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Tueries de Toulouse..
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Briard
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MessagePosté le: Ven 23 Mar - 12:54 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

Hé bien une fois n'est pas coutume, je partage totalement l'avis de Delpla !!
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F Fenelon


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MessagePosté le: Ven 23 Mar - 12:54 (2012)    Sujet du message: Publicité

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lebel


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MessagePosté le: Ven 23 Mar - 13:10 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

 Il est bien evident que l'action du tueur ne fait que renforcer le vote " securitaire " , s'il en etait besoin .......et que le danger reel et incontournable , pour la France déja ,  est bien celui du terrorisme islamique , sous toutes ses formes ( details à la demande Smile  )

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lebel


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MessagePosté le: Ven 23 Mar - 14:01 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

                           Le coupable n'est pas celui qui etait souhaité 


http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-le-coupable-n-est-pas-celui-qui-etait-souhaite-2012-03-22http://www.franceculture.fr/emission-la-chronique-de-brice-couturier-le-coupable-n-est-pas-celui-qui-etait-souhaite-2012-03-22


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François Delpla


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MessagePosté le: Ven 23 Mar - 14:28 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

lebel a écrit:
                           Le coupable n'est pas celui qui etait souhaité 


cela dépend : souhaité par qui ?

Il va comme un gant à Sarkozy, pour lui permettre de jouer au protecteur national contre une menace étrangère et basanée.

En revanche, j'ai désapprouvé publiquement dès le début la "piste néo-nazie" censément favorisée par le "climat délétère" des discours anti-Rom et de la surenchère anti-immigrés entre UMP et FN. Il s'agissait visiblement d'autre chose, à partir du moment où à des paras français s'ajoutaient, comme victimes, des enfants et enseignants juifs.

cf. http://blogs.mediapart.fr/blog/francois-delpla/190312/sur-la-tuerie-de-mont…
Citation:
Lundi 19 mars, 17h 45



J'espère me tromper, mais cela me rappelle fortement l'intervention de Ben Laden dans la campagne qui s'est terminée par l'élection (non la réélection, puisque la première fois il n'avait pas été élu) de Bush en 2004.

Une cassette menaçante envers les Etats-Unis quelques jours avant le scrutin. Un choix pour John Kerry : soit achever Bush en disant "vous voyez où mène sa politique, avec moi cela va changer", soit "la patrie est en danger, tous derrière le président !", ce qu'il a fait. Et les sondages à touche-touche se sont mués en un écart 52-48.

Si on considère que la deuxième réaction était largement prévisible, on peut en conclure que Ben Laden avait clairement voté Bush.

Quant aux commentaires, je suis frappé de voir qu'ils n'évoquent quasiment jamais une hypothèse collective, et au grand jamais une piste internationale : ils s'enferment dans des variations sur une folie individuelle et les "dérives" qui ont pu lui servir de "terreau".

Adepte d'une telle analyse (la folie personnelle du fondateur, brusquement déclenchée dans les affres de la défaite de 1918) concernant le nazisme, du moins à son début et, jusqu'au bout, dans son commandement, je suis on ne peut plus dubitatif dans ce cas-là.

Si dans quelques heures ou quelques jours une revendication émerge, l'opinion sera prise une fois de plus à contre-pied.



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lebel


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Messages: 4 566
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MessagePosté le: Ven 23 Mar - 21:52 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

lebel a écrit:
                           Le coupable n'est pas celui qui etait souhaité  


cela dépend : souhaité par qui ?  questionne François Delpla

 La réponse selon B. Couturier de France Culture :
http://www.livresdeguerre.net/forum/contribution.php?index=51525&v=1
C'est clair , non ?


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Briard
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MessagePosté le: Ven 23 Mar - 23:14 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

Elle est "plombée" ta source lebel !!
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F Fenelon


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Briard
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MessagePosté le: Sam 24 Mar - 06:29 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

Pourquoi ne pas dire aux Français que l’islamiste Mohamed Merah n’a fait qu’appliquer le Coran ?

par Hamdane Ammar, le 22 mars 2012
Citation:
  
Je suis vraiment surpris par les commentaires faits ici et là sur les divers mas-médias concernant les tueries de Toulouse et de Montauban. Les spécialistes de l’islam n’osent pas dire la vérité aux téléspectateurs, ils cachent l’essentiel… ils font de l’enfumage. Ils oublient de dire que le djihad est considéré comme le sixième dogme (pilier) de l’islam. Ils ne rendent pas service à l’immense majorité des musulmans de France qui tiennent à connaître la vérité.
>


Citation:

Avouer que le présumé meurtrier a agi seul, c’est grotesque, c’est criminel… Mohamed Merah est un salafiste qui est engagé dans le djihad pour instaurer le gouvernement d’Allah sur la terre entière. Il est loin d’être un loup solitaire. D’ailleurs les membres de sa propre famille sont aussi des djihadistes…
>


Citation:

Le salafisme est le retour aux sources, c’est suivre pas à pas le beau modèle de Médine, c’est s’inspirer de la vie des premiers musulmans de Yathrib.
Mohamed Merah a dû sans doute recevoir les enseignements d’un imam engagé dans le djihad, car on ne devient pas du jour au lendemain un combattant d’Allah sans lire le coran, et encore les hadiths de Mahomet. Sinon, comment expliquer que tout son entourage est imprégné par la doctrine de l’islam rigoriste. Pour comprendre sa construction mentale, il faut lire et relire attentivement le coran et connaître son histoire depuis Yathrib en 622. Dans le cas contraire, on est loin de la vérité, on est dans l’agitation stérile.
> Il est écrit dans la sourate 4 verset 84: » Combats donc dans le sentier d’Allah, tu n’es responsable que toi même, et incite les croyants (au djihad), Allah arrêtera certes la violence des mécréants. Allah est plus redoutable en force est plus sévère en punition. »
> Dans la sourate 61 verset 4, il est écrit: 
« Allah aime ceux qui font la guerre pour sa cause. »
> Dans la sourate 2 verset 216
: » Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. C’est Allah qui sait, alors que vous ne savez pas. »
> Mohamed Merah est un salafiste, un combattant d’Allah qui est engagé dans le djihad sous l’emprise des enseignements de l’imam Ibn Taymiya (1263-1326) qui fut un disciple de l’imam Ahmad Ibn Hanbal (780-855)fondateur de l’une des quatre écoles du sunnisme qui est la plus rigoriste de l’islam. Il était contre l’innovation (la bidâa) et tenait à suivre le comportement du prophète et les quatre califes bien guidés à savoir Abou Bakr, Omar, Ottmane, et Ali. Il était entré en guerre ouverte contre le calife de Bagdad de son époque. Il avait interdit la culture et les arts…
> Et l’imam Ibn Taymiya avait influencé à son tour, l’imam Mohamed Ibn Abdelwahb (1703-1792) qui accoucha du wahabisme qui est un islam intégriste, sectaire, radical et raciste dont l’Arabie saoudite en a fait sa doctrine officielle et c’est pour cette raison que ce pays finance sa propagation à travers le monde à coup de milliards de pétrodollars.
> Quand un individu est sous l’emprise de cette doctrine djihadiste, il est dans la surenchère permanente. Il n’y a plus de limite dans le djihad. Il doit mourir sur la voie d’Allah pour accéder au Paradis comme martyr où il aura à sa disposition soixante douze houris et des éphèbes comme récompense de son acte, (versets coraniques)
> Dans la sourate 47 verset 4: » Lorsque vous rencontrez au combat ceux qui sont infidèles frappez-les au cou. Puis, quand vous les avez dominés, enchaînez-les solidement. Ensuite, c’est soit la rançon, jusqu’à ce que la guerre dépose ses fardeaux. Il en est ainsi, car si Allah voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c’est pour vous éprouver les uns par les autres. Et ceux qui seront tués dans le chemin d’Allah, Il ne rendra jamais vaines leurs actions. »
>


Citation:

Dans le coran, il est demandé aux croyants de combattre les juifs, les chrétiens et surtout les apostats.
> Dans la sourate 66 verset 9, il est écrit
: » Ô Prophète! Mène la lutte contre les mécréants, les infidèles et les hypocrites et sois rude à leur égard. Leur refuge sera l’ Enfer et quelle mauvaise destination. »
> Dans la sourate 33 verset 26: » Et Il a fait descendre de leurs forteresses ceux des gens du Livre qui les avaient soutenus (les coalisés), et Il a jeté l’effroi dans leurs cœurs ; un groupe d’entre eux, vous tuez, et un groupe vous faites prisonnier». 
Dans ce verset Allah parle des juifs de Banu Qurayza à Yathrib en 627.
> Dans la sourate 4 verset 89, il est écrit
: « S’ils sombrent de nouveau dans la mécréance, saisissez-les et tuez-les partout où vous les rencontrerez. Ne prenez ni protecteur ni défenseur parmi eux.»
> Ces versets coraniques, n’appellent-ils pas au meurtre ouvertement et à la guerre sainte?
> Et Mahomet, n’avait-il pas dit, avant le massacre de la tribu juive de Banu Qurayza : «tuez les juifs où vous les trouverez. »
?
> En 627, il fit massacrer plus de 800 juifs de Banu Qurayza et décréta la purification ethnique en chassant les juifs de Médine.

> La haine du juif est inscrite dans le coran et dans les hadiths.
> Alors, il est temps en France et ailleurs dans le monde que l’on enseigne un nouveau islam débarrassé de tous les textes qui appellent au meurtre, à la guerre, à la haine, car il y va de l’avenir du vivre ensemble…
> La balle est dans le camp des théologiens musulmans et surtout ceux de France et leur devoir moral est de condamner sans détour l’islam salafiste, car faire la politique de l’autruche ne fera qu’évoluer dangereusement la situation…



Auront-ils le courage d’agir ?
> Comme ils sont habités par la takkya, le doute est permis mais ne pas dénoncer le fondamentalisme islamique abject, c’est criminel…

Citation:
Hamdane Ammar


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F Fenelon


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Frère Jacques


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Messages: 309
Localisation: Marseille

MessagePosté le: Sam 24 Mar - 17:53 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

L’étrange relation entre Mohamed Merah et Bernard Squarcini

Un jeune de banlieue particulièrement perturbé qui entre en confidence avec les fonctionnaires 
 des services spéciaux français : on aura tout vu, décidément, sous la présidence 
 de Nicolas Sarkozy. Car ne nous leurrons pas : c'est bien ce qui s'est passé,  
au point aujourdhui d'en arriver à regarder tout autrement ce qui s'est passé à Toulouse. 
 En ce moment, on le voit tous les jours, les américains, via leurs drones tueurs, 
 liquident un par un tous leurs anciens amis talibans. Sysématiquement.  
Ceux qui les ont tant aidés jadis à repousser les soviétiques en Afghanistan.  
  Partir du pays, certes, mais en ne laissant derrière eux rien qui puisse ressurgir  
un jour de leurs agissements et de leurs compromissions avec ceux qu'ils vitupèrent 
 tous les jours depuis qu'ils se sont retournés contre eux.


En France, nous ne possédons pas de drone (sinon des copies israéliennes recarossées  
par Serge Dassault, pour nous les vendre à un prix exorbitant). 
 Mais nous pratiquons de même, en éliminant ceux qui, à un moment de leur vie, 
 ont pactisé avec des services placés aujourd'hui au pied du mur et forcés de révéler 
 leurs liaisons douteuses. Et même apeurés par les possibles révélations, à en avoir pris 
 les devants aujourd'hui dans les colonnes du Monde.


Mohammed Merah lui aurait dit, à lui où à un de ses fonctionnaires "de toute façon,  
je devais t'appeler pour te dire que j'avais des tuyaux à te donner, mais en fait, 
 j'allais te fumer (*)," finit par lâcher Bernard Squarcini dans une interview sollicitée  
au journal le Monde pour tenter de masquer son rôle délétère dans ce qui devient 
 une histoire sordide, comme si les meurtres d'enfants d'une école juive ne l'avaient pas 
 encore assez été. Qu'est-ce qui peut faire qu'un paumé de banlieue de 23 ans puisse  
parler sur ce ton à l'instance la plus haute, en France, des services de sécurité du pays ?  
D'où lui est venu cette familiarité, à ce jeune meurtrier qui écrivait pourtant à son juge 
 sur un ton très respectueux ? Pourquoi en était-il arrivé à autant de familiarité avec 
 ce fonctionnaire ou ses subordonnés ? Pourquoi en être arrivé à vouloir souhaiter 
 tuer celui qu'il aura eu pendant des mois comme interlocuteur privilégié ?  
S'est-il senti trahi ? Pourquoi en est-il arrivé, avant de voir sa vie se terminer au bout 
 de l'entonnoir qu'il s'était construit, ou qu'on lui avait fabriqué, à vouloir dire  
qu'il avait "mis la France à genoux ?" En quoi pouvait-il penser l'avoir fait en  
commettant de pareils actes ?


Pour une raison simple : on lui avait confié un rôle. Un double rôle, à l'évidence. 
 Le jeune jihadiste devait en avoir à nous dire, en effet. 
 Et mort, Bernard Squarcini s'est empressé de parler à sa place. Tellement rapidement 
 que le soupçon n'est même plus supposé. Le lendemain même où le pantin terroriste 
 été retrouvé en bas de son immeuble criblé de balles, l'homme qui avait demandé à 
 le rencontrer à l'automne 2011 est venu aussi vite parler à sa place, pour nous dresser 
 un tableau hallucinant du personnage, mais aussi et encore plus de ses propres relations avec lui. 
 A dresser le tableau de quelqu'un qui le connaissait très bien depuis... 2007.  
Celui d'un jeune de banlieue sans le sous, ou vivant d'un RSA  
(un peu plus de 400 euros par mois) ayant déjà fait tamponner son passeport dans neuf pays, 
 et non des moindres. Mais laissons donc le "Squale" en dresser lui-même la longue liste : 
 "il a passé du temps chez son frère au Caire après avoir voyagé au Proche-Orient : 
 Turquie, Syrie, Liban, Jordanie, et même Israël. A Jérusalem, la police découvre 
 un canif dans son sac puis le relâche. Ensuite, il se rend en Afghanistan en 
 passant par le Tadjikistan. Il prend des parcours qui sont inhabituels et n'apparaît pas  
sur nos radars, ni sur ceux des services extérieurs français, américains et locaux. 
 Il arrive le 13 novembre à Kaboul, il est contrôlé le 22 novembre à Kandahar  
et il rentre en France le 5 décembre 2010." Neuf pays vous ai-je dit : oui, car à la liste, 
 il faut aussi ajouter le Pakistan et même... l'Iran, qui comme chacun le sait, est un pays 
 où l'on rentre très facilement... c'est bien connu !!! "Un autre élément troublant sur les 
 déplacements de Mohamed Merah reste à éclaircir : sa présence en Iran "à deux reprises"  
d'après une source militaire française en Afghanistan. Interrogée par Le Monde, mercredi,  
la DCRI, chargée du contre-espionnage et de la lutte antiterroriste, a démenti ce séjour"  
apprend-t-on encore ce jour.


En fait, fort étrangement, ce n'est même pas le gros poisson de la sécurité française  
qui prend les devants en 2010. C'est le jeune de banlieue, fiché pourtant comme 
 délinquant à surveiller par la police ou la médecine psychiatrique, qui décroche  
son portable et appelle Squarcini en personne : et il ne le fait pas alors qu'il est rentré, 
 non, il le fait... à partir du Pakistan même. Tout le monde sait bien que c'est d'un naturel fou, 
 pour un gamin de Toulouse qui avant ses voyages à 21 ans n'a jamais mis les pieds au dehors  
de la ville rose, à part une petite incursion en Espagne, d'appeler de son propre chef  
les services de renseignements français, au prix où sont les communications téléphoniques,  
même au fin fond d'une échoppe de communication pakistanaise :  
" Mohamed Merah l'appelle le 13 octobre 2011 car il n'est pas en France à ce moment-là,  
il est au Pakistan. "Dès que je rentre, je vous contacte", a-t-il dit. 
 Le 3 novembre, il rappelle de l'hôpital Purpan, à Toulouse, ou il est hospitalisé  
pour une hépatite. "Dès que je sors, je viens vous voir", assure-t-il. 
 Il fait preuve d'une excellente coopération, d'éducation, et de courtoisie" raconte 
 le chef du renseignement français. Car, fait totalement hallucinant pour celui qui a déjà  
eu maille à partir avec la police locale (au point de vouloir dégommer son représentant !) ;  
et vient de sortir d'une période de 9 mois de prison (pour une condamnation à 18 mois,  
preuve qu'emprisonné il s'est montré plutôt coopérant, pour une tête brûlée manifeste),  
celui qui possède un casier judicaire lesté de 15 condamnations pour des faits sérieux 
 (dont des agressions physiques), vient tranquillement causer le bout de gras avec un 
 fonctionnaire de la police du plus haut niveau (Squarcini parlant d'un de ses afjoints 
 comme interlocuteur). Et c'est lui qui propose le rendez-vous ! Un fonctionnaire un peu à côté 
 de ses dossiers, puisqu'il oublie de lui parler ce jour-là d'une interdiction de prendre  
un avion américain, pour le cas où il y aurait une prochaine fois de programmé pour 
 ses talents évidents de voyageur sans le sou vaillant.


Les autres services secrets, ceux de la concurrence pourrait-on dire, qui ont stipulé en 2011 
 que la rixe à laquelle a participé notre excité vient de lui fermer définitivement la porte 
 des voyages sur les lignes US. C'est la deuxième fois, en prime, que les services US  
envoyaient la menace à leurs collègues français. la première fois, c'était en 2010...  
et ce sont eux qui avaient payé le retour à la case départ du Toulousain.  
Ce que raconte, toujours à sa façon, son illustre confident Squarcini :  
"après un simple contrôle routier à Kandahar, en Afghanistan, en novembre 2010, 
 qui est effectué par la police afghane. Ils le remettent aux Américains qui l'ont forcé  
à remonter dans l'avion pour rentrer à Kaboul. La direction de la sécurité et de la protection 
 de la défense (DPSD), un des services de renseignement des armées, nous a signalé l'incident". 
 Un an avant que le jeune homme se propose de venir s'expliquer, les gens à qui 
 il s'adressaient savaient déjà tout de lui, via l'ambassade française au Pakistan et celle 
 d'Afghanistan qui avaient averti la France du "cas" Mérah.  
On a dit qu'il avait un "lourd passé", à Toulouse. Ailleurs aussi, sans nul doute !


Un cas passionnant en effet : débarqué devant les fonctionnaires, raconte toujours l'homme  
à l'allure du prédateur des mers, dont il a gardé le surnom, voilà notre étrange  
Phileas Fogg de banlieue venir étaler ses photos de vacances, assure le proche  
de Nicolas Sarkozy, avec un Merah qui le prend bien entendu au mot, dans une séquence 
 qui tourne au surréalisme : "il vient à l'entretien avec sa clé USB qui contient 
 ses photos de voyages. Il demande à s'allonger sur la table pour pouvoir discuter  
parce qu'il est malade, dit-il. Il explique en photos tout le parcours touristique  
qu'il a réalisé au Proche-Orient, en Afghanistan et au Pakistan.  
" Un fonctionnaire des services de renseignement qui feuillette un album de photos "familial" 
 ou de randonnée et semble s'en contenter, avouez que c'est tout aussi rare qu'un tueur 
 en scooter qui circule sur un engin dont on connait la trajectoire au mètre près grâce  
à sa puce émettrrice incorporée ! Sidérante scène !!! Racontée ce jour par 
 Bernard Squarcini en personne !


Alors, reprenons un peu nos esprits, choqués à la fois par les crimes commis et par ce 
 qu'on lui a demandé de faire quelques mois auparavant, à ce Mohammed en scooter. 
 Les américains, a-t-on dit, ont déclaré le jeune banlieusard persona non grata au Pakistan. 
 Très bien, découvrons exactement pourquoi, en examinant où notre photographe de vacances 
 s'est rendu pour remplir sa clé USB. Pour cela, il suffit de demander à son frère.  
Ou à sa mère, tiens, plutôt. Cette dame, qui semble bien avoir eu tout le mal du monde  
à élever ses enfants après que son mari ne l'ait quittée pour rentrer en Algérie, 
 s'est depuis remariée. Avec un monsieur dont le nom de famille est Essid. 
 Un nom que les fonctionnaires de la DGSE de l'époque connaissaient bien : 
 ce monsieur a en effet lui-même un fils, qui s'appelle Sabir Essid. 
 En 2007, en Ariège (et donc a proximité immédiate de Toulouse), 
 il avait fait parler de lui, ce garçon. Et pas qu'un peu, car la presse titrait alors 
 "une filière terroriste démantelée à Toulouse". Une filière où des noms étaient apparus. 
 Et mieux encore : une filière bien connue de la DGSE ! Qui emmagasine dans 
 ses ordinateurs regroupés en "clusters" dans une immense salle blanche des millions 
 de fichiers, sur des prérendants au terrorisme... ou sur les groupes de djihadistes, 
 alors que Mérah continue à être présenté comme un "loup solitaire"...


A l'époque, comme récemment, on avait indiqué la méthode pour les "surveiller" :  
"La détection d'un islamiste radical parti pour l'Afghanistan ou envisageant de le 
 faire commence souvent dans le secret du bureau d'un magistrat antiterroriste  
ou d'un policier de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). 
 Les enquêtes en cours sur les « nouvelles filières afghanes » permettent d'identifier 
 les membres des groupes plus ou moins organisés envoyant des « volontaires ». 
 Chaque individu et ses proches font l'objet d'une surveillance.  
Les écoutes téléphoniques, les interceptions Internet, les témoignages recueillis 
 dans l'entourage, l'aide éventuelle d'indicateurs permettent souvent de « découvrir » 
 un ou plusieurs nouveaux djihadistes." Une méthode qui n'a donc pas marché,  
mais le Figaro comme le Squale ont la solution à ce dysfonctionnement : 
 "Cette détection ne connaît qu'une seule faille : elle suppose l'existence  
d'un réseau, même informel. Un homme seul partant par ses propres moyens 
 a des chances de passer inaperçu. Selon les déclarations du procureur de la République 
 de Paris, ce serait le cas de Mohamed Merah, parti pour l'Afghanistan sans passer 
 par des « facilitateurs » liés à des groupes radicaux". D'où le pilonnage de la presse  
actuellement pour présenter la thèse du loup... agissant seul. 
 En Ariège, c'est vrai que les loups on connaît... "Chercheuse à la chaire d'histoire 
 du monde arabe du Collège de France, Nora Benkorich note que dans 
 la mesure où des témoignages et plaintes ont montré que Merah pouvait avoir  
un comportement dangereux, les autorités "ont plutôt intérêt à miser sur un loup solitaire 
 chez qui les meurtres ne pouvaient pas être anticipés", note finement Rue89.


En 2007 en prime, c'était déjà une répétition, car"ce n'est pas la première fois  
que de jeunes extrémistes se revendiquant d'Al Qaïda font parler d'eux à Toulouse" 
 écrivait alors la Dépêche. "Preuve de l'enracinement d'un phénomène inquiétant 
 dans les cités, comme du travail de fond de la mouvance salafiste. Fin 2006, en Syrie, 
 non loin de la frontière avec l'Irak, deux jeunes hommes sont arrêtés. 
 L'un est un Albigeois de 28 ans, Thomas Barnouin, l'autre un Toulousain de 22 ans, 
 Sabri Essid. « Des frappés qui étaient prêts à se faire sauter en Irak »,  
lâche alors une source proche de l'enquête. Expulsés en France, les deux jeunes  
sont cueillis à Roissy par la police qui les attend." Des jeunes, en 2006,  
provenant des mêmes quartiers : "Issus des quartiers de la Reynerie, de Papus, 
 des Izards, Stéphane Lelièvre, Imad Djebali, Mohamed Megherbi et Sabri Essid, 
 ainsi que l'Albigeois Thomas Barnouin, partageaient leur vie entre petits boulots 
 et prières à la mosquée. Ils s'étaient mis en tête de résister aux Américains  
présents en Irak". Regroupés par ce que la Dépêche résume ainsi sans hésiter : 
 "c'était le bureau de recrutement pour le djihad islamique". 
 Le salafisme toulousain, c'est donc comme le cassoulet du même coin ; aujourd'hui, 
 c'est la version réchaufée qui est celle la plus prisée. Dès 2007, on savait tout de la filière, 
 comme quoi les "entraînements" armés n'avaient pas lieu au Pakistan mais... en Egypte :  
'La filière toulousaine, elle, fonctionnait depuis plusieurs mois, et aurait recruté 
 une dizaine d'apprentis djihadistes, dont certains auraient rallié la Syrie en bus.  
« Il y avait une première phase d'endoctrinement, explique un enquêteur. 
 Puis, les jeunes étaient envoyés en Égypte, pour des séjours de plus en plus longs. » 
 Une phase de préparation, plus dure, était ensuite organisée : stages sportifs,  
conditionnement à base de vidéos de combats de djihad. Les candidats djihadistes  
devaient compléter leur « formation » en Égypte, dans une école du Caire, avant 
 d'atteindre l'Irak, via la Syrie.'


Les officiers de la DGSE, qui les"cueillent" à leur descente d'avion de Syrie, à une époque  
où ce pays coopérait avec la France, Sarkozy commençant un rapprochement  
certain avec El-Hassad. Une DGSE qui en ramasse plein ses filets, de salafistes :  
"Le lendemain, le 14 février 2007, un vaste coup de filet est aussitôt déclenché par  
la Sous-direction anti-terroriste, la Police judiciaire et les RG. A Reynerie, à Papus, 
 aux Izards, dans la banlieue parisienne et dans le village d'Artigat en Ariège, 
 onze personnes sont interpellées. Dans les filets des enquêteurs : 
 des jeunes de nationalité française. Certains sont originaires du Maghreb. 
 Beaucoup sont de récents convertis à l'islam. À Artigat, un couple franco-syrien,  
âgé d'une soixantaine d'années, est soupçonné d'avoir joué les prédicateurs. 
 Le 23 octobre 2007, dans la même affaire, lors d'une seconde vague d'interpellations 
 dans la Ville rose et le Lot, les policiers arrêtent un Toulousain. Officiellement étudiant, 
 il aurait formé au combat rapproché les deux candidats au Jihad. 
 Des cités toulousaines à l'Irak, c'est toute une filière d'endoctrinement, 
 d'acheminement et de combat que les policiers estiment avoir démantelée". 
 La Syrie, comme zone d'envoi pour passer en Irak, et aller se faire un bel avenir 
 (mais plutôt bref) de kamikaze, pour la simple raison que le gourou religieux ariègeois 
 était (et est toujours) Syrien d'origine ! Des gens "surveillés de près" à l'époque :  
"les membres du réseau toulousain étaient étroitement surveillés depuis  
plusieurs mois par les renseignements généraux, la police judiciaire et la sous-direction  
antiterroriste (SDAT)." Au point de les attendre au bas de l'échelle de coupée à leur retour, 
 ce que Bernard Squarcini ne sait plus faire (ou ne souhaite plus faire) en 2010 et 2011, 
 au retour des deux voyages de Mohammed Mérah ! Le Figaro semble lui aussi depuis avoir 
 oublié sa description forte du cas de Thomas Barnouin, devenu Thomas-Abdelhakim... 
 et son itinéraire à la Merah !


Un Barnouin déjà très "écouté".... "Il quitte Médine juste avant un coup de filet  
des services de sécurité saoudiens. Mais sa trace n'est pas perdue pour autant.  
Les Saoudiens ont enregistré ses communications téléphoniques avec deux 
 amis toulousains, auxquels il a donné rendez-vous en Syrie. Durant ses trois ans à Médine,  
Barnouin est resté également en contact avec les autres membres du réseau toulousain, 
 démantelé en février par les policiers français. Parmi les huit hommes mis en examen, 
 le cerveau du groupe, cheikh Olivier Qorel, 60 ans, Français d'origine syrienne, 
 habitant Artigat, un village de l'Ariège. C'est lui qui convainc Sabri Essid,  
un compagnon de Barnouin, d'aller rejoindre ce dernier en Syrie, via la Bulgarie  
et la Turquie. « Tu retrouveras ta copine au paradis, mais avant vend ta voiture 
 et règle tes dettes » lui enjoint Qorel."


Un prototype de Mohammed, que ce Barnouin, comme le décrit le Figaro, qui oublie 
 régulièrement qu'il détient des trésors qui disent le contraire de ce que sa direction 
 actuelle aux ordres lui fait écrire : "comme la plupart des 25 à 30 djihadistes français, 
 partis depuis quatre ans dans l'ancienne Mésopotamie, il n'avait pas d'expérience  
militaire. Si ce n'est les exercices de combat rapproché, auxquels les membres du  
réseau toulousain s'entraînaient régulièrement à cinq heures du matin dans une  
cité de la Ville rose. « Pour être prêt physiquement le jour où l'on devrait partir 
 pour la guerre sainte », reconnaîtra l'un d'entre eux. « Même si on est loin des camps d'al-Qaida  
en Afghanistan, ce n'est tout de même pas très rassurant », s'inquiète un policier. 
 D'autant que sur leurs ordinateurs, les enquêteurs ont retrouvé un florilège de vidéos 
 islamistes. L'une d'elles livrait la recette de fabrication d'une bombe artisanale. 
 Une autre martelait que « la meilleure mort, c'est la mort au combat ».  
Pas besoin de s'entraîner au Pakistan, donc : une "cité" toulousaine suffit !


Une filière qui atterrit donc logiquement en prison, après un procès en juin 2009  
où apparaît un autre nom, comme "sympathisant " : celui d'Abdelkader Merah 
 "soupçonné mais pas inquiété" dit la Dépêche. Le frère de l'autre.  
Un frangin qui a une emprise notable sur son petit frère, une emprise religieuse 
 que les policiers connaissent là encore très bien : "son voyage en Irak aurait  
été facilité par son frère Abdelkader connu des services de police français pour 
 avoir participé à l'organisation d'une filière islamiste basée dans la région toulousaine  
en direction de ce pays. Ce frère et sa sœur, considérés comme les "religieux 
 de la famille Merah", selon un policier de la Direction centrale du renseignement 
 intérieur (DCRI), auraient séjourné au Caire dans une école coranique où  
la proximité avec les réseaux salafistes régionaux ont permis de mettre sur pied cette filière." 
 C'est fou ce qu'il connaît sur cette famille, notre requin élyséen ! Et c'est fou ces facultés 
 à ne pas se rappeler du rôle "militaire" du grand frère, à entraîner les jihadistes en Egypte, 
 dans son fief !


Fait tout aussi sidérant : qui donc retrouve-t-on comme porteur d'oranges à la prison 
 où sont enfermés les salafistes désireux de finir en martyrs explosés, dont le fils  
du futur beau père de Merah ? Mohammed Merah en personne, pardi, alors âgé de 19 ans ! 
 "En 2008, Mohamed Merah avait obtenu un permis pour rendre visite en prison à Sabri 
 Essid, ex-grutier, l'un des principaux protagonistes de ce groupe. Les services de 
 police notent, à cette époque, qu'il lui apportait de l'argent. Sabri Essid a été arrêté, 
 les armes à la main, à la frontière entre la Syrie et l'Irak." 
 Un beau-frère embrigadé dans un mouvement salafiste, Mohammed qui le rempace, 
 mais qui n'est pas considéré comme membre du groupe ? On croît rêver ! 
 Cela, l'année même ou le "Squale" devient le directeur de la DCRI (officiellement créée 
 le 1er juillet 2008 par décret du Président de la République, une nomination qui  
a l'art de rendre furax les anciens de la DST et des RG, forcés à fusionnner). 
 Une volonté Elyséenne, de "surveiller de plus près le terrorisme", le dada  
d'un président qui crée alors avec "Mam" une sorte de Homeland Security 
 à la française, calqué entièrement sur le modèle US. Un Président qui vient 
 également de nous balancer il y a deux jours une tirade sur l'apprentissage 
 de l'islamisme extrémiste en prison... à partir de l'exemple de quelqu'un qui  
ne l'était pas alors, en prison, mais qui allait porter des oranges à  
un taliban en herbe !!! Condamnera-t-il aussi les porteurs d'oranges ?


Les voyages, c'est bien connu, ça coûte. Neuf pays, ça coûte bonbon quand on ne gagne...  
rien, comme cela était le cas pour le tueur toulousain. De l'argent provenant de où alors ?  
A coup sûr, en 2007 et 2008, du groupe qui soutient notre autre salafiste près  
à aller jouer les bombes vivantes en Irak. Un mouvement qui envoie aussi ses recrues  
au Pakistan, via un obscur mouvement ouzbèke, ce qui va arriver illico à 
 notre Mohammed, remplaçant sur le pouce du beau-frère purgeant sa peine de prison : 
 il a en effet été "pris en charge par le Mouvement islamique d'Ouzbékistan (MIO),  
qui a pour tâche, depuis la chute des talibans en 2001, d'encadrer les "étrangers"  
qui viennent combattre "les infidèles" en Afghanistan ou les forces de sécurité  
pakistanaises qui tentent, périodiquement, de les déloger. Le MIO, qui intègre  
aussi les combattants déclarés d'Al-Qaida, opère sous l'autorité du 
 Tehrik-e-Taliban Pakistan (Mouvement des talibans du Pakistan, TTP)."


Le Tehrik-e-Taliban ? Voilà qui devient passionnant.  
C'est en effet le mouvement de Baitullah Mehsud, celui qui est soupçonné 
 d'avoir commandité l'assassinat de Benazir Bhutto ! Les américains, là-bas, 
 avaient leur "envoyé spécial" de la CIA, Michael Headley, qui n'a pas fini mort, 
 lui mais a hérité depuis de la prison à vie sans qu'on ne sache dans quelle prison 
 exactement (façon Ali Mohammed, que sa propre femme cherche toujours aujourd'hui !)  
ou ont même un successeur (Raymond Davis), qui se fera bêtement prendre dans 
 un sorte de rixe en pleine rue. Les français ne semblant avoir personne, là-bas.  
Sauf, il est vrai, un jeune "touriste" de 22 ans, qui arrive même à se faire engager  
dans les mêmes camps d'entraînement que surveillait également Headley... 
 malgré un stature qui n'est pas d'athlète, et qui prend des photos de "touriste" de la région... 
 avant de sagement les rapporter sur une clé USB à qui vous savez.  
Tout cela avant de se faire repérer pour "faits de droit commun" et de se retrouver 
 à l'ambassade de France, renvoyé par la police pakistanaise, qui prend soin 
 quand même d'aller consciencieusement vider sa chambre d'hôtel (car notre banlieusard 
 a débarqué àl 'hôtel et non en chambre d'hôtes comme il en existe des milliers là-bas).


Un parcours bien singulier, donc, que celui de notre photographe du dimanche... pakistanais. 
 Qui n'a donc pas beaucoup d'amis à Toulouse, à-t-on appris depuis, parlait peu,  
mais s'épanchait beaucoup chez les fonctionnaires de la DRCI. 
 "Les éléments détenus par les services spécialisés montrent donc des liens entre 
 le tueur présumé de Toulouse, le MIO et le TTP qui lui ont permis d'accéder 
 à cette zone dangereuse, l'ont formé et encadré. Ces connexions avec des structures 
 terroristes reconnues remettent en cause le statut de "personnage solitaire"  
de Mohamed Merah. Il est par ailleurs surprenant qu'il ait échappé au contrôle 
 de la CIA ou de son homologue française, la DGSE, qui prêtent une attention 
 toute particulière aux combattants djihadistes étrangers venus dans la région 
 et qui constituent une menace terroriste majeure pour leur pays d'origine". 
 Une DGSE qui n'a toujours pas digéré les prérogatives étendues dont s'est emparé 
 le vorace Squale. Une DGSE qui serait passé à côté de la plaque... Mérah. 
 Pas d'amis ou peu à Toulouse, mais un correspondant privilégié qui lui parlera,  
à sa demande, derrière la porte où il s'était retranché pour ses dernières heures d'existence : 
 "c'est d'ailleurs avec ce fonctionnaire qu'il a "souhaité parlé" lors des négociations 
 avec le RAID, semblant avoir établi avec lui "un rapport de confiance" avoue  
encore Squarcini. Un "rapport de confiance" qui en dit long, très long, sur les étranges 
 relations entre le terroriste toulousain et les services secrets français.


Sur France-Info, avant-hier, un commentateur avisé avait évalué l'impressionnant  
arsenal saisi chez Mohammed Merah à environ 5000 euros au bas mot(ndlr: 
 20 000 aurait dit Mohamed au raid). Le jeune désœuvré, apprenti carrossier 
 ayant acheté son stock grâce à des "cambriolages", présentés depuis hier 
 comme de "simples larcins". Personnellement, voyez-vous,  
je verrais davantage des revenus provenant de ventes de photos, mais bon, 
 je ne sais pas combien ça se vend, des paysages pakistanais où apparaîtrait  
un bout de camp du TTP ! Comme ça, par simple analyse et le flair émanant 
 de la déclaration ahurissante de Squarcini, à peine le corps de son "correspondant" 
 refroidi. Car il existe de sales histoires qui sentent fort mauvais, et celle  
d'un jeune de banlieue prenant aussi souvent l'avion pour se balader autant 
 en deux ans à l'art de remuer des remugles que n'aurait pas renié l'as en la matière, 
 Charles Pasqua, le formateur d'un certain... 
 Nicolas Sarkozy. "Charly" avait en son temps réussi à envoyer au Burkina Faso  
des prétendus terroristes islamistes qui ne l'étaient en rien, islamistes.  
Envoyés là-bas sans le sou, ils y sont encore, et pensent toujours à lui, pour sûr.


Envoyé, revenu et... poussé à agîr, mais cette fois en France. 
 Une chercheuse en histoire du monde arabe au Collège de France, 
 Nora Benkorich va plus loin encore : « J'ai lu beaucoup de mémoires de djihadistes, 
 et ce sont tous des radicaux très extrêmes dans leur islamisme.  
Le côté bon vivant de Mohamed Merah montre, au contraire, qu'il n'a pas agi par 
 conviction profonde. Il faut donc s'interroger sur les moteurs de ses actions. 
 Et parmi les hypothèses, il y a celle d'une commande, d'une influence  
exercée par d'autres personnes sur lui afin qu'il commette ces assassinats. »  
Ce qu'on découvrira peut-être en épluchant les participations de Mérah à  
des blogs et notamment au site du groupe Forsane Alizza, dissous par Guéant  
en janvier dernier, et ses forums où l'on pouvait s'inscrire pour un entraînement 
 à la guérilla urbaine ! Bien monté en sauce, nôtre jihadiste devient vite chaud  
comme un cassoulet devenu trop bouillant !


Mohammed Méeah, lui, s'est retrouvé en apprenti-taliban ayant flirté de trop près  
avec des apprentis sorciers, qui ont fini par décider de se passer de ses services 
 après l'avoir bien manipulé. J'ai vu ce soir son appartement, ravagé par le tir 
 de 300 cartouches diverses et l'envoi de grenades.  
En voyant sa cuisine, j'ai pensé à un tir de HellFire à partir d'un drone, dans 
 les zones tribales du Pakistan ! On vient d'apprendre qu'il a été atteint de plusieurs balles  
(dont deux mortelles,) la plupart, souligne le médecin légiste, tirées dans le dos. 
 Ce qui est en complète contradiction avec Amaury de Hautecloque, le responsable du RAID, 
 dont le témoignage sur France 2 le 23 mars, laisse plutôt pantois.  
Ses armes "non létales" qui laissent 300 douilles vides et qui criblent quand 
 même le corps du forcené restent une belle vue de l'esprit, comme l'est aussi  
la nouvelle idée de l'usage de lacrymogène, survenue après que le web ne 
 se soit emparé des reproches à faire à ce ratage manifeste.  
Jamais auparavant il n'y avait eu allusion à son usage. 
 Son "je donne l'ordre à mes hommes de ne pas riposter", les riverains on pu l'entendre, 
 en effet, et nous aussi en direct sur BFM : Mérah a tiré une trentaine de projectiles 
 (il aurait possédé sur place trois Colt 45), en face dix fois plus.  
Son "honoré de se mesurer au Raid" une auto-admiration même pas déplacée,  
plus que gênante. Les crimes de Merah ont été les pires de ses seize dernières 
 années en France Mais j'aurai aimé, tout criminel odieux qu'il ait pu être, 
 l'entendre nous dire ce qu'il faisait en novembre 2011 dans le bureau de quelqu'un 
 venu hier nous dire qu'il venait lui rapporter ses photos de vacances d'un endroit 
 régulièrement bombardé par des drones, car infesté de terroristes talibans 
 qui tuent eux aussi femmes et enfants.


On a parlé de fiasco, pour l'intervention. Personnellement, je pense que pour 
 Bernard Squarcini c'est une superbe réussite. La France ne possède pas de drone tueur, 
 mais arrive à faire exactement la même chose sans.


(*) avant hier soir, dans le journal de France 2, la phrase a perdu son langage d'origine  
""de toute façon, je devais t'appeler pour te dire que j'avais des tuyaux à te donner, 
 mais en fait, j'allais te tuer" (*),"
 
Notes :
RAID : Tentative de débriefing
Par Georges Moreas
http://moreas.blog.lemonde.fr/2012/03/24/raid-tentative-de-debriefing/


Christian Prouteau, le créateur du GIGN, critique l’opération du RAID. Robert Broussard,
créateur de la Brigade anti-commando et initiateur du RAID, critique Prouteau.
Tandis que l’ancien patron de l’Unité d’intervention de la police israélienne, Alik Ron,
déclare sans ambages : « Toute l’opération ressemble à une démonstration de stupidité ».

Alors qui faut-il croire ?


Prouteau a raison sur un point : Il fallait tendre une souricière.
Autrement dit organiser une planque et « sauter » Mohamed Merah au moment où
il sortait de chez lui. Les risques n'étaient pas nuls, mais les chances de succès étaient importantes. Broussard, d’ailleurs, ne le reprend pas sur ce point.
 Il serait bien en peine, puisque c’est la technique que lui-même avait privilégiée
 pour arrêter Mesrine. Vous me direz, le résultat est le même dans les deux cas.
 Oui, mais pour Mesrine, aucun policier n’a été blessé.


Donc, c’est une première erreur. Ce n’est pas celle du RAID mais des autorités
 de l’État qui drivaient l’opération. Le problème, évidemment, c’est que cela
 pouvait prendre du temps. Mais probablement moins de 30 heures.


Donc, on a préféré la grosse artillerie. Avec ordre d’intervention en pleine nuit,
après accord du juge des libertés et de la détention (Art.706-89 du CPP).
Eva Joly n’a pas tort de dire qu’on agissait dans le cadre d’une opération
de police judiciaire. L’autorité opérationnelle du ministre de l’Intérieur devait
donc s’effacer devant celle des magistrats.


Mais ne chicanons pas.


Les hommes du RAID donnent l’assaut. Peut-être à ce moment-là ont-ils
un peu sous-estimé Mohamed Merah. Après tout, un jeune de 23 ans,
seul dans un appartement, ils en ont vu d’autres… Ils se font cueillir sèchement.
 C’est là où survient, me semble-t-il, la plus grosse erreur :
on leur enjoint de battre en retraite.


Or, ce qui différencie une opération militaire d’une opération de police, c’est que
pour la police (ou la gendarmerie), il ne peut y avoir ni retraite ni reddition.
C’est un principe républicain : force doit rester à la loi.
On imagine la rage de ces policiers d’élite d’avoir à se replier alors que deux
 des leurs sont blessés…


On est donc à présent dans la situation où Merah sait qu’il est découvert et cerné.
Si l’on se glisse dans sa peau, il a deux possibilités : se rendre ou mourir.
Et l’on commence à négocier. Jusqu’à présent, j’avais cru comprendre que
la négociation visait à sauver la vie des otages. Mais ici, pas d’otage.
 En fait, on négocie la vie de l’assassin présumé (fortement) de sept personnes.
 Normalement, une fois l’opération commencée, on la termine.
 Certes on fait tout pour éviter de tuer le suspect, mais si on se fait canarder,
 on riposte. Ça, ce n’est ni de gauche ni de droite, c’est dans la loi.


« Qui attend 30 heures quand il n’y a pas d’otage ? » interroge le policier israélien.
 Durant ces longues heures de siège, non seulement Merah roule les autorités
 dans la farine, en leur disant un coup noir un coup blanc, mais il s’organise, il se barricade.
 Et surtout, il tient la vedette dans tous les médias. Plus grave encore, s’il a des complices,
il leur donne le temps de prendre le large et éventuellement de détruire les preuves.


Lorsque le nouvel ordre de donner l’assaut intervient, en haut lieu, on insiste de nouveau :
 Il faut le capturer vivant. C’est presque une insulte. Les policiers du RAID ne sont pas
des tueurs. Au contraire, ils sont formés pour neutraliser les suspects.
 Et s’ils doivent tirer, ils ont suffisamment d’entraînement et de sang-froid pour
 viser des parties non vitales. Or, le chef du RAID a, d’après ses dires,
 doté ses hommes d’armes non létales. Ce qui a dû leur compliquer sérieusement
la tâche lorsqu’ils se sont trouvés sous un feu nourri. Ordre ou pas, la réplique
a été sévère. Je n’ai pas le souvenir d’une intervention où autant de cartouches
 aient été tirées dans un si petit espace !


Alors, cette opération est-elle une réussite ? Difficile de dire cela alors que le suspect
a été criblé de balles et que cinq policiers ont été blessés. Dans la lettre que
le chef du GIGN, le général Thierry Orosco, adresse au chef du RAID, le contrôleur
général Amaury de Hautecloque, il conclut en disant : « Je compte sur toi pour
 nous faire part, au cours d’un débriefing, des enseignements que vous tirerez
 de cette opération. »


Je voudrais bien être une petite souris…


Mais le plus désastreux, dans cette histoire, c’est la vitrine médiatique que
l’on a fournie à Mohamed Merah. Et lorsque l’on entend dire qu’il est mort
comme il le souhaitait, les armes à la main, on frissonne.
Pour certains extrémistes,ne pourrait-il pas devenir un symbole?

Lire aussi:
http://moreas.blog.lemonde.fr/2012/03/22/mohamed-merah-loup-solitaire-ou-ag…

_________________

Une autre version,
qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche.


http://phdnm.org/


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MessagePosté le: Sam 24 Mar - 18:54 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

Quelle est ta source ? Si c'est moreas.blog.lemonde.fr, bravo ! Aller chercher des poux dans la tête de Sarkozy, c'est de bonne guerre pour un canard qui joue Hollande. Mais ce n'est pas la vérité. Suputations de journaliste pour qui tous les djihadistes et autres talibans sont manipulés par la CIA, les Services français ou le Mossad. Dormez en paix Français, tout celà ne sont que gesticulations pour "vous faire peur"... Le "bête imonde, on sait d'où elle vient et on sait qui elle est ! C'est Marine Le Pen et es idées qu'elle ... véhicule !"
Il est heureux que le type en question ait été abattu, par devant, par derrière, importe peu. Il n'est plus ! Pris vivant, c'était la prise d'otages à brève échéance avec demande d'échange. Maintenant reste à éradiquer la mouvance islamiste slafiste. Et vite !
_________________
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lebel


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MessagePosté le: Sam 24 Mar - 19:41 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

Admin a écrit:
Quelle est ta source ?
FJ pourrait il nous donner la source de cet interessant papier ?


Il est heureux que le type en question ait été abattu, par devant, par derrière, importe peu. Il n'est plus ! Pris vivant, c'était la prise d'otages à brève échéance avec demande d'échange. Maintenant reste à éradiquer la mouvance islamiste slafiste. Et vite !
                Je suis bien d'accord , ça evitera à la République d'avoir à payer les frais d'incarceration du bonhomme avant son procés .......ou il aurait trouvé un quelconque  Verges pour le defendre en insinuant  qu'il n'aurait été un " desperado" de banlieue , en lutte contre les americano sionistes , solidaire des palestiniens ...... etc 
               De plus , vivant , que nous aurait il  appris qu'on ne sache déja 


          Une similitude (risquée) avec Lee Oswald , abattu , avant d'avoir parlé ?





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MessagePosté le: Sam 24 Mar - 19:50 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

Similitude trés risquée... Derrière Lee Oswald, on sait maintenant qu'il y avait les services secrets américains. Mais là, il y a les terroristes islamistes. Nos ennemis communs avec les nazillons !
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MessagePosté le: Sam 24 Mar - 20:28 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

Mais là, il y a les terroristes islamistes. Nos ennemis communs avec les nazillons
 je te le fais pas dire .............encore que les premiers soient infiniment plus redoutables  Smile


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MessagePosté le: Sam 24 Mar - 21:27 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

La droite et la gauche ont le même intérêt puissant à la thèse du loup (variante : du fou) solitaire. Pour penser autrement, on peut être soit de droite soit de gauche, mais il faut être avant tout vigilant, travailleur et convaincu qu'on défend toujours mal une cause en travestissant ou en estompant des faits.

A droite, reconnaître que MM est un djihadiste actionné par Al-Qaïda reviendrait à avouer des échecs gigantesques, répartis sur deux quinquennats, en politique intérieure et extérieure. A gauche, cela obligerait à faire des nuances : certes l'Islam n'est pas notre ennemi, certes nous luttons pour une société ouverte et fraternelle, mais un certain nombre de musulmans ne nous veulent pas du bien; certes le traitement stupide et cruel des "quartiers" depuis quelques décennies offre des explications économiques et sociologiques au recrutement d'un nombre (remarquablement petit) de leurs habitants dans une contre-croisade, mais il ne faut pas se cacher ce recrutement et, au contraire, le voir bien en face pour le cerner, dans tous les sens du verbe.


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MessagePosté le: Dim 25 Mar - 10:00 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

L'islam fondamentaliste qui mène au Djihad commence avec le port du voile et de la burka. Et il suffit de se promener dans les rues de Marseille ou d'Avignon, pour constater, je dis bien constater, qu'il est maintenant présent partout !
Alors, qui aura le courage de dire aux Musulmans français (?) "Vous êtes ici en terre "occidentale", républicaine et laïque. Votre "religion", nous n'avons rien contre, mais elle doit se conformer aux Lois de la République, comme les autres religions. Donc pas de "communautarisme" particulier à votre religion !". La nourriture servie dans nos cantines scolaires sera comme celle qui l'était lorsqu'elles ont été créées, pour ne citer que cet exemple.
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MessagePosté le: Dim 25 Mar - 11:07 (2012)    Sujet du message: Tueries de Toulouse.. Répondre en citant

je veux bien causer voiles, burqas et cantines (trois choses bien différentes), mais est-ce le moment ?

Ce dont il s'agit pour l'instant, c'est du risque de voir une campagne électorale s'abîmer dans la violence verbale et physique, entre des catégories de toute manière appelées à vivre ensemble.

Au-delà de la victoire de Hollande par l'écart le plus large depuis de Gaulle, qui continue d'être imperturbablement annoncée, c'est l'état psychique du pays sous sa présidence qui commence à m'inquiéter.


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