France en Guerres Index du Forum

France en Guerres
Les guerres de la France au XX° Siècle. Parlons en !

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

le Général Salan, nouvelle donne, 1956

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> L'Algérie
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
1er rcp


Hors ligne

Inscrit le: 10 Mar 2009
Messages: 198

MessagePosté le: Mar 8 Mar - 00:57 (2011)    Sujet du message: le Général Salan, nouvelle donne, 1956 Répondre en citant

Le 8 novembre 1956, le général Raoul Salan, est nommé commandant en chef en Algérie.

Tout le monde le connaît. Il ne laisse personne indifférent, les militaires le connaissent bien pour l’avoir déjà « pratiqué » en Indochine ou même pendant la seconde guerre mondiale ou il commandait la 9ème division d’infanterie coloniale.

Salan, c’est une grande carrière commencée durant les derniers combats de la guerre de 14/18, il a quasiment effectué tout ses commandements dans les colonies françaises.

On raconte beaucoup de chose sur ce méridional discret et froid. Il est né dans le Tarn en 1899.
On le surnomme « le chinois » ou « le mandarin » à cause de sa grande connaissance de l’extrême orient.

Il s’engage pour la durée de la guerre le 2 août 1917, est admis à l’école de Saint Cyr le 21 août 1917. Il en sort aspirant le 25 juillet 1918, est affecté au 5ème régiment d’infanterie coloniale (RIC) à Lyon le 14 août 1918.
Chef de section à la 11e compagnie, il participe aux combats dans la région de Verdun. Il est cité à l’ordre de la brigade par l’ordre en date du 29 décembre 1918

Il baroude ensuite en Syrie ou il est gravement blessé. Puis il part pour l’Indochine, il y restera un bon moment et revient en métropole en 1933.

Arrive la guerre de 39/45, Salan commande un bataillon d’infanterie coloniale. Le bataillon du commandant Salan se bat bravement et retraite sur ordre en menant des actions retardatrices.

Il est muté en Afrique en 1941, dans l’armée d’armistice.

Il revient en France en 1944, comme colonel a la tête d’un régiment de Sénégalais. Il est promut général en décembre 1944. Il est l’un des meilleurs fonceurs de de Lattre.
Un drame personnel le touche, son frère commandait un maquis dans le sud est de la France est fût arrêté et déporté par les nazis.

Il prend le commandement de l’Indochine à la mort du Général de Lattre de Tassigny. Il n’arrive pas a concrétiser toutes ses offensives.

Voici donc l’homme qui prend en main l’Algérie et ses troupes. Une froideur qui le dessert considérablement dan un pays méditerranéen, il s’entoure d’une garde prétorienne composée d’indochinois, ses déplacements se font entouré de 12 motards a gants blancs immaculés.
Il impressionne, mais les européens d’Algérie ne l’aiment pas.

On raconte beaucoup de chose sur Raoul Salan, on le dit opiomane, franc maçon, converti au bouddhisme et a diverses sectes asiatiques. On raconte également qu’il fût ami avec Ho Chi Minh et le général Giap (tout ceci sans en avoir la preuve)

Mais Salan c’est également un grand militaire, il est le général le plus décoré de l’armée française, il connaît très bien la guerre subversive menée par les viets en Indochine.
Il connaît également la valeur des unités de parachutistes, de légion étrangère et des commandos.
De plus un drame personnel le rapproche de l’Algérie française : l’un de ses fils décédé très jeune repose dans un cimetière algérien.
Avec lui, les paras et ceux qui veulent vraiment gagner se sentent rassurés. Il s’adresse ainsi aux chefs paras :

« Nous avons observés jusque là une attitude de riposte que nous appelons offensive. Il faut changer radicalement.
1) S’attaquer résolument à l’organisation politique adverse et au terrorisme urbain qui en découle, en n’hésitant pas à infiltrer l’ennemi ;
2) Couper les bandes rebelles de leur soutient et de l’appui venant de l’extérieur ;
3) Engager nos meilleures troupes dans la destruction des maquis réfugiés dans les zones sanctuaires.
4) Donner aux Algériens qui sont avec nous depuis un siècle la possibilité de participer à l’avenir de leur pays »

Salan développe un maximum les sections administratives spécialisées (SAS) qui sont des militaires agissant en zones rurales chargés de l’instruction, des soins, des constructions de la population rurale algérienne.
Un nouveau service est crée au sein de l’armée, le 5ème bureau qui sera chargé de l’action psychologique, mission : gagner les cœurs et les esprit à la cause française !

Il calque également son organisation militaire sur le découpage administratif, ce qui permettra à l’action militaire et politique de se compléter.

Salan veut également arriver à isoler les katibas

Les katibas (compagnies) constituent l’ossature de base du FLN, les « têtes » pensantes du FLN doivent leur faire parvenir des armes, des munitions, du ravitaillement, des médicaments et du matériel car elles peinent de plus en plus à se les procurer elles mêmes.

Des convois partent donc du Maroc ou de Tunisie transportant des armes offertes par l’Egypte pour ravitailler les katibas sur le territoire Algérien.
Tandis qu’au Maroc et en Tunisie se forment des bataillons lourdement armés et entraînés qui attendent le moment de venir combattre aux cotés des katibas.

Salan réfléchit donc a un système de barrage électrifié qu’il propose au ministre de la guerre de l’époque M. Morice. Le projet est accepté et le barrage naît sous le nom de « ligne Morice ».

A l’Est il est constitué d’une double haie électrifiée dont chaque face est protégée par un grillage pour éviter que les animaux ne se jettent sur les lignes à haute tension. 2 pistes le longent, une de service, pour les réparations et une autre praticable par véhicule pour les rondes.
Des postes de contrôles sont placés tout les 10 km, une centrale permet de régler la mise sous tension et les coupures.
Salan nomme comme chef de la zone opérationnelle du barrage Est, un ancien d’Indochine, héritier de de Lattre, le général Vanuxem.
Le barrage n’est pas collé à la frontière, en avant de celui ci agissent 4 régiments d’infanterie et en réserve mobile les légionnaires parachutistes du 2ème REP.
Sur le barrage lui même 6 régiments dont 4 blindés patrouillent jour et nuit.
En arrière, les troupes de quadrillage, soit 8 régiments dont 2 de cavalerie.

A l’Ouest, vers le Maroc peu de troupes furent déployée en avant du barrage. En revanche il est constamment en écoute radiogonio et sous la surveillance aérienne qui déclenche l’intervention des avions ou de l’artillerie.
C’est essentiellement les compagnies de légionnaires du 2ème Régiment Etranger d’Infanterie (2ème REI) et les commandos de l’Air et de la marine qui jouent le rôle des troupes d’intervention.

Mais comme tout obstacle le barrage peu être franchi, après un moment de flottement, les fellaghas réagissent en formant des commandos du génie qui opèrent des brèches dans la ligne.

Aussi Salan dispose de réserves générales qui sont les troupes parachutistes des 10ème et 25ème DP, il leur adjoint un PC « alouette » doté d’hélicos du même nom qui permettent aux colonels paras de faire le point sur la situation rapidement.

Les paras ne sont pas limités à tel ou tel secteurs, ils agissent dés le franchissement de barrage par la méthode suivante.
- alerte et détection.
- détermination de la direction prise par la bande.
- recherche de la bande
- encerclement et bouclage
- destruction par assaut héliporté

Pour avoir vu l’action des hélicoptères en Indochine, Salan connaît leur importance, il fait créer les DIH, détachement d’intervention héliporté.
Le nombre des hélicoptères présent en Algérie passe de 60 à 240.
De plus, il dispose de 400 000 hommes.

Le général Raoul Salan attend maintenant de pouvoir écraser le FLN

Sources :
Wikipédia
la saga des paras, général Robert Gaget.


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 8 Mar - 00:57 (2011)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 7 510
Localisation: Avignon

MessagePosté le: Mar 8 Mar - 08:35 (2011)    Sujet du message: le Général Salan, nouvelle donne, 1956 Répondre en citant

Mais tout celà ne plaisait pas aux comploteurs gaullistes qui organisent l'attentat "du bazooka" contre Salan...
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:53 (2016)    Sujet du message: le Général Salan, nouvelle donne, 1956

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> L'Algérie Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Portail | Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com