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La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941

 
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Roro II


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Localisation: Sainte Victoire

MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 12:59 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant



La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 est-elle
 une preuve documentaire de la Shoah?




 - Sommaire -

Attention, tromperie facile ! 1


La lettre du Göring à Heydrich en date du 31 juillet 1939.
Un document présenté comme une preuve supplémentaire de l’ « Holocauste » 1


Le contexte 2


La lettre de Göring à Himmler 3


Attention,tromperie facile !



Le 10 octobre 2001,un grand quotidien belge,La Dernière Heure, titra
 en première page : « Objectif : 1 000 morts ». Au-dessous,on voyait une photo
 montrant des voitures sur la route.Sans autre explication,on pouvait tout imaginer,
 même les choses les plus sinistres.
Par exemple que l’État belge souhaitait tuer chaque année au moins 1000
automobilistes sur les routes afin de faire baisser le trafic.
 L’État belge aurait donc été un horrible assassin.
Or,la légende sous le cliché permettait de comprendre que les autorités belges
 ne souhaitaient tuer personne,bien au contraire. On lisait :


"Le gouvernement belge est bien décidé à mettre un terme à l’hécatombe sur nos routes.
 Le nombre de tués tourne actuellement autour des 1 500 chaque année.
 C’est beaucoup trop.Le but est de diminuer ce total d’un tiers pour 2006
et de moitié pour 2010,ce qui ne laisserait plus à terme que 750 mort".".

Cet exemple prouve qu’il est facile de tromper le lecteur en ne lui montrant
qu’une partie , bien choisie,d’un document.
La lettre du Göring à Heydrich en date du 31 juillet 1939
Un document présenté comme une preuve supplémentaire de l’ « Holocauste ».

Cela dit,prenons l’ouvrage de S. Bruchfeld et P. A. Levine «Dites-le à vos enfants».
Histoire de la Shoah en Europe. 1933-1945. A la page 73 où on lit que,
 le 31 juillet 1941, H. Göring signa « une directive donnant tout pouvoir aux SS
pour mettre au point une “solution totale à la question juive” »[[b]1[/b]].
Présenté ainsi,en ne citant que ce petit bout de phrase,ce document est très sinistre.
 A Nuremberg, d’ailleurs :

1°) L’Accusation qualifia ce document de « couronnement adéquat » de l’exposé
 des charges contre H. Göring [[b]2[/b]].

2°) Ce document permit d’asseoir la thèse selon laquelle l’extermination planifiée
 des Juifs aurait été préparée « au cours de l’été de 1941 »[[b]3[/b]].

3°) Ce document permit d’alléguer que H. Göring n’était pas resté
« indifférent ou inactif » lorsque les juifs étaient (prétendument) massacrés.
 Dans leur jugement,au chapitre des « responsabilités individuelles »,
 les juges écrivirent : « Bien que Himmler fût chargé de l’extermination des Juifs,
Göring […] était loin,en cette matière,d’être indifférent ou inactif.
 Par décret du 31 juillet 1941,il ordonna à Himmler et à Heydrich d’aboutir
 à une “solution totale de la question juive dans la sphère d’influence allemande
en Europe” » (TMI, I, p. 299).

On ne sera donc pas surpris qu’un manuel d’Histoire pour les classes de terminales
présente cette lettre du 31 juillet 1941 comme une preuve documentaire de
 l’ « Holocauste ». Les auteurs écrivent : « 30 [sic] juillet 1941 :
 proclamation de la “solution définitive” (ou “solution finale”) par Göring
 dans une lettre à Himmler :extermination totale et planifiée »[[b]4[/b]].


Mais quand on lit entièrement la lettre et qu’on la replace dans le contexte,
 tout s’éclaire sous un jour nouveau.


Le contexte

Depuis 1938, les Allemands souhaitaient ardemment se débarrasser des juifs.
 A l’époque, il s’agissait de les envoyer soit en Pologne , et dans ce cas,
 il serait plus exact de parler de renvoi,car étaient concernés les ressortissants
 polonais établis dans le Reich [[b]5[/b]] , soit dans d’autres pays susceptibles
de les accueillir [[b]6[/b]].
Afin de coordonner cette action, le 24 janvier 1939, H. Göring créa
le Centre d’émigration juive dont le chef serait R. Heydrich [[b]7[/b]].

Sans surprise,le déclenchement de la guerre vint tout bouleverser.
 Mais si,un moment,la question juive fut reléguée à l’arrière-plan,elle ne fut
jamais oubliée. Après la défaite de la France,un service du ministère des Affaires
 étrangères allemand proposa que, lors du futur traité de paix, l’île de Madagascar
soit cédée aux Allemands qui pourraient alors y envoyer « des millions de juifs ».
Ce projet enthousiasma Heydrich [[b]8[/b]], preuve qu’en 1940/1941,
 les dirigeants nationaux-socialistes envisageaient toujours l’évacuation des juifs.
 Mais il fut abandonné au début de 1941, car il ne pouvait être question
de transporter tous les juifs par bateau en pleine guerre [[b]9[/b]].

Une période d’attente suivit,où rien d’important ne se passa.
 Les juifs étaient concentrés dans des ghettos. Le 24 juin 1941, R. Heydrich
 informa le ministre des Affaires étrangères du Reich que la solution d’ensemble
 de la question juive concernait 3,25 millions de juifs disséminés dans toute
 la sphère d’influence allemande, donc qu’on ne pouvait plus espérer la résoudre
 par la voie de l’émigration ; une solution territoriale s’imposait [[b]10[/b]].
Quelques semaines plus tard, les victoires fulgurantes sur l’Armée rouge
 et la certitude que l’URSS serait écrasée vers la fin du mois d’août[[b]11[/b]]
firent germer dans l’esprit de certains un nouveau plan : l’évacuation des juifs à l’Est,
 au-delà du Gouvernement général, dans les territoires devenus accessibles suite
 au recul de l’armée soviétique (Ukraine, Biélorussie, Lituanie, Lettonie,
voire même de l’Estonie).



La lettre de Göring à Himmler.


Voilà pourquoi,le 31 juillet 1939, H. Göring écrivit à R. Heydrich
une lettre qui commençait ainsi :



""En complément de la tâche qui vous a déjà été assignée par décret du 24.1.39,
 à savoir d’obtenir pour la question juive,par la voie de l’émigration ou de l’évacuation,
 la solution la plus avantageuse possible eu égard aux circonstances,je vous charge
 par la présente de procéder à tous les préparatifs nécessaires,sur le plan
de l’organisation et des questions concrètes et matérielles pour aboutir
à une solution totale [ou « solution d’ensemble »] de la question juive dans
 la zone d’influence allemande en Europe" [TMI, XXVI, p. 267].
Cette première phrase démontre que la lettre ne trahit aucune intention criminelle.
 H. Göring évoquait le refoulement des juifs hors de la sphère d’influence allemande,
c’est-à-dire dans les territoires soviétiques qui avaient été conquis depuis
 le 21 juin 1941 et qui allaient être conquis très prochainement.
 Dans sa lettre,il n’était pas question d’exterminer qui que ce fut…
Jusqu’au bout d’ailleurs,les dirigeants allemands (dont Himmler) démentirent
 les allégations selon lesquelles les juifs auraient été méthodiquement massacrés
 (cliquez ici pour en savoir plus sur ce sujet). A une exception près
 (pour A. Seyss-Inquart),je ne perdrai toutefois pas mon temps à les citer,
 car il est toujours aisé de répondre qu’ils mentaient pour tenter de sauver leur tête.
 Je préfère donc mentionner des faits ou des documents qui l’attestent.
 Ils sont nombreux. En voici quelques-uns dans l’ordre chronologique :

-10 octobre 1941 : « lors d’une conférence sur la “Solution finale” du RSHA,
 Heydrich déclara que Hitler désirait vider le Reich de ses juifs,dans toute la mesure
 du possible,d’ici à la fin de l’année.
Après quoi le chef du RSHA évoqua les déportations imminentes en direction de Lodz
 et mentionna Riga et Minsk »[[b]12[/b]]. ).

Je rappelle que Minsk se trouve en Biélorussie (un ghetto y avait été édifié
 le 12 juillet 1941 [[b]13[/b]]), Riga en Lettonie ;


- 13 novembre 1941 : « la communauté juive de Cologne adressa une lettre
à tous les juifs de sa juridiction pour leur annoncer “un autre transport de
 1 000 personnes, à destination de Minsk” le 8 décembre »[[b]14[/b]].
Dès l’automne 1941,donc,des juifs étaient envoyés là-bas ;

-Dans une publication du Service international de recherches de la Croix-Rouge,
 on apprend qu’« à partir de novembre 1941 », « un grand nombre de “juifs du Reich”
 […] furent envoyés dans des ghettos,tels ceux de Kovno et Riga »[[b]15[/b]].
Kovno s’appelle aujourd’hui Kaunas et se trouve en Lituanie ; un ghetto y avait été
 établi le 9 juillet 1941 (voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 169) ;

- Jusqu’au 6 février 1942 « 25 103 juifs ont été évacués en 25 convois vers Riga
 et installés dans des camps ou plus exactement dans des ghettos »[[b]16[/b]] ;


-9 janvier 1942 : « Début de la déportation vers l’est des internés du ghetto
de Theresienstadt.1 000 hommes,femmes et enfants sont déportés à Riga (Lettonie)
 et 400 juifs environ au camp de concentration voisin de Salaspils, où ils sont
 assassinés [pourquoi les avoir emmenés si loin rien que pour ça ?] »
(voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 45) ;



- 11 janvier 1942 : « 1 000 juifs de Vienne sont déportés vers le ghetto de Riga
 (Lettonie) » (voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 46) ;


-15 janvier 1942 : « 1 000 juifs sont déportés du camp de concentration
 de Theresienstadt au ghetto de Riga (RSS de Lettonie). »
 (voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 49) ;


- En 1942, un témoin oculaire, I. Hertz, signala dans un témoignage présenté
au Comité antifasciste d’Union soviétique la présence de juifs français et belges
 en Ukraine : « Des convois de juifs sont arrivés dans la station de chemin de fer
 de Lvov depuis Tarnopol, Sambor et Brzeziny, et le chargement humain est arrivé
 à Belzec. En outre, des trains contenant des juifs de Bruxelles, d’Amsterdam
et de Paris ont traversé Lvov ; ils ont été envoyés dans le même centre
 d’extermination [sic] »[[b]17[/b]].
Sachant que jamais Belzec n’a été un « centre d’extermination »,je ne m’attarderai pas
 sur les allégations des témoins à ce propos. Je retiendrai juste qu’en 1942,
 des juifs de l’Ouest se trouvaient en Ukraine et passaient par Lvov ;


-6 mai 1942 :un train de 1 000 juifs partit de Vienne et arriva deux jours plus tard
 à Volkovysk, une ville frontière entre la Pologne et la Biélorussie.
 Là, les juifs furent transbordés et emmenés dans un autre train jusqu’à Minsk
où ils arrivèrent le 11 mai (Voy. R. Hilberg, op. cit., pp. 400-1 ;
S. Wiesenthal, op. cit., p. 122) ;


-9 mai 1942 : « Un transport de 1 000 juifs quitte le camp de concentration
de Theresiendstadt […] pour le ghetto d’Ossovo (RSS d’Ukraine) »
 (voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 123) ;


- 20 mai 1942 : « 986 juifs sont déportés de Vienne (Autriche) à Minsk
 (capitale de la RSS de Biélorussie) » (voy. S. Wiesenthal, op. cit., p.  129) ;


- 14 juillet 1942 : « Un convoi de 1 000 hommes, femmes et enfants juifs
 quitte le ghetto de Theresienstadt en direction de Minsk. »
 (voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 174) ;


- 13 août 1942 : alors que, depuis la fin juillet, 5 000 juifs partaient quotidiennement
 en train de Varsovie vers Treblinka, l’Obergruppenführer Wolff,chef de l’état-major
 de Himmler, écrivit à M. Ganzenmülller, du ministère des Transports :
« C’est avec une joie toute particulière que j’ai lu que depuis deux semaines
aujourd’hui, un train acheminait, chaque jour, 5 000 membres du peuple élu
 à Treblinka, de sorte que nous sommes maintenant en mesure de procéder
à ce mouvement de population (Bevölkerungsbewegung) [souligné par moi]
à un rythme accéléré » (Cité par R. Hilberg, op. cit., p. 422).
 Preuve que les déportations vers Treblinka s’inscrivaient dans le cadre d’une vaste
 opération d’expulsions (à moins de prétendre que les Allemands auraient employé
 un langage codé, « mouvement de population » signifiant « extermination » ;
 mais cette thèse est inepte) ;


- 28 août 1942 :une conférence sur les « questions juives » (Judenfragen)
 eut lieu à Berlin. De façon extrêmement révélatrice, on y parla du
 « problème actuel de l’évacuation » (Evakuierungsproblem) et il y fut convenu
 d’acheter immédiatement (sofort) des baraquements pour l’installation d’un camp…
 en Russie. Dans un compte rendu rédigé quatre jours plus tard, on lit :
 « Le SS-Oberstrumbannführer Eichmann fit savoir, au cours de la réunion,
que le problème actuel de l’évacuation (déportation des juifs apatrides) doit
 être réglé avant la fin de l’année civile. Pour la déportation des autres juifs
 étrangers restants, le terme est prévu fin juin 1943 […]. e) Achat de baraquement.
 Le SS Obersturmbannführer Eichmann a demandé que l’on procède immédiatement
 à l’achat de baraquements commandés par le chef de la police de sécurité de La Haye.
 Le camp doit être installé en Russie. L’envoi des baraquements peut se faire
 de manière à ce que chaque train emporte 3 à 5 baraquement »[[b]18[/b]].
C’est la preuve que des juifs étaient évacués très loin vers l’Est ;


-1er septembre 1942 : « Un convoi de 1 000 hommes,femmes et enfants juifs
quitte le ghetto de Theresienstadt pour Rasika (Estonie) »
 (voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 215) ;


- 19 septembre 1942 : « Un convoi de 1 000 juifs du camp de concentration
 de Theresienstadt est envoyé à Minsk-Trostinets (RSS de Biélorussie) »
 (voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 232) ;


- 2 octobre 1942 : un message envoyé de Berlin à Auschwitz autorisa un camion
 de cinq tonnes à effectuer un voyage aller-retour à Dessau
« dans le but d’aller chercher des matériaux pour le transfert de la population juive »[[b]19[/b]].
Sachant que la thèse du langage codé est une aberration
 (pour plus d’informations, cliquez ici),on en déduit qu’à Auschwitz se trouvaient
des juifs en transit ;


- 16 octobre 1942 :comme s’il voulait confirmer le compte rendu du 1er septembre 1942, l’Israelitisches Wochenblatt, organe suisse d’information, écrivit :
 « Depuis quelque temps, la tendance est à la dissolution des ghettos en Pologne.
Ce fut le cas de Lublin, puis ce fut le tour de Varsovie. On ne connaît pas l’ampleur
 qu’a déjà pris l’exécution de ce plan.Les anciens habitants du ghetto vont plus à l’Est
 dans les territoires russes occupés [souligné par moi], ils sont partiellement remplacés
par des juifs d’Allemagne. […] Un témoin, qui était à Riga il y a peu de temps et qui
 est parvenu à s’enfuir, rapporte qu’il y aurait encore, actuellement, 32 000 juifs
 dans le ghetto de Riga. Depuis l’occupation, des milliers de juifs seraient morts.
 Maintenant, les juifs doivent, le matin, partir en rangs, pour le travail forcé à l’extérieur
 de la ville. […] Dans les derniers temps, on a remarqué à Riga des convois de juifs
de Belgique et d’autres pays d’Europe de l’Ouest qui continuaient cependant
 leur voyage vers une destination inconnue [souligné par moi] »
(Voy. J. Graf, art. cit., pp. 210-1) ;


- 5 décembre 1942 :Himmler fut avisé qu’en raison d’une interruption des transports
 « toute possibilité de transport destiné à la réinstallation des juifs [serait] suspendue
du 15 décembre 1942 au 15 janvier 1943 » (Cité par R. Hilberg, op. cit., p. 422).
 Là encore, c’est clair : il n’est pas question d’extermination, mais de « réinstallation ».
-Dans le courant de l’année 1943, A. Seyss-Inquart eut des conversations avec Hitler
 au sujet des juifs.
A Nuremberg, cet accusé qui ne recula pas devant ses responsabilités déclara :
 « [Hitler] m’a assuré de la manière si persuasive qui était la sienne et il a tout
 de même admis en même temps qu’il songeait à une évacuation définitive des juifs,
 si possible, de tous les pays de l’Europe avec lesquels l’Allemagne voulait rester
en relation amicale. Il avait l’intention de veiller à ce qu les juifs fussent établis
à la frontière orientale des zones d’intérêt allemandes, dans la mesure où l’on
 ne pourrait pas les faire émigrer dans d’autres parties du monde » (TMI, XVI, 8/ 20] ;


-Août-septembre 1943 : le ghetto de Vilnius (au sud de la Lituanie) fut dissout.
Où les juifs furent-ils envoyés ? A Auschwitz ? A Treblinka ? Non :
« Les Allemands envoyèrent la plupart des habitants [plus haut encore] en Estonie
 ou en Lituanie » (voy. R. Hilberg, op. cit., p. 33 ; voy. S. Wiesenthal, op. cit.,p.236).


-19 mars 1944 :en Russie blanche,les troupes de l’Armée rouge découvrirent,
près de Ozaritschi, « trois camps de concentration où se trouvaient plus
de 33 000 enfants, femmes, malades et vieillards » :
« 15 960 enfants de moins de 13 ans, 13 072 femmes malades et 4 448 vieillards »
 (Doc. URSS-004 ; TMI, VII, 579) ;


-Avril 1944 :un journal communiste clandestin, Notre Voix, annonça que,
 d’après Radio-Moscou, « huit mille juifs de Paris [venaient] d’être sauvés
 par la glorieuse Armée rouge. Ils se trouvaient tous en Ukraine au moment
 de la dernière offensive soviétique et les bandits SS devaient les fusiller avant
 de quitter le pays »[[b]21[/b]].


 Là encore,passons sur les prétendus plans sinistres de SS pour ne retenir
que le fait brut :en avril 1944,des milliers de juifs français se trouvaient
 encore en Ukraine ;

-15 mai 1944 : un convoi partit de Drancy avec environ 900 juifs.
Une partie des prisonniers descendit à Kaunas, en Lituanie,
l’autre fut acheminée jusqu’à Reval (Tallin) en Estonie [[b]22[/b]] ;


-1er octobre 1944 : le quotidien Libres parle du camp de Kloga, près de Reval,
 où, juste avant de partir, les All auraient massacré 3 000 détenus
« parmi lesquels se trouvaient de nombreuses femmes et enfants » (p. 1).


-8 février 1946 : à Nuremberg, le procureur général soviétique, le général
 R. A. Rudenko, confirma que les Allemands avaient créé un vaste complexe
 de camps à l’Est. Dans son exposé introductif, il déclara :
"Les enquêtes menées par la Commission extraordinaire d’État de l’Union soviétique
 ont établi qu’au front,derrière leurs premières lignes de défense, les hitlériens
 créaient systématiquement des camps de concentration spéciaux, dans lesquels
se trouvaient internés des dizaines de milliers d’enfants, de femmes et de vieillards
 inaptes au travail. Les abords de ces camps étaient minés […].
Dans ces camps, on a découvert des milliers de malades atteints de typhus […].
On a déjà cité les camps de Majdanek et d’Auschwitz,avec leurs chambres à gaz [sic]
 où furent exécutés plus de 5 500 000 citoyens [sic] totalement innocents […].
Je dois citer les camps de concentration de Smolensk, de Stavropol, de Kharkov,
 de Kiev, de Lvov, de Poltava, de Novgorod, d’Orel, de Rovno, de Dniepropetrovsk,
 d’Odessa,de Kamenetz-Podolsk, de Gomel, de Kertch, de la région de Stalingrad,
 de Kaunas, de Riga, de Mariampos (RSS de Lituanie),de Klooga (RSS d’Estonie)
 ainsi que de nombreux autres camps "[…] [TMI, VII, 180-1].

Certains pourront répondre qu’aucune carte publiée dans les ouvrages
sur la déportation ne mentionne ces camps. C’est une erreur.
Trois cartes existent,publiées dans deux livres très connus.
- La première se trouve dans l’ouvrage déjà cité de S. Wiesenthal :
 Le livre de la mémoire juive (page 40),
- les deux autres pouvant être consultées dans l’ouvrage de Martin Gilbert :
 Atlas of the Holocaust (1982).
Ces deux dernières sont les plus intéressantes.
Sur la première,trois camps lointains sont mentionnés :
- deux en Estonie (Klooga et Vaivara) et un en Lettonie (Kaiserwald)
 (voir la carte, p. 168) ;
-sur la deuxième, quatre camps sont lentionnés en Russie blanche (voir la carte, n° 215).
Dans l’ouvrage de S. Wiesenthal, d’autres camps sont mentionnés au fil des pages :
 « camp de concentration […] de Salaspils » en Lettonie (p. 45),
« le camp de concentration de Domanevka (RSS d’Ukraine) » (p. 56),
 « camps de Narva, Tallin » (p. 212)…

Tous ces faits démontrent que la déportation à l’Est fut bel et bien une réalité.
 Ils viennent ainsi confirmer que la « solution totale » (ou « solution d’ensemble »)
 de la question juive ne fut pas une vaste entreprise d’extermination,
 mais une vaste entreprise d’expulsion.
 Dès lors,présenter la lettre de Göring à Heydrich en date du 31 juillet 1941
comme une « preuve documentaire » de l’ « Holocauste » est très malhonnête.



--------------------------------------------------------------------------------
[[b]1[/b]] Voy. S. Bruchfeld et P. A. Levine, « Dites-le à vos enfants ».
 Histoire de la Shoah en Europe. 1933-1945, (éd. Ramsay, 2000), p. 73.

[[b]2[/b]] « Le 31 juillet 1941, [Göring] écrivit une lettre au conspirateur Heydrich ;
 c’est le dernier document sur lequel je désire attirer l’attention du Tribunal.
 Il constitue un couronnement adéquat de notre exposé sur cet accusé »
 (TMI, IV, p. 577, déclaration du procureur adjoint américain Ralph G. Albrecht).

[[b]3[/b]] « Cependant, au cours de l’été de 1941, des plans furent établis
 pour la “solution finale” de la question juive en Europe. Cette “solution finale”
 signifiait l’extermination des Juifs »
(extrait du jugement rendu le 1er octobre 1946 à Nuremberg, voy. TMI, I, 263).

[[b]4[/b]] Voy. Histoire, terminales (éd. Scodel, 1983), p. 34.

[[b]5[/b]] [« En octobre 1938, le ministère des Affaires étrangères se pencha
 sur les statistiques relatives à la population juive et s’aperçut qu’environ 10 %
des Juifs placés sous juridiction allemande étaient des ressortissants polonais.
 Mais le gouvernement polonais ne manifestait guère d’empressement à récupérer
 ses citoyens » (voy. R. Hilberg, op. cit., p. 339).

[[b]6[/b]] « Tandis que la Pologne refusait d’accepter ses ressortissants juifs,
 quelques pays occidentaux ouvraient généreusement leurs portes à des juifs
de nationalité allemande » (Ibid., p. 340).

[[b]7[/b]] R. Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe
 (éd. Fayard, 1988, pour la version française), p. 341.

[[b]8[/b]] « Ce dernier [Heydrich] fut enthousiasmé par l’idée »
 (R. Hilberg, op. cit., p. 342).

[[b]9[/b]] Sur ce projet, sa vie et sa mort, voy. R. Hilberg, op. cit., pp. 342-343.

[[b]10[/b]] Voy. le mémoire de Martin Luther en date du 21 août 1942 ;
doc. NG-2586-J, cité intégralement par Arthur R. Butz
 dans son ouvrage The Hoax…, p. 206.

[[b]11[/b]] Dans le compte rendu d’un entretien qui eut lieu le 14 juillet 1941
entre le Führer et le comte Oshima, on lit : « Il [Hitler] ne croit pas que la résistance,
en Russie d’Europe, puisse encore se prolonger au-delà de six semaines.
Où les Russes iraient, il l’ignorait. Peut-être dans l’Oural ou au-delà de l’Oural.
 mais nous les poursuivrons et lui, le Führer, ne reculerait pas devant la perspective
 de pousser au-delà de l’Oural »
 (voy. A. Hillgruber, pp. 607-8 ; pour la référence complète,
 voir la liste des ouvrages cités).

[[b]12[/b]] voy. R. Hilberg, op. cit., p. 757.

[[b]13[/b]] voy. S. Wiesenthal, op. cit., p. 171. Pour la référence complète,
voir la liste des ouvrages cités.

[[b]14[/b]] Voy. R. Hilberg, op. cit., p. 391

[15] Voy. Répertoire des lieux de détention SS (1933-1945)
 (S.I.R., Arolsen, 1977), p. CXCV.

[[b]16[/b]] Voy. le rapport n° 10 des territoires occupés de l’Est,
 cité dans le Répertoire des lieux…, p. CXCV.

[[b]17[/b]] Cité par E. Aynat, art. cit., p. 36.

[[b]18[/b]] Doc. CDJC XXVI-59, 1er septembre 1942 ;
 reproduit par Jean-Marie Boisdefeu, La Controverse…, t. II, op. cit., pp. 78-9.

[[b]19[/b]] Voy. J.-C. Pressac, Auschwitz. Technique ans Operation
 of the Gas Chambers
(Beate Klarsfelf Foundation, New York, 1989),
p. 567. Voy. également E. Aynat, art. cit., pp. 45-6.

[[b]20[/b]] Dans son ouvrage, R. Hilberg prétend que les juifs étaient exterminés,
 qu’ils connaissaient leur inexorable destin (même s’ils tentaient d’éviter la mort)
mais que les aptes au travail se montrèrent dociles jusqu’à la fin. Il écrit :
« Leur soumission ne laissait pas d’étonner le Reichsminister Syess-Inquart,
ancien adjoint de Frank. “Je ne pouvais pas m’imaginer, disait-il, que, d’une part,
 les juifs capables de travailler travaillent et que, d’autre part, leurs parents
 fussent exterminés. Je croyais que dans un pareil cas, on ne pouvait qu’imaginer
 que chaque juif sauterait à la gorge d’un allemand pour l’étrangler” »
 (voy. R. Hilberg, op. cit., p. 463). Présentée ainsi, cette citation laisse croire
qu’A. Seyss-Inquart aurait été au courant de l’extermination.
 En vérité, l’ancien administrateur des Pays-Bas a tenu ces propos très peu
de temps après avoir rappelé ce que lui avait dit Hitler en 1943 et immédiatement
après avoir expliqué qu’au début 1944, Himmler lui-même lui avait certifié :
« Ce sont là [comprenez : les juifs qui travaillent] mes meilleurs ouvriers »
 (TMI, XVI, 9).
 Replacés ainsi dans leur contexte, les propos d’A. Seyss-Inquart s’éclairent :
 l’accusé voulait dire : « Comment aurais-je pu croire que les juifs inaptes
 étaient exterminés puisque leurs parents travaillaient correctement pour l’Allemagne ?»
 R. Hilberg se révèle donc une fois de plus être un tricheur…

[[b]21[/b]] Document reproduit par Jean-Marie Boisdefeu dans
La controverse sur l’extermination des juifs par les Allemands,
 tome II, déjà cité, pp. 86.

[[b]22[/b]] Voy. le Doc. F-274 : « […] le 15 mai 1944 est parti de Drancy un convoi
 de 900 israélites auxquels on avait promis qu’ils allaient travailler à Bordeaux
 pour l’organisation Todt […]. En réalité, le convoi fut acheminé en deux tronçons ;
nul ne sait ce que sont devenus les 600 déportés laissés à Kaunas.
 Des 300 laissés à Revel, 40 au plus sont revenus ».
 Voy. également J. Graf, art. cit., p. 213 : l’auteur s’appuie sur
 le Mémorial de la déportation des Juifs de France de Serge Klarsfeld.
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 12:59 (2012)    Sujet du message: Publicité

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boisbouvier


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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 19:38 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

 
Citation:
 Tous ces faits démontrent que la déportation à l’Est fut bel et bien une réalité.
 Ils viennent ainsi confirmer que la « solution totale » (ou « solution d’ensemble »)
 de la question juive ne fut pas une vaste entreprise d’extermination,
 mais une vaste entreprise d’expulsion.
 Dès lors,présenter la lettre de Göring à Heydrich en date du 31 juillet 1941
comme une « preuve documentaire » de l’ « Holocauste » est très malhonnête.

Absolument. Les preuves des déportations surabondent tandis que celles des mises à mort sont plus rares, du moins en ce qui concerne l'emploi des gaz pour ce faire.
Mais elles existent cependant comme les différents procès l'ont établi.
Il est curieux qu'on tire argument de ce premeir fait pour nier le second.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


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MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 20:22 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

boisbouvier a écrit:
 
Citation:
 Tous ces faits démontrent que la déportation à l’Est fut bel et bien une réalité. Ils viennent ainsi confirmer que la « solution totale » (ou « solution d’ensemble »)
 de la question juive ne fut pas une vaste entreprise d’extermination,
 mais une vaste entreprise d’expulsion.
 Dès lors,présenter la lettre de Göring à Heydrich en date du 31 juillet 1941
comme une « preuve documentaire » de l’ « Holocauste » est très malhonnête.




Absolument. Les preuves des déportations surabondent tandis que celles
 des mises à mort sont plus rares,
 du moins en ce qui concerne l'emploi des gaz pour ce faire.

Mais elles existent cependant comme les différents procès l'ont établi.
Il est curieux qu'on tire argument de ce premeir fait pour nier le second.


Merci donc de nous fournir les preuves,en nous donnant les noms des procès.
Ce qui ferait de vous,le premier à avoir trouvé,ce que d'autres cherchent encore...
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boisbouvier


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MessagePosté le: Ven 23 Nov - 09:29 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

 
Citation:
 Merci donc de nous fournir les preuves,en nous donnant les noms des procès.
Ce qui ferait de vous,le premier à avoir trouvé,ce que d'autres cherchent encore...
Les noms des procès ?
Nuremberg (Ohlendorf, M-C Vaillant-Couturier), Jérusalem (Eichmann), Francfort, le plus complet, appelé aussi procès d'Auschwitz... mais aussi les procès incidents comme celui de Höss en Pologne.
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boisbouvier


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MessagePosté le: Ven 23 Nov - 09:36 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Voici un lien :



http://www.libertyland.tv/liberte/232204-auschwitz-le-proces-de-francfort.h…
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Briard
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 01:17 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Tu devrais lire :
nuremberg ou la terre promise
de Bardeche

Quant à MC Vaillant-Couturier :

L'ancienne déportée M.C Vaillant-Couturier.


Finalementn le seul témoin qui décrivit un gazage homicide fut Marie Vaillant-Couturier,
née Claude Vogel.Mais là encore, si elle avait effectivement vu des sélections,
sa description des gazages homicides était de deuxième main, avec de nombreuses
erreurs.Voici ce que l'on put entendre le 28 janvier 1946:

M.Dubost : Etes-vous témoin direct de la sélection à l'arrivée des convois ?

Madame Vaillant-Couturier:

"Oui,parce que quand nous avons travaillé
au bloc de la couture en 1944, notre bloc où nous habitions était en face
de l'arrivée du train.On avait perfectionné le système:au lieu de faire la sélection
à la halte d'arrivée, une voie de garage menait le train presque jusqu'à la chambre
à gaz et l'arrêt, c'est-à-dire à 100 mètres de la chambre à gaz était juste devant
notre bloc.
Ceux qui étaient sélectionnés pour les gaz, c'est-à-dire les vieillards, les enfants
et les mères, étaient conduits dans un bâtiment en briques rouges qui portait
les lettres "Bad", c'est-à-dire "bains" (bain sans "s" serait plus exact).
Là, au début, on les faisait se déshabiller, et on leur donnait une serviette
de toilette avant de les faire entrer dans la soi-disante salle de douches.
Par la suite, à l'époque des grands transferts de Hongrie, on n'avait plus le temps
de jouer ou de simuler.On les déshabillait brutalement et je sais ces détails car
j'ai connu une petite juive de France (...) seule survivante d'une famille de neuf
qui était employée pour déshabiller les bébés avant la chambre à gaz.
On faisait pénétrer les gens une fois déshabillés, dans une pièce qui ressemblait
à une salle de douches et par un orifice dans le plafond on lançait les capsules
de gaz.Un SS regardait par un hublot l'effet produit.
Au bout de cinq à sept minutes, lorsque le gaz avait fait son oeuvre, il donnait
le signal pour qu'on ouvre les portes.Des hommes avec des masques à gaz,
ces hommes étaient des détenus, pénétraient dans la salle et retiraient les corps.
Ils nous racontaient que les détenus devaient souffrir avant de mourir, car
ils étaient agrippés les uns aux autres en grappes et on avait beaucoup de mal
à les séparer."
(TMI, VI, 223-5)

"Je sais qu'à Auschwitz, les gaz (utilisés pour tuer) étaient les mêmes que ceux
employés contre les poux et ils laissaient comme trace de petits cristaux verts pâles.
Je sais ces détails parce que les hommes utilisés à la désinfection des blocs contre
les poux étaient en contact avec ceux qui gazaient les êtres humains et ils leur dit
que c'était les mêmes gaz qui étaient employés."
(Ibid., p.233)

C'est clair, Madame Vaillant-Couturier n'était pas un témoin oculaire.


Les erreurs manifestes du témoin.


Afin, toutefois, de donner du crédit à sa déposition, elle déclara peu après:

" je n'ai jamais cité quoi que ce soit qui n'ait été vérifié aux sources
et par plusieurs personnes."
(Ibid., p.238).

L'ennui est que sa description des gazages dans le crématoire II (ou III),
car c'est de lui qu'il s'agissait, étant proche de la rampe de sélection,
contenait des erreurs manifestes:

- le Zyklon B ne se présentait pas sous forme de "capsules" mais de granulés,

- il ne laissait pas comme traces des "cristaux verts" mais des taches bleues
dans les murs,

- d'après la thèse officielle, le toit de la chambre à gaz n'était pas pourvu
d'"un orifice" mais de quatre dispositifs d'introduction,

- toujours d'après la thèse officielle, les granulés n'étaient pas "lancés"
par les orifices, ils étaient placés dans des sceaux grillagés que
l'on descendait le long des colonnes perforées.


Une seule "chambre à gaz" !


Il y avait plus grave encore; à trois reprises, le "témoin" avait parlé
d'une chambre à gaz:

-"une voie de garage menait le train presque jusqu'à la chambre à gaz",

- "l'arrêt, c'est-à-dire à 100 mètres de la chambre à gaz, était juste
devant notre bloc."
,

- " Ceux qui étaient sélectionnés pour les gaz(...) étaient conduits dans
un bâtiment en briques rouges."


Or, à Birkenau, le crématoire II était situé juste en face du crématoire III
et d'après la thèse officielle, les deux auraient été utilisés à peu près
dans la même mesure.
Dès lors, on ne voit pas pourquoi Madame Vaillant-Couturier ne se serait jamais
aperçue de l'existence d'un deuxième bâtiment abritant une deuxième
chambre à gaz.
Cette seule erreur suffisait pour discréditer son "témoignage" sur le chapitre
des gazages homicides.
L'ancienne déportée avait peut être vu des sélections, mais certainement pas plus...


Les "sources" du témoin.


Une autre erreur flagrante concernait le nombre de juifs hongrois arrivés à Auschwitz:

" 700 000 environ " d'près Madame Vaillant-Couturier (TMI, VI, 233)

Lors du contre-interrogatoire mené par l'avocat de Julius Streicher,
Me Hans Marx, le dialogue suivant s'instaura:

Dr Marx :Comment pouvez-vous expliquer que vous ayez ainsi
des connaissances statistiques tellement exacte ? Par exemple vous parlez
de 700 000 juifs qui seraient arrivés de Hongrie.


Madame Vaillant-Couturier: Je vous ai dit que j'avais travaillé
dans les bureaux, et en ce qui concerne Auschwitz, que j'étais amie
de la secrétaire de la Oberaufseherin dont j'ai indiqué le nom et l'adresse
au Tribunal.


Dr Marx : On prétend cependant qu'il y aurait eu 350 000 juifs
seulement venue de Hongrie, ceci d'après les indications du chef de service
de la Gestapo Eichmann.


Madame Vaillant-Couturier: Je ne veux pas discuter avec la Gestapo.
J'ai de bonnes raisons pour savoir que ce qu'elle déclare n'est pas toujours exact.

(TMI, VI, 238)

Hélas, pour Madame Vaillant-Couturier, 440 000 juifs hongrois furent déportés,
qui ne furent pas tous dirigés sur Auschwitz. 1
La Gestapo était donc bien plus proche de la vérité que l'ancienne déportée,
ce qui en dit long sur la valeur de ses prétendus vérifications
"aux sources et par plusieurs personnes"...
Ces "témoins" des chambres à gaz produits par l'Accusation à Nuremberg
étaient de toute évidence sans aucune valeur.

Je note d'ailleurs que dans l'ouvrage de R.Hilberg, les noms de Severina
Shmaglevskaja,de Marie Vaillant-Couturier et de Samuel Rajzman
n'apparaissent pas une seule fois même en note.


1 : Se fondant sur des statistiques allemandes, R.Hilberg parle
de 437 402 déportés (voy.R.Hilberg,op.cit., p.738)


Sources :  http://spartiate.tonempire.net/t280-la-these-officielle-actuelle-n-etait-pa…
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 01:22 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Alors si tes témoins sont tous du même acabit que cette mytho, ça va pas loin !!
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 08:48 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Vous ne pouvez pas tirer argument de quelques imprécisions de témoins comme celles de M-C Vaillant-Couturier pour mettre en doute la totalité des témoignages.
A ce compte il faudrait mettre en doute que la guerre ait eu lieu au motif que certains témoins se sont trompés sur tel ou tel point. La présence d'avions italiens dans le ciel de Blois en juin 40 par exemple.
Que reprochez-vous aux autres témoignages sur la Shoah  : Ohlendorf ? Eichmann ? Höss ? ceux du procès de Francfort dont j'ai fourni le lien ?
D'ailleurs, loin de nier les déportations de 432000 Juifs hongrois, vous en fournissez vous-même l'info.
Ces 432000 Juifs-là, où les mettez-vous quand ils ne sont pas rentrés ?
Ont-ils erré comme des zombies dans des espaces intersidéraux en attendant de se réincarner ?
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 10:01 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Et systématiquement, tu nous reposes la même question, sans jamais lire les réponses.
Sinon il y a bien longtemps que tu ne la poserais plus.

Toujours ce même refrain, cette même litanie.
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 10:47 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Excuse moi mais tu viens de reconnaitre que tu admets qu'ils ne sont pas tous rentrés.
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 11:24 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Briard , quand on veut accrediter une thèse , on donne une source credible et non pas un site negationniste
C'est comme si un communiste pour nier les crimes de Staline nous ressortait la Pravda !


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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 11:52 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Site négationniste ? Les archives du "procés" de Nuremberg ? Tiens, c'est nouveau ça ! Alors si un site "négationniste" nous dit qu'il fait froid en hiver dans le Massif Central, faudra pas le croire et y aller en bermuda et en tongs ?
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MessagePosté le: Sam 24 Nov - 13:46 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

@ Boisbouvier


 Vous ne pouvez pas tirer argument de quelques imprécisions de témoins
comme celles de M-C Vaillant-Couturier pour mettre en doute la totalité des témoignages.

Ce que valent les autres:

http://spartiate.tonempire.net/t483-que-valent-les-temoignages-des-deportes-sur-l-holocauste#1247

Depuis des années (en fait depuis 1945),il est demandé
de fournir au moins 1 PREUVE,voir ci-dessous la demande de Lady Renouf:

http://liberation-44.forumactif.org/t580-le-virus-negationniste-a-frappe-a-…

A ce compte il faudrait mettre en doute que la guerre ait eu lieu au motif que
 certains témoins se sont trompés sur tel ou tel point.
 La présence d'avions italiens dans le ciel de Blois en juin 40 par exemple.


Il suffit d'avoir des photos et un document des archives italiennes,
là,pas de problème,c'est irréfutable ! ce qui n'est pas le cas pour les ADM d'Hitler....
aucune photo de l'arme du crime,pas de plan,de dessin,de budjet,RIEN (?)
que des supputations ou des fantasmes (genre des 2 H),voici un aveu,
pas comme R.Höss sous la torture :

http://liberation-44.forumactif.org/t618-la-vraie-fausse-chambre-a-gaz-d-au…


Que reprochez-vous aux autres témoignages sur la Shoah  :
 Ohlendorf ? Eichmann ? Höss  ?
1) les "aveux" de Höss:
http://spartiate.tonempire.net/t419-les-confessions-de-rudolf-hess-au-proce…
2) Ohlendorf :
A son procès, le commandant de Einsatzgruppe D, Otto Ohlendorf,
 certifia que les estimations consignées dans les rapports allemands
avaient été grossièrement exagérées. (3)
Un an plus tôt,témoignant à Nuremberg, il avait lâché:
"Je crois que, dans les autres Einsatzgruppen, les chiffres ont été,
dans une grande mesure, exagérés."
(TMI, IV, 326).
Détails ICI:
http://liberation-44.forumactif.org/t865-la-these-officielle-actuelle-n-eta…
Post:5,source n°5.
ceux du procès de Francfort dont j'ai fourni le lien ?
D'ailleurs, loin de nier les déportations de 432000 Juifs hongrois,
vous en fournissez vous-même l'info.
Ces 432000 Juifs-là,où les mettez-vous quand ils ne sont pas rentrés ?
Ont-ils erré comme des zombies dans des espaces intersidéraux en attendant
 de se réincarner ?

Non ! voici des explications:

http://forumfrance-en-guerres.xooit.fr/t2051-O-sont-les-juifs-qui-avaient-d…

Pour complément d'information,le procès de Maurice Papon nous donne un aperçu
de la fiabilité de la version officielle:

http://liberation-44.forumactif.org/t1225-le-proces-de-maurice-papon-le-pro…

_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Mer 5 Déc - 10:18 (2012)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941 Répondre en citant

Justement : après avoir tout lu on ne sait toujours pas ce que sont devenus ces six millions de Juifs européens qui après avoir été arrêtés sur ordre des nazis ne sont pas rentrés chez eux. Ce n'est pas parce que sur six millions on en a retrouvé quarante  qui l'ont fait que ça change quelque chose.
Un peu de bon sens.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:53 (2016)    Sujet du message: La lettre de Göring en date du 31 juillet 1941

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