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France en Guerres
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Pétain et les juifs
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François Delpla


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MessagePosté le: Dim 11 Avr - 18:08 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

 
Citation:
Il est un peu coinçé là le François delpla... La science infuse de l'Historien de la FNAC en prend un coup !

Bien ce que je disais : le choeur des vierges !

Alors tais-toi un peu, Michel, et laisse répondre ce sire : dans votre complaisance vous pensez peut-être qu'il m'a coincé sur la Slovaquie, soit dans un cas sur 4. Pourquoi ne lui reprochez-vous pas, sur le ton dont vous usez avec moi, les trois autres, qui le laissent sec, sans bredouillis justificatif et sans regret non plus ?



PS : qu'est-ce que la Fnac vient faire là ?


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MessagePosté le: Dim 11 Avr - 18:08 (2010)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
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Maréchal


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MessagePosté le: Lun 12 Avr - 08:18 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Qu'est-ce qui te gêne François ? Qu'il y ait sur ce forum des gens qui soient d'accord entre eux ? C'est pas ce qui se passe sur tes forums ? LDG et autres ? Mais là-bas c'est pire parceque le "Choeur des vierges" c'est plutôt le Tribunal de l'Inquisition !

Mr. Green
_________________
Notre vie est- un voyage
Dans l'hiver et dans la nuit,
Nous cherchons notre passage
Dans le Ciel où rien ne luit.

Chanson des Gardes Suisses. 1793


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François Delpla


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MessagePosté le: Lun 12 Avr - 10:08 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

à votre place, j'aurais évité cette souris qui se marre : étant donné le faible rapport de votre réponse avec mon propos, cela fait "bouché et fier de l'être" et vous valez certainement mieux.

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lebel


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MessagePosté le: Lun 12 Avr - 21:28 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Sur un autre forum et sur le même sujet , Boisbouvier , qui n'en est pas à une contre verité ou un mensonge prés , va jusqu'a pretendre que le Decret Cremieux serait à l'origine de nos malheurs en Algerie en etablissant une difference entre juifs et arabes
Il y a mieux , il continue

L'anticolonialisme, lui, est une réalité tangible.Tu vois bien que les colonies ont disparu.
On se prend quand même à rêver. Que se serait-il passé si on avait donné des droits politiques massifs aux élites musulmanes en 43-44-45, en se servant de nos fidèles soldats de l'armée de Tunisie, d'Italie, de Provence et des Vosges pour remplir des fonctions d'encadrement ? Les pieds-noirs auraient piaillé comme toujours mais on aurait pu les mater. On a bien maté les boches à Monte Cassino et ailleurs.
Dommage !

Il crache maintenant son mepris pour les Pieds Noirs , en oubliant que dans le CEF de Juin , les P.N etaient majoritaires , idem pour la Provence !

J'espère , Admin , que tu sauras faire une réponse appropriée à ce falsificateur de l' Histoire


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Admin
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MessagePosté le: Lun 12 Avr - 22:27 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

N'ayant pas vu l'original, ce que tu dis là n'est pas crédible. ce sont donc des propos "attribués" par Lebel à Michel Boisbouvier. Point.
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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lebel


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MessagePosté le: Lun 12 Avr - 22:33 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Voici , voila sur Tribune Histoire , ce jour à 18h17

http://www.empereurperdu.com/tribunehistoire/viewtopic.php?f=12&t=226&a…

ça te va ?


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François Delpla


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Messages: 1 405
Localisation: France 95

MessagePosté le: Mar 13 Avr - 07:55 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Admin a écrit:
N'ayant pas vu l'original, ce que tu dis là n'est pas crédible. ce sont donc des propos "attribués" par Lebel à Michel Boisbouvier. Point.


Lebel aurait pu mettre directement le lien...
... mais quel besoin as-tu de le demander sur ce ton ?

tu voudrais suggérer une gêne que tu ne saurais mieux t'y prendre !


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Admin
Administrateur

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MessagePosté le: Mar 13 Avr - 08:57 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Mon cher François, je répondrai que je connais depuis longtemps Lebel et sa façon de détourner, quand ça l'arrange, les discussions sur ce forum. Alors, désolé, mais il m'appartient de choisir le ton sur lequel je dois répondre à ses provocations et à ses "caftages" .
En l'occurence, il est allé chercher sur un forum que je ne connaissais pas, une intervention d'un "Boisbouvier" faisant montre d'une méconnaissance crasse de l'Algérie et de son histoire. Un "Boisbouvier" qui rejoint les producteurs du film "les Indigènes" donnant à croire que seuls les "arabes" auraient participé à la libération du territoire national, alors que les "pieds-noirs" ont été majoritairement mobilisés dans cette Armée d'Afrique (à proportion, je crois de 16 classes...)
Qu'importe puisque la discussion ne portait pas ici sur le "décret Crémieux" !
Toujours cet acharnement morbide à accabler Vichy d'avoir "devancé" Hitler sur le sort des Juifs de France...
J'attends donc, avec patience, que Michel Boisbouvier (celui que nous connaissons) vienne apporter confirmation ou infirmation des propos rapportés par Lebel, et je lui répondrai, courtoisement, sur cette question précise des "piaillements" des pieds-noirs...
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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Roro II


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Localisation: Sainte Victoire

MessagePosté le: Mar 13 Avr - 10:08 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

lebel a écrit:
Sur un autre forum et sur le même sujet , Boisbouvier , qui n'en est pas à une contre verité ou un mensonge prés , va jusqu'a pretendre que le Decret Cremieux serait à l'origine de nos malheurs en Algerie en etablissant une difference entre juifs et arabes


Preuves sous ton nez, lebel le négationniste patenté.


Il y a mieux , il continue L'anticolonialisme, lui, est une réalité tangible.
Tu vois bien que les colonies ont disparu.On se prend quand même à rêver.
Que se serait-il passé si on avait donné des droits politiques massifs aux élites musulmanes en 43-44-45, en se servant de nos fidèles soldats de l'armée de Tunisie, d'Italie, de Provence et des Vosges pour remplir des fonctions d'encadrement ?
Les pieds-noirs auraient piaillé comme toujours mais on aurait pu les mater. On a bien maté les boches à Monte Cassino et ailleurs.Dommage !

Il crache maintenant son mepris pour les Pieds Noirs , en oubliant que dans le CEF de Juin , les P.N etaient majoritaires , idem pour la Provence !

Pour l'heure,c'est toujours lebel qui crachotte !

J'espère , Admin , que tu sauras faire une réponse appropriée à ce falsificateur de l' Histoire

















 Je ne suis pas pied-noir,mais je vais me fais un "grand plaisir" de tartiner le museau de ce "négationniste" de lebel :




Dossier/Crémieux:


La loi Crémieux et le début du racisme contemporain en France



 Le 24 Octobre 1870, un décret promulgué à Tours donne la nationalité française
à 37 000 juifs d'Algérie, ainsi qu'aux colons Européens établis sur cette terre,
qui étaient principalement Italiens et Espagnols. Il s'agit de l'une des premières décisions prises par le gouvernement de la IIIème République.
 Mais d'un autre côté, ce même décret prévoyait que les musulmans d'Algérie
soient ravalés au statut d'indigène.
C'est le début d'une fracture douloureuse de plusieurs décennies entre l
es français, les juifs et les musulmans.








Isaac Adolphe Crémieux est l'un des liders républicains de l'époque
et est un farouche opposant à Napoléon III.
 Il est le fils d'un commerçant juif de Nîmes et est l'un des rares personnages
de son époque issu d'une classe populaire qui parvint à accéder dans les hautes
sphères de l'Etat. Devenu juriste, il entra rapidement dans la franc-maçonnerie
qui l'aida à accéder dans le monde politique.
 En 1863, il participa à la création de l'Alliance Israélite Universelle dont il fut
 le dirigeant, et qui avait pour objectif de protéger les juifs où qu'ils soient.
 A l'aube de la IIIème République, il parvint au poste de ministre de la justice
et fut à l'initiative de la loi qui porte son nom.








L'Algérie : du royaume à la colonie


Les années 1860 marquent la fin de la conquête par la France de ce qu'on appel aujourd'hui l'Algérie.
L'empereur Napoléon III, au pouvoir à cette époque, préconise l'instauration
 d'un royaume arabe sous protectorat français, un peu comme il en ira plus tard
 avec le royaume du Maroc. Lui-même aurait eu le titre de «roi des Arabes».
 Par ailleurs, il souhaite stabiliser cette région, qui n'est pas catholique comme
 la France, mais qui s'avère musulman. Par le senatus-consulte (décret impérial)
du 14 juillet 1865, les musulmans d'Algérie se voient reconnaître par l'empereur
la nationalité française, sans qu'il leur soit nécessaire de renoncer à la loi coranique : «L'indigène musulman est Français, néanmoins il continuera d'être
 régi par la loi musulmane.
 Il peut sur sa demande être admis à jouir des droits du citoyen ;
dans ce cas il est régi par les lois civiles et politiques de la France».
Ce décret fut très apprécié des locaux d'Algérie qui étaient désormais considérés comme des Français à part entière, et Napoléon III jouissait alors d'une grande popularité sur le territoire Nord-Africain.
Mais ce décret subit deux oppositions:








- l'Eglise Catholique qui refusait que des musulmans puissent devenir français,
au même titre que les membres de leur confession;








- et les Républicains, en particulier ceux de gauche, qui sont les plus ardents
opposants à Napoléon III et qui n'acceptaient généralement pas la polique
de l'empereur au sein du monde arabe.


Le début d'une discrimination raciale
La IIIème République qui succède au Second Empire va supprimer les articles principaux au sénatus-consulte du 14 juillet 1865 qui octroyait la citoyenneté
 aux musulmans. Désormais, ceux-ci n'étaient plus considérés comme français.
 La loi mentionne les musulmans comme des indigènes qui ne pouvaient plus
accéder à la citoyenneté, sauf en en réunissant les conditions ci-dessous.
 Cependant, ces conditions étaient particulièrement difficiles à obtenir
 puisqu'il ne faut pas oublier qu'à cette époque, la grande majorité de
 ces "indigènes" n'avaient pas de papiers et vivaient en tribus.
 Par ailleurs, le peu de chanceux qui parvinrent à accéder à la naturalisation
 faisaient l'objet d'un casier judiciaire, à l'égal des délinquants et des criminels.
 Voici l'article de la loi qui correspond au sujet :








"N°137.
- DÉCRET sur la Naturalisation des Indigènes musulmans et des Étrangers
résidant en Algérie. Du 24 Octobre 1870.








LE GOUVERNEMENT DE LA DÉFENSE NATIONALE DÉCRÈTE :
ART. 1er.La qualité de citoyen français, réclamée en conformité des articles
 1er et 3 du sénatus-consulte du 14 juillet 1865, ne peut être obtenue
qu'à l'âge de vingt et un ans accomplis.
 Les indigènes musulmans et les étrangers résidant en Algérie qui réclament
 cette qualité doivent justifier de cette condition par un acte de naissance;
 à défaut, par un acte de notoriété dressé sur l'attestation de quatre témoins,
 par le juge de paix ou le cadi du lieu de résidence, s'il s'agit d'un indigène,
 et par le juge de paix, s'il s'agit d'un étranger.








ART.2. L'article 10, paragraphe 1er du titre III, l'article 11 et l'article 14,
paragraphe 2 du titre IV du décret du 21 avril 1866, portant règlement
 d'administration publique sont modifiés comme il suit :
"Titre III, article 10, paragraphe 1er :
L'indigène musulman, s'il réunit les conditions d'âge et d'aptitude déterminées
par les règlements français spéciaux à chaque service, peut être appelé,
 en Algérie, aux fonctions et emplois de l'ordre civil désigné au tableau annexé
au présent décret.








"Titre III, article 11 :
 L'indigène musulman qui veut être admis à jouir des droits de citoyen français
doit se présenter en personne devant le chef du bureau arabe de la
circonscription dans laquelle il réside, à l'effet de former sa demande
et de déclarer qu'il entend être régi par les lois civiles et politiques de la France.
"Il est dressé procès-verbal de la demande et de la déclaration.








"Article 14, paragraphe 2 : Les pièces sont adressées par l'administration
du territoire militaire du département au gouverneur général"








ART.3. Le gouverneur général civil prononce sur les demandes
en naturalisation, sur l'avis du comité consultatif.








ART.4. Il sera dressé un bulletin de chaque naturalisation en la forme
des casiers judiciaires.
Ce bulletin sera déposé à la préfecture du département où réside l'indigène
ou l'étranger naturalisé, même si l'individu naturalisé réside sur le territoire
dit Territoire militaire.








ART.5.Sont abrogés les articles 2, 4, 5 du sénatus-consulte du 14 juillet 1865,
les articles 13, titre IV, et 19, titre VI, intitulé :
 Dispositions générales, du décret du 21 avril 1866.
 Les autres dispositions desdits sénatus-consulte et décret sont maintenues.








Fait à Tours, en Conseil de Gouvernement, le 24 octobre 1870.

Signé AD. CRÉMIEUX, L. GAMBETTA, AI. GLAIS-BIZOIN, L. FOURICHON."


Voici ce qu'on peut retenir dans ce décret :


- Pour l'ART. 1
 les étrangers et indigènes musulmans doivent fournir un acte de naissance
ou un acte notarié pour espérer obtenir la citoyenneté
(le verbe employé est "réclamer " et non "recevoir").
 Or il faut se mettre dans le contexte de l'époque.
 En 1870, les indigènes musulmans vivaient, pour la plupart, encore à l'intérieur
de différentes tribus. Peu d'habitants de ces tribus ne possédaient d'acte de naissance.
Quant à l'acte de notoriété, il est difficile à obtenir car c'est un document
 par lequel un officier public recueille des témoignages en vue de d'établir
 une circonstance ou un fait matériel qu'un nombre de personnes ont pu constater,
 dont ils ont pu avoir connaissance ou qui leur ont semblé avérés.
 Autrement dit, c'est un officier public qui se base d'après des témoignages,
sachant qu'ils peuvent être vrai ou faux.
 Par conséquent, l'officier public émet son avis sur la possibilité d'un demandeur
à obtenir la citoyenneté. Si la demande est acceptée, l'indigène musulman majeur
 ne devient pas pour autant français, car il doit émettre d'autres conditions.








- En ce qui concerne le Titre III, article 11, il doit ensuite effectuer une demande
 auprès du chef du bureau arabe de la circonscription dans laquelle il réside,
 tout en jurant de vouloir être régi par la législation française.
 Par conséquent, il devait abandonner la loi coranique.








- Au regard de l'ART. 3, la demande est ensuite étudiée par un comité,
 qui prononce la naturalisation du demandeur ou son refus.
Il était donc très difficile pour un indigène musulman d'obtenir la citoyenneté,
alors que les colons européens et les juifs n'avaient quasiment aucune condition
à remplir.
 Par ailleurs, les Républicains au pouvoir, surtout ceux de gauche tels que
le colonialiste Jules Ferry, souhaitent peupler l'Algérie de colons afin
de "civiliser" la région.
 La loi Crémieux donne donc la nationalité française aux colons venant
sur ce territoire français, et quelle que soit la nationalité d'origine.
De plus, Isaac Adolphe Crémieux voulait que les juifs puissent avoir
les même droits que les colons et va réaliser son souhait par l'intermédiaire
 du décret n°136 de la loi :
















"B. n°8 - 109 - RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
N° 136. - DÉCRET qui déclare citoyens français les Israélites indigènes de l'Algérie.
Du 24 0ctobre 1870.








LE GOUVERNEMENT DE LA DÉFENSE NATIONALE DÈCRÈTE:
Les Israélites indigènes des départements de l'Algérie sont déclarés
citoyens français; en conséquence, leur statut réel et leur statut personnel
seront, à compter de la promulgation du présent décret, réglés
par la loi française, tous droits acquis jusqu'à ce jour restant inviolables.
Toute disposition législative, tout sénatus-consulte, décret, réglement
ou ordonnances contraires, sont abolis.








Fait à Tours, le 24 0ctobre 1870.
Signé AD. CRÉMIEUX, L. GAMBETTA, AI. GLAIS-BIZOIN, L. FOURICHON."
Ce décret discriminatoire était unique en Europe puisque aucune autre
puissance de l'époque n'avait établi ce type de loi.
Quant aux juifs d'Algérie, la tradition raconte qu'une partie d'entre-eux y
étaient présents depuis le -VIème siècle et la première diaspora.
 Ils étaient d'ailleurs à l'origine d'une langue aujourd'hui disparue,
 le judéo-berbère. D'autres viennent d'Espagne et ont été chassés de ce pays
 au XVème siècle,
au moment de l'Inquisition. D'ailleurs, les juifs d'Afrique du Nord prirent
 le nom de sépharades après cette période
 (d'après le nom de l'Espagne en langue hébraïque).
Cependant, après le décret Crémieux, les colonisés musulmans,
 les "indigènes", vont assimiler les juifs avec les colons européens,
ce qui va engendrer une rupture entre les peuples de confessions différentes.









Une loi lourde de conséquences.



Dès l'année suivante, encouragé par la défaite de la France face à la Prusse,
 un notable musulman, le bachagha El Mokrani, va provoquer
un grand soulèvement de 250 tribus contre le gouvernement
 de la République Française.
Cette révolte conduit le 8 avril 1871 à la proclamation de la guerre sainte
par le grand maître d'une confrérie musulmane d'Algérie, Cheikh El-Haddad.
Ce dernier annonça sa volonté d'obtenir une "extermination des français"
au cours d'une prière.
C'est un tiers de la population musulmane qui va alors entrer en rébellion
contre le gouvernement.
Effrayé par la situation en Algérie, le chef du gouvernement provisoire,
 Adolphe Thiers, dépose le 21 juillet 1871 un projet d'abrogation
 du décret Crémieux. Cependant, celui-ci est repoussé sous la pression
du richissime banquier juif Alphonse de Rothschild.


 La révolte va se terminer avec la répression de l'Etat Français contre
des mouvements armées locaux.
 Les instigateurs de la révolte sont jugés entre le 10 mars et le 21  avril 1873
et plusieurs partisans furent déportés ou emprisonnés. Vis-à-vis de cette loi,
 les français sont divisés.
 Mais parmi ces divisés, deux formes de racisme vont alors émergés :
 l'anti-musulman et l'anti-juif. Ces deux sentiments vont se renforcer durant
toute la IIIème République, essentiellement à cause de divers scandales tels
que le Scandale de Panama, l'Affaire Dreyfus et l'Affaire Stavisky.
 Entretemps, le Code de l'indigénat établie en Algérie le 28 juin 1881 détériore
 un peu plus les conditions de vie des indigènes musumans.
 De manière général, ce code les assujetissait aux travaux forcés,
aux réquisitions (notamment des terres), à des impôts spéciaux
ou à l'interdiction de circuler la nuit.
Les colons européens étaient divisés sur les conditions discriminatoires
à l'encontre des musulmans et le statut favorable accordé aux juifs.
 Ils vont même élire, en 1898, Edouard Drumont, éditeur du journal antisémite
 La Libre Parole, comme député d'Alger.









Après la loi Crémieux

Jusque dans les années 1930, les tensions vont s'atténuer entre les musulmans
 et les juifs, mais elles perdurent malgré tout en Algérie.
Afin d'y mettre à terme, le maréchal Pétain va abroger la loi de 1870
par l'intermédiaire du résistant Marcel Peyrouton.
Ainsi, un certain nombre de colons et de juifs qui ont obtenu la nationalité
 française selon la loi Crémieux se l'ont vu retirés.
 Pour certains intellectuels de notre époque, cette décision s'avère antisémite,
 mais cette croyance est facilement réfutable puisque les colons et les juifs
qui avaient reçu la croix de guerre, suite à leur participation dans la 1ère Guerre Mondiale ou (et) dans la guerre 1939-40, avaient gardé la citoyenneté
 (loi du 7 octobre 1940). Par ailleurs, en supprimant la loi, les musulmans
ne sont plus considérés comme des indigènes, même s'ils ne récupèrent pas
non plus la nationalité française qui leur avait été accordé en 1865.
Après la libération, le gouvernement provisoire de Charles de Gaulle redonne
 la nationalité à tous les juifs et les colons d'Algérie.
 De plus, les naturalisations sont accordées à des étrangers qui ont participé
 à la résistance et à la libération. Cependant, tous n'ont pas eu cette faveur
 et les musulmans sont encore une fois rejetés.
La directive du 12 Juin 1945, envoyée par De Gaulle au garde des sceaux,
en est la preuve:


"Sur le plan ethnique, il convient de limiter l'afflux des Méditerranéens
et des Orientaux, qui ont depuis un demi-siècle profondément modifié
 les compositions de la population française. Sans aller jusqu'à utiliser, comme aux Etats-Unis, le système rigide des quotas, il est souhaitable que la priorité soit accordée aux naturalisations nordiques (Belges, Luxembourgeois, Suisses, Hollandais, Danois, Anglais, Allemands, etc.)".  (Cité dans Plein Droit, n°29-30, novembre 1995)






 Si l'antisémitisme semblait avoir diminué après la guerre, la discrimination
envers les musulmans perdure et sera sans doute l'élément principal qui fera
éclater la Guerre d'Algérie, en 1954.








 La politique de naturalisation souhaitée par De Gaulle sera conservée
 jusqu'en 1958 ... et son retour au pouvoir. Une fois au pouvoir, il autorisa
 les musulmans à accéder à la nationalité française, et annonce à Alger
 une phrase qui est encore célèbre aujourd'hui :



 "En Algérie, il n'y a qu'une catégorie d'habitants,
il n'y a que des français à part entière."

Malgré tout, les confidences de De Gaulle vont prouver que celui-ci


 ne souhaitait pas que la communauté islamique d'Algérie obtienne
 la nationalité française. L'avocat du maréchal Pétain, Jacques Isorni,








avait déjà repéré un racisme chez de Gaulle puisque celui-ci aurait dit :
 ( Cité par Jacques Isorni, Lui qui les juge)


"Ils vous intéressent, vous, ces Mohammed et ces Fernandez ?"

  Flammarion, 1961).








Par ailleurs, celui que beaucoup considèrent comme un héros va déclarer
le 5 mars 1959 :

 "C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs,
 des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes
 les races et qu’elle a vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. [...] Les musulmans, vous êtes allés les voir ?
 Vous les avez regardés avec leurs turbans et leur djellabas,
vous voyez bien que ce ne sont pas des Français !
Ceux qui prônent l'intégration ont une cervelle de colibri, même
 s'ils sont très intelligents. Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre.
Agitez la bouteille.
 Au bout d'un moment, ils se séparent de nouveau.
 Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français.
vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans,
qui demain seront peut-être vingt millions et après-demain quarante ?
Si nous faisions l'intégration, si tous les Arabes et les Berbères d'Algérie
 étaient considérés comme français, comment les empêcherait-on de venir
 s'installer en métropole ?
Mon village ne s'appellerait plus Colombey-les-Deux-Eglises
mais Colombey-les-Deux-Mosquées !"
(cité par le ministre Alain Peyrefite dans C'était de Gaulle,





 tome 1, Editions de Fallois, 1994, et par Benjamin Storfa,
Le transfert d'une mémoire, Editions de La découverte, 1999).








 En réalité, dans cette citation, le chiffre de dix millions annoncé par le général
 n'est pas le nombre de musulmans, mais le nombre d'Algériens.
Cela signifie qu'il faisait un amalgame entre les Algériens et les musulmans
 d'Algérie qui étaient, certe majoritaires, mais pas unanimes.
 Par ailleurs, le fils de Charles de Gaulle, Philippe, tentera de justifier les pensées
de son père dans son oeuvre De Gaulle, mon père (Plon, Paris, p. 200) :


 "Si une communauté n’est pas acceptée, c’est qu’elle ne donne pas
de bons produits, sinon elle est admise sans problème.
 Si elle se plaint de racisme à son égard, c’est parce qu’elle
est porteuse de désordre. Quand elle ne fournit que du bien,
tout le monde lui ouvre les bras. 
Mais il ne faut pas qu’elle vienne chez nous imposer ses moeurs."






  Malheureusement, Philippe De Gaulle a oublié de rappeler le décret
de la loi Crémieux discriminant les musulmans, au point d'affirmer
que ce sont ces derniers qui n'avaient pas voulu s'intégrer.





Cependant, cette pensée illustre l'opinion générale des Français
qui croyaient que les habitants d'Algérie n'avaient jamais souhaité
s'intégrer, et que c'est cette raison qui les avaient incité à se révolter.
Son père, Charles, ira jusqu'à dire :


 "L’intégration, c’est une entourloupe pour permettre que les musulmans
qui sont majoritaires en Algérie à dix contre un, se retrouvent
minoritaires dans la République française à un contre cinq. 
C’est un tour de passe-passe puéril ! 
On s’imagine qu’on pourra prendre les Algériens avec cet attrape-couillons ?
 Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq, puis par dix, pendant que la population française restera presque stationnaire ? Il Y aurait deux cents, puis quatre cents députés arabes à Paris ?
 Vous voyez un président arabe à l’Élysée ?"
(Alain Peyrefite, C'était de Gaulle, tome 1, Editions de Fallois, 1994).





 Plus tard, il ajoutera:

"Et puis, Delbecque, vous nous voyez mélangés avec des Musulmans ?
Ce sont des gens différents de nous. 
Vous nous voyez mariant nos filles avec des Arabes ?"

(cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Plon, 1967).
 Au député UNR Raymond Dronne, ancien combattant de la libération de Paris,
 il déclara :

"Voulez-vous être bougnoulisés ? Voyons, Dronne ! 
Donneriez-vous votre fille à marier à un bougnoule ?"

 (J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Éditions Plon, 1967
et cité dans Le Petit de Gaulle illustré, Editions le Crapouillot, 1967
 Il se plaira même à falsifier l'histoire :


 « Qu’est-ce que les Arabes ? Les Arabes sont un peuple qui,
depuis les jours de Mahomet, n’ont jamais réussi à constituer un État
[...] Avez-vous vu une digue construite par les Arabes ? Nulle part.
 Cela n’existe pas. Les Arabes disent qu’ils ont inventé l’algèbre et
construit d’énormes mosquées. Mais ce fut entièrement l’œuvre
des esclaves chrétiens qu’ils avaient capturés [...]
Ce ne furent pas les Arabes eux-mêmes [...] Ils ne peuvent rien faire seuls. »(Cité par Cyrus Sulzberger, Les derniers des géants,





 Éditions Albin Michel, 1972).
 Il reprendra le même type de discours :

 "Les Arabes, ce n'est rien. Jamais on n'a vu des Arabes construire des routes,
des barrages, des usines...
Ce sont d'habiles politiques. Ils sont habiles comme des mendiants."
 (Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Editions Plon 1967).






 Il faut savoir que plusieurs de ces propos racistes sont répétés un certain
nombre de fois.
Ainsi, Pierre Laffont, député d'Oran, rapporte les propos du Général tenus
 le 29 avril 1959, qui illustre sa conception raciale :

  "L'intégration, c'est une foutaise, une fumisterie, et ceux qui la préconisent
sont des jean-foutre! Les Musulmans ne sont que des clochards dont
la France n'a pas à s'embarrasser !
Mais enfin, vous n'imaginez pas qu'un jour, un Arabe, un Musulman
puisse être l'égal d'un Français! Voyons, c'est impensable !
 Essayez d'intégrer de l'huile et du vinaigre! Agitez la bouteille!
Au bout d'un moment, ils se séparent de nouveau!
Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français! Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de Musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante?
Si tous les Arabes, tous les Berbères d'Algérie étaient considérés
 comme Français, comment les empêcherait-on de venir s'installer en Métropole,
 alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé?
Mon village ne s'appellerait plus Colombey les Deux Églises,
mais Colombey les Deux Mosquées!
Avez-vous songé que les Arabes se multiplieront par cinq, puis par dix,
pendant que la population française restera stationnaire?
Il y aurait deux cents, puis quatre cents députés Arabes à Paris?
Vous voyez un président Arabe à l'Élysée? [...]
Et quand aux autres territoires! On a prétendu faire des Nègres
de bons Français! C'est beau l'égalité, mais ce n'est pas à notre portée.
Vouloir que toutes les populations d'outre-mer jouissent des mêmes droits
 sociaux que les Métropolitains, d'un niveau de vie égal, ça voudrait dire
que le nôtre serait abaissé de moitié! Qui y est prêt?
Alors, puisque nous ne pouvons pas leur offrir l'égalité, il vaut mieux
leur donner la liberté: Bye-bye, vous nous coûtez trop cher!" 
(Pierre Laffont, Missions et actions secrètes en Algérie,





 Éditions Trésor du Patrimoine, 1999, p. 7).

 Plus tard, au cours d'un entretien avec Jacques Foccart, il dira à propos
des noirs :

 "Vous savez, cela suffit comme cela avec vos nègres. 
Vous me gagnez à la main, alors on ne voit plus qu’eux :
 il y a des nègres à l’Élysée tous les jours, vous me les faites recevoir,
vous me les faites inviter à déjeuner. Je suis entouré de nègres, ici. […]
Et puis tout cela n’a aucune espèce d’intérêt !
Foutez-moi la paix avec vos nègres ; je ne veux plus en voir d’ici deux mois, vous entendez ? Plus une audience avant deux mois.
Ce n’est pas tellement en raison du temps que cela me prend,
 bien que ce soit déjà fort ennuyeux, mais cela fait très
 mauvais effet à l’extérieur : on ne voit que des nègres,
tous les jours, à l’Élysée.
 Et puis je vous assure que c’est sans intérêt. "
(Entretiens avec Jacques Foccart, 8 novembre 1968, Journal de l’Élysée,





 Tome 2 : Le Général en mai (1968-1969), Fayard-Jeune Afrique, 1998).
Celui-ci se montre même nostalgique d'une Europe de Blancs.
 Voici ce qu'il a dit au général Koening :

 "Evidemment, lorsque la monarchie ou l'empire réunissait
à la France l'Alsace, la Lorraine, la Franche-Comté, le Roussillon,
 la Savoie, le pays de Gex ou le Comté de Nice, on restait entre Blancs,
 entre Européens, entre chrétiens... Si vous allez dans un douar,
vous rencontrerez tout juste un ancien sergent de tirailleurs,
 parlant mal le français. "



(Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Plon, 1967).
 A travers ces discours, Charles De Gaulle explique sa vision
 personnelle et raciste.
C'est sans doute cette pensée qui l'incita à retirer l'Algérie de la France.
 Selon lui, les natifs d'Algérie ne doivent pas être français.
 Par ailleurs, il se révéla très méprisant envers les élus d'Algérie qu'il recevra
 le 20 janvier 1960 : les élus d'algérie. Il leur sort :


 "l'integration est une connerie, d'ailleurs l'armée ne fait que des conneries
 [...] Les magistrats des tribunaux militaires sont des incapables
et des médiocres, ils font une repression sans nuances."








 La répression en Algérie n'est donc pas assez grande selon lui.
Au député Laradji, il lui déclara :


 "les musulmans ne seront jamais des français."








 Puis à Lauriol:

 "voyons, ce ne sont pas des français ces gens là".


 Laradji, qui a eu dix membres de sa famille assassinés par le FLN insiste
 et déclare que sa politique va faire souffrir les algériens pro français.
 De gaulle réplique :

 "Hé bien, vous souffrirez".









 Les élus sont dépités et cet entretien fit tout le tour d'Alger, engendrant
une immense colère au sein de la population, notamment les pieds noirs
 et les harkis. Au soir des Accords d'Evian en mars 1962,
 il sortira à son ministre Louis Joxe :

 "Alors, Joxe, vous avez bientôt fini avec vos bicots ?"









 (Cité dans Le Petit de Gaulle illustré, Le Crapouillot, 1967-68).
 Il dit également :


"Tous ces bicots se chamaillent. Ils aiment les fusils,
ils aiment s'en servir.
 Ils ont la manie de la  fantasia"


(Cité par J.R. Tournoux, La tragédie du Général, Plon 1967).
 De plus, le 7 mai 1963, lors d'un conseil des ministres,
 De Gaulle explique à ses proches la situation sur l'immigration :

 "J'attire votre attention sur un problème qui pourrait devenir sérieux.
Il y a eu 40 000 immigrants d'Algérie en avril.
C'est presque égal au nombre de bébés nés en France
pendant le même mois. J'aimerais qu'il naisse plus de bébés en France
et qu'il y vienne moins d'immigrés. Vraiment, point n'en faut !
Il devient urgent d'y mettre bon ordre !" (Alain Peyrefite, C'était de Gaulle, Fallois, 1994).
Par ailleurs, n'oublions pas que dans le budget de 1959,
 De Gaulle fera diminuer les pensions accordées aux anciens combattants
d'Afrique du Nord et des colonies.
Ensuite, il promulguera la loi dîte de «cristallisation» le 26 décembre 1959.
Pour information, les anciens combattants du Maghreb, d'Afrique noire,
 de Madagascar et d'Asie toucheront une pension parfois huit fois inférieure
à celles des nationaux français.
Actuellement, il est de 80 euros par mois pour un ancien goumier marocain
ou algérien, 150 euros pour un ex-tirailleur sénégalais, contre environ
600 euros pour un Français.



La France, complice du massacre des harkis ?


Il est temps de mettre fin à une ignorance d'Etat dont les politiciens


















 français font preuves.
 Il ne fait absolument aucun doute que les gouvernements français
sous De Gaulle étaient complices du génocide des harkis
par le Front de Libération Nationale en Algérie.
Voici un télégramme prouvant que des officiers voulant sauver des harkis
 ont été sanctionné, c'est-à-dire la note de service n° 1334/MA/CAB/DIR
du 12 mai 1962 signée par Pierre Messmer et envoyé par lui-même
au commandant supérieur à Réghaia en Algérie :


 "Il me revient que plusieurs groupes d'anciens harkis seraient récemment
 arrivés en métropole. Stop.
 Je vous communiquerai dès qu'ils seront en ma possession
précis sur l'importance et origine ces groupes ainsi que, si possible,
 sur responsable leur mise en route. Stop.
Dès maintenant toutefois je vous prie : Primo- d'effectuer sans délai
enquête en vue déterminer conditions départ d'Algérie de ces groupes
 incontrôlés et sanctionner officiers qui pourraient en être à l'origine. Stop". Le document est notamment visible sur ce lien:










 http://pagesperso-orange.fr/jean-francois.buigues/Auteur.htm).


Par ailleurs, un télégramme numéroté 125/IGAA du 16 mai 1962 signé 
par Louis Joxe, ministre des Affaires algériennes du 22 novembre 1960
au 28 novembre 1962, montre très bien l'intolérance et la politique
anti-musumane du gouvernment français :

 "Le ministre d'Etat demande au Haut commissaire de rappeler que
toutes les initiatives individuelles tendant à l'installation en métropole
des Français musulmans sont interdîtes."


De plus, des harkis voulant se réfugier en France ont été déportés en Algérie.
En effet, une directive du 15 juillet 1962 signée par Louis Joxe indique que:



 "Les supplétifs débarqués en métropole en dehors du plan général seront 
renvoyés en Algérie."

Il est important de dire qu'une plainte pour crime contre l'humanité
a été déposée à l'encontre de Pierre Messmer, l'ancien ministre des armées
sous la présidence de Charles de Gaulle.
On parle souvent des 76 000 juifs déportés sous l'occupation,
avec la France qui aidé l'Allemagne.
En revanche, on ne parle jamais des 150 000 harkis massacrés par le F.L.N
avec la complicité de la France sous de Gaule.
 En effet, 150 000 est bien le nombre approximatif le plus proche de la réalité.
 Le 4 avril 1977, le ministre de la défense Yves Bourges avait demandé
des informations sur ce sujet au service historique du ministère de la défense.
Voici la réponse du général Forret, chef du service historique,daté du 21 avril 1977 :
"Note pour le cabinet du ministreOBJET : Supplétifs incorporés en AlgérieREFERENCE : Note n° 15088/DEF/C.4.B en date du 4 avril 1977En réponse à la lettre
de référence, le Service Historique de l'Armée de Terre a l'honneur
 de faire connaître qu'il ne possède aucune archives sur les sujets évoqués.
Toutefois, un document établi par

 le "Bureau d'aide aux musulmans français"
Hôtel National des Invalides - 75007 PARIS - avec le numéro 270
 en date du 27 mai 1975, fait état des chiffres suivants :
-Effectif des supplétifs (harkis, moghaznis) incorporés en Algérie-environ

200 000-Supplétifs emprisonnés par le F.L.N après l'indépendance-
environ 2 500-Supplétifs disparus ou exécutés par le F.L.N.
-environ 150 000


Le général FORRET,

Chef du Service Historique"














Le document original est présent sur le lien:



 http://pagesperso-orange.fr/guerredalgerie/images/note%20harkis.jpg.



 Un constat important sur ces chiffres, c'est qu'il y a très peu de prisonniers
comparés aux victimes du F.L.N. Il y a bien eu une volonté d'extermination
à l'encontre des harkis de la part du F.L.N et avec l'assistance de la France.
 Par ailleurs, l'armée française savait pertinemment que le génocide se déroulait puisqu'elle fut présente en Algérie jusqu'à la fin des années 1960.
 Pourtant, durant la Guerre d'Algérie, les politiciens français n'étaient soumis
à aucune pression extérieure et agissait en pleine possession de ses moyens, contrairement durant l'occupation.
 La France a donc une responsabilité plus grande vis-à-vis du massacre
 des harkis que face à la déportation des juifs, mais peu de personne oserai nuire
à la légende du "grand" de Gaulle.

De la loi Crémieux jusqu'à l'indépendance de l'Algérie,


les musulmans de ce pays subirent fréquemment la politique raciale
des différents gouvernements français.
 Le décret de 1870 avait de plus déterminé une politique
de discrimination raciale qui dura 70 ans.


Mais malgré sa disparition, après son abrogation par le maréchal Pétain,
 la loi Crémieux garda un impact important dans la société française
qui resta longtemps anti-musulmane.
Une politique de hiérarchie raciale perdurera au début de la Vème République, principalement sous le règne d'un de Gaulle profondément raciste
 et les Maghrébins toujours assimilés à des musulmans en furent victimes.






Pour conclure, les lois de Nuremberg n'ont rien à leur envier,
et qu'un Hitler n'a jamais sorti de sa bouche de tels propos gaullien...mais,
on peut se demander, si, le "grand Charles" n'a pas été le seul homme
politique à avoir lu avec attention (pas entre les lignes comme certains),
Mein Kampf....et surtout de l'avoir bien compris !




















_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Mar 13 Avr - 10:27 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Dossier : Mont Cassino: (les pendules à l'heure )


Les Alliés ont débarqué,du 3 au 9 septembre 1943,
au sud de la botte italienne,alors qu'Hitler,dépourvu de marge
de manoeuvre en effectifs,du fait de la tournure fâcheuse des évènements
 à l'Est,redoutait par-dessus tout les voir aborder la région de Gênes
ou les côtes de Provence (c'est déjà ce qu'il craignait en novembre 1942).
Face au GA allié (1 armée US, 1 armée britannique,1 CA-corps d'armée- français
et 1 CA polonais),les Allemands n'ont que 6 divisions au sud du
et nul ne compte sur la combativité italienne (le gouvernement italien
a capitulé secrètement le 3 septembre,l'annonce en faite le 8
par les Alliés,ce qui provoque une panique à Rome).
Le Feldmarschall Albert Kesselring,ancien artilleur,ancien
 chef d'état-major de la Luftwaffe,va révéler des qualités
de stratège défensif exceptionnel.
Hitler accepte son plan de défense barrant la botte à mi-chemin
 de Naples et de Rome:
la Ligne Gustav,qui tiendra bon jusqu'au 23 mai 1944.
Cette ligne suit le cours du Garigliano,jusqu'au village de Cassino,
puis rejoint le rivage de l'Adriatique 20 km au sud d'Ortona.
A plusieurs reprises,divers généraux allemands préviennent les Alliés,
par l'intermédiaire d'écclésiastiques,qu'is respecteront le monastère
 de Monte Cassino tant que les Alliés en feront autant.
Le  commandant suprme du théâtre d'opérations méditerranéen
(le Britannique Henry Wilson) et le chef des troupes néo-zélandaises
 (Bernard Freyberg) décident néanmoins de bombarder le plus vieux
 monastère de la chrétienté occidentale,fondé par saint Benoît lui-même.
Ce crime contre le patrimoine culturel de l'Humanité est commis
le 15 février 1944,le soir même,les soldats de la 1ère division parachutiste 
allemande occupent les ruines:


la bataille de Stalingrad a démontré qu'il était beaucoup plus facile
 de défendre des ruines que des bâtiments intacts.
Après de nombreuses attaques frontales meurtrières et inefficaces,
les Alliés occuperont ces ruines le 17 mai,grâce à une habile manoeuvre
de contournement imaginée par le général Alphonse Juin
et réalisée par le CA français.



L'expérience acquise au cours des deux guerres mondiales permet d'affirmer
que seules les destructions opérées par le vaincu sont considérées
 comme des crimes de guerre. 

_________________
L'autre Histoire :

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MessagePosté le: Mar 13 Avr - 10:34 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Merci Roro pour ce long plaidoyer qui met les points sur les "i" et les barres sur les "t"... Et dont il ressort surtout que c'est de Paris que sont toujours venues les lois qui régissaient les départements "français" d'Algérie. Les "pieds-noirs" n'ont pas été les responsables de ces politiques, souvent absurdes, qui ont provoqué le drame algérien, même si on met souvent en avant les pouvoirs "prodigieux" des "colons" auprès du pouvoir central. Qu'on compare simplement le poids de ce pouvoir à celui des grands groupes industriels et financiers qui étaient établis en France métropolitaine...

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MessagePosté le: Mar 13 Avr - 11:44 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Admin a écrit:
Mon cher François, je répondrai que je connais depuis longtemps Lebel et sa façon de détourner, quand ça l'arrange, les discussions sur ce forum. Alors, désolé, mais il m'appartient de choisir le ton sur lequel je dois répondre à ses provocations et à ses "caftages" .
En l'occurence, il est allé chercher sur un forum que je ne connaissais pas, une intervention d'un "Boisbouvier" faisant montre d'une méconnaissance crasse de l'Algérie et de son histoire. Un "Boisbouvier" qui rejoint les producteurs du film "les Indigènes" donnant à croire que seuls les "arabes" auraient participé à la libération du territoire national, alors que les "pieds-noirs" ont été majoritairement mobilisés dans cette Armée d'Afrique (à proportion, je crois de 16 classes...)
Qu'importe puisque la discussion ne portait pas ici sur le "décret Crémieux" !
Toujours cet acharnement morbide à accabler Vichy d'avoir "devancé" Hitler sur le sort des Juifs de France...
J'attends donc, avec patience, que Michel Boisbouvier (celui que nous connaissons) vienne apporter confirmation ou infirmation des propos rapportés par Lebel, et je lui répondrai, courtoisement, sur cette question précise des "piaillements" des pieds-noirs...


Mon cher Admin
Il estt etonnant que tu ignores l'existence de Tribune Histoire dont l' Admin , Bruno Roy Henri ( BRH ) s'etait inscrit sur FEG ,le 26 aout 2009 .......c'est vrai qu'il y a fait un passage eclair et laissé seulement deux messages !
Il ne s'agit ni de provocation , ni de " caftage " puisque je rapporte fidelement les propos d'un contributeur sans les tronquer ou les alterer ..........procédés que connait l'individu en question ................Passons sur sa meconnaissance de l' Histoire de l' Algerie et sur ses methodes , en general, quand il pretend , par exemple , nous presenter un Vichy .......qui n'a convaincu aucun de ses lecteurs ( à part sur FEG ! )
Pour ton information ,le Michel Boisbouvier que tu connais est bien le même que celui qui s'est deja repandu sur plusieurs forums ......avec le succés que l'on sait !
Nul doute qu'il viendra platement s'excuser sur FEG pour ses propos meprisants et outranciers sur les Pieds Noirs ........et que tu pardonneras charitablement ses offenses !


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lebel


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MessagePosté le: Mar 13 Avr - 17:22 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

J'attends donc, avec patience, que Michel Boisbouvier (celui que nous connaissons) vienne apporter confirmation ou infirmation des propos rapportés par Lebel,
Mais il ne peut pas y avoir deux Boisbouvier :
Ton ami et celui qui est si meprisant pour les Pieds Noirs , ne sont qu'une seule et même personne !
Decidemment , le personnage n'est pas clair Very Happy


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MessagePosté le: Mar 13 Avr - 19:17 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Lebel, tu commences à me les briser menu... Tu essaies de me faire gueuler contre Michel Boisbouvier, mais tu ne réussiras pas.
S'il veut parler de l'Algérie, de la guerre d'Algérie et des PN, qu'il vienne. Il existe un dossier spécial "Algérie" où il pourra s'exprimer.
Comme la majorité des Français de "métropole" comme on disait, il a été élevé au biberon des falsificateurs de l'Histoire gaullistes et communistes et il n'est pas étonnant qu'il ait cette opinion "négative" sur les PN. Mais bon, sachant comment l'histoire a été ... révisée en 45, je crois qu'il est homme à comprendre. je l'ai dit, j'attends sa réaction.
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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lebel


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MessagePosté le: Mar 13 Avr - 20:50 (2010)    Sujet du message: Pétain et les juifs Répondre en citant

Je te le demande , Admin , si le pécheur , Boisbouvier , vient à resipiscence , sois misericordieux pour ce frère abusé par tant de catechistes pervers , donne lui Ta benediction et accorde lui Notre pardon

Frère Lebel , pied noir , impie ici et pie ailleurs


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:08 (2016)    Sujet du message: Pétain et les juifs

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