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Ouch m'interpelle...
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Frenchie66


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MessagePosté le: Sam 14 Mai - 08:18 (2011)    Sujet du message: Ouch m'interpelle... Répondre en citant

J'avoue une méconnaissance totale de l'histoire de l'Algérie et du Maghreb en général. Je me contenterai donc de lire vos interventions si elles ne sont pas trop négatives.

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MessagePosté le: Sam 14 Mai - 08:18 (2011)    Sujet du message: Publicité

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317ème


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Inscrit le: 29 Déc 2010
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MessagePosté le: Lun 16 Mai - 11:39 (2011)    Sujet du message: Ouch m'interpelle... Répondre en citant

Qu'est-ce que tu entends par "négatives" ?
_________________
Non, rien de rien, non je ne regrette rien...


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Frenchie66


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Inscrit le: 11 Mai 2011
Messages: 59
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MessagePosté le: Lun 16 Mai - 16:43 (2011)    Sujet du message: Ouch m'interpelle... Répondre en citant

Je veux dire qui n'ait rien à voir avec l'histoire quoi. Des disputes entre des membres, tout ça !

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Fréderic le Grand


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Inscrit le: 03 Nov 2008
Messages: 617
Localisation: Pyrénées Orientales

MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 09:05 (2011)    Sujet du message: Ouch m'interpelle... Répondre en citant

Après le claquage de museau d'Admin, le Ouch a tourné les talons ! Il a du comprendre que ses élucubrations étaient fort mal venues sur ce forum qui regroupe je crois quelques légionnaires de bonne souche !

_________________
"En ces temps d'imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire"
G. Orwell


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Ouch


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Inscrit le: 21 Avr 2011
Messages: 4

MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 09:41 (2011)    Sujet du message: Ouch m'interpelle... Répondre en citant

Ce qui suit est la réponse que j’avais préparée, sans réussir à l’insérer malgré maintes tentatives, le jour même où l’admin avait cru bon de s’ériger en « redresseur de torts », lui qui s’interroge non pas sur le bien ou le mal fondé de mes théories mais sur mes origines, ma fonction, etc., allant jusqu’à prétendre « me donner des leçons », osant ainsi me prendre, parce que tout imbu de sa « science » déroutante, pour un petit gamin… Je ne vais donc pas m’attarder sur ces bassesses pour aller directement sur le sujet qui s’adresse tout particulièrement aux lecteurs, qui ont le droit de savoir la vérité, fût-elle amère ou oblige-t-elle à des renoncements. Voici donc cette réponse :
---
Puisque vous – je m’adresse là à l’admin. – m’avez consacré tant de temps et de lignes à commenter mes observations, je vais, à mon tour, tenter de résumer mon point de vue sur l’ensemble des points soulevés.

• Pour parler d’historiens et de sources qu’il me faut citer à l’appui de mes allégations, il eût fallu que vous m’indiquiez d’abord sur quels sujets. Les propos portent sur tellement de choses, ici, qu’il est difficile de deviner lesquelles suscitent un intérêt particulier à vos yeux. Je vous laisse donc le soin d’apporter les précisions nécessaires.

• Certes, l’OAS n’a exercé son activité criminelle que dans les grandes villes d’Algérie (et à Paris, faut-il ajouter) et non dans le bled où elle ne pouvait affronter le FLN, mais il est faux de prétendre que « ses cibles étaient soigneusement désignées. » J’en veux pour preuves la bombe qui, au 2è trimestre 1962, avait fait près d’une centaine de morts au port d’Alger en visant principalement de malheureux dockers, ou encore celle qui, en explosant en plein jour à la rue de Lyon, à Belcourt - Alger, avait tué 26 passants musulmans, tout au début de 1962. Je peux encore citer des attentats individuels aveugles comme ceux des deux « Fatma » abattues séparément et à bout portant, fin 1961, devant le siège des Chemins de fer et au coin de la rue Desfontaine, sur le Bld Saint-Saens. Je veux encore ajouter un autre attentat commis le 22 mars 1962 devant le CEG Chazot, au Champ-de-Manœuvres, où un pauvre passant avait été exécuté aux lieu et place d’un enseignant de ce collège qui était réellement visé, parce qu’il représentait une soi-disant menace pour l’Algérie de Papa, etc. La liste est hélas bien longue.

• Vous écrivez « Il ne faut pas avoir connu l’ambiance de cette guerre… ». Détrompez-vous, mon cher monsieur, cette guerre je l’ai vécue de bien plus près que vous ne puissiez l’imaginer. Il m’a été donné d’assister personnellement à des meurtres publiquement perpétrés par des paras, des territoriaux et des policiers, tous en tenue, dans les rues d’Alger et en plein jour, à différentes époques de cette guerre insensée. J’ai pu faire le même constat, notamment en Kabylie, où des fantassins avaient rasé des villages entiers au mortier, au bazooka, tout en sachant pertinemment que des populations entières s’y trouvaient. Dois-je souligner que pour un seul aspirant, du nom de Jacote, abattu par l’ALN dans les Ouadhias, 143 personnes innocentes ont payé de leur vie. Entassées dans des gourbis arrosés d’essence, elles ont brûlé exactement comme dans les tristement célèbres « enfumades » de Bugeaud que j’ai évoquées par ailleurs. Plus de 300 jeunes femmes sélectionnées, à cette occasion, ont été affectées durant deux semaines à un bordel militaire ambulant. Et cela n’est rien d’autre que la stricte vérité, rapportée telle quelle d’ailleurs par des soldats du contingent, et témoins des faits, non pas sur la télé algérienne mais sur France Télévision à l’occasion de je ne sais plus quel anniversaire.

• Vous n’avez vraiment pas compris le sens de la remarque faite au sujet des « circonstances atténuantes ». Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire sur d’autres sites, tel Agoravox par exemple, les Algériens autochtones n’auraient sans doute pas attendu 1954 pour se révolter s’ils avaient pu recevoir, au même titre que les pieds-noirs, venus de toute part et rarement en tout cas de France, une instruction minimum leur permettant de sortir de leur illettrisme où ils avaient été volontairement confinés par esprit colonial barbare et malfaisant. Je vais, sur ce point, vous rapporter une petite confidence que je tiens d’un homme de grande culture et de grand conseil. « Tu vois, je comprendrais volontiers qu’un Arabe arrache le sexe d’un Français et le lui mette dans la bouche, mais jamais que des grandes gueules comme Massu, Godard, Trinquier et tous les autres colonels sanguinaires se servent de la torture pour soutirer des renseignements à des êtres humains, parce que, tout simplement, ces gens-là sont supposés avoir reçu une éducation et une instruction suffisantes les mettant à l’abri de ces accès de barbarie reprochés aux fells incultes », m’avait-il dit au soir du 22 avril 1961, le jour du putsch des généraux.

• Vous dites que dans les lycées et facs d’Algérie, le nombre des musulmans qui y étaient inscrits était bien plus important que celui des pieds-noirs. Non ! Je ne puis accepter une telle contre-vérité. J’ai moi-même eu en charge dans un CEG du centre-ville 47 élèves dont 43 pieds-noirs, durant l’année scolaire 1961-1962. Alors, où est donc la vérité ?

• Vous délirez vraiment à propos du concours apporté par les autochtones au combat contre la rébellion. En fait, les exactions et autres tortures infligées à ces derniers étaient si systématiques, généralisées et conformes aux prescriptions d’un manuel largement distribué dans les casernes, que l’on retrouvait les mêmes effets chez tous les hommes et femmes les ayant subies. Il m’a été donné d’observer dans une école faisant alors office de caserne de Chasseurs alpins, un matin de janvier 1957, de jeunes hommes d’une quinzaine d’années soumis l’un après l’autre à ces violences dégradantes, si basses et si honteuses, que l’on avait peine à croire qu’elles étaient le fait non de nazis mais de soldats français, agissant sous le contrôle d’officiers tout droit sortis de grandes écoles de guerre. Par un jour d’été 1959, j’ai aussi vu de mes propres yeux une jeune femme dénudée, poings liés et les pieds attachés à la cheminée, qui criait tout son saoul depuis la terrasse d’une maison coincée au centre d’un village où elle subissait les pires tortures. On l’obligeait à s’asseoir sur une bouteille instable, sous le regard ahuri et désespéré de ses coreligionnaires qui la fixaient là, impuissants à ne rien faire pour soulager ses souffrances, et se contentant de prier leur Dieu. Bien sûr qu’après de telles violences, nombreux furent ceux, et l’on ne peut les blâmer pour leur lâcheté, qui ont préféré servir dans les harkas que subir, à leur tour et gratuitement, de telles souffrances. Bien sûr que d’autres, affamés faute de travail ou assoiffés de vengeance, parce qu’ils avaient perdu un des leurs, assassiné par les rebelles, sont allés se faire enrôler dans ces harkas, pour un salaire misérable de 15000 francs par mois. Mais, une chose est sûre, les chiffres fantaisistes présentés ici ou là, notamment sur les plateaux de télévision, et qui tendent à démontrer que la France avait engagé plus de deux cent mille harkis durant la guerre d’Algérie sont totalement faux. Pour preuve, là encore, il faut lire de Gaulle, pour en comprendre les raisons. "Mais jusque-là, restons les maîtres, sous peine que tout soit perdu... Bien que le dévouement des auxiliaires demeure un trésor presque intact, il serait, désormais, impolitique d’en faire l’unique recours de notre autorité. Puissance musulmane qui perçoit d’Alep à Agadir les sourds secours de l’Islam, Etat riverain du pacifique qui subit en Indochine les ébranlements de l’Asie, la France serait imprudente de s’en remettre aux seules formations indigènes du soin de maintenir l’Empire." Charles de Gaulle (Vers l’Armée de Métier (1934) – page 70). Si 500 000 soldats ont effectivement servi sur place contre le FLN, il eût été à tout le moins contraire à l’esprit même de cette réflexion de leur adjoindre un effectif de harkis aussi élevé et susceptible d’en faire redouter la seule présence. À la vérité, étaient accolées aux casernes des petites unités de harkis ne dépassant que rarement 10 à 12 hommes, pour assurer particulièrement la traduction du français au dialecte local lors des expéditions dans les villages.

• Prétendre que les fusillés de la Scala du 15.03.1962 étaient tous de connivence avec le FLN, c’est, enfin, aller vite en besogne. Tous n’étaient pas algériens de souche, d’une part, et, d’autre part, il suffit de lire « Journal » de Mouloud Feraoun, la victime la plus en vue du groupe, pour se convaincre de la neutralité de cet homme qui ouvertement vouait à la France un grand attachement, à cause de sa civilisation, de sa culture et surtout de ses grands hommes.

Je vous l’ai déjà dit, cinquante années suffisent à présent pour fermer cette parenthèse infiniment noire, déplorable et malvenue, nourrie essentiellement de haine, de racisme primaire et surtout de mensonges grossiers qui ont fait que deux peuples vivant au départ dans la bonne entente sur le même sol continuent aujourd’hui encore de s’entre-déchirer sinon de s’ignorer ou de se combattre à boulets rouges. Même l’apartheid de l’Afrique du Sud, autrement plus sauvage et exécrable, a fini par se disloquer et disparaître très vite et en tout cas en bien moins de temps que n’ont mis Allemands et Français à se réconcilier. C’est à ce seul objectif, à mon sens, qu’il convient désormais de se ranger et non plus aux chimères de l’Algérie de Papa, morte et enterrée, dont la population autochtone, qui a déjà quadruplé depuis l’indépendance, ignore pour une majeure partie son véritable passé colonial et les souffrances endurées par les ancêtres. Il faut faire entendre raison aux Algérianistes de tous bords, y compris les plus irréductibles, pour répondre positivement au sens de l’histoire qui continue de faire son chemin, n’en déplaise aux illuminés de toute espèce prétendant le contraire.


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MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 11:28 (2011)    Sujet du message: Ouch m'interpelle... Répondre en citant

Ouch a écrit:
Ce qui suit est la réponse que j’avais préparée, sans réussir à l’insérer malgré maintes tentatives,

Oseriez-vous insinuer que nous avons "censuré" vos propos ? Il n'y a jamais eu de précédentes tentatives. Et nous ne censurons aucun propos qui aille à l'encontre de nos différents réglements.

 le jour même où l’admin avait cru bon de s’ériger en « redresseur de torts », lui qui s’interroge non pas sur le bien ou le mal fondé de mes théories mais sur mes origines, ma fonction, etc., allant jusqu’à prétendre « me donner des leçons », osant ainsi me prendre, parce que tout imbu de sa « science » déroutante, pour un petit gamin…

Sur ce forum, il est d'usage de se présenter après avoir rempli aussi complètement que possible, une fiche d'inscription. Vous n'avez fait ni l'un ni l'autre. D'où les déductions inévitables...

 Je ne vais donc pas m’attarder sur ces bassesses pour aller directement sur le sujet qui s’adresse tout particulièrement aux lecteurs, qui ont le droit de savoir la vérité, fût-elle amère ou oblige-t-elle à des renoncements. Voici donc cette réponse :

---
Puisque vous – je m’adresse là à l’admin. – m’avez consacré tant de temps et de lignes à commenter mes observations, je vais, à mon tour, tenter de résumer mon point de vue sur l’ensemble des points soulevés.

• Pour parler d’historiens et de sources qu’il me faut citer à l’appui de mes allégations, il eût fallu que vous m’indiquiez d’abord sur quels sujets. Les propos portent sur tellement de choses, ici, qu’il est difficile de deviner lesquelles suscitent un intérêt particulier à vos yeux. Je vous laisse donc le soin d’apporter les précisions nécessaires.

Ces sources portent évidemment sur les propos que vous tenez ! Je n'allais pas vous demander de me citer des sources sur la bataille de Verdun !

• Certes, l’OAS n’a exercé son activité criminelle que dans les grandes villes d’Algérie (et à Paris, faut-il ajouter) et non dans le bled où elle ne pouvait affronter le FLN, mais il est faux de prétendre que « ses cibles étaient soigneusement désignées. » J’en veux pour preuves la bombe qui, au 2è trimestre 1962, avait fait près d’une centaine de morts au port d’Alger en visant principalement de malheureux dockers...

Cet attentat n'a jamais été revendiqué par l'OAS qui au cours de ce deuxième trimestre 1962 (Avril, mai, juin 1962) était pratiquement complètement désorganisée. Par contre, le MNA a souvent été mis en cause, comme d'ailleurs les "barbouzes" gaullistes, pour rendre impossible toute négociation entre FLN et OAS (Susini) J'ai d'ailleurs le témoignage de Jean-Claude Pérez à ce sujet.


, ou encore celle qui, en explosant en plein jour à la rue de Lyon, à Belcourt - Alger, avait tué 26 passants musulmans, tout au début de 1962.

Source ? Je précise qu'à ce moment là, l'OAS n'était pas la seule à pratiquer des attentats dans Alger. Il y avait le fameux MPC (Mouvement Pour la Coopération), officine gaulliste de polices "parallèles" qui agissait dans le but de provoquer des réactions violentes de la part des musulmans. Il est facile de rejeter ce type d'attentat sur l'OAS ! Je répète que cette situation dramatique n'avait qu'un seul responsable: De Gaulle Charles, qui en reconnaissant le FLN comme "seul interlocuteur valable" avait erigé le terrorisme en moyen légal d'expression.

 Je peux encore citer des attentats individuels aveugles comme ceux des deux « Fatma » abattues séparément et à bout portant, fin 1961, devant le siège des Chemins de fer et au coin de la rue Desfontaine, sur le Bld Saint-Saens. Je veux encore ajouter un autre attentat commis le 22 mars 1962 devant le CEG Chazot, au Champ-de-Manœuvres, où un pauvre passant avait été exécuté aux lieu et place d’un enseignant de ce collège qui était réellement visé, parce qu’il représentait une soi-disant menace pour l’Algérie de Papa, etc. La liste est hélas bien longue.

J'ai dit, ici et sur d'autres forums, qu'une tactique du FLN était d'infiltrer ses tueurs en ville européenne (en 1962 c'était la triste conséquence des "événements") sous le haïk des femmes musulmanes. Tactique qui avait déjà cours au moment de la bataille d'Alger. Qu'il y ait eu des "bavures" sur de véritables "fatmas" est donc parfaitement explicable. La clandestinité et l'amateurisme de certains "commandos" de l'OAS est une autre explication, hélas !


• Vous écrivez « Il ne faut pas avoir connu l’ambiance de cette guerre… ». Détrompez-vous, mon cher monsieur, cette guerre je l’ai vécue de bien plus près que vous ne puissiez l’imaginer. Il m’a été donné d’assister personnellement à des meurtres publiquement perpétrés par des paras, des territoriaux et des policiers, tous en tenue, dans les rues d’Alger et en plein jour, à différentes époques de cette guerre insensée.

Et bien je voudrai bien savoir où et en quelle occasion ! Etant à Alger pendant toute la durée de la "Bataille" contre le FLN, j'ai vécu certains de ce que vous appelez des "crimes". J'ai vu des terroristes FLN être abattus par une patrouille alors qu'ils venaient de commettre un attentat, certes ! Mais jamais il n'y a eu de passant systématiquement abattu par les forces de l'ordre. Jamais ! Par contre, je me suis trouvé dans des situations terribles, à la suite d'attentats commis par les poseuses de bombes du FLN (Milk-Bar d'Alger) !

 J’ai pu faire le même constat, notamment en Kabylie, où des fantassins avaient rasé des villages entiers au mortier, au bazooka, tout en sachant pertinemment que des populations entières s’y trouvaient.


J'étais aussi en Kabylie (Classe 59 2/C) et je n'ai jamais rien vu de tel ! Si des villages étaient en effet réduits en cendres par l'artillerie, c'est après avoir été évacués de leurs habitants que nous regroupions dans des villages sous la protection de nos postes !

Dois-je souligner que pour un seul aspirant, du nom de Jacote, abattu par l’ALN dans les Ouadhias, 143 personnes innocentes ont payé de leur vie. Entassées dans des gourbis arrosés d’essence, elles ont brûlé exactement comme dans les tristement célèbres « enfumades » de Bugeaud que j’ai évoquées par ailleurs.

C'est de la pure affabulation ! Vous confonfez avec Melouza, sans doute !

 Plus de 300 jeunes femmes sélectionnées, à cette occasion, ont été affectées durant deux semaines à un bordel militaire ambulant. Et cela n’est rien d’autre que la stricte vérité, rapportée telle quelle d’ailleurs par des soldats du contingent, et témoins des faits, non pas sur la télé algérienne mais sur France Télévision à l’occasion de je ne sais plus quel anniversaire.

Des "soldats du contingent" membre de la FNACA ? Ce genre de "témoignage" destiné surtout à impressionner l'opinion publique métropolitaine au retour des "guerriers", n'a rien de crédible. L'histoire du "verre d'eau" est du même tonneau, pardonnez moi, mais c'est la triste réalité.
J'ai été le témoin d'une discussion entre des "anciens" d'Algérie qui racontaient à des "jeunes" leurs exploits en plein "Djebell", du genre: "Vouais, on prenait les bougnouls (c'est un métropolitain de souche qui parle) par paquets de cinquante, on les jetait dans le ravin et on s'amusait à leur balancait des grenades au phosphore sur la tronche ! Qu'est-ce qu'on se marrait !"
Voilà le genre de "témoignages", inverifiables, qu'on entend encore de nos jours ! Ils vont tellement bien dans le sens de l'Histoire...

• Vous n’avez vraiment pas compris le sens de la remarque faite au sujet des « circonstances atténuantes ». Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire sur d’autres sites, tel Agoravox par exemple, les Algériens autochtones n’auraient sans doute pas attendu 1954 pour se révolter s’ils avaient pu recevoir, au même titre que les pieds-noirs, venus de toute part et rarement en tout cas de France, une instruction minimum leur permettant de sortir de leur illettrisme...

Nous avons expliqué les raisons pour lesquelles il était quasiment impossible de donner aux "autochtones" une instruction comparable à celle de la métropole. D'une part par l'énorme freinage culturel et coûtumier qui empêchait toute... assimilation. Et d'autre part parceque le plus important semblait être la mise en valeur du pays. Sachez que ces "Pieds-Noirs" que vous haïssez et que vous méprisez, étaient issus en majorité de métropole. Je peux vous en donner la provenance. Mais quelle que soit cette origine, il y a une chose que vous ne pourrez jamais leur enlever: leur courage ! Courage de se battre contre des conditions de vie extrêmement dures d'une part, courage d'aller se battre pour leur "Mère Patrie"... la France, en 14/18 et en 39/45. Vous pourrez peut-être les remercier d'être libre aujourd'hui !


 où ils avaient été volontairement confinés par esprit colonial barbare et malfaisant. Je vais, sur ce point, vous rapporter une petite confidence que je tiens d’un homme de grande culture et de grand conseil. « Tu vois, je comprendrais volontiers qu’un Arabe arrache le sexe d’un Français et le lui mette dans la bouche, mais jamais que des grandes gueules comme Massu, Godard, Trinquier et tous les autres colonels sanguinaires se servent de la torture pour soutirer des renseignements à des êtres humains, parce que, tout simplement, ces gens-là sont supposés avoir reçu une éducation et une instruction suffisantes les mettant à l’abri de ces accès de barbarie reprochés aux fells incultes », m’avait-il dit au soir du 22 avril 1961, le jour du putsch des généraux.

Ben voyons ! Egorger un enfant de huit ans, éventrer une femme de 30 ans, c'est excusable de la part d'un "barbare". Mais chatouiller les c... d'un fellouze déguisé en civil, c'est ignoble ! On connait la chanson. merci !

• Vous dites que dans les lycées et facs d’Algérie, le nombre des musulmans qui y étaient inscrits était bien plus important que celui des pieds-noirs. Non ! Je ne puis accepter une telle contre-vérité. J’ai moi-même eu en charge dans un CEG du centre-ville 47 élèves dont 43 pieds-noirs, durant l’année scolaire 1961-1962. Alors, où est donc la vérité ?

UN CEG ? Cette appellation n'existait pas à cette date. Il y avait le Lycée, où on entrait après l'examen d'entrée en 6ème et les Cours Complémentaires, après le CM2 jusqu'au BEPC. Ensuite, c'est vrai qu'en 61/62, les musulmans d'Alger ne fréquentaient plus les collèges et lycées du "centre-ville". Le fossé était creusé entre les deux communautés.  Il n'allait jamais se refermer. Moi je vous parle des années 51 à 59...
Où j'étais élève du Lycée Bugeaud d'Alger.

• Vous délirez vraiment à propos du concours apporté par les autochtones au combat contre la rébellion.


Plus de 265.000 supplétifs se sont battus aux côtés de l'armée française ! Ce qui fait donc plus de 10 fois plus que les effectifs de l'ALN !

 En fait, les exactions et autres tortures infligées à ces derniers étaient si systématiques, généralisées et conformes aux prescriptions d’un manuel largement distribué dans les casernes...

Ah ! j'aimerai bien avoir connaissance de ce manuel ! Aprés être passé par deux grandes casernes d'instruction et avoir fait mon peloton de sous-officier dans une de ces casernes (Chasseurs Alpins) à Grenoble, je n'ai jamais vu un tel "manuel de prescriptions" ! Bizarre, non ?


, que l’on retrouvait les mêmes effets chez tous les hommes et femmes les ayant subies. Il m’a été donné d’observer dans une école faisant alors office de caserne de Chasseurs alpins, un matin de janvier 1957, de jeunes hommes d’une quinzaine d’années soumis l’un après l’autre à ces violences dégradantes, si basses et si honteuses, que l’on avait peine à croire qu’elles étaient le fait non de nazis mais de soldats français,

Vous mentez, tout simplement ! Vous nous racontez ce que vous avez du lire dans un de ces livres de propagande antimilitariste que le parti communiste répandait et répand encore dans les rangs de gogos crédules au sujet de tout ce qui salit la mémoire de l'armée française. Je ne peux pas accepter de telles affabulations. Qui êtes vous donc pour avoir vécu tout celà ? En 57, en 59, en 62 ? Omniprésent dans tous les coups fourrés où il ne se passait que des crimes à l'encontre de pauvres algériens innocents... Vous n'avez jamais vu de victimes du FLN ? Non, jamais !



 agissant sous le contrôle d’officiers tout droit sortis de grandes écoles de guerre. Par un jour d’été 1959, j’ai aussi vu de mes propres yeux une jeune femme dénudée, poings liés et les pieds attachés à la cheminée, qui criait tout son saoul depuis la terrasse d’une maison coincée au centre d’un village où elle subissait les pires tortures. On l’obligeait à s’asseoir sur une bouteille instable, sous le regard ahuri et désespéré de ses coreligionnaires qui la fixaient là, impuissants à ne rien faire pour soulager ses souffrances, et se contentant de prier leur Dieu. Bien sûr qu’après de telles violences, nombreux furent ceux, et l’on ne peut les blâmer pour leur lâcheté, qui ont préféré servir dans les harkas que subir, à leur tour et gratuitement, de telles souffrances.

N'importe quoi ! J'ai eu, monsieur, au commando de chasse où j'ai servi, une majorité de Harkis sous mes ordres. Aucun n'était venu sous une menace quelconque de ma hiérarchie... Et je dépendais d'une unité de Chasseurs Alpins ! Nous confions, nous les "FSE" nos vies à ces gens là lorsque nous progressions de nuit au flanc des djebells, lorsque nous tendions des embuscades aux fellaghas ou que nous piégions leurs cheminements et leurs refuges... Ils se seraient fait tués pour nous ! Vous voilà pris en flagrant délit de mensonge ! Allez donc raconter ça dans les soirées bien arrosées de la FNACA ! Mais pas ici !


Bien sûr que d’autres, affamés faute de travail ou assoiffés de vengeance, parce qu’ils avaient perdu un des leurs, assassiné par les rebelles, sont allés les suivre, pour un salaire misérable de 15000 francs par mois. Mais, une chose est sûre, les chiffres fantaisistes présentés ici ou là, notamment sur les plateaux de télévision, et qui tendent à démontrer que la France avait engagé plus de deux cent mille harkis durant la guerre d’Algérie sont totalement faux.

Prouvez le !

Pour preuve, là encore, il faut lire de Gaulle, pour en comprendre les raisons. "Mais jusque-là, restons les maîtres, sous peine que tout soit perdu... Bien que le dévouement des auxiliaires demeure un trésor presque intact, il serait, désormais, impolitique d’en faire l’unique recours de notre autorité. Puissance musulmane qui perçoit d’Alep à Agadir les sourds secours de l’Islam, Etat riverain du pacifique qui subit en Indochine les ébranlements de l’Asie, la France serait imprudente de s’en remettre aux seules formations indigènes du soin de maintenir l’Empire." Charles de Gaulle (Vers l’Armée de Métier (1934) – page 70).


Mais qu'est-ce que vient faire "Vers l'armée de Métier" version 1934, dans l'histoire de ces Harkis ? Vous qui êtes si savant vous devriez savoir que cet ouvrage a été revu et corrigé par son auteur en ...1944, pour une édition faisant état de l'intervention de l'aviation d'assaut dans le blitzkrieg... mais à part ça...


Si 500 000 soldats ont effectivement servi sur place contre le FLN, il eût été à tout le moins contraire à l’esprit même de cette réflexion de leur adjoindre un effectif de harkis aussi élevé et susceptible d’en faire redouter la seule présence. À la vérité, étaient accolées aux casernes des petites unités de harkis ne dépassant que rarement 10 à 12 hommes, pour assurer particulièrement la traduction du français au dialecte local lors des expéditions dans les villages.

Lisez donc Bernard Moinet "Ahmed ? Connais pas", Pierre le Goyer "La guerre d'Algérie", Jean-Yves Alquier "Nous avons pacifié Tazalt", les différents ouvrages du Bachagha Boualam... Et "Le commando Georges" de Armand Bénésis de Rotrou, bien sur.
Un chiffre: fin 58 les effectifs "Harkis", sans compter les supplétifs et autres groupes d'auto-défense, atteignaient le chiffre de 70.681 hommes. Il devait atteindre le chiffre de 120.000 deux ans plus tard, ce qui fait que le chiffre total de musulmans engagés aux côtés de l'armée française est de 265.000 à ce moment là. Soit, le le répète plus de 10 fois plus que du côté de l'ALN.

• Prétendre que les fusillés de la Scala du 15.03.1962 étaient tous de connivence avec le FLN, c’est, enfin, aller vite en besogne. Tous n’étaient pas algériens de souche, d’une part, et, d’autre part, il suffit de lire « Journal » de Mouloud Feraoun, la victime la plus en vue du groupe, pour se convaincre de la neutralité de cet homme qui ouvertement vouait à la France un grand attachement, à cause de sa civilisation, de sa culture et surtout de ses grands hommes.

Je n'ai jamais dit le contraire ! Mais tous avaient choisi leur camp: celui du FLN. Mouloud Ferraoun étant présenti pour être le futur ministre de l'éducation nationale de la république algérienne...
Et puis, on nous ressort toujours ce crime, abominable certes, mais qui représente si peu au regard des milliers de victimes tout aussi innocentes du FLN en huit années de guerre terroriste !

Je vous l’ai déjà dit, cinquante années suffisent à présent pour fermer cette parenthèse infiniment noire, déplorable et malvenue, nourrie essentiellement de haine, de racisme primaire et surtout de mensonges grossiers...


Ah oui ! Faisons confiance à des gens comme Benjamin Stora pour colporter les mensonges !

 qui ont fait que deux peuples vivant au départ dans la bonne entente sur le même sol continuent aujourd’hui encore de s’entre-déchirer sinon de s’ignorer ou de se combattre à boulets rouges.


La faute à qui ? L'Algérie est toujours sous la dictature du FLN qui a tout intérêt à enseigner encore et toujours une histoire négationniste de sa "guerre de libération", et à prêcher la haine contre tout ce qui démontre cette mystification des événements ! L'Algérie qui est le seul pays au monde à voir le nombre de ses anciens combattants progresser d'année en année (source: "El Watan"...)


Même l’apartheid de l’Afrique du Sud, autrement plus sauvage et exécrable, a fini par se disloquer et disparaître très vite et en tout cas en bien moins de temps que n’ont mis Allemands et Français à se réconcilier. C’est à ce seul objectif, à mon sens, qu’il convient désormais de se ranger et non plus aux chimères de l’Algérie de Papa,...

Pour votre information cette "Algérie de Papa" nous l'avions nous mêmes enterrée un certain 13 mai 1958 !
Pour ma part je ne me suis jamais battu pour cette Algérie là ! Mais pour une Algérie vraiment FRANCAISE.


...morte et enterrée, dont la population autochtone, qui a déjà quadruplé depuis l’indépendance, ignore pour une majeure partie son véritable passé colonial et les souffrances endurées par les ancêtres.

Elle ignore surtout la vérité sur la falsification de l'histoire commise par ses dirigeants corrompus !


Il faut faire entendre raison aux Algérianistes de tous bords, y compris les plus irréductibles, pour répondre positivement au sens de l’histoire qui continue de faire son chemin, n’en déplaise aux illuminés de toute espèce prétendant le contraire.

Mais cher monsieur, nous y veillons ! Le "négationnisme" et le mensonge dont vous êtes la démonstration éclatante sur ce forum, finiront bien par s'écrouler sous le poids de la Vérité ! N'est-ce pas Lebel ?
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MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 15:07 (2011)    Sujet du message: Ouch m'interpelle... Répondre en citant

P... Ce Ouch, quel bonhomme ! Il a été enseignant en 61/62, il a été militaire entre 56 et 60, il a été témoin "privilégié" de toutes les saletés de l'armée française, partout en Algérie... Ah cette bonne femme attachée à poil à une cheminée (??) sur un toit ? sur une terrasse ? (Il a vu des cheminées dans la casbah, lui ?) Pourquoi il ne l'a pas détachée ?
Crédible ce type ? Pas du tout ! Il raconte ce qu'il a du lire. Si au moins il donnait des références. Même pas ! Du "vécu" !
Et les attentats ! Y'a que l'OAS qui en fait ! Les fellouzes, rien à dire. Ou plutôt si, faut leur pardonner, c'est des "sauvages".
Doivent être contents les Algériens ! Laughing
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MessagePosté le: Jeu 19 Mai - 15:17 (2011)    Sujet du message: Ouch m'interpelle... Répondre en citant

On ne peut absolument pas vous suivre sur la manière dont été recrutés les forces supplétives de l'armée française. Si on excepte les appelés FSNA de l'armée française (les tirailleurs placés rue d'Isly à Alger le 26 mars, en étaient) les Harkis étaient volontaires pour lutter contre l'ALN. Bien souvent, ce sont des mechtas entières qui en avaient marre d'être rançonnées du peu qu'elles avaient par les maquisards, qui demandaient protection et armes.
Les effectifs des harkas augmentèrent singulièrement aprés juin 1958, avec le ralliement de nombreuses katibas. Et les témoignages de nombreux officiers des SAS, dont certains vivaient sous la protection de leurs moghaznis, font état de ces ralliements, souvent "négociés", de rebelles pourchassés par l'armée.
Donc, il est permis de douter de l'ensemble de vos propos qui relèvent du roman noir.


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