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Marguerite Rouffanche
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc - 17:23 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

J'ai décidé de consacrer exceptionnellement ce chapitre au témoignage de Mme Marguerite Rouffanche et à lui seul pour en finir définitivement avec l'histoire d'Oradour.
Je vais donc publier ce témoignage tel que présenté par Wikipédia et en faire la critique, comme n'importe quel avocat de la défense l'aurait fait lors de la déposition du témoin.

Après avoir dit que les femmes et les enfants avaient été rassemblés et conduits à l'Eglise d'Oradour à 15 heures, Marguerite Rouffanche déclare:

"Entassés dans le lieu saint, nous attendîmes, de plus en plus inquiets, la fin des préparatifs auxquels nous assistions. Vers 16 heures (1), des soldats âgés d'une vingtaine d'années placèrent dans la nef, près du choeur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons qu'ils laissèrent trainer sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu fut communiqué à l'engin dans lequel une forte explosion se produisit et d'où une épaisse fumée noire et suffocante se dégagea. Les femmes et les enfants, à demi-asphyxiés et hurlant d'épouvante affluèrent vers les parties de l'église où l'air était encore respirable. C'est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la poussée irrésistible d'un groupe épouvanté. J'y pénétrai à la suite et, résignée, je m'assis sur une marche d'escalier. Ma fille vint m'y rejoindre. Les Allemands, s'étant aperçus que cette pièce était envahie, abattirent sauvagement ceux qui venaient y chercher refuge. Ma fille fut tuée à côté de moi d'un coup de feu tiré de l'extérieur. Je dus la vie à l'idée de fermer les yeux et de simuler la mort. Une fusillade éclata dans l'église. Puis de la paille, des fagots, des chaises furent jetées pêle-mêle sur les corps qui gisaient sur les dalles. Ayant échappé à la tuerie et n'ayant aucune blessure, je profitait d'un nuage de fumée pour me glisser derrière le maître-autel. Il existe dans cette partie de l'église trois fenêtres. Je me dirigeait vers la plus grande qui est celle du milieu et, à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges, je tentai de l'atteindre. Je ne sais alors comment j'ai fait, mais mes forces étaient décuplées. Je me suis hissé jusqu'à elle, comme j'ai pu. Le vitrail était brisé, je me suis précipitée par l'ouverture qui s'offrait à moi. J'ai fait un saut de plus de trois mètres, puis je me suis enfuie jusqu'au jardin du presbytère. Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j'avais été suivie dans mon escalade par une femme, qui du haut de la fenêtre me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi. Les Allemands, alertés par les cris de l'enfant nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin."
fin de citation;
Mme Rouffanche, dissimulée dans un carré de petits pois sera découverte le lendemain.

(1) - Dans les notes de Wikipédia, il est précisé: "Vers 17 h 30 selon F. Delage, ou 18 heures selon l'ouvrage du M.N.L. ce qui semble mieux correspondre à la chronologie des différents témoignages".
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MessagePosté le: Jeu 16 Déc - 17:23 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 16 Déc - 18:02 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant




Admin a écrit:
J'ai décidé de consacrer exceptionnellement ce chapitre au témoignage de Mme Marguerite Rouffanche et à lui seul pour en finir définitivement avec l'histoire d'Oradour. Je vais donc publier ce témoignage tel que présenté par Wikipédia et en faire la critique, comme n'importe quel avocat de la défense l'aurait fait lors de la déposition du témoin.
Après avoir dit que les femmes et les enfants avaient été rassemblés et conduits à l'Eglise d'Oradour à 15 heures, Marguerite Rouffanche déclare:

"Entassés dans le lieu saint, nous attendîmes, de plus en plus inquiets, la fin des préparatifs auxquels nous assistions...

De quels "préparatifs" s'agit-il ! Ils ont semble-t-il précédé la mise en place de la fameuse caisse... Et ils ont duré entre une heure et deux heures trente. J'aurais aimé avoir des précisions sur cette question.


...Vers 16 heures (1), des soldats âgés d'une vingtaine d'années placèrent dans la nef, près du choeur, une sorte de caisse assez volumineuse de laquelle dépassaient des cordons qu'ils laissèrent trainer sur le sol. Ces cordons ayant été allumés, le feu fut communiqué à l'engin dans lequel une forte explosion se produisit et d'où une épaisse fumée noire et suffocante se dégagea...

Voilà donc une caisse "volumineuse" apportée par plusieurs soldats, qui explose de l'intérieur et qui dégage une épaisse fumée noire. C'est donc un raté des artificiers SS. Cette explosion ne tue personne et ne détruit rien. Même pas la "sorte de caisse" dans laquelle elle se produit. Question:  quelle est l'explosion qui détruit en partie l'église et assez violente pour mutiler les victimes ?


 Les femmes et les enfants, à demi-asphyxiés et hurlant d'épouvante affluèrent vers les parties de l'église où l'air était encore respirable. C'est ainsi que la porte de la sacristie fut enfoncée sous la poussée irrésistible d'un groupe épouvanté. J'y pénétrai à la suite et, résignée, je m'assis sur une marche d'escalier...

Quel sang froid ! Marguerite Rouffanche, contrairement à cette foule épouvantée qui enfonce la porte de la sacristie, s'assoie résignée sur une marche de l'escalier qui depuis la porte descend vers la sacristie.


 Ma fille vint m'y rejoindre. Les Allemands, s'étant aperçus que cette pièce était envahie, abattirent sauvagement ceux qui venaient y chercher refuge.

Quels Allemands ? Ceux qui étaient à l'intérieur de l'église ou ceux qui étaient à l'extèrieur et qui se trouvaient en contrebas de la sacristie, donc qui ne pouvaient pas voir ce qui se passait à l'intérieur de la pièce et ne pouvaient donc diriger leurs tirs vers le bas des fenêtres !


Ma fille fut tuée à côté de moi d'un coup de feu tiré de l'extérieur. Je dus la vie à l'idée de fermer les yeux et de simuler la mort. Une fusillade éclata dans l'église. Puis de la paille, des fagots, des chaises furent jetées pêle-mêle sur les corps qui gisaient sur les dalles.

Comment Mme Rouffanche qui est à l'intérieur de la sacristie, en contre-bas du sol du bâtiment principal, et qui fait la morte aux côtés de sa fille morte peut-elle voir ce qui se passe à l'intérieur de l'église ?

 Ayant échappé à la tuerie et n'ayant aucune blessure, je profitait d'un nuage de fumée pour me glisser derrière le maître-autel. Il existe dans cette partie de l'église trois fenêtres. Je me dirigeait vers la plus grande qui est celle du milieu et, à l'aide d'un escabeau qui servait à allumer les cierges, je tentai de l'atteindre. Je ne sais alors comment j'ai fait, mais mes forces étaient décuplées. Je me suis hissé jusqu'à elle, comme j'ai pu. Le vitrail était brisé, je me suis précipitée par l'ouverture qui s'offrait à moi. J'ai fait un saut de plus de trois mètres, puis je me suis enfuie jusqu'au jardin du presbytère...


Madame Rouffanche fait donc un saut "en aveugle" de plus de trois mêtres, sur un glacis pentu (environ 45°) sans aucune entorse ni foulure et s'enfuit jusqu'au jardin du presbytère. Elle ne dit pas "je décidais de m'enfuir jusqu'au jardin du presbytère". Non. Elle y est allée.


Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j'avais été suivie dans mon escalade par une femme, qui du haut de la fenêtre me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi.

Donc, elle est retournée du jardin du presbytère vers le mur de l'église au pied de la fenêtre. Ce qui suppose qu'elle soit remontée du chemin ou de la route qui conduit au jardin du presbytère.


Les Allemands, alertés par les cris de l'enfant nous mitraillèrent. Ma compagne et le poupon furent tués. Je fus moi-même blessée en gagnant un jardin voisin."

Mme Rouffanche a une chance extraordinaire ! Elle échappe à la fusillade dans la sacristie alors que sa fille est tuée à se côtés. Et elle n'écope que de quatre balles alors qu'elle se trouve en compagnie de la jeune mère et de son bébé*, sur un glacis herbeux au pied du mur de l'église, mitraillées par les SS !
Mieux, elle réussi à gagner un jardin proche, qui doit se trouver au moins à une trentaine de mètres de là, sans être poursuivie et achevée par les soldats qui, selon d'autres témoignages avaient reçu la consigne de ne laisser aucun témoin vivant !



fin de citation;
Mme Rouffanche, dissimulée dans un carré de petits pois sera découverte le lendemain.

(1) - Dans les notes de Wikipédia, il est précisé: "Vers 17 h 30 selon F. Delage, ou 18 heures selon l'ouvrage du M.N.L. ce qui semble mieux correspondre à la chronologie des différents témoignages".



*Au sujet de ce bébé, j'ai poursuivi la lecture de "Oradour, vision d'épouvante" de Pauchou et de Masfrand, qui nous disent que des témoins auraient découvert ce bébé dans le cabinet d'un jardin des environs et dont le crâne aurait été fracassé sur le mur de cet édicule. Comment ce bébé s'est-il trouvé là ? Ce n'est pas Marguerite Rouffanche qui l'y a amené, elle n'en parle pas dans son témoignage, ni sa mère dont les témoins ont retrouvé le corps là où elle avait été abattue...

Voilà. On voudra bien ouvrir le débat sur ce témoignage tel qu'il est rapporté. Merci !
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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 01:36 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

 
Le temoignage de MR , tel que rapporté par Wiki parait dater de novembre 1944 , il y a le temoignage fait en presence du prefet de Vichy , en juin 1944 ( voir egalement le recit de Poitevin ) et le temoignage fait au procés de Bordeaux
Au fil des mois et des années ,  MR a été sollicitée aux fins d'enquête , si ses recits different dans la forme ,Voir également ce récit , non daté  
http://histoire-oradoursurglane.skyrock.com/1150076890-Temoignage-2-Madame-….
  le fond demeure suffisament crédible et veridique pour être accepté par l' Histoire 
  C'est la seule survivante ,  et le seul temoin ,  du coté français,    du massacre de l'eglise 

  Nous sommes bien obligé de  constater , comme tout lecteur ,  que ,  face à l'unanimité de la communauté historienne , ce témoignage n'est tenu pour faux et mensonger que par Vincent Reynouard et ses partisans , inutile de rappeler que R. est un neo nazi proclamé , negationniste , et que loin de rechercher la vérité , sa motivation essentielle est d'exonerer les nazis de tout crime  et d 'incriminer la Résistance , par les moyens que l'on connait et que j'ai decrits 


           Tu cherches , toi , à connaitre la verité et tu t'interroges .......initiative louable 
                 J'ai apporté mes arguments et des documents souvent inedits  
  Je ne suis qu' un lecteur qui s'interesse à l' Histoire , qui recherche ....mes certitudes , je les fonde sur les temoins et les dires des historiens , qui n'ont jamais été dementis depuis 65 ans .....Ta seule parade pour mettre en doute ces certitudes , les historiens et les temoins est de mettre en cause  le carcan du  "politiquement correct " et la crainte de devier de la " verité officielle " .  Nous en sommes là !
    Je ne suis pas , envers et contre tous , le defenseur d' Oradour , je m'en tiens à ce que je sais et ai dit , c'est tout 
    D'autres , des historiens ,  l' ont fait mieux que moi  , et pourraient t' eclairer
  Pourquoi ne pas t'adresser à eux ,   tes interrogations pourraient trouver une réponse 


       Le temoignage Rouffache n'est , somme toute  , qu'un detail , un epiphénomène , dans le Massacre d' Oradour ,  operation impitoyable , preméditée et systematique d' aneantissement


                       Je vais essayer de répondre , point par point , à tes remarques , en me basant sur le temoignage de MR , uniquement , en y ajoutant mes remarques ( et je ne peux me substituer à elle )
            Loin de moi l'idée de faire la lumière et donner sur cette affaire un avis definitif 
                                   . Qui le donnera? 


 De quels preparatifs............
 Dans l'ambiance que decrit MR , c'est l'inquietude et l'incertitude qui prédominent , la presence de soldats et leur enfermement la fait s 'interroger sur la suite .....
 Dans le temoignage 2 , elle déclare :
Pendant plus d'une heure , nous demeurames enfermés sans connaitre le sort qui nous etait reservé 


La suite à venir , il se fait tard  Smile






  
 



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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 08:37 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

Je rends hommage à notre Admin qui a bien voulu reprendre ce "témoignage" pour le moins controversé... Et je note également que le témoignage fourni par le lien "...skyrock.com" est tout de même trés différent de celui de Wikipédia, comme s'il s'agissait d'une version "corrigée", gommant les incohérences du premier. Il n'y a plus ces "préparatifs" des Allemands, la caisse, cette fois entourée de ficelles, n'explose plus. Elle brûle et dégage des fumées. Il n'y a qu'une balle qui venant de l'extèrieur atteint la fille de madame Rouffanche "à la gorge" et la fusillade éclate beaucoup plus tard... Cette fois madame Rouffanche ne s'enfuit plus jusqu'au jardin du presbytère, mais demeure au pied du mur, et la jeune mère et son bébé ne sont pas tués à cet endroit, mais plus loin, dans le jardin aux "petits pois"...
Qu'on s'en tienne "au fond", je veux bien, mais s'agissant du seul témoignage du "seul témoin de l'église", il faut reconnaitre que l'enquête a été baclée, qu'on s'en est tenu aux constatations faites par les premiers visiteurs des lieux du carnage sans trop pousser l'instruction, la cause étant entendue ! Ce qui ne pouvait conduire qu'à un procès baclé qui d'ailleurs devait donner lieu à des libérations rapides des "coupables". 


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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 12:17 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

 Comme il a été signalé , tout au long de son existence , MR  a temoigné ,  que ce soit lors d’interrogatoires ou d’ entretiens , que ce temoignage ait varié dans la forme , personne ne le niera , et j’en ai donné , moi même un exemple
C’est le fait de tout temoignage humain , surtout s’il est repris plusieurs fois
Mais l’ essentiel et c’est important , est qu’il n’a jamais varié sur le fond
 
Le temoignage de MR n’est qu’une illustration des evenements , les faits sont suffisants , elle ne nous apprend rien qui n’ait établi par la suite , il est interessant car elle est l’unique survivante , mais c’est un temoignage personnel
Qu’ elle ait peri dans le massacre ou qu’ elle ait survécu ne change  rien à la réalité du massacre
Qu’il y ait eu une ou plusieurs explosions , que ces causes soient mysterieuses ou pas , la realité demeure :  les SS ont voulu une extermination totale des femmes et des enfants , ils ont procédé methodiquement , sans panique , efficacement et sans pitié , brulant  ,  mitraillant systematiquement toute fugitive , leur acharnement à tuer est indiscutable
             Des innocents ont été massacrés jusqu ‘au dernier
Tu t’interroges sur la valeur de ce temoignage , soit ……il faut quand même noter que les revisionnistes , eux , suivant une methode classique : profiter de la mondre faille , de la moindre erreur dans un temoignage , pour le demolir ,  et dans le cas d’Oradour ,  exonerer les SS de toute volonté de massacre et rendre la Resistance responsable des consequences «  inevitables «  qui s’ ensuivirent
Cette mise au point faite , je reviens plus tard  à la suite de notre discussion 


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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 12:18 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

Le document apporté par Lebel n'a rien d'un document "historique". Et effectivement ce qu'on nous présente comme le témoignage de Marguerite Rouffanche a été soigneusement "arrangé" pour être plus crédible. Mais il s'agit d'un faux ! J'ai la version retenue par "l'ouvrage officiel" du Comité du Souvenir qui est fort semblable de celle de Wikipédia et je m'en tiens à ces deux versions.
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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 12:23 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

              J'ai fourni ce document pour l'avoir trouvé incidemment , sans plus !
         Je n'ai rien a dire sur la version Wiki , et nous pouvons la tenir pour fiable


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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 12:28 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

lebel a écrit:
 Comme il a été signalé , tout au long de son existence , MR  a temoigné ,  que ce soit lors d’interrogatoires ou d’ entretiens , que ce temoignage ait varié dans la forme , personne ne le niera , et j’en ai donné , moi même un exemple C’est le fait de tout temoignage humain , surtout s’il est repris plusieurs foisMais l’ essentiel et c’est important , est qu’il n’a jamais varié sur le fond

Le temoignage de MR n’est qu’une illustration des evenements , les faits sont suffisants , elle ne nous apprend rien qui n’ait établi par la suite , il est interessant car elle est l’unique survivante , mais c’est un temoignage personnel

Un témoignage personnel qui a été tout de même retenu par les Tribunaux, et qui est cité par toutes les publications qui prétendent détenir là la "PREUVE" de ce qui s'est passé dans l'église... On ne peut s'empêcher de penser qu'il en est peut-être de même avec tous les autres témoignages. Qui sont d'ailleurs assez contradictoires si l'on se réfère toujours au document de Wikipédia...


Qu’ elle ait peri dans le massacre ou qu’ elle ait survécu ne change  rien à la réalité du massacre
Qu’il y ait eu une ou plusieurs explosions , que ces causes soient mysterieuses ou pas , la realité demeure :  les SS ont voulu une extermination totale des femmes et des enfants , ils ont procédé methodiquement , sans panique , efficacement et sans pitié , brulant  ,  mitraillant systematiquement toute fugitive , leur acharnement à tuer est indiscutable
             Des innocents ont été massacrés jusqu ‘au dernier

Non ! Il y a eu des survivants ! Et qui ont témoigné par la suite...


Tu t’interroges sur la valeur de ce temoignage , soit ……il faut quand même noter que les revisionnistes , eux , suivant une methode classique : profiter de la mondre faille , de la moindre erreur dans un temoignage , pour le demolir ,  et dans le cas d’Oradour ,  exonerer les SS de toute volonté de massacre et rendre la Resistance responsable des consequences «  inevitables «  qui s’ ensuivirent
Cette mise au point faite , je reviens plus tard  à la suite de notre discussion 



En tous les cas, comme dit Résistant, on ne peut que constater un baclage de l'instruction et de l'enquête des autorités... "libérationnistes" qui contrairement à la Das Reich, disposaient te tout leur temps pour le faire précisément et scrupuleusement. Oui, ce baclage et la libération rapide des condamnés ressortent de cette histoire comme une volonté d'empêcher tout appel et toute contre-enquête...
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Maréchal


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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 13:11 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

Et oui ! C'est évident ! Les juges ne se sont pas cassés la nenette. Dans l'ambiance qui régnait à l'époque !
Au fait, ça me rappelle l'affaire Dominici. La aussi, on a eu un procés baclé non ?
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Notre vie est- un voyage
Dans l'hiver et dans la nuit,
Nous cherchons notre passage
Dans le Ciel où rien ne luit.

Chanson des Gardes Suisses. 1793


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lebel


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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 17:52 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

  1)     Ce temoignage n'est pas la seule preuve de ce qui s'est passé dans l'eglise , il y a eu les declarations des soldats  SS accusés au procés de Bordeaux , et les constatations , aprés le massacre , dans l'eglise 
 -Il y a eu en 1961 , à Dortmund ,  la declaration de l' officier SS Otto Kahn , haut responsable
- Les declarations de Heiz Barth , en 1983 , lors de son procés à Berlin Est   § 3.2
             http://www.oradour.info/appendix/bartrial.htm   ( traduction anglaise )
2 ) Je parle de survivants de l' eglise , MR est l'unique survivante
      Il y a eu des survivants d'Oradour , dont 6 hommes du massacre des granges , plus ceux qui ont reussi à fuir ou se sont cachés 
3) Il est  certaiin  que le procés a été baclé ......la réalité du massacre n'a fait aucun doute , non plus que la responsabilité des officiers SS , tous disparus , morts ou hors d'atteinte 
    N'ont été jugés que de simples executants , des sans grade , notamment des Magré Nous 
 Trés vite , l'objet du procés s'est focalisé sur le problème des Alsaciens Lorrains , incorporés de force , qui tournait à l'affrontement  moral Alsace - Limousin .......ce que redoutait le gouvernement pour des raisons d' unité nationale ..... le rapprochement franco allemand a fait le reste !


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Briard
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MessagePosté le: Ven 17 Déc - 18:53 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

C'est à dire que l'on a laissé les choses, "telles qu'elles ont été racontées", sans chercher plus loin, ça allez bien avec ce que l'on voulait faire accroire, que la "résistance française" a libéré à elle seule la France.
Que les soldats allemands étaient tous des "salops" et que les traitements inhumains qu'ils ont subis tant dans les geoles et camps français qu'alliés étaient justifiés.
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Fuis les éloges, mais essaie de les mériter.
F Fenelon


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lebel


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MessagePosté le: Sam 18 Déc - 03:07 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

Je poursuis notre dispute :

Alons, allons Lebel ! Pas "dispute"... polémique si tu veux...

 .Voilà donc une caisse "volumineuse"......
- Les accusés SS sus mentionnés , à Bordeaux ou  en Allemagne attestent bien de l'introduction d'explosifs dans l'eglise , Kahn est plus précis  dans sa déposition , il  decrit les preparatifs et ajoute " aprés l'explosion le sol trembla et on entendit un bruit assourdissant provenant de l'eglise "

Oui, et là nous sommes d'accord. Il y eut une énorme explosion. C'est certain. Nous sommes loin de l'explosion "dans la caisse suivie d'une épaisse fumée noire". Mme Rouffanche qui était alors dans l'église aurait du être tuée, ou pour le moins grièvement blessée.

     Y a t'il eu une ou plusieurs explosions dans l'eglise ? on n'en saura pas plus 
En me faisant l'avocat du diable : à supposer que les maquisards soient , accidentellement ou non , à l'origine de l'explosion , pourquoi les SS , par mitraillage ou grenadage , massacrent ils sans pitié femmes et enfants ( pretendumment mis à l'abri ! )

Lorsque des stocks de cartouches sont touchées par des flammes, elles explosent les unes après les autres en rafales, ce qui peut laisser supposer que les gens restés à l'extérieur de l'église aient cru à des tirs. Il y a après cette exploision une trés grande confusion et les SS entrent dans le bâtiment et tirent sur tout ce qui bouge encore dans la fumée et la poussière. On peut aussi le supposer.


Je ne suis ni artificier , ni technicien du Génie , je m'en remets aux historiens qui , depuis 65 ans , n'ont pas eu l'heur de beneficier des corrections d' Admin ou d'un quelconque professionnel !

Des "Historiens" soigneusement encadrés qui n'ont même pas relevé les invraisemblances de ce témoignage ! Ils s'en sont tenus à l'enquête des magistrats de l'époque... Il est à remarquer que le seul qui ait eu le "courage" de publier une contre-enquête, ait été mis en prison et son livre frappé d'interdit. Celà n'encourage pas d'autres contre-enquêtes...


Quel sang froid 
 Dans cette atmosphère de panique et de terreur , MR s'assoit sur une marche ( surement quelques instants ) résignée ( à la mort ) et non pas sereine ! 
Ces declarations reiterées n'ont choqué personne , sauf Jean , bien sur !

Je ne suis pas le seul, la preuve, ces réactions sur ce forum. Il est tout de même surprenant de voir cette attitude d'une personne emmenée dans l'élan d'une panique tout à fait compréhensible qui enfonce une porte et se précipite dans les escaliers à la recherche d'abris, s'asseoir "résignée" sur les marches de cet escalier. Les SS qui mitraillent alors les gens qui sont avec elle et même trés proches d'elle (sa fille est tuée à ses côtés) ne l'atteignent pas ? Vu la disposition des lieux, inaccessibles depuis l'extèrieur qui est en contebas, on comprend mal que des tirs, effectués depuis l'extérieur, aient atteint des gens dans la sacristie dont le plancher va d'ailleurs s'effondrer sous l'action des flammes.

De plus , les maquisards qui auraient " briefé " et sermonné MR , lui auraient laissé echapper cette " enormité " !      Allons .......

Ils s'en foutaient ! Ils tenaient "un témoin". Ils n'ont pas cherché à rendre crédible son témoignage. Il suffisait qu'il aille dans le sens voulu. L'histoire de la caisse ne les a même pas touchés !



Quels allemands ?
Les allemands ont bien penetré dans l'eglise pour achever les survivants , 
Des corps carbonisés ont èté retrouvés criblés de balles ( au fait les douilles retrouvées dans l'eglise , elles venaient d'ou , Admin ? )

Les corps en question, et au vu des photos étaient tellement mutilés et brûlés qu'il me semble difficile de reconnaître des impacts de balles ! Aucune autopsie n'a été d'ailleurs effectuée ! Pour les douilles retrouvées, elles peuvent effectivement bien accuser les SS. Mais il faut savoir que les maquisards possédaient aussi des armes de guerre allemandes. J'en ai pour preuve cette photo, parue dans "Connaissance de l'Histoire" (Hachette) N° 21 de février 1980, montrant page 25, une souriante maquisarde armée d'un... MP40. Autre photo, page 24 de la même revue, montrant un maquisard chevelu porteur d'un fusil d'assaut Sturmgewehr. Là encore, on peut légitimement se poser des questions.

Comment Mme Rouffanche ....


MR ne  dit pas qu' elle voit ce qui se passe à l'interieur de l'eglise , elle dit simplement " une fusillade eclata dans l'eglise " !

Non, non , pas du tout. Elle dit bien qu'elle "fait la morte" en étant encore aux côtés du corps de sa fille donc sur l'escalier de la sacristie. Et qu'elle voit les SS empiler des fagots de bois et les bancs sur les corps qui se trouvent donc dans la nef de l'église. Comment peut-elle faire ça ? Mystère !



 Madame Rouffanche fait donc un saut "en aveugle" de plus de trois mêtres, sur un glacis pentu (environ 45°)sans aucune entorse ni foulure et s'enfuit jusqu'au jardin du presbytère. Elle ne dit pas "je décidais de m'enfuir jusqu'au jardin du presbytère". Non. Elle y est allée. 


Sauter de trois metres ( la hauteur de mon plafond )

Tu as donc un trés vieil appartement ! Celà dit sauter de ce plafond, ce n'est pas les mains au plafond, mais en étant au-dessus de ce plafond. C'est tout de même une hauteur considérable pour une femme, certes robuste, mais pas entraînée à ce genre de sport.

 n'est pas sauter du haut d'un immeuble !
et on peut trés bien se recevoir sans foulure , même pour une femme de 47 ans , robuste paysanne !

Attention Lebel, le sol n'est pas plat ! Après une chute pareille, se recevoir sur une pente forte, c'est tout un art qu'implique la déclivité du terrain. Des parachutistes entrainés se recevant sur des terrains aussi en pente peuvent se faire trés mal. S'il y en a ici ils te le diront !

Quand elle dit qu'elle s'enfuit  jusqu'au jardin du presbytère , elle veut dire vers le jardin
(d'autant que le jardin est à 30 m  de son point de chute , tu le dis plus bas ! )
D'aprés Wiki :
 "Ayant levé les yeux, je me suis aperçue que j'avais été suivie dans mon escalade par une femme, qui du haut de la fenêtre me tendait son bébé. Elle se laissa choir près de moi."
Tu commentes :
 Donc, elle est retournée du jardin du presbytère vers le mur de l'église au pied de la fenêtre. Ce qui suppose qu'elle soit remontée du chemin ou de la route qui conduit au jardin du presbytère.

Bien évidemment ! D'ailleurs ce "point de détail" a été rectifié dans le récit qu'en a fait l'historiographe du blog que tu nous a proposé en... seconde lecture. (Skyrock...)

Nous en avons deja debattu 
http://forumfrance-en-guerres.xooit.fr/t1706-Tulle-Oradour-Glane.htm?start=15
voir le post du 5/12 à 8h 46       et ma réponse du 6/12 à 1h 07 et 10h 38


MR , c'est evident , s'est laissé choir sur le glacis et voulant s'enfuir vers le jardin , elle lève les yeux et s'aperçoit qu'elle a été suivie , c'est tout , mais tu interprètes à ta façon !
 Tu essaies de démolir un fait simple partant de suppositions alambiquées :

Mais non ! Elle ne dit pas : "je voulais m'enfuir vers..." Elle dit bien "Je me suis enfuie jusqu'au..." Ce qui ne signifie pas la même chose. pas du tout !

D' abord on ne peut pas lever les yeux vers quelqu'un qui est à 30m , et ton recit de l'acrobatie de MR est invraisemblable .......si je te suis chronologiquement :
MR saute du vitrail sur le glacis , elle escalade le muret , se trouve sur la route , va vers le presbytère ( à 30m) , de la elle lève les yeux , voit la maman , refait le chemin inverse , reescalade le muret , pour recevoir la malheureuse mère .....qui se laisse choir prés d'elle ! 


 OUF ! j'en perds le souffle !

La suite à demain 

Ne te fatigue pas ! Sur ce point précis de l'histoire (le témoignage de madame Rouffanche) tu ne pourras rien prouver. Je maintiens que des magistrats indépendants ou qu'un avocat consciencieux auraient du balayer d'un revers de manche ces affabulations.
J'ajoute que selon un autre témoignage, madame Rouffanche qui a reçu cinq balles dans les jambes, peut continuer à s'enfuir vers un autre jardin que celui du presbytère sans être poursuivie et achevée par les SS qui auraient reçu l'ordre de ne laisser aucun témoin s'échapper... Elle va y passer toute la nuit et une grande partie de la journée suivante puisqu'elle ne sera retrouvée qu'à 17 heures ! 




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Fréderic le Grand


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MessagePosté le: Sam 18 Déc - 03:31 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

Eh zozo ! Si madame Rouffanche dit "je me suis enfuis jusqu'au jardin du presbytère", c'est qu'elle y est allé, ou alors je comprends plus le Français !
_________________
"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire"
G. Orwell


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lebel


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MessagePosté le: Sam 18 Déc - 11:56 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

   Je prends " dispute " dans son sens premier , tel que défini par le Robert ou Larousse : discussion , lutte d'opinions , polémique,  ( du latin , disputare : discuter )
      Tu aurais du commencer par  consulter un dictionnaire , Admin
  Tu procèdes de la même manière avec le temoignage MR , tu fonces tête baissée ,fort de tes convictions ............jusqu'a ce qu'on te corrige !
A+


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lebel


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MessagePosté le: Sam 18 Déc - 12:31 (2010)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche Répondre en citant

Fréderic le Grand a écrit:
Eh zozo ! Si madame Rouffanche dit "je me suis enfuis jusqu'au jardin du presbytère", c'est qu'elle y est allé, ou alors je comprends plus le Français !


               Madame Rouffanche , dans son temoignage , ne manie pas le français , comme une lettrée !
                        Quand elle dit jusqu' au  , elle entend vers , cela n'a rien de contradictoire
Et quand bien même , si l'on suit Admin  ,il  fait sous entendre que ,  d' aprés MR , elle serait allé jusqu' à 30 m de son point de chute  sur le glacis , aprés avoir  escaladé le muret , arriver sur la route , parvenir au jardin , lever les yeux ( de 30 m ! ) et refaire le chemin inverse ........pour voir la maman et son bébé choir sur le glacis d'ou elle a fui !
           Re Ouf ! Smile
 A Re +


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:39 (2016)    Sujet du message: Marguerite Rouffanche

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