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France en Guerres
Les guerres de la France au XX° Siècle. Parlons en !

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Non, les collaborateurs n'étaient pas...
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> 39/45. La seconde Guerre Mondiale
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Roro II


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MessagePosté le: Dim 4 Avr - 19:43 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

..........des "traîtres"!  
            
 -Le sempiternel argument:

L'accusation de trahison que lancent règulièrement certains
à l'encontre des Français "coupables",à leurs yeux,
d'avoir collaboré avec les Allemands entre 1940-1945.
Votre argument principal,je le connais:
-même après juin 1940,direz-vous,aucun traité de paix n'ayant été signé
avec le Reich, la France restait en guerre avec l'Allemagne.
Par conséquent ceux qui ont collaboré ou pis! qui ont revêtu
l'uniforme allemand se sont mis au service de l'ennemi devenant
ainsi des " traîtres" à la patrie. 

-Un traité de paix pas toujours nécessaire.
Exemples historiques:

Je répondrai qu'en droit,la conclusion d'un traité de paix n'est pas
nécessaire pour mettre fin à une guerre.
Un état de guerre peut disparaître lorsque, d'un côté comme de l'autre,
on cesse de se battre et que, petit à pett,des relations plus amicales
se nouent entre ennemis d'hier.
En guise d'exemples historiques,je mentionnerai tout d'abord la guerre
entre les couronnes de Pologne et de  Suède ,qui s'acheva en 1716
sans traité de paix,l'état de paix fut reconnu..
dix ans plus tard par des lettres réciproques des deux souverains.

 Je mentionnerai également le conflit :

-franco-espagnol   terminé en 1720  et la lutte entre la Russie et la Perse
 suspendue définitivement en 1801 avec l'avênement du successeur
de Catherine II,l'empereur Paul. 
Pour le XIXè siècle, je citerai la guerre entre la  France et le Mexique  ,
celle entre l'Espagne et le Chili,ainsi que toutes les guerres d'indépendance
entre l'Espagne et ses colonies d'Amérique Latine ;bien que,dans
ces derniers cas,les hostilités actives eurent cessé dès 1825,
il fallut attendre 1840 pour que des relations commerciales
soient autorisées et 1850 pour que l'Espagne reconnaisse
 l'indépendance du  Vénézuéla.
Tous ces exemples démontrent qu'une guerre peut parfaitement
se terminer sans aucun traité de paix,uniquement lorsque
les belligérants cessent de se battre et recommencent à causer ensemble....

-La France en 1940 -


Cessation de la lutte et reprises de relations plus amicales,
c'est exactement ce qui c'est passé à partir de juillet 1940
entre la France et l'Allemagne.
Reconnaissez qu'en juin,la France,écrasée militairement,
n'était absolument plus en état de continuer la lutte.
Le "réduit breton" ,voulu par Paul Reynaud et la poursuite
de la guerre dans l'AFN réclamée par quelques jusqu'au-boutistes
 étaient des rêves totalement irréalisables. *

( *:-Le 13 juin 1940: Paul Reynaud lui-même avait déclaré
à W.Churchill qu'il:
    "était déjà trop tard pour constituer un réduit en Bretagne"  "
( Source: Winston Churchill, Mémoires", éditions Plon,1949,tomeII:
"L'heure tragique"",p.190.)
Sur l'impossibilité de poursuivre la lutte en AFN,relire la lumineuse
déposition du général Weygand au procès Pétain
( Voy.Le Journal Officiel
sténotypies du procès du maréchal Pétain devant la Haute Cour de Justice "
( publications du Journal Officiel,"pp.137-9 et p.140)

Voy.également  F.Charles-Roux,.Cinq mois tragiques aux Affaires étrangères. "
(édit.Plon,1949,pp.37-39 et 65-66.)

 -L'Armistice reconnaissait la défaite.


Voilà d'ailleurs pourquoi,loin d'être une simple
"suspension des hostilités" avec
"maintien du statu quo des parties belligérantes dans leurs positions respectives"
comme l'aurait voulu le droit international,l'Armistice du 22 juin 1940 sur lequel
je reviendrai,consacrait au contraire la défaite de la France:

-ses armées devaient être démobilisées(Article 4),
-le matériel de guerre remis au vainqueur (Article 6),
-la flotte de guerre et l'aviation désarmées sous
-contrôle allemand ou italien (Articles. 5 &7b ),
-les fortifications avec leurs plans livrées à l'occupant (Article.7) *

Dans son appel du 25 juin 1940:le maréchal Pétain ne cacha pas
cette triste réalité:

   "Les conditions auxquelles nous avons dû souscrire sont sévères"
   dit-il avant de les résumer ainsi:
   "Une grande partie de notre territoire va être temporairement occupé.  
 Nos armées devront être démobilisées.Notre matériel remis à l'adversaire,
nos fortifications rasées,notre flotte désarmée dans nos ports.
En Méditerranée,des bases navales seront démilitarisées.
 Du moins l'honneur est-il sauf!" **

Le 6 septembre 1940:enfin,dans une allocution retransmise mondialement,
le Maréchal,qui s'adressait à l'Empire français,lança:

  "La France a perdu la guerre"  (Ibid,p.57)
C'était dire clairement que la guerre était finie,puisque la France
n'avait plus d'armée pour se battre et qu'une nouvelle période allait commencer.
*( C'est ce qui fit dire à Paul Reynaud en 1945 que la
  "capitulation était inscrite dans l'une des clauses de cet armistice"
(Voy. le procès Pétain,déjà cité,p.147)
**( Voy. Philippe Pétain, Quatre années au pouvoir
 (édit.La Couronne Littéraire,1949,p.53)

-L'ennemi ? NON:le vainqueur -


Un mois plus tard,il annonça que des relations amicales pourraient
être renouées avec l'Allemagne qui,soit dit en passant,
n'était plus qualifiée d' "ennemie"
  mais de  "vainqueur".
Dans son message du 11 octobre 1940,le Chef de l'Etat lança:
 " Le régime nouveau doit se libérer de ces amities ou ces inimitiés,
dites traditionnelles,qui n'ont,en fait,cessé de se modifier à travers l'histoire.
Il remettra en honneur le véritable nationalisme qui se dépasse pour atteindre
la collaboration internationale.Cette collaboration,la France est prête à la rechercher
 dans tous les domaines,avec tous ses voisins.Elle sait d'ailleurs que le problème des rapports franco-allemands,si criminellement traité dans le passé,continuera de déterminer son avenir.
Sans doute,l'Allemagne peut elle au lendemain de sa victoire sur nos armes,choisir entre une paix traditionnelle d'oppression et une paix toute nouvelle de collaboration.A une nouvelle paix faite "à la manière du passé",l'Allemagne peut préférer
une paix vivante pour le vainqueur,il dépend aussi du vaincu.
Si toutes les portes nous sont fermées,nous saurons attendre et souffrir.
Si un espoir,au contraire,se lève sur le monde,nous saurons dominer
 notre humiliation,nos deuils,nos ruines.
En présence d'un vainqueur qui aura su dominer sa victoire,nous saurons
dominer notre défaite." (Ibid.61-63).

-L'entrevue de Montoire -





 


Le -30 octobre 1940:enfin,après l'entrevue de Montoire,
le maréchal Pétain annonça que la France et l'Allemagne allaient
désormais collaborer:
   "Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays.
J'en ai accepté le principe.Les modalités seront discutées ultérieurement.
C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française,une unité de dix siècles,
dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen que j'entre
 aujourd'hui dans la voie de la collaboration.Cette collaboration doit être sincère.Elle doit être exclusive de toute pensée d'agression,elle doit comporter un effort patient et confiant."
  (Ibid.pp.68-70). -Si,plus loin,le Maréchal rappelait que l'armistice:






  "Au demeurant,n'était pas la Paix",c'était non pour évoquer une éventuelle reprise
 des hostilités,mais pour justifier le fait que la France était encore "
tenue par des obligations nombreuses vis-à-vis du vainqueur"

(Ibid,p.71).


-La politique de Pierre Laval -



Le 21 avril 1942:dans une allocution radiodiffusée,Pierre Laval
confirma les messages du Maréchal.
Misant sur la victoire de l'Allemagne et sur l'émergence d'une France
 nouvelle au sein d'une Europe nouvelle,déclara:
   "Au monde du Travail,je veux dire qu'il n'a rien à redouter mais tout à espérer
du régime qui doit naître.Cette guerre porte en elle les germes d'une véritable révolution.
Aux ouvriers de France,le bolchevisme n'apporterait,comme aux masses du peuple russe,
que l'oppression et la misère....
Dans la nouvelle Europe,c'est le socialisme qui s'instaurera partout tenant compte
 du caractère et des aspirations de chaque peuple.
Dans la cité nouvelle, le labeur sera protégé, honoré, magnifié, de même les valeurs spirituelles et morales pourront s'y épanouir...Depuis longemps, depuis que je suis dans la vie publique, j'ai toujours
affirmé que le rapprochement de la France et de l'Allemagne
était la condition de la paix en Europe.
Comme une obsession,j'ai toujours recherché, à chaque occasion,
une entente qui mettrait un terme aux malentendus tragiques qui,
par le passé, avaient trop souvent dressé deux grands peuples l'un
contre l'autre.
Il eût fallu pour cela une politique française, exclusivement française,
dépouillé des ingérences étrangères, qui dans l'Histoire
et aujourd'hui encore, se sont manifestées ou se manifestent
pour entretenir notre dissentiment et pour sans cesse remettre
en question la paix de nos foyers.
Une fois de plus, la guerre a passé...Mais ce qui était nécessaire hier,
ne l'est-il pas moins aujourd'hui ?
C'est le sentiment qui m'animait lorsque j'ai entamé, dès le mois
de juillet 1940, des conversations qui devaient quelques semaines
plus tard, nous conduire, le Maréchal et moi, à Montoire.
Nous y avons trouvé, fait sans précédent, un vainqueur qui acceptait
de ne pas abuser de sa victoire et offrait à la France, dans la nouvelle Europe,
une place digne de son passé....
C'est à Montoire que fut admis le principe d'une politique nouvelle
où ni l'honneur ni les intérêts vitaux de la France n'étaient sacrifiés....
Quand je parlai au nom de la France victorieuse, je n'ai jamais songer
 à humilier l'Allemagne.
Le sort nous a été défavorable, et je dois rendre à
mes interlocuteurs allemands cet hommage qu'ils n'ont jamais
songé à humilier la France et il faut que vous sachiez que
je n'ai jamais eu à parler le langage d'un vaincu.
Depuis Montoire, depuis octobre 1940, la guerre s'est étendue
à tous les continents et elle a pris une signification nouvelle.
Aux raisons qui nous déterminaient à rechercher avec l'Allemagne
une politique d'entente et de réconciliation, il s'en ajoute
d'autres aujourd'hui plus impérieuses encore.
Les combats gigantesques que mène l'Allemagne contre le bolchevisme
n'ont pas seulement étendu la guerre, ils en ont révélé le sens.
Ainsi, nous voilà placés devant cette alternative:
-ou bien nous intégrer, notre honneur et nos intérêts vitaux étant respectés,
dans une Europe nouvelle et pacifiée qui surgira demain
de la grande épopée qui se déroule sous nos yeux,
ou bien nous résigner à voir disparaître notre civilisation....!
La politique d'entente avec l'Allemagne doit être pratiquée avec loyauté!
Elle exige,pour être efficace,une confiance réciproque.
Elle doit être exclusive de toute équivoque, et c'est seulement
sur la sincérité dans les propos et dans les actes que peuvent
se fonder une entente et une reconciliation durables..." *









*(Voy.Pierre Laval parle aux Français,Déclaration radiodiffusée le 21 avril 1942
(édit.du Ministère de l'Information,sd),pp.3 et ss)


-Un an plus tard,le 5 juin 1943,P.Laval rappela ces vérités
en lançant:

"Les puissances de l'Axe et ceux qui les assistent versent leur sang pour barrer
la route du bolchevisme et briser la puissance militaire des Soviets,
tandis que la France par son travail doit prendre sa part de l'effort
et des sacrifices communs. Elle ne s'abaisse pas en le faisant, elle travaille
pour une cause commune et elle recueille le fruit de son effort.
Il est des Français qui combattent en Russie; ils sont partis comme "volontaires",
ils incarnent nos meilleures traditions militaires et ils défendent
 le véritable intérêt français. Le gouvernement les en félicite et les en remercie,
il souhaite que leur exemple soit imité. Leur sacrifice s'ajoute à l'effort d'une multitude d'ouvriers français qui travaillent en Allemagne...
Je me plais à reconnaître que le chancelier Hitler s'est montré,
une fois de plus, compréhensif de la situation française.
Nous avons examiné en toute objectivité les problèmes
qui intéressent l'Europe et qui rendent tous les pays solidaires
devant le "danger mortel bolcheviste".
La France, je l'ai déjà dit, ne peut rester ni passive, ni indifférente.
Elle peut et doit devenir un pays librement associé au lieu de continuer
 à subir la condition d'un pays vaincu; c'est le but essentiel
 de la politique que poursui le gouvernement.
Les puissances de l'Axe le comprennent et l'admettent..." *

*( Voy. Pierre Laval expose la situation intérieure et extérieure de la France,




5 juin 1943  sn,sd pp.4 et ss )


 -Un  "double jeu" fantomatique...   

Par la suite, non seulement P.Pétain et P.Laval, mais surtout leurs défenseurs
invoquèrent la thèse du "double jeu subtil " qu'il fallait savoir reconnaître.
Il leur fut répondu que sous l'occupation, le public ne pouvait pas décrypter! *
C'est incontestablement exact et je note qu'à son procès,
Jean Hérold-Paquis a eu l'honnêteté de souligner:
   "Ma collaboration à moi est venue d'une chose bien simple:
 Il y avait un grand soldat, car on l'appelait ainsi, qui nous montrait le chemin en 1940.
Ce grand soldat était allé à Montoire; tous les corps constitués lui avaient prêté serment;
27 nations étaient représentées auprès du Gouvernement de Vichy, y compris la Russie et les Etats-Unis.
 A ce moment-là, on ne parlait pas du tout de "double jeu", personne n'en parlait.
On en a parlé curieusement, non pas après la Libération, mais après la défaite allemande. Si ce "double jeu"  avait existé, je tiens à vous dire tout de suite
qu'on l'aurait certainement bien su, au mois d'août 1944" **









*( Voy.notamment  la déposition de Paul-Ferdinand Arrighi lors du procès Pétain,
 le 31 juillet 1945

 ( les sténotypies du procès Pétain,pp.129-130)
** (Voy. les sténotypies du procès de J.Hérold-Paquis,publiées dans:
Les procès de la radio .Ferdonnet et Jean Hérold-Paquis
( édit.Albin Michel,1947,p.166)

-Conclusion:

En vérité,toutes ces citations démontrent qu'à partir de l'été 1940,
 la France ne voyait plus dans l'Allemagne un ennemi héréditaire
 à combattre par les armes dès que la situation le permettrait,
mais un vainqueur avec lequel il fallait collaborer sincèrement
pour construire un nouvel ordre européen, loin des amities
et des inimitiés dites traditionnelles.
Voilà pourquoi je déclare qu'à partir de juillet 1940, des Français
pouvaient s'engager du côté de l'Allemagne sans être, pour autant,
dénoncés comme des "traîtres"....
Comme l'a rappelé Pierre Laval le 3 août 1945 au procès Pétain,
après la défaite de juin 1940:

" Nous (les Français) n'avions plus de camp" *

*(: M.le premier président:
 "Vous acceptiez, le Maréchal acceptait, de changer de camp !".

M.Pierre Laval:
 "Mais nous ne changions pas de camp. Nous n'avions plus de camp, l'armistice était signé."..


( Voy. le Journal Officiel , sténotypies du  procès du maréchal Pétain
devant la Haute Cour de Justice (publications du Journal Officiel ,p.195,col.C )



_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Dim 4 Avr - 19:43 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Briard
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MessagePosté le: Mar 6 Avr - 15:45 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Mais il est beaucoup plus facile pour les thuriféraires du "résistancialisme gaullo-communistes" de traiter ces soldats en traîtres et en parias. En passant sous silence bien entendu l'attitude plus que collaboratrice du PC avant le 21 Juin 1941 !!
_________________
Fuis les éloges, mais essaie de les mériter.
F Fenelon


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boisbouvier


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 06:41 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Il y a une différence entre Pétain et Laval à ce moment-là, été-automne 40.
Pétain encourage les dépôts cachés d'armement et les Chantiers de Jeunesse et il envoie Weygand à Alger créer l'armée d'Afrique, preuve qu'il ne désarme pas pour l'avenir.
Laval estime, lui, que le salut du pays passe obligatoirement par l'Allemagne.
"Il ne pense pas faux, il pense bas" dit un des ministres de l'époque.
De cette divergence, le 13 décembre 40 fut la conséquence.
Conséquence heureuse d'ailleurs dans la mesure où elle donna un crédit considérable à Pierre Laval auprès des Allemands qui crurent avoir en lui un allié sincère et profitable.
Mettant ce crédit à profit, le Maréchal rappela Laval en avril 42. Et beaucoup de bonnes choses en ont résulté :
-les prisonniers sont rentrés;
-les Juifs furent majoritairement sauvés;
-les fusillés ne furent que 4000, malgré les attentats;
-les massacrés ne furent que 1200 malgré les maquis; un seul Oradour en France, 411 en Ukraine;
-les famines furent évitées,
-Paris ne fut pas détruit;
-l'alliance militaire avec l'Angleterre ne fut pas trahie malgré les provocations anglo-gaullistes...
- 160 000 victimes civiles seulement en France, 0,4% de la population (6000 000 de morts en Pologne et 10 % de la population dans les Balkans : Grèce et Yougoslavie).

La France doit beaucoup au Maréchal, mais aussi à Pierre Laval.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


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lebel


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 10:19 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

boisbouvier a écrit:
Il y a une différence entre Pétain et Laval à ce moment-là, été-automne 40.
Pétain encourage les dépôts cachés d'armement et les Chantiers de Jeunesse et il envoie Weygand à Alger créer l'armée d'Afrique, preuve qu'il ne désarme pas pour l'avenir.
Laval estime, lui, que le salut du pays passe obligatoirement par l'Allemagne.
"Il ne pense pas faux, il pense bas" dit un des ministres de l'époque.
De cette divergence, le 13 décembre 40 fut la conséquence.
Conséquence heureuse d'ailleurs dans la mesure où elle donna un crédit considérable à Pierre Laval auprès des Allemands qui crurent avoir en lui un allié sincère et profitable.
Mettant ce crédit à profit, le Maréchal rappela Laval en avril 42. Et beaucoup de bonnes choses en ont résulté :
-les prisonniers sont rentrés;
Combien ? ........... et la Relève , cette fumisterie de Laval ?
-les Juifs furent majoritairement sauvés;
Tu parles ! si la majorité fut sauvée , c'est malgré Vichy !
-les fusillés ne furent que 4000, malgré les attentats;
-les massacrés ne furent que 1200 malgré les maquis; un seul Oradour en France, 411 en Ukraine;
" Ne furent que " ....................l'euphémisme est admirable !
-les famines furent évitées,
L' Allemagne , ne serait ce que sur le plan alimentaire , pillait litteralement la France .......compare donc les rations caloriques pour les deux pays !
-Paris ne fut pas détruit;
Malgré les ordres d' Hitler !
-l'alliance militaire avec l'Angleterre ne fut pas trahie malgré les provocations anglo-gaullistes...
Sauf , que Pétain , en plusieurs occasions et que l' Allemagne paraissait victorieuse , offrait sa collaboration militaire ...qu' Hitler refusait !
- 160 000 victimes civiles seulement en France, 0,4% de la population (6000 000 de morts en Pologne et 10 % de la population dans les Balkans : Grèce et Yougoslavie).
La situation etait radicalement differente en Europe de l' Ouest !

Et ton plaidoyer pour Vichy , il ne te reste que FEG , auditoire acquis et garanti !
La France doit beaucoup au Maréchal, mais aussi à Pierre Laval.


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Roro II


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Inscrit le: 22 Mar 2010
Messages: 885
Localisation: Sainte Victoire

MessagePosté le: Sam 1 Mai - 10:38 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

lebel a écrit:
boisbouvier a écrit:
Il y a une différence entre Pétain et Laval à ce moment-là, été-automne 40.Pétain encourage les dépôts cachés d'armement et les Chantiers de Jeunesse et il envoie Weygand à Alger créer l'armée d'Afrique, preuve qu'il ne désarme pas pour l'avenir. Laval estime, lui, que le salut du pays passe obligatoirement par l'Allemagne."Il ne pense pas faux, il pense bas" dit un des ministres de l'époque.De cette divergence, le 13 décembre 40 fut la conséquence.Conséquence heureuse d'ailleurs dans la mesure où elle donna un crédit considérable à Pierre Laval auprès des Allemands qui crurent avoir en lui un allié sincère et profitable.
Mettant ce crédit à profit, le Maréchal rappela Laval en avril 42. Et beaucoup de bonnes choses en ont résulté :
-les prisonniers sont rentrés;
Combien ? ........... et la Relève , cette fumisterie de Laval ?
-les Juifs furent majoritairement sauvés;
Tu parles ! si la majorité fut sauvée , c'est malgré Vichy !


Voilà bien une autre "preuve" qu'il n'y a jamais eut
de volonté de détruire systèmatiquement les Juifs !!!


-les fusillés ne furent que 4000, malgré les attentats;
-les massacrés ne furent que 1200 malgré les maquis;
un seul Oradour en France, 411 en Ukraine;

" Ne furent que " ....................l'euphémisme est admirable !

Les maquisards qui ont fait exploser les munitions dans l'église.
Lire ici:

http://forumfrance-en-guerres.xooit.fr/t502-Masacres-de-civils.htm?start=15


-les famines furent évitées,

L' Allemagne , ne serait ce que sur le plan alimentaire ,
pillait litteralement la France .......compare donc les rations caloriques
pour les deux pays !

Et le traité de Versailles en Allemagne ?

-Paris ne fut pas détruit;

Malgré les ordres d' Hitler !

Encore un bobard de plus, en voici la "preuve":

http://forumfrance-en-guerres.xooit.fr/t784-Paris-brule-t-il.htm



-l'alliance militaire avec l'Angleterre ne fut pas trahie malgré les provocations anglo-gaullistes...
Sauf , que Pétain , en plusieurs occasions et que l' Allemagne paraissait victorieuse , offrait sa collaboration militaire ...qu' Hitler refusait !

Ah bon ? et la Charlemagne et d'autres ?
c'était derrière son dos ?

- 160 000 victimes civiles seulement en France, 0,4% de la population (6000 000 de morts en Pologne et 10 % de la population dans les Balkans : Grèce et Yougoslavie).

La situation etait radicalement differente en Europe de l' Ouest !

Et ton plaidoyer pour Vichy , il ne te reste que FEG , auditoire acquis
 et garanti !

ça change des Histoquiz, forum vert ou chez Delogu !
au moins on avance, on ne mange pas à longueur
d'année les mêmes salades.

La France doit beaucoup au Maréchal, mais aussi à Pierre Laval.

EXACT Dr !!















_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


Dernière édition par Roro II le Sam 1 Mai - 10:46 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 10:46 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Code:
Sauf , que Pétain , en plusieurs occasions et que l' Allemagne paraissait victorieuse , offrait sa collaboration militaire ...qu' Hitler refusait !


Quelle drôle de phrase, Lebel, surtout de la part d'une "mention Bien" au bac Philo !
Mais, surtout, quel mensonge !
J'ai dénombré cinq occasions du contraire : c'est cinq fois que Hitler a proposé à Pétain des engagements militaires que celui-ci a réussi à éluder :
-le 20 juillet 40, Hitler réclame des aérodromes et des bases en AFN. Pétain les refuse, le 4 août;
-en décembre 40, pour éviter la reconquête du Tchad passé à la dissidence gaulliste, Pétain débarque Laval; les accords secrets Rougier-Churchills'y opposent;
-le 2 juin 41, Pétain fait échouer les Protocoles de Paris signés par Darlan; ils livraient des bases: Bizerte, Alep, Oran, Dakar;
- en décembre 41 avant Pearl harbor, à St Florentin, Pétain élude les demandes de Göring;
- en novembre 42 Laval remercie Hitler de son offre généreuse mais il la décline. Devant l'invasion américaine en AFN Hitler propose une alliance "pour le meilleur et pour le pire".
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


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boisbouvier


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 10:50 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Code:
-les prisonniers sont rentrés;
Combien ? ........... et la Relève , cette fumisterie de Laval ?


Mais tous, ou presque ! 98 %.
La majorité des prisonniers polonais ou russes périrent dans leurs camps, eux. 45 % seulement revinrent.
La Relève fut une réalité. Mon oncle-parrain, Pierre Châble, en a bénéficié.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 10:53 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Code:
-les Juifs furent majoritairement sauvés;
Tu parles ! si la majorité fut sauvée , c'est malgré Vichy !


Léon Poliakov ne pense pas comme toi, là-dessus.
Je sais bien que tu as prétendu qu'il ignorait les travaux de Paxton et de Klarsfeld, mais c'est faux. Il a continué de l'exprimer jusqu'à sa mort en 1998.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 10:55 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Code:
-les fusillés ne furent que 4000, malgré les attentats;
-les massacrés ne furent que 1200 malgré les maquis;
un seul Oradour en France, 411 en Ukraine;

" Ne furent que " ....................l'euphémisme est admirable !


Moi, pas comprendre. Sois plus clair.
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Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


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lebel


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 10:59 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

boisbouvier a écrit:
Code:
-les prisonniers sont rentrés;
Combien ? ........... et la Relève , cette fumisterie de Laval ?


Mais tous, ou presque ! 98 %.
Tu parles des prisonniers rentrés aprés la Liberation ......
La majorité des prisonniers polonais ou russes périrent dans leurs camps, eux. 45 % seulement revinrent.
Ces prisonniers , russes surtout , ne beneficiaient pas des conventions de Genève
La Relève fut une réalité. Mon oncle-parrain, Pierre Châble, en a bénéficié.


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lebel


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 11:09 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Sauf , que Pétain , en plusieurs occasions et que l' Allemagne paraissait victorieuse , offrait sa collaboration militaire ...qu' Hitler refusait !

Quelle drôle de phrase, Lebel, surtout de la part d'une "mention Bien" au bac Philo !

Bon , alors j'ecris:
Sauf que Pétain , en plusieurs occasions et alors que l' Allemagne paraissait victorieuse , offrait sa collaboration militaire ...qu' Hitler refusait !
ça te va ?


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lebel


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 11:21 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Boisbouvier , je t'ecrivais :
Et ton plaidoyer pour Vichy , il ne te reste que FEG , auditoire acquis et garanti !
eh bien , non ! Il te reste encore "Libe 44 ", ou officie à mi temps le négationniste de service !
Sur ce forum qui roule avec 2 ou 3 messages par semaine ( au mieux ) et 4 ou 5 marionnettes , tu pourras faire de la figuration ! Very Happy Very Happy Very Happy


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boisbouvier


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 11:42 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

Code:
-les famines furent évitées,
L' Allemagne , ne serait ce que sur le plan alimentaire , pillait litteralement la France .......compare donc les rations caloriques pour les deux pays !


Un pareil manque de logique de la part d'une "mention Bien" au bac philo interpelle.
Faut-il accuser l'université d'un manque de discernement dans l'attribution des diplômes ou envisager une sclérose prématurée chez les plus brillants lauréats de ces mêmes diplômes ?
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J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
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lebel


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 15:27 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

les famines furent évitées, .......c'est toi qui le dis
et je te reponds :
L' Allemagne , ne serait ce que sur le plan alimentaire ,
pillait litteralement la France .......compare donc les rations caloriques
pour les deux pays !

Et je te dispense de me donner des leçons , car c'est moi qui pourrais t'en donner !


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Roro II


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MessagePosté le: Sam 1 Mai - 16:12 (2010)    Sujet du message: Non, les collaborateurs n'étaient pas... Répondre en citant

lebel a écrit:
les famines furent évitées, .......c'est toi qui le diset je te reponds :
L' Allemagne , ne serait ce que sur le plan alimentaire , pillait litteralement la France .......compare donc les rations caloriques
pour les deux pays !


Et je te dispense de me donner des leçons ,
car c'est moi qui pourrais t'en donner !

A quel titre ? au lieu de compter les calories,
 voudrait mieux compter les bobards ! ce serait un bien pour tous....

Laughing Mr. Green
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"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


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