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Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle....
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> 39/45. La seconde Guerre Mondiale
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Roro II


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MessagePosté le: Mar 28 Fév - 13:06 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

avec l'Allemagne nationale-socialiste
(n'en déplaisent aux Boisbouvier et Cie).

Question posée à Boisbouvier :"Qu'est-ce que la vérité pour vous" ?
(n'a pas daigné me répondre,dommage !)

Voici la réponse:"La vérité,c'est ce qui est vérifiable"

Vérifions ensemble l'une des pages de l'Histoire.

Le 6 septembre 1940,d'ailleurs,dans une allocution retransmise mondialement,
le Maréchal lança:
"La France a perdu la guerre" (cf.page Pétain,Quatre années au pouvoir

(éd.La Couronne Littéraire,1949),page 58

C'est dire clairement que la guerre était finie,puisque la France n'avait plus d'armée
pour se battre et qu'une nouvelle période allait commencer.
Un mois plus tard,dans son message du 11 octobre 1940,
il annonça que des relations amicales pourraient être renouées avec
 l'Allemagne qui,soit dit en passant,n'était plus qualifiée d'"ennemie"
mais de "vainqueur".
Le 30 octobre 1940,enfin,après l'entrevue de Montoire,le Maréchal annonça:

"Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays.
J'en ai accepté le principe.

Les modalités seront discutées ultérieurement (...).
C'est dans l'honneur et pour maintenir l'unité française,une unité de dix siècles,
dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen
que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration (...).
Cette collaboration doit être sincère.

Elle doit être exclusive de toute pensée d'agression,
elle doit comporter un effort patient et confiant"




(Ibid,pages 69-71).




Si,plus loin,le Maréchal rappelait que l'armistice,"au demeurant,n'(était) pas
la paix",c'était non pour évoquer une éventuelle reprise des hostilités,

mais pour justifier le fait que la France était encore "tenue par des obligations
 nombreuses vis-à-vis du vainqueur" (Ibid,page 71).
Sans surprise,Pierre Laval confirma le message du Maréchal
(cf.ses allocutions du 21 avril 1942 et du 5 juin 1943) et appela les Français
 à collaborer loyalement avec l'Occupant.

Certes,en 1945,des "collaborateurs" traînés devant les tribunaux
invoquèrent la thèse du double jeu subtil qu'il fallait savoir reconnaître 
au travers des allocutions officielles.

Il leur fut toutefois répondu que,sous l'Occupation,le public ne pouvait pas
décrypter (cf.notamment la déposition de Paul-Ferdinant Arrighi lors du procès
Pétain,le 31 juillet 1945).
Je note qu'à son procès,Jean-Hérold-Paquis a eu l'honnêteté de souligner:
"Ma collaboration à moi est venue d'une chose bien simple:il y avait un grand
soldat,car on l'appelait ainsi,qui nous montrait le chemin en 1940.
Ce grand soldat était allé à Montoire,tous les corps constitués lui avaient prêté serment,27 nations étaient représentées auprès du Gouvernement de Vichy,y compris
la Russie et les Etats-Unis.A ce moment-là,on ne parlait pas du tout de double jeu,
personne n'en parlait.On en a parlé curieusement,non pas après la Libération,
mais après la défaite allemande.
Si ce double jeu avait existé,je tiens à vous dire tout de suite qu'on
 l'aurait certainement bien su,au mois d'août 1944"

(cf.Les procès de la radio,Ferdonnet et Jean-Hérold Paquis:

compte rendu sténographique (éd.Albin Michel,1947),page 166).


Toutes ces citations et bien d'autres,démontrent qu'à partir de l'été 1940,
le gouvernement de la France ne voyait plus dans l'Allemagne
 un ennemi héréditaire à combattre par les armes dès que la situation
 le permettait,mais un vainqueur avec lequel il fallait collaborer
 sincèrement pour construire un nouvel ordre européen,
loin des amitiés et des inimitiés dites traditionnelles.

Voilà pourquoi,je déclare qu'à partir de juillet 1940,des Français pouvaient
collaborer avec l'Allemagne sans être,pour autant,dénoncés comme des traîtres.

Comme l'a rappelé Pierre Laval le 3 août 1945 au procès Pétain,après la défaite
de juin 40: " Nous (les Français) n'avions plus de camp".

La réponse des gaullistes.  


Naturellement,les gaullistes me répondront que le gouvernement de Vichy n'était
pas légitime,donc que l'armistice signé en juin 1940 et les orientations politiques
prises ensuite par le maréchal Pétain devaient rester ignorés des Français.
La France,répéteront-ils,restait en guerre avec l'Allemagne,dès lors,"collaborer"
relevait de la trahison.
Il fallait suivre de Gaulle qui incarnait la République et continuer la lutte.
A l'appui de cette argumentation,ils invoqueront l'ordonnance du 9 août 1944
selon laquelle en droit,la République n'avait "jamais cessé d'exister" sur
le sol français et qu'en conséquence,étaient "nuls et nuls d'effet tous les actes
constitutionnels promulgués sur le territoire continental postérieusement
 au16 juin 1940",parmi lesquels la "loi constitutionnelle du 10 juillet 1940".


Ce que disait le Droit international.  


 Dans un premier temps,je répondrai de façon défensive.Même à supposer que
la République n'ait jamais cessé d'exister et que le Maréchal ait été un usurpateur,
cela ne changerait rien.En effet,selon le droit international en vigueur à l'époque,
même illégitime,un gouvernement détenteur,dans les faits,du pouvoir
souverain,pouvait validement contracter des engagements internationaux
(donc un armistice).Dans son manuel de droit,A.G Heffter déclarait (je souligne):
"Les représentants ou détenteurs actuels du pouvoir souverain,même usurpé,
possèdent seuls la capacité nécessaire pour conclure des traités (internationaux)
proprement dits(...)" (cf.A.G.Heffter,Le droit international de l'Europe
(Paris,1883),page 194).



Or,il est indéniable que,jusqu'au 11 juillet 1940,le Maréchal fut le Président
du Conseil régulièrement nommé par le président de la République Albert Lebrun.
A ce seul titre,il détenait le pouvoir souverain.
Par conséquent,même si la thèse de l'usurpation était vraie,autrement dit:
même à supposer que,dès le 16 juin,Pétain le "capitulard" eût dû être considéré
comme un usurpateur et de Gaulle le "clairvoyant" comme le chef légitime des
Français,alors qu'il n'émit cette prétention que le 27 octobre 1940 dans son discours
de Brazzaville,il n'en resterait pas moins vrai que l'armistice signé sous la responsa-
bilité du premier s'imposait aux Français,quoi qu'en aient dit de Gaulle et ses comparses.
J'en viens maintenant à la période postérieure au 11 juillet.
Sur cette question,je pourrais me contenter de rappeler les propos de l'ancien
président du Sénat,Jules Jeanneney,en 1945,au procès Pétain.Interrogé pour
savoir si le Maréchal avait "usurpé des pouvoirs qui ne lui avaient pas étédonnés",
il répondit clairement:


"Je ne le pense pas,pour la raison que la loi constitutionnelle donnait au maréchal
Pétain le pouvoir de promulguer en un ou plusieurs actes.Il avait tout le pouvoirconstitutionnel et dans ce pouvoir constitutionnel était inclus nécessairement
le pouvoir législatif (...).Je considérais l'usage qui était fait (par le Maréchal)
des pouvoirs donnés comme exorbitant,mais non contraire à la lettre de la loi
constitutionnelle"
(cf.les sténotypes du procès Pétain,publiées au Journal officiel,pages 62 et 63).





Certes,lui et d'autres qui firent des déclarations semblables affirmèrent
en même temps qu'ils s'étaient trompés sur Pétain.
Le général Weygand leur répliqua:
  "mon Dieu,c'est facile à dire qu'on s'est trompé,mais enfin,à ce moment-là,
ils ont tout de même reconnu que le gouvernement du Maréchal était régulier,je faisais donc partie d'un gouvernement régulier" (Ibid,page 143).




De façon évidente,l'adhésion populaire dont a joui le maréchal Pétain jusqu'au
printemps 1944 et la présence à Vichy d'un corps diplomatique fortement représenté
jusqu'à la fin démontrent que,jusqu'au bout,la légitimité de l'"Etat français" resta
largement admise.Tout ce que l'on peut dire,c'est qu'elle fut contestée dans certains
milieux très restreints.Or,là encore,le droit international était très clair:

"Tant que l'origine ou la légitimité du pouvoir souverain est contestée ,
le seul fait de sa détention réelle tient lieu de droit,non seulement dans les rapports
 avec le peuple soumis,mais aussi dans les relations internationales.Ce que la souveraineté réelle,lors même qu'elle serait illégitime;est une continuation
de l'Etat,elle le représente et elle créé des droits et des obligations pour l'avenir,
sauf les droits particuliers au souverain légitime". 
(cf.A.G.Heffter,op,cit.,page 117).


Quant au prince légitime qui aurait été écarté par l'usurpateur,le droit international
déclarait:"dépouillé du pouvoir souverain,(il) ne peut valablement contracter
pour l'Etat qu'après avoir recouvré le pouvoir" (Ibid.,page 195).

Dès lors,même à supposer que Pétain ait été un usurpateur et de Gaulle le chef
légitime de la République repliée à Londres ou en Afrique du Nord,le premier était
seul habilité à signer,au nom de la France qu'il représentait de fait,des traités
internationaux.De Gaulle,quant à lui,ne pouvait rien faire au nom de la France,
en particulier,il ne pouvait pas répudier l'armistice de juin 1940,ce qui rendait
tous ses appels et tous ses actes nuls et non avenus.


La République était morte depuis septembre 1939.


Dans les lignes qui précèdent,j'ai développé une argumentation purement défensive.
Je vais maintenant passer progressivement à l'offensive en m'intéréssant à
l'argumentation central des gaullistes:l'illégitimité du régime de vichy.
Tout d'abord,j'admettrai qu'à partir du 11 juillet 1940,Pétain aurait été un usurpateur,
donc un individu ipso facto déchu de tous ses mandats.
La question qui se pose alors est la suivante: qui était le chef légitime ?
De Gaulle,me répondront les gaullistes.Et pourquoi donc ?
Parce qu'il avait lancé son fameux "Appel" du 18 juin ?
C'est traiter bien légèrement la légitimité,car le Général n'tait mandaté par personne.
J'ajoute qu'à la même époque,Maurice Thorez lançait des appels à partir de Moscou
et M.Obrecht à partir de Stuttgart.Eux aussi prétendaient parler au nom de la "vraie"
France.Si,en cas de crise,un militaire déserteur peut devenir chef légitime au motif
qu'il a pu,sans aucun mandat,parler à un micro étranger,des centaines de Jean-Jean
peuvent émettre toutes les prétentions du monde...
Soyons sérueux ! A supposer que le 11 juillet,le Maréchal ait été déchu de tous
ses mandats au motif qu'il aurait perpétré un "coup d'Etat",à supposer que la
République n'ait jamais cesser d'exister,alors Albert Lebrun,dont le mandat avait
été renouvelé le 5 avril 1939,serait resté en fonction,avec pour mission de nommer
un nouveau président du Conseil lui-même chargé de former un nouveau gouvernement.
La légitimité,c'est lui qui l'aurait incarnée,cet c'est lui qui l'aurait offerte au nouveau
gouvernement.
Je note d'ailleurs que dans le réquisitoire définitif contre Pierre Laval,on lisait:

"C'est incontestablement lui l'agent responsable qui,par ses intrigues et ses menaces
jusque dans le cabinet du Président de la République,empêcha ce dernier,les Présidents des deux Chambres,les membres du Parlement et ceux des ministres
qui avaient encore souci de la souveraineté nationale,d'aller en Afrique du Nord
former un gouvernement à l'bri des pressions allemandes,et qui devant l'Europe
et l'Amérique,eût représenté la France et affirmé sa persistance en tant que
nation souveraine." (cf.Le procès Laval,compte-rendu sténographique,
1946,page 27).


Preuve que la légitimité s'attachait au président de la République et à son équipe,
pas à un général déserteur émigré...D'où le fait que jamais A.Lebrun n'a chargé
le général De Gaulle de constituer un gouvernement en exil à Londres.
Cela eût été grotesque.
On me répondra qu'en juillet 1940,les circonstances dramatiques empêchaient
le président de faire valoir ses droits légitimes,ce qui expliquerait son inaction et,
finalement,sa démission le 11 juillet.Admettons.Mais après la "Libération",ce n'était
plus le cas.
Reprenons l'ordonnance du 9 août 1944 sur le "rétablissement de la légalité
républicaine".Dans ses mémoires,Paul Faure a écrit:

"Point n'est besoin d'être éminent juriste pour tirer les conclusions qui découlaient
de ces textes.La nullité des actes constitutionnels de Vichy établissait automatiquement la validité des lois constitutionnelles de 1875.
Il en résultait que M.Albert Lebrun,n'ayant jamais démissionné et ayant vu
son mandat renouvelé pour une période de 7 ans en 1939,demeurait Président
de la République,et que le Parlement,dont les pouvoirs avaient été prorogés
par les décrets-lois des 29 juillet-31 août 1939,se trouvait toujours être l'organe
législatif régulier du pays.Dès la promulgation de l'Ordonnance du 9 août 1944,
le Gouvernement Provisoire aurait dû céder la place à un gouvernement
constitutionnel de la République,en application des termes mêmes de cette
ordonnance" (cf.page Faure,De Munich à la Cinquième République
(éd.L'Elan,sd),pages 218-9).


Or,les nouveaux maîtres du pays se sont bien gardés de rappeler A.Lebrun
et les parlementaires d'avant-guerre.
Certes,l'une des raisons est évidente.Comme l'a écrit Paul Faure:

"Les profiteurs de la Résistance n'étaient pas disposés à abandonner les places
aux représentants réguliers que le peuple de France s'était librement donnés.Le mot d'ordre était:s'installer et se cramponner au pouvoir par tous les moyens.
Et le premier de ces moyens fut de violer une fois de plus la loi constitutionnelle,
en frappant d'inéligibilité,au mépris de la tradition républicaine et démocratique,
les membres du Parlement,pour leur vote du 10 juillet 1940" (ibid.,page 219).



Seulement,il faut savoir parfois regarder au-delà des raisons circonstancielles
qui ne sont que secondaires.Pourquoi,après la "Libération",A.Lebrun et les
parlementaires d'avant-guerre ne furent-ils pas rappelés ?
Tout simplement parce qu'en septembre 1944,il y avait cinq ans,jour pour jour,
que la Troisième République était morte.
La République née constitutionnellement en 1875 n'a pas été renversée le
10 juillet 1940,comme on se plaît à le répéter,elle a été assassinée le 3 septembre
1939,à 17 heures très exactement,lorsque la guerre a été déclarée en violation
flagrante de la Constitution,c'est-à-dire sans l'assentiment des Chambres.
 Voir en détails l'exposé de l'abominable manoeuvre de nos gouvernants
qui,soucieux de contourner la Loi pour entreprendre une guerre idéologique

à laquelle la France n'était absolument pas prête,ont,le 3 septembre 1939,
considéré un vote de crédits militaires obtenu la veille des parlementaires
comme la permission d'entrer en guerre,déclaration notifiée à l'Allemagne
 peu après 12h30.
Ce jour-là,des centaines de milliers d'hommes,mais aussi des femmes
et des enfants,ont été condamnés à une boucherie aussi inévitable qu'inutile.

Ils l'ont été en violation de toutes les règles dites démocratiques,
c'est-à-dire sans l'assentiment des élus qu'ils avaient choisis pour les représenter.
(passages essentiels soulignés par RoroII)

C'est ça la vérité !!!  Very Happy


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L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Mar 28 Fév - 13:06 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Briard
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MessagePosté le: Mar 28 Fév - 18:04 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Putschiste en 1945, il renouvellera en 1958.
Une ordure dans toute sa beauté et sa splendeur.

LE SEUL SANG QU'IL EST SUR LES MAINS C'EST DU SANG FRANCAIS

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Fuis les éloges, mais essaie de les mériter.
F Fenelon


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Roro II


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MessagePosté le: Mer 29 Fév - 21:57 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Briard a écrit:
Putschiste en 1945, il renouvellera en 1958.Une ordure dans toute sa beauté et sa splendeur.LE SEUL SANG QU'IL EST SUR LES MAINS C'EST DU SANG FRANCAIS




Tu es toujours aussi lourdeau le pitt-bull !!!

le sujet c'est:le Maréchal Ami sincère du Führer ?
(cher à ton coeur comme Boisbouvier,Admin et d'autres),
on remarquera leur lourd silence sur le sujet.
Ils préfèrent se perdrent dans les "chambres magiques"
et autres âneries.

"La vérité rend libre" 

http://www.planete-revelations.com/t9268-robert-faurrisson-le-probleme-des-…
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L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


Dernière édition par Roro II le Lun 26 Mar - 19:51 (2012); édité 1 fois
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François Delpla


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MessagePosté le: Jeu 1 Mar - 07:23 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

c'était idéologique, de respecter un traité qui vous obligeait à soutenir militairement la Pologne agressée ?

à moins peut-être qu'elle ne l'ait pas été ?


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Briard
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MessagePosté le: Jeu 1 Mar - 08:51 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

<< de respecter un traité qui vous obligeait à soutenir militairement la Pologne agressée ?  >>

Tu te sens pas un peu ridicule de dire cela ?

En effet, quid de l'agression de l'URSS contre cette Pologne qu'un traité nous "obligeait à defendre".
On "déclare" en toute illégalité constitutionnelle, la guerre à l'Allemagne, mais pas à l'URSS, y a pas comme un problème là ?
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François Delpla


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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 07:49 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Il fallait violer un traité par prescience de ce que l'URSS allait faire 17 jours plus tard ?

Boisbouvier, Admin, au secours !


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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 08:55 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Lorsqu'un "traité" de défense militaire est signé avec un pays qui se trouve géographiquement de l'autre côté du pays qui est suspecté de vouloir l'agresser, on s'est préparé à avoir une armée capable d'intervenir.
Or que fait-on dans les années 30 ? On mène une politique pacifiste et on désarme notre armée. Peu d'aviation, peu de chars, une infanterie équipée 14/18. Donc nous déclarons la guerre dans la foulée de l'Angleterre qui compte sur nous pour assurer l'essentiel (elle n'a pas d'armée de conscription et n'a rien fait pour se préparer à une guerre) et nous nous réfugions derrière notre "ligne" Maginot sous les ordres d'un général qui est persuadé que Hilter sera renversé dès le premier coup de canon.
Nous déclarons la guerre sans demander son avis à l'Assemblée Nationale, ce qui démontre la fébrilité de nos dirigeants politiques qui ont peur de se voir contredit par les élus du peuple !
En fait nous n'étions pas du tout prêts à affronter l'Allemagne et sa wehrmacht en 1939.
Maintenant quand au don de "prescience", tu me fais bien rigoler François ! Lorsqu'on reproche à Pétain d'avoir signé l'armistice, on lui reproche, comme fait De Gaulle le 18 juin 1940, de n'avoir pas prévu que la guerre serait une guerre "mondiale" et que ce qui nous avait vaincu serait ce qui aller vaincre l'Allemagne quatre ans plus tard !
Donc si on te suit bien, lorsqu'on "déclare" la guerre à l'Allemagne, on est incapable de prévoir l'agression de l'URSS quinze jours plus tard ! Bravo !
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François Delpla


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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 09:33 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Je ne suis pas en désaccord avec tout ce que tu dis mais il ne faudrait pas noyer le poisson levé par Briard : en prétendant qu'il ne fallait pas aider la Pologne agressée au motif qu'on n'a pas, 17 jours plus tard, déclaré la guerre à l'URSS agresseuse, il pratique bel et bien le délit d'anachronisme qui te paraît rédhibitoire dans le cas de Pétain : deux poids, deux mesures ?

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Briard
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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 09:57 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Non Briard ne dit pas qu'il ne fallait pas "aider la Pologne", il dit que si on déclare la guerre à l'Allemagne "en toute illégalité constitutionnelle", on se doit de déclarer la guerre, 17 jours plus tard, à l'URSS, ce qui jamais n'a été fait.
Tu vas me répondre << que c'était impossible parce que patin et couffin et patati et patata. >>
Et moi je te dis que les "accords d'assistance militaire" qui existaient entre la Pologne, La France et l'Angleterre, nous faisaient obligation de déclarer la guerre à l'URSS agresseur de la Pologne au même titre que l'Allemagne.
Et si cela tu ne le comprends pas je ne peux rien pour toi.
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François Delpla


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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 10:37 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

et toujours d'insultantes épices dans le plat principal de la discussion !


Arrête s'il te plait à voir des "insultes" partout ! C'est le style de Briard, que ça te plaise ou non !

Je t'accorde que le raisonnement "si on assiste la Pologne agressée par l'Allemagne on doit le faire aussi en déclarant la guerre à l'URSS 17 jours plus tard" est juridiquement impeccable.

Exactement !

Personnellement, je ne me sens pas la mission de défendre Chamberlain ou Daladier mais seulement de restituer la logique de leurs actes. Elle est en l'occurrence évidente : on a déjà assez de l'ennemi allemand et il faut plutôt pousser l'URSS à ne pas trop l'aider. Je vois là surtout un effet de l'habileté de Hitler à fourrer tous les autres pays dans des situations impossibles.

Habileté de Hitler ? Mais avec de tels interlocuteurs, il n'a aucun mal à les rouler dans la farine ! Il sait, par ses servives de renseignements, que la France est incapable d'assurer la défense des Polonais. Il en profite. Avec quoi la France aurait-elle pu "pousser" l'URSS à ne pas trop aider l'Allemagne ? En lui envoyant Maurice Thorez ?

Mais toi, tu fuis la difficulté induite par tes propos précédents : il fallait ou pas aider la Pologne, le 1er septembre ? Qu'est-ce que vient fiche dans ce débat la situation du 17 ?

Mais non François ! La logique est justement celle de Briard et la conclusion qui s'impose: il ne fallait pas déclarer la guerre à l'Allemagne, et si on le faisait, il fallait être "logique" avec soi-même et déclarer la guerre à l'URSS quinze jours plus tard !


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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 10:43 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Evidemment ! On déclare la guerre -légalement- à l'Allemagne qui "agresse" la Pologne, et quinze jours après on déclare -légalement- la guerre à l'URSS.
De toutes façons on n'a pas les moyens pour aller sauver les Polonais, qu'ils soient agressés par les Allemands ou les Russes. Donc, ça ne coûte rien de "déclarer la guerre" aux deux amis. Il suffira d'une paire de baffe des "boches" pour qu'on se mette à genoux. Ils n'ont même pas eu besoin de leur allié de circonstance...
Mais Reynaud le dira "Nous vaincrons parceque nous sommes les plus forts" après avoir "coupé la route du fer"... A part ça c'est bien sur la faute au "complot" de Pétain et de la Cagoule. C'est Albert Bayet qui le dit... (en 1945)
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Briard
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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 11:07 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

<<  et toujours d'insultantes épices dans le plat principal de la discussion !  >>

Hé il faut arrêter de voir des insultes partout des l'instant ou l'on te met le nez dans tes contradictions mon pôvre "zistorien auto-proclamé" (et là non plus c'est pas une insulte, tout juste un constat), incapable que tu es de comprendre ce que l'on te dit, toi qui reproche à Pétain de ne pas avoir été "Mme Soleil" au moment ou il demande l'Armistice et non pas la "capitulation" ce que toi et tes amis avez un peu trop tendance à confondre, et dédouanant par ailleurs Daladier et Reynaud de ne l'avoir pas été pour la Pologne.
Et tu voudrais après cela que l'on te prenne au sérieux.
Eh bien à ce rythme là, c'est pas demain la veille, je peux te l'affirmer, et je ne suis pas le seul à le penser.
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Avricourt


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MessagePosté le: Mer 7 Mar - 13:55 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Confondant !

Allons Me Delpla, un peu de sèrieux quand même ! Comme vous ne l'ignorez sans doute pas, il y avait déjà eu une tentative d'annexion de la Pologne par les soviétiques, qui avait échoué grace à l'intervention de... Weygand... Staline n'attendait qu'un geste de son copain Hitler pour se tailler une part du gâteau !
Bien sur, en France on ne pouvait prévoir ! Et c'est pas notre parti communiste qui pouvait cafter !
Vous êtes donc de mauvaise foi. Ou on faisait appliquer l'alliance France-Pologne, ou on laissait tomber. mais il fallait aller jusqu'au bout comme dit Admin !
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Res, non verba.


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Roro II


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MessagePosté le: Ven 6 Avr - 19:20 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Pas si simple !! voici l'avis d'un lecteur de RIVAROL


Courrier des lecteurs
:



● Du docteur Jacques SEMOUR (Saint-Germain-en-Laye),
 rivarolien depuis 1953 :

SUR PÉTAIN ET LES JUIFS


"Arrivé aujourd’hui au soir de ma vie, il est important pour moi d’apporter
 mon témoignage sur l’histoire de la déportation des Juifs français.
Mon père Mardochée Zemour né à Oran en 1855 a été cité à l’ordre de l’Armée
par le maréchal Pétain pour sa conduite héroïque durant la guerre 14-18,
 terminant la guerre avec le grade de lieutenant.
 En juillet 1940, lors de la débâcle, nous nous sommes réfugiés dans le Midi.
 Mon père a obtenu une audience du Maréchal en août 1940 et lui a fait part
de ses inquiétudes du fait de ses origines juives.

Il lui a demandé l’autorisation de quitter la France avec sa famille,
 autorisation accordée par le Maréchal qui lui a dit de réserver surtout aux Juifs
les autorisations de sortie du territoire.

Ce sont des faits que je tiens de la bouche de mon père qui m’a raconté
cette histoire plus tard. Je n’avais que 10 ans en 1940, et ai vécu la guerre
en Martinique, puis aux Etats-Unis. Je ne sais pas si Pétain était antisémite.
S’il l’avait été, je ne serais plus là pour en parler, et c’est pourquoi j’ai sa photo
sur mon bureau. Je le répète, je ne sais pas si Pétain était antisémite,
 néanmoins il y a un constat que j’ai fait au Musée Yad Vashem en 2000.

Voici la liste officielle des Juifs d’Europe assassinés pendant la guerre :

-Italie 15 000,
- Grèce 60 000,
- Belgique 40 000,
- Ukraine 135 000,
- Pologne 3 000 000,
- Yougoslavie 55 000,
- Hollande 105 000,
- Allemagne 170 000,
-Hongrie 900 000,
-URSS 1 500 000,
-Roumanie 295 000,
- France 90 000.

Les juifs de France ont clairement payé un tribut moins élevé que dans les pays
avec un Gauleiter dont le rôle néfaste est à souligner.
Sur les 90 000 juifs pris en France et assassinés, beaucoup (70 000)
étaient fraîchement arrivés en France, donc malheureusement plus faciles
 à identifier et à arrêter.

Malgré cette comptabilité macabre, j’espère avoir apporté ma pierre à l’édifice
 de la vérité".



SOURCE:

http://www.rivarol.com/courrier.html
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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boisbouvier


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Inscrit le: 08 Nov 2009
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MessagePosté le: Sam 7 Avr - 08:57 (2012)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle.... Répondre en citant

Le dénombrement des Juifs assassinés des différents pays d'Europe occupée me semble litigieux. Il n'y avait que 700 000 Juifs en Hongrie avant la guerre. On n'a pas pu en tuer plus qu'il n'y en avait. Le chiffre de juifs de France répertoriés nommément (en particulier par Klarsfeld) comme manquants à la fin de la guerre n'est que de 74500 (76000 déportés dont seulement 2500 sont revenus) sur un total de 350 000 environ (330000 répertoriés plus 10 % de non déclarés). En pourcentage les Juifs de France ont donc perdu un peu plus de 20 % des leurs mais parmi eux la grande majorité fut d'origine étrangère : polonais, tchèques, autrichiens, allemands souvent réfugiés depuis les années trente.
Ce pourcentage est remarquablement faible si on le compare à ceux des autres pays occupés et le livre récent d' Alain Michel montre bien que c'est à Vichy qu'on le doit.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:12 (2016)    Sujet du message: Preuves que le Maréchal était pour une Europe nouvelle....

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