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Auschwitz, 60 ans après par Annette Wieviorka

 
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Roro II


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Localisation: Sainte Victoire

MessagePosté le: Mer 7 Avr - 16:12 (2010)    Sujet du message: Auschwitz, 60 ans après par Annette Wieviorka Répondre en citant


Auschwitz, 60 ans après
par Annette Wieviorka

( Livre ) Robert Laffont 2005, 286 p., 20 euros
ISBN : 2221102983
 
La première histoire en français du grand camp d'extermination nazi
(aujourd'hui situé en Pologne)
« Une excellente synthèse accessible sur les nombreuses questions
suscitées par l'histoire du camp.
Avec, en particulier, une évocation précise de sa déjudaïsation
pendant la période communiste ainsi qu'une salubre
mise au point sur une interrogation anachronique, mais à la mode :
 fallait-il bombarder Auschwitz ? » (L’Express, 17 janvier 2005)
Auschwitz, qui résume en un lieu et en un nom la criminalité du régime nazi,
est aujourd'hui illisible : il est devenu une sorte d'écran où individus e
t collectivités projettent leurs cauchemars ou leurs espoirs de paix;
 le lieu des commémorations officielles, des pèlerinages.
 Or ceux-ci ont fini par lasser nos contemporains et brouiller la réalité
du camp, déconnecté de son histoire pour devenir un simple concept,
 un symbole.
C'est pour rendre le camp d'Auschwitz-Birkenau à sa réalité
qu'Annette Wieviorka le rend ici à l'Histoire.
 En reconstituant pas à pas les circonstances de sa construction,
de ses agrandissements colossaux en fonction des populations
 qu'il a accueillies, de son choix pour la mise en œuvre
de la Solution finale dans l'Europe occupée, elle éclaire sa spécificité
 et s'attarde sur des éléments fondamentaux de l'entreprise
de destruction des juifs.
 Mais cette étude précise et passionnante n'est pas strictement historique :
elle permet aussi de comprendre les enjeux des polémiques
qui naissent autour de la mémoire d'Auschwitz et donne sens
au camp-musée qu'il est devenu,afin que celui-ci ne reste pas un lieu muet.
« Établir les faits, donc, tel est le premier objectif de ce livre qui présente
sous forme synthétique un état des recherches les plus récentes
et les plus fiables sur l'identité des détenus, le sort réservé
aux différentes catégories de déportés,le nombre de morts
(1,1 million de morts, parmi lesquels 960 000 juifs,
sur un total d'environ 1,3 million de personnes déportées
 dans les camps d'Auschwitz) et le lancinant débat concernant
l'opportunité et la possibilité de bombarder Auschwitz pour enrayer
la machine exterminatrice.
Cette mise au point n'est pourtant qu'une facette d'un ouvrage qui,
 de façon plus inattendue, raconte aussi l'après-Auschwitz,
ces soixante ans qui suivirent sa "découverte" par l'Armée rouge 
 terme préférable à celui de "libération", étant donné
que le sauvetage des juifs ne faisait pas partie des buts de guerre
des Alliés. Après le camp comme lieu de la destruction des juifs d'Europe,
Annette Wieviorka s'intéresse donc au camp comme "lieu de mémoire",
 plus exactement comme lieu d'affrontement de mémoires concurrentes.
 Devenu un musée en 1947, ce qui reste comme "le plus grand cimetière
du monde" fut un "enjeu" autant qu'un "théâtre" pendant la guerre froide,
revendiqué comme terre de leur martyre par les communistes,
qui mirent l'accent sur la déportation politique et occultèrent
 l'identité juive de la majorité des morts d'Auschwitz.
Ce n'est que dans les années 1980 qu'Auschwitz fut réinvesti
par la mémoire juive : les discours prononcés à l'occasion
des cérémonies commémoratives autant que la conception
des expositions et des mémoriaux rendent compte de
cette évolution de la signification conférée à Auschwitz. »
 (extrait d'un article de Thomas Wieder, Le Monde, 21 janvier 2005)

 



Je suis resté sur ma faim,ou plutôt sur ma soif de savoir...
 
Pendant près de huit pages (pp.117-124),elle y résume le travail
du pharmacien J-C Pressac,parlant d'une "réponse "scientifique" "
au "assassins de la mémoire" (p.115).
Mais aucun argument scientifique n'est apporté,qui évoquerait
 une expertise des locaux présentés comme des
chambres à gaz homicides pour répondre aux révisionnistes.
Sur les crématoires 2 et 3,par exemple,elle se contente d'écrire,
se référant à J-C Pressac:

 "Les chambres à gaz-crématoires II et III étaient d'un modèle
identique.La maquette qui figure dans l'exposition générale d'Auschwitz I
les montre au visiteur.
Chacune comprenait une salle de crématoire avec cinq fours Topf
à trois creusets incinérateurs et un sous-sol où se situaient
deux morgues semi-enterrées,aménagées en salle de déshabillage
et en chambre à gaz (210 m2).
Un ascenseur hissait les cadavres du sous-sol à la salle des fours
du rez-de-chaussée.
Les pièces principales étaient ventilées automatiquement.
Les ruines du crématoire II laissent distinguer le plancher du local
où se trouvaient les fours et ce qui reste des rails qui servaient
à y transporter les corps des victimes.
Dans celles du crématoire II,on peut distinguer les vestiges
de l'escalier menant du vestiaire de la chambre à gaz
aux crématoires situés dans le sous-sol."
*

Ce texte n'est que la répétition de la thèse officielle échafaudée
bien avant l'arrivée de J-C Pessac et connue des révisionnistes
depuis le début. **
[color=blue]

[color=#ff0000][b]Roro II, j'ai supprimé la fin de ton laiüs qui d'une part n'a rien à voir avec la "France en guerre" que nous étudions ici, et qui d'autre part rejoint les thèses négationnistes que nous ne pouvons publier ici. Que tu reprennes des passages du livre d'Annette Wieviorka, passe encore. Et je les laisse pour information. Ensuite, je vérouille le sujet . No comment !

_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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