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Et l'Italie ?

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> 39/45. La seconde Guerre Mondiale
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MessagePosté le: Mar 28 Sep - 08:59 (2010)    Sujet du message: Et l'Italie ? Répondre en citant

Tiens au fait, si l'on parlait du fiasco de la diplomatie française (III° République) qui, obéissant servilement à Londres a jeté Mussolini dans les bras de Hitler, qu'il détestait pourtant !
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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MessagePosté le: Mar 28 Sep - 08:59 (2010)    Sujet du message: Publicité

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lebel


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MessagePosté le: Mar 28 Sep - 10:46 (2010)    Sujet du message: Et l'Italie ? Répondre en citant

Et en quoi pouvait on faire confiance à un Mussolini , visceralement antifrançais , qui criait bien fort et de tous temps ses revendications territoriales sur Nice , la Savoie , la Corse , la Tunisie ..................et dans les bras d' Hitler , il nous reservera une dernière infamie , le fameux coup de poignard dans le dos !

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Roro II


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MessagePosté le: Mar 28 Sep - 12:04 (2010)    Sujet du message: Et l'Italie ? Répondre en citant

lebel a écrit:
Et en quoi pouvait on faire confiance à un Mussolini , visceralement antifrançais ,
qui criait bien fort et de tous temps ses revendications territoriales sur Nice , la Savoie , la Corse , la Tunisie ..................et dans les bras d' Hitler , il nous reservera une dernière infamie ,
 le fameux coup de poignard dans le dos !

Qui a poignardé l'autre ? les voilà les "vrais responsables" du conflit et des 50 millions de morts,
  tournons les pages du livre de l'Histoire une à une....sans sauter un chapitre au passage.
 
La Défense ne peut réfuter de fausses accusations.


En conséquence, l'Accusation put à bien des reprises formuler de
fausses accusations que, faute de moyens, la Défense ne put réfuter.
Un exemple typique concerne l'ultime tentative de médiation italienne
pour sauver la paix, en septembre 1939.
Résumé des faits: le 31 août 1939, Bénito Mussolini proposa à la France
et à l'Angleterre la réunion d'une conférence pour trouver une solution
au différent germano-polonais.
Dans ses pourparlers secrets avec la France, l'Angleterre déclara
avec cynisme qu'elle ne pouvait certes pas refuser une telle proposition pacifique,
mais qu'elle exigeait la démobilisation préalable des troupes
, une condition
qui ne serait certainement pas acceptée par Hitler et donc qui ferait échouer
le projet mussolinien.

 

(Bénito Mussolini. Sa dernière tentative pour sauver la paix
en septembre 1939 fut torpillée hypocritement par l'Angleterre
.)

Le 1er septembre 1939, malgré l'entrée des troupes allemandes en Pologne
et la mauvaise volonté anglaise, le Duce maintint son offre.
Fidèle à sa ligne de conduite, l'Angleterre déclara qu'il fallait répondre
avec assez de finesse pour que la proposition soit rejetée mais
"sans qu'on ne pût reprocher aux puissances démocratiques d'avoir écarté
trop brutalement une solution pacifique
".

De son côté, la France se déclara prête à soutenir le projet italien
à deux conditions:

1) Que la Pologne soit invitée à la conférence,

2) Que les négociations soient assez larges pour assurer une paix durable.
Le 2 septembre au petit matin, B.Mussolini soumit à Hitler son projet
avec trois conditions:

1) Armistice germano-polonais laissant les armées sur leurs positions actuelles,

2) Convention rapide d'une conférence entre l'Italie, l'Allemagne,la France,
l'Angleterre et la Pologne,

3) Solution du différend germano-polonais laquelle, dans l'état actuel
des choses, serait certainement favorable à l'Allemagne.

La première condition, on l'aura noté, était l'actualisation de celle posée
par l'Angleterre l'avant-veille (démobilisation des troupes).
Peu avant midi, à la surprise générale, Hitler se déclara prêt à accepter
le projet de conférence. C'est alors que l'Angleterre jeta le masque.
Sa première condition n'ayant pas suffi à torpiller le projet, elle en ajouta
soudainement une nouvelle:

" que les troupes allemandes se retirent du territoire polonais".

C'était du jamais vu dans les annales de la diplomatie et le ministre
des Affaires étrangères italien, G.Ciano, répondit que jamais Hitler
ne pourrait l'accepter.Dans ses conversations secrètes avec la France,
l'Angleterre, redoublant de cynisme, avoua sa crainte de voir Hitler,
une fois Dantzig et le Corridor repris par ses troupes, proposer la paix
à la Pologne et aux Puissances occidentales.
Voilà pourquoi elle ne voulait plus perdre de temps avec un projet
de conférence et souhaitait déclarer la guerre le plus vite possible.
Face à l'intransigeance anglaise, l'Italie abandonna l'idée d'une conférence
et téléphona à Berlin pour l'en informer.

Le 3 septembre dans la soirée, après que la France et l'Angleterre eurent
notifié au Reich l'état de guerre qui existaient désormais entre elles et lui,
Hitler envoya à Mussolini un télégramme qui le remerciait pour ses ultimes
efforts et qui soulignait que, la guerre étant inévitable, mieux valait qu'elle
ait lieu maintenant que dans un ou deux ans.
Sachant qu'à Nuremberg, l'Allemagne était accusée d'avoir, dans le cadre
d'un complot pour une hégémonie mondiale, mené des guerres d'agression,
cet épisode de notre Histoire était capital.

Car le Droit international avait toujours été très clair.

D'accord avec des théologiens comme saint Augustin, saint Thomas d'Aquin
ou François Vittoria selon lesquels une guerre était juste quand elle était
conduite pour réparer une grave injustice subie. 1

Le Droit international moderne précisait:

Le véritable agresseur n'est pas celui qui attaque le premier,
mais celui qui rend la guerre inévitable.
  2
Or, ne pouvait-on pas dire qu'en torpillant l'ultime offre de médiation
italienne les 1er et 2 septembre 1939, l'Angleterre avait rendu la guerre inévitable,
se révélant donc l'agresseur dans cette affaire ?

 
  
(L'ancien ministre des Affaires étrangères d'Hitler,J.von Ribbentrop,
photographié à Nuremberg.Les archives alliées étant interdites d'accès,
il ne put réfuter la version mensongère des faits exposés par l'Accusation
)
Afin que personne ne soit tenté de conclure ainsi,l'Accusation évoqua
à sa façon ces journées cruciales.

Le 6 décembre 1945, le substitut du procureur général britannique,
le lieutenant-colonel Griffith-Jones,produisit deux documents réunis
sous la cote PS-1831: le télégramme du 2 septembre dans lequel
Mussolini exposait à Hitler son projet de médiation en trois points
(armistice,réunion et solution avantageuse du différend germano-polonais)
et la réponse d'Hitler le 3 septembre dans la soirée (TMI, III ,269-72).
Cette façon de présenter les évènements occultait toutes les manoeuvres
de l'Angleterre entre le 31 août et le 2 septembre pour torpiller cette ultime
tentative de médiation.Elle laissait au contraire croire que 24 heures après
l'invasion de la Pologne, Mussolini avait soudainement voulu ramener Hitler
à la raison mais que celui-ci avait refusé.
Nauturellement, les manoeuvres britanniques avaient été connues en Allemagne.
Dans un livre paru sous l'Occupation et intitulé:

Le Livre Jaune français accuse ses auteurs,le professeur allemand
de Droit international Friedrich Grimm avait écrit:

"Finalement, le projet de conférence italien fut torpillé par l'Angleterre
qui exigea le retrait des troupes de Pologne.
A cet égard le comte Ciano avait déclaré qu'il ne s'estimait pas en mesure
de transmettre à l'Allemagne une semblable demande.Ce qui était également
l'avis de Mussolini."
(Livre Jaune, N°363, p.342) 3

Tout était donc parfaitement connu des Allemands.Cependant,
des accusés présents à Nuremberg seul Joachim von Ribbentrop
avait été mêlé, d'assez loin, à ces discussions.
La lecture de ses Mémoires confirme qu'il n'en savait quasiment rien,
seules six lignes y sont consacrées au chapitre intitulé:

"la déclaration de guerre" (p.158).

En conséquence, à Nuremberg, l'ancien ministre des Affaires étrangères
allemand n'éleva aucune objection et, faute de documents pour la réfuter,
l'Accusation put imposer sa version mensongère des faits.

La magie de l'article 21.

Mais il y avait plus grave encore, l'article 21 du Statut du Tribunal énonçait:

Le Tribunal n'exigera pas que soit rapportée la preuve de faits
de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis.
Il considérera également comme preuves authentiques les documents
et rapports officiels des Gouvernements des Nations-Unies, y compris
ceux dressés par les Commissions établies dans les divers pays alliés
pour les enquêtes sur les crimes de guerre ainsi que les procès-verbaux
des audiences et les décisions des tribunaux militaires ou autres tribunaux
de l'une quelconque des Nations.
(TMI, I, 17).

L'Accusation pouvait donc citer une myriade de "rapports" et de "jugements"
émanant des "commissions" ou des "tribunaux" les plus divers et
accusant les Allemands de tout et n'importe quoi.

Grâce à la magie du Statut du TMI, les (prétendus) faits rapportés
devenaient aussitôt "prouvés".

L'article 21 du TMI.Une pierre  philosophale qui allait permettre de fabriquer
des "preuves authentiques" à la chaîne.

L'Accusation soviétique utilise l'article 21.

Le Ministère Public soviétique fit largement usage de cet article.
L'après-midi du 14 février 1946 fut, à ce titre, mémorable.
L'avocat général soviétique le colonel Smirnov déposa des documents
en rafales, censés prouver la "bestialité des fascistes hitlériens".
Citons, entre autres, le rapport d'une Commission extraordinaire d'Etat
pour la recherche des crimes commis par les Allemands dans la région de Lwow.
(URSS-6b).
On y apprenait que des petits enfants Soviétiques auraient été mis à la disposition
des Jeunesses hitlériennes afin de servir de "cibles vivantes" dans le cadre
d'entraînement aux tirs.(TMI, VII, 452).

Au camp de Janov, les prisonniers auraient été immergés dans des tonneaux
remplis d'eau froide jusqu'à ce que mort s'ensuive, réduits en pièces
par des chiens féroces, choisis pour servir de cibles vivantes, pendus
par les pieds puis écartelés, les enfants d'un mois à trois ans auraient
été noyés, les femmes déhabillées et pendues par les cheveux jusqu'à
ce qu'elles en meurent. (Ibid.,pp.453-4).

Dans ce rapport, on lisait également:

Le commandant du camp de Janow, l'Obersturmführer Willhaus,
avait l'habitude de tirer avec un pistolet automatique du balcon
de son bureau sur les prisonniers travaillant dans les ateliers,
par amour du sport et pour amuser sa femme et sa fille.
Parfois, il donnait le pistolet à sa femme qui tirait à son tour sur les prisonniers.
De temps en temps, pour faire plaisir à sa petite fille de 9 ans, Willhaus donnait
l'ordre de lancer en l'air des enfants de deux à quatre ans et tirait sur eux.
Sa fille applaudissait en criant :"Encore,pape,encore" et il recommençait.
Les détenus étaient exécutés sans raison, souvent à la suite d'un pari.
Un témoin, Madame Kirschner, raconta à la Commission d'enquête que
le commissaire de la Gestapo, Wepke, fit avec les autres bourreaux du camp
le pari qu'il couperait un jeune garçon en deux d'un seul coup de hache.
Ceux-ci ne voulurent pas le croire:il attrapa dans la rue un petit garçon de dix ans,
le força à se mettre à genoux, lui dit de se cacher la figure dans les mains.
Il fit semblant de donner le coup, pour s'essayer, rectifia la position de la tête
de l'enfant et le coupa en deux d'un seul coup de hache.
Les hitlériens le félicitèrent chaleureusement et lui serrèrent la main.
En 1943, au 54ème anniversaire de Hitler, le commandant du camp de Janow,
Willhaus, choisit 54 prisonniers de guerre qu'il abattit lui-même.
(Ibid.,p.455).

Le colonel Smirnov cita ensuite un rapport de la Commission extraordinaire
soviéto-polonaise pour la recherche des crimes de guerre commis par les Allemands
dans le camp de Majdanek (URSS-29). Les SS, y disait-on, tuaient leurs victimes
"d'un coup de crosse dans la nuque, d'un coup de pied dans le ventre, ou
dans l'aine."
  (Ibid.,p.456).

Autre méthode: la noyade "dans l'eau sale qui venait des salles de bain
par un étroit canal.La tête de la victime était plongée dans l'eau sale
et un SS la maintenait sous sa botte jusqu'à ce que mort s'ensuive."

(Ibid.,p.456).
A signaler aussi les déportés pendus à des crochets situés à 2 m du sol
jusqu'à ce que mort s'ensuive.(Ibid.,p.457).Quant aux enfants,
on les exterminait ainsi: " On prenait un petit enfant par une jambe,
on maintenait l'autre avec les pieds, puis on déchirait l'enfant."
(Ibid.,p.457).
Un extrait de l'exposé réalisé par l'Accusation soviétique à Nuremberg
(TMI, VII, 452).On cite la déposition "contrôlée" (comment ?)
d'une femme dont on ne sait rien et qui ne pourra jamais être contre-intérrogée.
Mais en vertu de l'article 21, son témoignage devient une "preuve authentique".
Dans la foulée, l'avocat général produisit une note du Commissaire du Peuple
pour les Affaires étrangères (URSS-51).

Les Allemands y étaient accusés de meurtres brutaux un peu partout,
comme à Lwow (massacres puis exposition publique des victimes, le clou
de cette exposition étant une femme avec son enfant fixé sur elle à l'aide
d'une baïonnette), à Krasnoya-Polyana (affamement de la population),
à Byely-Rast (un adolescent de 12 ans criblé de balles, une femme avec
ses trois enfants assassinés par des soldats ivres),
à Slobin (un enfant de deux ans tué parce que ses pleurs troublaient le sommeil
 des Allemands), à Semionovskoye (une femme enceinte violée et égorgée après
avoir eu les seins percés), etc...(Ibid.,pp.458-60).
Avec un cynisme révoltant quand on songe aux viols commis sur les Allemandes
à partir de 1944, le colonel Smirnov poursuit:

"Les violences sauvages commises partout contre les femmes témoignent
de la profonde corruption morale des criminels.Je cite le passage de la note
que le Tribunal trouvera à la page 4 du livre de documents.
"Les femmes et les jeunes filles sont sauvagement violentées dans tous
les territoires occupés.Dans le village ukrainien de Borodayevka (...),
les fascistes violèrent les unes après les autres toutes les femmes et
les jeunes filles.
Dans le village de Beresovka des soldats allemands ivres violèrent toutes
les femmes et les jeunes filles entre 16 et 30 ans.
A Smolensk, le commandement allemand ouvrit sans un des hôtels de la ville
une maison de tolérance pour les officiers où furent traînées par les cheveux
des centaines de femmes et de jeunes filles.
Partout, les sauvages bandits allemands font irruption dans les maisons,
violent les femmes et les jeunes filles sous les yeux des parents et de
leurs enfants et les assassinent sur place.
(...) En Russie Blanche, près de la ville de Borossov, 75 femmes et jeunes filles,
fuyant l'approche des troupes allemandes, tombèrent cependant entre leurs mains.
Les Allemands violèrent et tuèrent sauvagement 36 d'entre elles.
Une jeune fille de 16 ans, LI.Melchukova, fut, sur l'ordre de l'officier allemand
Hummer, conduite dans les bois par des soldats qui la violèrent.
Quelques temps après, d'autres femmes amenées elles aussi dans le bois
purent voir voir Melchukova clouée sur des planches près d'un bosquet.
Les Allemands lui coupèrent les seins sous les yeux de ces femmes".

(Ibid.,pp.461).

Puis il cita le rapport de la Commission extraordinaire d'Etat pour la ville
de Kiev, accusant les Allemands d'avoir tué 100 000 personnes à Babi-Yar
(Ibid.,pp.462).

Les documents se suivaient donc, exposant des faits le plus souvent
invérifiables faute d'informations assez précises ou faute de moyens d'investigation.

L'hypocrisie révoltante du Tribunal.

Voilà pourquoi le lendemain matin, alors que le procureur soviétique allait
reprendre sa litanie, l'avocat de l'accusé Kaltenbrunner se leva et protesta.
S'adressant aux juges, il lança:

"Première demande: je voudrais qu'on interdise, conformément à l'article 21
du Statut, la lecture des déclarations qui ne contiennent aucune indication
concernant les sources des faits exposés.
Deuxièmement, je demande qu'on interdise la lecture des déclarations qui
ne contiennent que des indications sommaires et qu'on autorise seulement
cette lecture quand l'autorisation du témoin est possible."
(Ibid., p.465).

Le Président rejeta cette demande et s'expliqua ainsi:

" Les avocats auront la possibilité, au moment opportun, de critiquer toutes
les preuves qui auront été déposées par le Ministère Public.
Ils pourront signaler si, selon eux, telle preuve a été apportée par haine,
ils pourront critiquer comme ils le voudront les preuves soumises,
mais en temps voulu.

L'article 21 est parfaitement clair et enjoint le Tribunal d'accorder une valeur
probatoire à tous les documents qui sont cités et cet article fait allusion
aux procès-verbaux et aux conclusions des tribunaux militaires ou autres
de l'une quelconque des Nations-Unies.
Il s'agit ici d'un procès-verbal et des conclusions d'un tribunal militaire soviétique.
C'est pourquoi le Tribunal a le devoir exprès que lui dicte l'article 21, de leur accorder
une valeur probatoire.Rien n'empêche les avocats de la Défense, lorsqu'ils feront
leurs plaidoiries, de critiquer les preuves sur lesquelles sont établis ce procès-verbal
et ces conclusions, mais dire que ces preuves ne devraient pas être admises
me paraît à moi, et je crois aux autres membres du Tribunal,non valable."

(Ibid., p.466-7).
Sachant qu'il ne pourrait s'opposer à cette décision, l'avocat Me Kaufmann,
se contenta de répondre:
"Je vous remercie"(Ibid., p.467).
Mais en rejetant sa demande, le Tribunal montrait sa duplicité.
En effet, un avocat pourrait toujours dire que, selon lui, telle
ou telle preuve avait été apportée par haine.
Cela n'aurait strictement aucune valeur.Le seul moyen de
 "critiquer les preuves soumises" était, dans chaque cas, d'envoyer
une commission d'enquête sur le terrain afin de vérifier.
Or, à Nuremberg, c'était impossible pour deux raisons:
1) - les avocats n'avaient pas les moyens de réunir des équipes
d'enquêteurs pour les envoyer en URSS à des fins de contre-expertise,
2) -les eussent-ils eus, les faits étaient beaucoup trop nombreux
pour pouvoir être vérifiés dans le cadre d'un procès "expéditif".
En conséquence, le droit donné aux avocats de
"critiquer,comme ils le voudraient les preuves soumises"
était totalement illusoire.
Comment, par exemple, démontrer que les viols prétendument commis
dans la région de Borissov n'avaient jamais été perpétrés ?
Comment démontrer qu'à Janov, le commandant n'avait pas tué des bébés
pour faire plaisir à sa fille ?
Comment démontrer que l'histoire des 100 000 massacrés dans le ravin
de Babi-Yar était un mensonge ?
Sans enquête sur le terrain, sans contre-expertise et sans contre-interrogatoire
des témoins, c'était rigoureusement impossible.

L'Accusation soviétique en profite.

Le procureur soviétique put donc poursuivre sa production de documents.
Il commença par mentionner les "aveux" faits par un soldat allemand
devant un tribunal de campagne militaire soviétique.Celui-ci racontait
 qu'à ses "moments perdus", il fusillait "pour son propre compte
des prisonniers de l'Armée Rouge ainsi que de paisibles citoyens soviétiques
"
et que pour cela,il avait été récompensé en devenant caporal-chef un an
avant la date prévue.(Ibid., p.467-8 .
üis vint le URSS-87,le verdict d'un autre tribunal soviétique qui avait jugé
dix soldats allemands.Il reprenait les résultats d'une "enquête médico-légale"
selon laquelle dans la région de Smolensk, 80 fosses avaient été ouvertes
contenant "135 000 cadavres de femmes, d'enfants et d'hommes soviétiques"
massacrés par les Allemands: trente fois Katyn (Ibid., p.468 !
Parmi les accusés, le soldat Mueller fut reconnu coupable d'avoir tué 96 citoyens
soviétiques, violé 32 femmes dont "quelques jeunes filles âgées de quatorze
à quinze ans"
(Ibid., p.470).
Au cours de cet exposé, de vieux bobards issus de la première guerre mondiale
ressortirent, comme celui des enfants aux mains coupés.
S'appuyant sur une note du Commissaire du Peuple pour les Affaires étrangères
en date du 27 avril 1942, le document URSS-6c déclarait:
"Des enfants étaient coupés en deux avec des scies rouillées"(Ibid., p.544).
Plus loin, il précisait:
"Parmi les cent enfants blessés et mutilés par les tortures,
actuellement en traitement à l'hôpital Roussakovski à Moscou
et qui avaient été victimes de la terreur hitlérienne dans la région
maintenant libérée de Moscou, se trouvent par exemple:un garçon de 14 ans,
Vanya Gromov, du vollage de Novinka, à qui les nazis avaient coupé la main
droite avec une scie rouillée après l'avoir attaché à une chaise avec des courroies.
Vania Krnkov, 12 ans, du village de Kryukovo, région de Koursk, auquel ils ont
coupé les mains et qu'ils ont chassé vers les lignes russes, perdant abondamment
son sang."
(Ibid., pp.544-5).

Le colonel Smirnov produisit également le document URSS-9,
un rapport de la Commission extraordinaire d'Etat qui prétendait donner
les estimations du nombre des victimes de la " barbarie nazie"
dans la région de Kiev.
Il y était question de 195 000 personnes assassinées dont 100 000 à Babi-Yar,
68 000 prisonniers de guerre et civils à Darnitza, 25 000 civils dans une seule
tranchée anti-char près du camp de Syretzk, 800 malades mentaux dans
un hôpital psychiatrique, 500 "paisibles citoyens soviétiques"
au monastère de Pechersk et 400 "paisibles civils" au cimetière
de Loukeanov.(Ibid., pp.557).

Grâce à la magie de l'article 21 du Statut du TMI, tous ces faits devenaient
"prouvés" et toutes ces estimations devenaient "exactes".
Oui, quand ils ne se battaient pas, les soldats allemands passaient leur temps
à assassiner de paisibles citoyens, à violer, à clouer sur des planches,
à percer les seins, à couper les mains des enfants avec des scies rouillées,
à multiplier les Katyn par six, seize, voire par trente.
Face à un tel déluge d'accusations, que pouvaient faire les avocats ?
Rien...

La porte ouverte à tous les faux témoins.

On ne sera donc pas surpris que dans tous ces procès d'après-guerre,
que ce soit à l'instruction ou lors des audiences, de nombreux "témoins"
soient apparus qui, par ressentiment, par haine ou par désir de vengeance,
mentaient afin de noircir les accusés et, à travers eux, un régime honni.
Ils savaient pouvoir bénéficier d'une totale impunité.
Les cas de J.M.Veith et de Mme Vaillant-Couturier à Nuremberg sont loin
d'être isolés.
Témoignant devant la commission d'instruction du procès de Bergen-Belsen,
une ancienne déportée polonaise à Auschwitz, Regina Bialek, déclara:
"Le 25 décembre 1943, j'étais atteinte du typhus et j'ai été choisie
en compagnie d'environ 350 autres femmes lors d'une sélection
par les docteurs Mengele et Tauber.J'ai été déshabillée et prise par un camion
jusqu'à la chambre à gaz.Il y avait sept chambres à gaz à Auschwitz.
Celle-ci était au sous-sol et le camion pouvait descendre par un plan incliné
et arriver tout droit dans la chambre à gaz.
Là, nous avons été jetées avec brusquerie au sol.La pièce faisait environ
100 m2 et de petites lampes sur les murs l'éclairaient faiblement.
Quand la chambre fut pleine, un chuintement se fit entendre, venant
du milieu du sol, et le gaz arriva dans la pièce.
Après ce qui apparut dix minutes, quelques victimes commencèrent à mordre
leurs mains, de la mousse apparut à leur bouche, du sang sortit de leurs oreilles,
de leurs yeux et de leur bouche, et leur figure devint bleue.
Je souffrais de ces symptômes avec en outre une impression de serrement
dans la poitrine.J'étais à moitié consciente quand le docteur Mengele cria
mon numéro (de tatouage) et que je fus traînée hors de la chambre à gaz.
J'attribue mon sauvetage au fait que la fille d'une de mes amies qui était
une aryenne et un docteur à Auschwitz, m'avait vu transportée jusqu'à
la chambre à gaz et l'avait dit à sa mère qui appela immédiatement
 le docteur Mengele.
Apparemment, il s'aperçut qu'en tant que prisonnière politique,
 j'avais une plus grande valeur vive que morte et j'ai été délivrée."
4

Ce témoignage émanant d'une personne qui avait vu, de l'intérieur,
un gazage homicide, devrait aujourd'hui être cité partout.
Or, il est totalement oublié.Pourquoi ?
Parce que la description de la "chambre à gaz" et des effets du Zyklon B
sur les personnes sont carrément fantaisistes....R.Bialek faisait partie
de la cohorte de faux témoins qui, à Nuremberg et ailleurs, débitèrent
leurs infâmes comnies en toute impunité afin de noircir les accusés.
 
1): "On a coutume de définir guerres justes celles qui punissent
les injustices, quand il y a lieu, par exemple, de châtier une nation, ou une cité,
qui a négligé soit de punir un tort commis par les siens, soit de restituer
ce qui a été enlevé injustement"

(Voy.saint Augustin, Quaestiones in Heptateuchum,VI,10).

2) Voy. A.G.Heffter,op.cit.,p.252,note.

3) Voy.F.Grimm,Le Livre Jaune français accuse ses auteurs
(s.l.n.d), pp.69-70.

4) Voy.War crimes trials, vol.II, "The Belsen Trial"
(William Hodge and Cie, Londres,1946), p.657.


_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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Roro II


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MessagePosté le: Mer 29 Sep - 14:10 (2010)    Sujet du message: Et l'Italie ? Répondre en citant

Curieux que notre historien François Delpla ne nous donne pas son avis
sur cette page méconnue de l'Histoire:

Mussolini avait réussit à obtenir d'Hitler la paix en 39 !
8)
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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Frère Jacques


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MessagePosté le: Mar 12 Oct - 19:18 (2010)    Sujet du message: Et l'Italie ? Répondre en citant

Roro II a écrit:
Curieux que notre historien François Delpla ne nous donne pas son avis sur cette page méconnue de l'Histoire:
Mussolini avait réussit à obtenir d'Hitler la paix en 39 !
8)



En effet, qu'en pense F.Delpla ?


Autre contre-attaque:

http://www.medialibre.eu/culture/revisionnisme-faurisson-et-blanrue-defient…
_________________

Une autre version,
qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche.


http://phdnm.org/


Dernière édition par Frère Jacques le Dim 11 Mar - 10:59 (2012); édité 1 fois
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Fréderic le Grand


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MessagePosté le: Mar 26 Oct - 19:04 (2010)    Sujet du message: Et l'Italie ? Répondre en citant

Attention Frère Jacques ! Le rital s'est complètement vendu aux boches, pour récupérer le Tyrol et à cause des Anglais qui l'avaient jeté !
_________________
"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire"
G. Orwell


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:03 (2016)    Sujet du message: Et l'Italie ?

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