpla a écrit:
(...)
Le fait qu'il revienne à sa formulation fautive, comme le chien de la Bible à son vomissement, et qu'il soit soutenu dans cet errement par tout un fan club, m'interpelle.


B'en c'est déjà ça ! moi c'est à 45 ans que ce "déclic" s'est fait entendre !
comme nous sommes de la mème "classe 48 " année de la naissance
d'un nouveau pays, est-ce un signe du tout-puissant ? il te reste cher François
de belles années pour comprendre.....


je pose une question précise et Michel m'aide car il récidive ci-contre.

Hitler n'a jamais été élu.
Cela sert à quoi d'affirmer qu'il l'a été ou de soutenir quelqu'un qui l'affirme, puis recule un peu quand on lui met le nez sur l'erreur, puis y revient comme si de rien n'était ?


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Roro II


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Messages: 885
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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 17:54 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Suite....

Très peu de prisonniers politiques.

Ces dernières considérations m'amènent à citer des chiffres connus.
A Nuremberg,l'avocat de la Gestapo rappela sans être contredit
 qu'en 1939,dans les camps, il y avait 20 000 personnes en détention
dite " de protection ",dont la moitié environ étaient des " politiques ",
les autres étant des détenus de droit commun (criminels,voleurs,violeurs...) 
 (TMI,XXI,548).


A la même époque,sur les 300 000 personnes qui se trouvaient
en prison,le dixième y était pour des délits dits politiques (Id).
On arrive à un total de (10 000 + 30 000=) 40 000 détenus
 "politiques" sur une population totale d'environ 80 millions
de personnes,c'est-à-dire 0,05% de la population.
Comme dictature,on fait mieux...

Les réfractaires n'étaient pas tous en prison.


Allons plus loin en damettant que ces chiffres aient été sous-évalués.
Multiplions-les arbitrairement par 5 ( + 500 %).
Supposons qu'en 1939,il y aurait eu non pas 40 mais 200 000 détenus
politiques en Allemagne.
Comparons cette estimation aux résultats officiels de plébiscite
du 19 août 1934,lorsque la population allemande fut invitée à se prononcer
sur la loi du 2 août 1934 qui fusionnait les pouvoirs du président
du Reich avec ceux du chancelier.
A l'époque,il y eut 4 294 654 votesnon " et
 872 296 bulletins blancs ou nuls.
Soit 5 166 950 personnes qualifiées de "réfractaires
 au régime national-socialiste.*
Jean Daluces ajoute que d'après les " nazis eux-mêmes ","un plébiciste sans pression et sans manoeuvre où le vote secret
aurait été intégralement respecté pouvait donner,pour l'ensemble du pays,
de 30 à 40 % de NON au lieu de 12 %  " **


Là encore admettons.On en déduit qu'en 1934,il y aurait eu non pas 5,
mais environ 15 millions de " réfractaires" au régime hitlérien.
Par conséquent,si,vraiment,les milliers d'agents de la Gestapo
(policiers,mouchards..) avaient impitoyablement traqué et envoyé
dans des camps les opposants,même individuels,les personnes détenues
 en 1939 dans les prisons et surtout dans les camps se seraient comptées
 par millions (et dans ce cas,il aurait effectivement fallu des vingtaines
de camps de concencration).
Or,nous avons vu que même faisant subir aux chiffres officiels
une augmentation de 500 %(ce qui n'est pas rien),on arrive
à 200 000  détenus " politiques ".
Là encore,la conclusion s'impose d'elle-même:

le IIIè Reich ne fut pas la dictature que l'on présente aujourd'hui.



* " Plus de cinq millions de réfractaires en dépit de toute la pressionofficielle "(Voy.Albert Rivaud,Le relèvement de l'Allemagne 1918-1938

(Librairie Armand Colin,1939,p.243)
** Voy.J.Daluces,Le Troisième Reich(éd.André Martel,1950,p.138).

Les aveux d'un syndicaliste français.


Contrairement à ce que prétend cette légende enracinée,l'hitlérisme
ne s'est pas imposé en Allemagne par la terreur.
En juin 1933,la revue Esprit,que personne ne pourra soupçonner
 de sympathies " nazies ",publia l'article capital d'un ouvrier français
communisant qui venait de passer 4 années dans les mileux syndicalistes allemands.
Sur le ton de l'intense déception,l'auteur,un certain Pierre Robert,
constatait que la Révolution nationale-socialiste s'effectuait
 " sans résistance,sans bataille ":


" Des organisations entières,des organisations géantes se sont effondrées,
d'autres ont été accaparées par l'ennemi.Tout cela sans résistance,
sans batailles. "

(Voy.Esprit,1er juin 1933,p.298).

Le cas des syndicats socialistes.


Concernant les " syndicats libres à tendance socialiste ",
P.Robert rappelait qu'au début de l'année 1933,


 " ils comptaient encore quatre millions de membres "  (p.299),

ce qui leur donnait une force certaine.Mais,poursuivait-il,les chefs avaient été
 " aveuglés par quelques succès:
un relèvement du standard de vie des ouvriers pendant la période dite
 de prospérité(avant 1929) " (p.300):


" Ils n'avaient déjà pas beaucoup les qualités propres à un lutteur de classe.
Ils les perdirent alors complètement.Ils s'assirent dans leur fonction.
On avait de merveilleux salaires.La fonction de secrétaire de syndicat
devint une profession.
La mesquinerie,l'égoïsme prirent souvent la place de l'idéal.
On devint bien des fois des bureaucrates finis. (pp.300-1).

En conséquence,ces syndicats n'étaient plus aptes à la lutte sociale.
P.Robert écrit:


La catastrophe arrive.Hitler reçut le pouvoir et commença à prendre
des mesures décisives contre la classe ouvrière (sic !).
Les syndicats,au lieu d'essayer de faire quelque chose,de sauver
au moins l'honneur du mouvement ouvrier,lancèrent des déclarations
affirmant leur volonté de collaboration avec le nouveau régime:
" Les syndicats sont d'avis que chaque gouvernement allemand se doit
 de reconnaître l'efficacité nationale des syndicats dont nous sommes fiers.
Leur histoire est la mobilisation de forces populaires qui n'étaient pas unies
 pour l'édification d'un ordre social nouveau,créant ainsi la base spirituelle
et juridique pour l'unité intérieure de la nation.
La valeur de ce travail d'éducation se fit sentir d'une manière sensible
dans la période si difficile de la guerre mondiale.
" Le Comité (...) salue le premier mai 1933 comme la fête légale du travail
national et demande à ses membres....de participer solennellement
 aux fêtes organisées par le gouvernement. "
Pourquoi ces déclarations honteuses ?
Pour deux raisons.
Certains chefs syndicalistes ont pensé devoir sauver les droits des syndiqués
 en ce qui concerne les mutualités,assurances vieillesse,maladies,
pour lesquelles ces derniers ont payé pendant des années et des années
 de fortes cotisations.
Un militant responsable me disait:
" Nous voulons être assurés que ces droits ne soient pas anéantis.Pense à ces ouvriers qui comptent sur leurs assurances.
Nous essayons de ne pas mécontenter le gouvernement,de l'influencer
dans ses décisions relatives à la question syndicale.
" Nous voulons que l'organisation unique,que nous aurons sans doute,
reprenne tous ces droits de nos membres,que ces fortunes ne soient pas
gaspillées aux quatre vents. "


Il y a une autre raison.

Beaucoup de chefs et de secrétaires de syndicats,ont voulu faire l'impossible
pour conserver leur place si bien rétribuée.
Un avocat d'une grande ville allemande qui représentait les syndicats
devant les tribunaux racontait récemment comment depuis quelques temps
son bureau était assiégé par des permanents de syndicats.
Ils veulent des conseils:
" Que dois-je faire pour avoir mon salaire le plus longtemps possible ?
 Dois-je partir maintenant et me faire donner une indemnité
représentant un salaire de six mois ou dois-je rester,signer un contrat
me garantissant un traitement pendant une année ? "
Il savait,ajoutait-il,que les syndicats étaient pleins de bureaucrates n'ayant
que l'idéal de leur porte-monnaie.Mais à ce point...(pp.302-3).

_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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Roro II


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 17:58 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Suite.....

Le cas du parti " social-démocrate ".

Concernant le parti "social-démocrate ",l'auteur formulait
des critiques similaires:

" A cette idéologie " essentiellement démocrate ",qui est le point de départ
 du réformisme,vint s'ajouter une attitude petite bourgeoisie.
Une attitude qui déteignit sur tout le partie,c'est-à-dire chez les ouvriers.
Il suffisait pour s'en rendre compte d'assister à quelques assemblées
 des membres de la "social démocratie".
On ne s'y élevait que rarement au-dessus d'un niveau de pots de bière
et de fumées de gros cigares.(p.305).

" La montée fasciste les réveilla un peu.Ils furent étonnés,très étonnés.
Mais comme la direction était craintive,on fit la politique du moindre mal,
s'accrochant toujours à d'autres pour la lutte contre le fascisme.
On eut comme allié Brüning,l'homme indécis du parti du Centre,
comme espoir Schleicher,qui devait soi-disant réaliser une Allemagne sociale.
En dernier lieu on mit souvent encore des espérances dans les Casques d'acier.
Elles aussi se révélèrent illusoires.Jamais,lors de ces dernières années,
le parti "social démocrate" n'eut le courage et la volonté de faire
une politique active et indépendante.
Tout cela lui a valu sa défaite.Une défaite dont il ne se relèvera
 probablement pas. "(pp.305-6).


Le cas du " parti  communiste ".


Quant au " parti communiste ",la seule force qui,en 1933,
pouvait encore s'opposer aux nationaux-socialistes,les analyses pénétrantes
 de P.Robert sont très intéressantes.
Il écrivait:


" Il y avait là (au PC) des forces qui auraient pu être capables
de construire une Allemagne réellement nouvelle.
Mais voilà,toutes ces forces ont été gaspillées,rabaissées souvent
 à un niveau qui n'avait rien de révolutionnaire.
Le parti communiste n'a pas eu la patience d'éduquer les masses
qui venaient à lui.
Il n'a su déverser sur elles que ce que nous pouvons lire chaque jour
 dans l'Humanité
Il n'a pas su édifier un système de travail politique qui eût pu gagner
 la confiance des masses du parti social-démocrate.
Il n'a pas su élaborer une tactique qui eût pu faire de lui une véritable
 avant-garde du prolétariat. " (p.307).

Très sévère,l'auteur déclarait:


" (...) l'histoire du parti communiste allemand n'a été que celle
 d'une grande faute.
Fausse tactique syndicale qui a poussé les réformistes vers la droite,
qui leur a permis d'expulser presque tous les éléments révolutionnaires
 de ces organisations qui auraient pu être de véritables forteresses
du prolétariat.
Fausse tactique vis-à-vis du nationalisme du mouvement fasciste.
On ne fit qu'adopter la phraséologie de Hitler.
Les revendications "A bas le traité de Versailles ","Libération nationale "devinrent des pivots de l'agitation communiste. " (p.308).


Plus loin,il constatait en se lamentant (je souligne).


" Les conséquences ont été tragiques.Le parti révolutionnaire qui aurait
 dû sauver au moins l'honneur du prolétariat allemand a laissé la place à un adversaire sans opposer de résistance.


Un bon militant qui avait organisé pendant les derniers mois l'appareil
 illégal m'avouait:"
" Ne me parle pas du parti maintenant (...).Plein de mouchards.
Les dénonciations sont les incidents de chaque jour (...).
L'ennemi a pénétré systématiquement dans nos rangs.
C'est tel point que l'on arrive à douter de chaque camarade (...).Combien des nôtres sont passés à l'ennemi.
C'est désespérant.Des cellules entières...

Et puis,vois-tu,nous n'étions pas prêts.
Que beaucoup de nos chefs se soient laissés arrêter ?
Je ne comprens pas (...) " .

Il avait raison.
Ce qui m'a le plus attristé en Allemagne,c'était le visage des quartiers ouvriers de Berlin.
Partout les drapeaux aux croix gammées.
Dans la rue,que d'insignes fascistes portés par les ouvriers !

Parfois même,on reconnaît chez eux la casquette que portaient
 les jeunes communistes,les chemises noires des gardes antifascistes.
On s'arrête,on voudrait parler à ces jeunes,on les connaissait il y a deux ans.
Mais tout d'un coup,on se rappelle que dans certains quartiers ouvriers de Berlin,50 à 60 % des jeunesses communistes ont passé
aux jeunesses hitlériennes...

On ne sait pas si le camarade d'hier n'est pas aujourd'hui un ennemi.
Il n'est pas étonnant que dans ces conditions,l'appareil du parti soit décimé,
parfois complètement détruit,qu'il soit presque impossible de tenir
 une imprimerie illégale plus de 15 jours.Chaque jour apporte la nouvelle
 d'une liaison qui saute et qu'il est souvent impossible de renouer. (pp.308-9).

Et P.Robert de conclure:


" Hitler n'a pas vraiment rencontré d'adversaires réels.
Ses succès reposent surtout sur la faiblesse de ceux qui disaient vouloir
 le combattre. " (p.311).


C'est clair:pour asseoir son pouvoir,Hitler n'a pas eu besoin de couvrir
 l'Allemagne de camps de concentration.
Car une fois les meneurs arrêtés,les forces politiques qui auraient pu,
auraient dû s'opposer à lui s'effondrèrent d'elles-mêmes.

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Roro II


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 18:03 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Suite....

LES NATIONAUX-SOCIALISTES RECRUTENT TOUJOURS.


D'anciens adversaires deviennent des alliés.


Loin,toutefois,d'utiliser leurs premiers succès pour établir un régime de terreur,
les nationaux-socialistes n'eurent par la suite qu'une seule volonté :
- rallier les anciens adversaires politiques.
A Nuremberg l'accusé Fritz Sauckel déclara:

" L'activité centrale du Parti (après janvier 1933) était le recrutement.
Notre travail le plus intensif consistait à gagner à nous les adversaires politiques.
Je suis très fier du fait que, dans mon Gau,de très nombreux ouvriers,
anciens communistes ou sociaux-démocrates aient été gagnés par nous
et soient devenus chefs de groupes locaux ou fonctionnaires du Parti."
(TMI,XIV,643).


Une vraie politique sociale qui rallie les masses.


Huit ans plus tôt,un Allemand avait répondu à un prêtre français,l'abbé
 Gabriel Lambert,qui l'interrogeait sur les mécontents dans le Reich:


" Certes,il y en a...un pour cent.Car les anciens socialistes,les anciens
communistes,se sont ralliés pour la plupart au régime.
Hitler ayant prouvé qu'il appliquait vraiment son programme socialiste.
Hitler a réalisé..(que) les partis d'avant Hitler discutaient,promettaient
 et ne faisaient qu'accroître la misère. "

(Voy. l'abbé Gabriel Lambert,L'Allemagne d'aujourd'hui expliquée par l'Allemagne d'avant-guerre

(éd.Jean-Renard,Paris,1942) p.42) .

De son côté Henry Jamet,un Français qui voyagea en Allemagne
 durant l'été 1938 et qui rencontra de nombreux ouvriers,écrivit:


" Cette population ouvrière nous a paru saine et sans aigreur.
Nous nous sommes renseignés sur les salaires.Ils sont élevés (...).
A l'intérieur même de l'usine existent des jardins de repos,où les ouvriers
peuvent aller fumer une cigarette pendant les " pauses " qui coupent
 le travail,des cantines modèles,un service médical remarquablement agencé.
Rien de tout cela n'avait l'air d'un bagne et les jeunes apprentis,
avec lesquels nous avons passé une bonne heure,avaient des figures
ouvertes et franches d'enfants heureux...

(Voy.la Revue Hbdomadaire,10 septembre 1938,article intitulé:
" La bonne humeur allemande ".

Commentant cet article,l'Ami du Clergé précisait avec honnêteté:


" Hitler n'a pas oublié sa jeunesse ouvrière et les grosses difficultés
de la question sociale.
Il se pose en défenseur des intérêts ouvriers.Il ne faut pas le croire l'élu
d'une aristocratie ou d'une élite intellectuelle.
Il est bien plutôt le demi-dieu des masses ouvrières,qu'il a voulu affranchir,
dit-il,des mauvais bergers marxistes.
C'est dire que le bien-être des travailleurs,la question des salaires,
celle des loisirs et les congés payés sont l'objet des constants soucis du régime.

Et,ma foi,remarque Henry Jamet,quand on a vu défiler sur le Rhin les luxueux 
bateaux de " la Force par la Joie ",la grande organisation du Dr Ley,bondés
 de travailleurs en vacances,on se demande avec inquiètude si le seul pays
 où les réalisations pratiques du socialisme sont en train d'aboutir
ne serait pas l'Allemagne hitlérienne. "

(Voy.l'Ami du Clergé,27 octobre 1938,p.645,col A-B.).

Anciens communistes devenus fascistes.

On connaît le cas de Jacques Doriot,ancien communiste
 devenu national-socialiste.
Mais bien des obscurs firent le même chemin après avoir vu les réalisations
 sociales allemandes.
En 1942,l'Appel raconta l'histoire de cet ancien communiste parisien qui,
chômeur et incapable de nourrir convenablement sa famille,
avait finalement cédé aux instances de sa femme et était parti en Allemagne.


" Le voyage le surprit par son organisation impeccable.
Jamais il n'avait été reçu et fêté de la sorte.La Croix-Rouge allemande
et les centres d'accueil font bien les choses.
Il arriva au camp français où on lui désigna sa place dans un baraquement.
Il se renseigna auprès des copains.
Les gars avaient l'air content:
- Comment ça marche ici ?
- Pas mal.
- Et le boulot,pas trop dur ?
- Ca va.
- Bien payé ?
- Ah ! Pour ça,oui.On touche un minimum de 200 marks par mois.
ça fais 6 000 balles.Tu parles s'il y a du " rab " pour envoyer à la maison.
Il n'avait pas l'air trop convaincu.Le lendemain,il se présenta à l'usine.
Il fut affecté à une machine.La propreté et l'hygiène de l'établissement l'intimidèrent.
La camaraderie était excellente,mais hors du travail.
Les ouvriers allemands travaillaient sans détourner la tête,silencieusement,
avec une sorte de hâte mystique.
A l'heure des repas,il essaya de bavarder avec quelques-uns qui comprenaient
 le français:
-Aimez-vous mieux le national-socialisme ou les Sovets ?
Les Allemands éclatèrent de rire.On l'entraîna vers les maisons ouvrières.
Coquettes,espacieuses,toutes neuves,elles s'alignaient au bord de la route,
précédées chacune d'un jardin.
A l'intérieur,les pièces étaient munies du confort le plus moderne.
L'ex-communiste français en roulait des yeux ronds (...).
Un jour,il tomba malade d'une vieille hernie qui s'était réveillée.
On le transporta à la clinique.Il reçu des soins gratuits,fut opéré par
 l'un des plus grands chirurgiens allemands.
Sa convalescence dura le temps qu'il fallut.Il n'en croyait pas ses yeux.
Ses camarades allemands de l'usine venaient le voir pour prendre
des nouvelles et lui apporter des cadeaux.
Par contre,les Français ne se dérangeaient guère.
On avait gardé au camp les habitudes des cafés parisiens,la belote faisait rage,
l'égoïsme individualiste règnait encore.
Il se renseignait avidement sur les lois sociales nationales-socialistes.
- Alors,vous avez aussi des assurances maladie,vieillesse ?
Combien vous donne-t-on ?
Il vit que les tarifs étaient au moins le double de ceux appliqués en France.
Il est rentré ici pour quelques jours et doit repartir.
Sa femme et ses gosses l'ont fêté,car il avait envoyé abondamment
de l'argent chez lui.
(...) Il voulut persuader quelques personnes.On le rabroua violemment:
- Vendu !..
Il s'échauffa,donna des coups de poings,frotta les oreilles de deux
ou trois vieux complices communistes.
Aujourd'hui,il repart.Sa femme et ses enfants l'accompagnent à la gare.
- A bientôt ! Et si on t'embête ici,viens là-bas avec moi. "

( Voy.l'Appel,26 février 1942,p.2).
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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 18:08 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Suite & fin....




Les masses ont librement suivi Hitler.



Combien d'histoires similaires pourrait-on raconter ?
En 1938,un auteur antinazi,Robert d'Harcourt,concédait:


" La force d'Hitler ne doit pas être cherchée sur le plan intellectuelle,
mais sur le plan sensible,dans un contact instinctif avec l'âme de son peuple,
dans un sens merveilleux et presque physique de l'occasion.
Il communique avec la vie par l'intuition et non par l'intermédiaire d'informations
 ou de statistiques qui le fatiguent,l'ennuient,et qu'il repousse de la main.Son génie est un génie de médium. "
(Voy.l'Ami du Clergé,29 septembre 1938,p.597,col.B)







Dans un dossier paru à l'occasion du 64 ème anniversaire de l'arrivée
 d' Hitler au pouvoir,le magazine belge Télémoustique a dû reconnatre:


" Les études de l'opinion allemande ont montré qu' Hitler a presque toujours
 pu compter sur le soutien populaire,même si la population n'appréciait pas 
certains aspects du régime,ou d'autres membres du Parti nazi considérés comme des parvenus. "

(Voy. Télémoustique,30 janvier 2008,p.7,col.B)

En 1937,d'ailleurs,l'abbé Lambert avait souligné:



" Supprimer la liberté des adversaires est une chose...mais il faut savoir construire
 et savoir créer...Et certainement c'est parce qu' Hitler a su construire et créer
que beaucoup des ennemis les plus acharnés du national-socialisme
se sont ralliés au régime...malgré la suppression des libertés individuelles. "

(Voy. Abbé Lambert,cp.ct..,p.179)

La preuve par les chiffres.



Le fait que le peuple allemand ait approuvé la révolution nationale-socialiste
 était apparu une première fois en mars 1933,lorsque la NSDAP
 avait remporté haut la main les élections au Reichstag:
44 % des suffrages exprimés,loin devant les socialistes (18 %)
,les communistes (12 %) et le Centre (11 %).
Voilà pourquoi,dans son article déjà cité,P.Robert avait dû concéder
 (je souligne):








Par une démagogie éhontée (sic !), Hitler a su gagner à lui une partie 
importante de la population allemande:les paysans,

que les socialistes,avec leur idéologie collectiviste ont effrayés
et éloignés de leur idéal,les classes moyennes qui,poussées dans la misère
 par la crise,regrettent l'ancien régime,un morceau du prolétariat
qui s'est laissé acheter.
Il a derrière kui un mouvement de masse dont les participants
ont une confiance aveugle dans l'ordre nouveau,presque une mystique."

(pp.310-11).








Ce fait apparut avec éclat le 12 novembre 1933,lorsque le premier
 plébiscite fut organisé afin de savoir si le peuple accordait sa confiance
à Hitler,43,4 millions d'électeurs y participèrent (soit 96 %
des inscrits).40,6 millions répondirent "OUI ",
2,1 millions "NON " et l'on compta 0,7 million
de bulletins blancs ou nuls. *
89,9 % des votants étaient donc venus dire leur confiance à Hitler
,les 2 millions de " non " prouvant que le scrutin avait été libre
(ce qui ne fut d'ailleurs pas sérieusement contesté).
Le lendemain,la presse parla de " miracle ",car le peuple allemand
qui s'entredéchirait onze mois plus tôt s'était retrouvé à 90 %
derrière l'homme suscité par la Providence.








Un pays sauvé,des citoyens heureux.


La raison de cet engouement ?Elle est simple: en 1933,l'Allemagne au bord de l'étouffement avait vu un médecin apparaître à son chevet.Celui-ci l'avait débarrassé des charlatans incapables de guérie le malade et des adversaires opposés à l'application d'un nouveau remède.Puis,après avoir fait les premiers gestes d'urgence,il s'était penché vers ce peuple moribond en lui disant:








" J'ai un moyen de dégager tes voies respiratoires pour que tu ne meures pas d'asphyxie et que tu puisses revivre,mais je me suis tout d'abord occupé de ceux qui étaient susceptibles de m'empêcher d'appliquer mon traitement.Maintenant,m'accordes-tu ta confiance ? "


Sans surprise, le peuple répondit " OUI ! ".
Il répondit oui à ce médecin qui avait commencé par faire preuve
de fermeté contre les incapables et les gêneurs.
Il dit " oui " parce qu'il voulait "vivre ! "....
Et il eut raison.Revenant d'un séjour en Allemagne en 1938,
l'abbé Gabriel Lambert écrivit:








" L'immense majorité des Allemands sont aujourd'hui beaucoup plus heureuxqu'ils ne l'étaient il y a 6 ans ***

Tels sont les faits,des faits contre lesquels on ne peut rien...
Vous comprendrez pourquoi je n'ai nullement l'impression de défendre
un régime qui se serait imposé par la terreur.
La révolution nationale-socialiste a été bien moins sanglante que
 la Révolution française de 1789 ou que la révolution bolcheviquede  1917
 ou encore celle que l'on célèbre ce jour son

 60ème anniversaire de la révolution de 1949 de Mao....








* Pour les résultats complets,voy.
 le Bulletin périodique de la presse allemande,n°490,p.15,col.A

** "Un miracle s'est de nouveau produit en Allemagne.
Ou bien n'est-ce pas un miracle que l'Allemagne,en ce jour de serment solennel,de profession de sa foi,se soit ainsi purifiée et unie ? "

(F.Hussong dans le Lokal-Anzeiger ,13 novembre, édition du soir).

*** Voy.G.Lambert,L'Allemagne d'aujourd'hui...,p.14

   FIN....    
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boisbouvier


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 18:29 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Et puis ce qu'on oublie aussi c'est que Hitler fut un homme d'ordre. Il a su s'attacher par la nuit des longs couteaux, tous ceux, très nombreux, que les désordres engendrés par les hommes de mains de Röhm, les SA, révulsaient. L'Armée, en particulier, lui en fut reconnaissante malgré l'assassinat de Shleicher qu'elle aurait probablement sanctionné sans cela. Gisevius est très clair là-dessus. Ces SA étaient tous ces ratés de la vie qui pratiquaient la course aux places. Des ratés, chaque profession a les siens et si le désordre s'installe au point que ces ratés, forts de leur organisation violente, chassent les gens en place (la "bourgeoisie") pour la leur ravir, cette place, on attend d'instinct l'homme fort qui rétablira l'ordre. En France ce fut Bonaparte, en Allemagne ce fut Hitler.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


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lebel


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 19:22 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

  Eh bien , nous y revoila , avec les interminables copiés collés , en justification du nazisme ....avec entre autres les references du sinistre abbé Lambert et du torchon de la presse collabo, l'Appel
    Aprés la faillite de Libé 44 ,  Roro retrouve un emploi chez FEG ,  et comme dit Admin :
Et nous continuerons à nous battre contre l'obscurantisme libérationniste gaulliste et communiste ! Very Happy
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Roro II


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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 20:20 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

lebel a écrit:
  Eh bien , nous y revoila , avec les interminables copiés collés ,
en justification du nazisme ....avec entre autres les references
du sinistre abbé Lambert et du torchon de la presse collabo, l'Appel

    Aprés la faillite de Libé 44 ,  Roro retrouve un emploi chez FEG ,
  et comme dit Admin :
Et nous continuerons à nous battre contre l'obscurantisme libérationniste gaulliste et communiste ! Very Happy
_________________

Pas facile de changer les faits ! et surtout de trouver de bons arguments,
reste que les injures....te souhaite de doux rêves cher Léon et te fait pas de souci
pour LIBE-44

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MessagePosté le: Jeu 25 Mar - 20:57 (2010)    Sujet du message: L'élection d'Adolf Hitler Répondre en citant

Mais nom de Dieu Lebel, qu'il s'agisse de copiés collés ou de citations d'ouvrages de référence, ils apportent ce qu'on appelle des pièces à conviction au débat et c'est sur le fond de ces textes qu'il convient de débattre ! Alors si tu n'as rien d'autre à dire que ce genre d'imprécations, il vaut mieux que tu te taises !
RoroII intervient avec ses arguments. On prend ou on laisse. Ce sont ses arguments dont il donne les sources !
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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