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Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire"
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Roro II


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MessagePosté le: Dim 10 Fév - 13:07 (2013)    Sujet du message: Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire" Répondre en citant

Patton14 a écrit:
Ce que nous demandons à tous ceux qui lisent ces pages d'histoire, ce n'est pas d'approuver ou de désapprouver quoi que ce soit. C'est d'essayer de comprendre comment les choses se sont passées,
avec un maximum de pièces, avec un maximum de témoignages,
avec un maximum d'archives.
Je l'ai dit, ailleurs, le "doute" est une marque d'intelligence.
Celui qui avale des affirmations sans avoir le moindre doute sur leur provenance,
 sur leur crédibilité, ne peut pas comprendre l'Histoire et se fait d'avance le complice
 des falsificateurs.
Si on tient par exemple le "témoignage" de Mme Rouffance pour une vérité absolue,
 sans essayer par exemple de rechercher d'autres témoignages qui recouperaient
 le sien, on est complice de ceux qui prétendent détenir la Vérité sur le drame
 de l'église d'Oradour.
J'ajouterai que la première leçon enseignée à un combattant, c'est la connaîssance
 de son ennemi avant d'aller le combattre !




En effet,voici deux exemples,le premier, un livre écrit par un historien
né en 1948,qui n'est donc pas un témoin occulaire et le second,
un extrait du livre d'un témoin occulaire qui a écrit son livre en 1938.
La différence sur le personnage dépeint est paradoxale.


 :Hitler :"La véritable histoire"
http://pascalgalodeediteurs.com/histoire_22_biographies_30-janvier-1933-hit…

 Vous êtes ici : HISTOIRE BIOGRAPHIES



30 janvier 1933. Hitler : la véritable histoire
 François Delpla

La prise du pouvoir par Hitler a été souvent racontée. Cependant toutes les études,
avant celle-ci, en parlent comme d’un accident. Le char de la République de Weimar
aurait versé dans le fossé. Voilà qui incite à scruter le comportement de son
ou de ses pilotes.Quant au bénéficiaire de l’accident, Hitler, soit il n’y serait pour rien,
soit il aurait tout au plus jeté des clous sur la route.
 L’historien François Delpla, docteur depuis 2002, lauréat en 2012 d’une habilitation
 universitaire, seul biographe français du Führer (Grasset, 1999) et auteur
 d’une quinzaine d’ouvrages sur le nazisme et sa guerre, scrute pour la première fois
 la marche de Hitler vers le pouvoir comme une approche méthodique et,
au moins à partir de 1929, fort habile. L’homme est fou
 (cela aussi a été insuffisamment perçu) et son dérangement mental se traduit
notamment par un antisémitisme obsessionnel, d’une nature et d’un degré inédits.
Cette folie donne une grande assurance à son porteur,
persuadé que la Providence l’a désigné pour restaurer la grandeur de l’Allemagne
 et la porter vers des sommets.  Loin de guetter les bévues des gouvernants
 pour en profiter, il les fait sciemment advenir, enfermant ces politiciens
dans des alternatives entre le mal et le pire, exactement comme il en usera
 un peu plus tard avec les hommes d’État étrangers.
Il développe aussi une panoplie d’agents permettant de scruter, de contrôler
et de duper en permanence ses rivaux.
 Le développement rapide du mouvement SS à partir de la nomination de Himmler
à sa tête (1929) et la création en son sein d’un réseau de renseignement confié
 à Heydrich (1931), ainsi que la marginalisation politique des SA en dépit
 de leur croissance numérique, sont des éléments clés, jusqu’ici peu aperçus,
 de ce processus. De même le noyau dirigeant prend forme et ne bougera plus guère,
 avec la montée, outre Himmler et Heydrich, de Göring, de Goebbels et de Hess.
 Il y a entre ces personnages de solides inimitiés, que le maître contrôle
pour que tout le monde tire dans le même sens en dépit d’une cacophonie apparente.
Celle-ci contribue à masquer la pieuvre étouffante qui s’empare du Reich,
pour le conduire vers des entreprises démesurées, mais longtemps réussies.
--------------------------------------------------------------------------------
 Biographe français d’Hitler (Grasset, 1999), auteur, parmi une dizaine d’ouvrages,
d’une étude sur sa vie privée (Les Tentatrices du diable, l’Archipel, 2005),
François Delpla, normalien, est un spécialiste de la seconde Guerre mondiale.
--------------------------------------------------------------------------------
20.00 €

--------------------------------------------------------------------------------
Broché - 150x210mm (lxh) - 150x210mm (hxl) - g.
 Frais de port indicatifs : 1 €
ISBN : 978-2-35593-249-6
 Distribué par BLDD
 Date de parution : 24/01/2013


Gestion et paiement sécurisé : SOS PC 35Conception et réalisation :
 différentpareilMoteur e-commerce : Thélia

Extrait du livre d'un témoin occulaire.

Je connais ces dictateurs :M.Ward Price (1938).

- AVERTISSEMENT -
(passages soulignés par moi)


M.Ward Price,l'un des plus grands journalistes britanniques,a toujours soutenu
la thèse d'un rapprochement entre la Grande-Bretagne et les pays de dictature.
Il a réussi à gagner un libre accès auprès de M.Hitler et de M.Mussolini qui,
l'un et l'autre,ont noué avec lui des relations confiantes et amicales

.
M.Ward Price s'est trouvé ainsi,mieux que quiconque,en mesure de juger
ces "dictateurs" à la fois sur le plan humain et sur le plan politique.


On pourra aimer ou ne pas aimer son livre,mais on devra reconnaître
objectivement la pénétration de son analyse,la sûreté de ses informations
et le haut intérêt des document qu'il fournit.
La publication d'un tel livre en un tel moment,que le lecteur français soit
ou non hostile à l'idée d'un rapprochement avec les pays totalitaires,
apporte ainsi une précieuse contribution à l'histoire d'une des plus dramatiques
 périodes de l'Europe d'après...,et peut-être d'avant-guerre

.

Avril 1938.
- CHAPITRE PREMIER -
------------------------
LE COTE HUMAIN DE HITLER.
A l'étranger,comme dans son propre pays,la plupart des gens ne connaisent
le chef de l'Allemagne que par ses écrits,ses discours et son aspect physique.
Il passe aux yeux du monde pour un orateur enflammé déclamant du haut
d'une tribune;pour une idole nationale saluée dans une forêt de bras tendus,
lors de colossales démonstrations de masses;pour un personnage rigide,
sculptural qui,sanglé dans son uniforme,regarde défiler d'interminables colonnes
de robustes jeunes gens chaussés de hautes bottes.
Cette façon de considérer Hitler comme un lugubre robot politique est loin
de correspondre à la réalité.
Sous les dehors violents qu'il manifeste au public,se dissimule une personnalité
humaine et charmante que seuls peuvent apprécier ses intimes.
Bien que sa vie ait été influencée dès le début par une passion pour l'Allemagne,
il reste autrichien sous beaucoup de rapports.
Sa terre natale et son éducation ont développé en lui ce sens artistique et
ces tendances contemplatives propres aux Allemands du Sud.
Il ne cherche pas à réfréner ses sentiments.
Quand il retrace l'histoire de sa jeunesse marquée par les souffrances
et les privations,quand il raconte les premières luttes soutenues par
 le mouvement nazi,ses yeux s'emplissent souvent de larmes.
Son caractère est fortement empreint de tristesse et de sensibilité.
L'intensité avec laquelle il ressent chaque chose et qui se traduit d'une manière
si nette dans son activité d'homme public,le rend vulnérable aux chagrins d'ordre
intime.Lorsqu'un de ses amis lui eut dit :
"Vous avez eu tant de chance dans tout ce que vous avez entrepris",
il répliqua:

"Dans ma vie politique,j'ai toujours eu de la chance,mais dans ma vie privée,
j'ai été plus malheureux que tous ceux que j'ai connus."

Quoiqu'il ait été élevé dans la religion catholique,Hitler n'est pas un chrétien pratiquant.
Cependant,il m'a déclaré un jour avec le plus grand sérieux:

"Je crois en Dieu et je suis persuadé qu'il n'abandonnera pas soixante-sept millions
d'Allemands qui ont peiné si dur pour reprendre la place à laquelle ils avaient droit
dans le monde".

 Dans ses discours électotaux,il exhorte fréquemment ses auditeurs à demander
au Seigneur d'étendre ses bénédictions sur la cause nationale.


***





La sobriété de la vie de Hitler est bien connue.
Hitler est végétarien,il ne boit que de l'eau et ne fume pas.
Ses plats préférés sont la Nudelsuppe,ou soupe trempée avec des sortes
de croquettes;les épinards,les pommes cuites ou crues;les Russiche Eier,
ou oeufs durs à la mayonnaise.
A l'heure du goûter,malgré son désir de ne pas engraisser,il adore manger
des éclars au chocolat.Il ne prend ni thé ni café et ne boit que de l'eau minérale
et des infusions de camomille et de tilleul.



 
"Hitler était un grand chef,comme on n'en trouve peu.
Ses connaissances,son intelligence,sa rhétorique et sa volonté,
le faisaient finalement triompher dans toutes les discussions".

(Alfred Jodl à Nuremberg,le 3 juin 1946)


Parfois,à la fin d'une rude journée de labeur ou bien lorsqu'il craint de s'être
enrhumé,il avale un peu de cognac dans du lait,mais il a horreur de cela.
Il trouve l'odeur du tabac si désagréable que personne n'a le droit de fumer
en sa présence,même après le dîner,ce qui,pour les Allemands,constitue
une sérieuse privation.
Lorsqu'il est à Berchtesgaden,il fait de la marche et c'est là son seul exercice;
néanmoins il respire la santé,sa peau a une couleur fraîche et ses yeux bleu pâle
ont toujours de l'éclat.A Berlin il ne quitte jamais sa résidence qu'en auto.
En dépit de ces habitudes sédentaires,il témoigne d'une grande résistance
à la fatigue.
A Nüremberg,lors de la revue annuelle des troupes d'assaut,je l'ai vu rester debout
cinq heures d'affilés dans sa voiture,le bras presque tout le temps raidi dans un salut.
Pendant les instants dramatiques qui marquèrent la réoccupation de la Rhénanie,
il travailla deux jours et deux nuits sans désemparer.
Le troisième soir,il invita à dîner Frau Goebbels et quelques autres amis.
Ses hôtes assistèrent à une représentation cinématographique jusqu'à
deux heures du matin et lorsque Frau Goebbels suggéra que le Chandelier
devait prendre un peu de repos,il dit:

"Si vous me quitter maintenant,je lirai,jusqu'à quatre heures,
j'espère donc que vous allez rester".

En général,il se couche vers cette heure-là,car c'est surtout entre minuit
et quatre heures du matin qu'il étudie les documents d'Etats.
Il n'y a qu'à Berchtesgaden qu'il puisse dormir sans avoir recours à un somnifère
pris sous forme de capsules après son repas du soir,en même temps
qu'un médicament digestif.




Chaque fois qu'il en a la possibilité,il reste au lit jusqu'à midi.
Dans l'ensemble,il jouit d'une bonne santé.
L'opération que le docteur Sauerbruch paratiqua sur lui au printemps de 1935
avait seulement pour but l'ablation d'un inoffensif "polype" des cordes vocales
que l'on rencontre souvent chez des gens obligés de forcer leur voix dans
les réunions publiques.
 Hitler est toujours tiré à quatre épingles.
Ses épais cheveux bruns sont brossés avec soin et ses joues fraîches
rasées de près.Chez lui,point de calvitie naissante et pas un cheveu gris.
Il a des dents solides.Ses mains blanches,aux doigts spatulés,
sont régulièrement confiées à une manucure.Son éminence thénar est fort
développée,ce que les chiromanciens interprètent comme un signe de volonté.
Les lobes de ses oreilles sont larges,indiquant,à en croire les physiognomonistes,
une grande vitalité.


 



Son aspect a peu changé durant les quinze années de sa vie publique.
Son visage est devenu plus plein,sa silhouette plus étoffée.
Ses cheveux,autrefois séparés en deux par une raie,ont été ramenés
en une mèche plate qui se rabat sur la tempe gauche.
En Allemagne,Hitler a au moins un sosie.Tout en le regardant paser en revue
les troupes d'assaut à Nüremberg au mois de septembre 1936,je découvris,
parmi les invalides de guerre,assis dans leurs petites voitures,un homme
qui lui ressemblait à tel point que s'ils n'avaient pas été là tous les deux
au même moment,j'aurais cru impossible une ressemblance naturelle aussi frappante.
Cet ancien combattant inconnu avait certainement augmenté à dessein la ressemblance
en se coiffant comme le Führer et en coupant sa moustache raide exactement
de la même manière que lui.
Pourtant,seule la nature avait pu lui donner cette même coupe de visage,
en même angle facial,enfin ce même regard assez enjoué qui caractérise Hitler,
comme si son esprit s'amusait à suivre quelque pensée divertissante.
L'uniforme de drap kaki du parti nazi,que porte habituellement le Chancelier,
a toujours l'air neuf,et ses chemises,la plupart du temps en soie blanche,
sont fort bien coupées.
Hitler raconte souvent qu'à Vienne,lorsqu'il était un jeune homme sans le sou,
il s'était promis de s'offrir deux luxes si jamais il devenait riche:
- le luxe d'avoir une chemise dans chacune des pièces de sa maison,
ce qui est rare en Allemagne,
- et le luxe de changer de chemise deux fois par jour.
La manche de sa tunique s'orne d'un brassard rouge marqué de la Swastika symbolique.
Sur sa poitrine s'étalent la Croix de Fer de Première Classe et l'Insigne de Bronze
des Blessés.A sa cravate kaki est épinglé l'emblème nazi.
Lorsqu'il sort,il porte un ceinturon et une casquette militaire,achetés l'un et l'autre
aux magasins du Parti.
Pour les revues et les autres cérémonies officielles,il troque le pantalon noir qui,
chez lui,accompagne sa tunique kaki,contre une culotte brune et des bottes
de cheval lacées sur le devant et retenues par derrière par une boucle si mal ajustée
que ses bottes ne donnent pas l'impression d'avoir été faites sur mesure.
Lorsque je l'ai vu en civil dans son appartement de Munich ou chez Herr von Ribbentrop,
le Chancelier portait toujours un veston croisé bleu foncé,une chemise blanche
et un col mou.
Herr Hitler a lu énormément.Ses intimes prétendent qu'il connaît les oeuvres
de tous les principaux philosophes allemands et qu'il a étudié à fond l'Histoire,
la géographie,les conditions sociales et économiques des grands pays d'Europe.
Cependant,l'époque des études sérieuses est finie pour lui et il se délasse
des responsabilités du pouvoir en lisant des récits d'aventure.
Karl May,écrivain du genre de G.A.Henty,dans les livres tels que A travers le désert,
sont fort en faveur auprès des jeunes Allemands,est un de ses auteurs préférés.
Dans les ouvrages consacrés aux voyages,les cartes et les plans retiennent surtout
son attention.Il déclara que s'il allait à Londres ou à Paris,il serait en mesure
de retrouver immédiatement son chemin et il affirme qu'il n'y a guère de monuments
célèbres dans le monde qu'il ne saurait dessiner de mémoire.
En dehors de l'Allemagne et de l'Autriche,les seules villes qu'il ait jamais visitées
sont Bruxelles où il s'est rendu en permission pendant la guerre et Venise où
il a rencontré Mussolini en 1934.



"Je connais Adolf Hitler et je sais que personne au monde ne se sent
 plus responsable envers son peuple que lui.
Il répond de ses actes devant sa conscience,son Dieu,son peuple et l'Histoire,
qui sont ses derniers juges.
Il ne peut pas cacher sa responsabilité derrière les décisions irresponsables
de la majorité d'un Parlement "

(Rudolf Hess,discours à Stockholm)
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Dim 10 Fév - 13:07 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Roro II


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MessagePosté le: Dim 10 Fév - 23:03 (2013)    Sujet du message: Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire" Répondre en citant

Certains m'ont demandé par MP,s'il y avait encore une page de ce livre,
je vous livre la suivante.

Bien qu'il ne joue d'aucun instrument,Hitler est passionné de musique.
Il ne manque aucune occasion d'entendre Wagner ou du Beethoven.
Il aime l'opéra par-dessus tout.La représentation officielle des Maîtres Chanteurs,
à laquelle participent les meilleurs artistes allemands,figure invariablement
au programme du Congrès du Parti à Nüremberg.
Hitler se vante d'avoir entendu cet opéra une centaine de fois.
"Je crois que je suis l'une des personnes les plus musiciennes du monde"
,
dit-il avec un sourire malicieux.
Il aime beaucoup le théâtre et le music-hall mais il est rare qu'il y aille.
Les question artistiques l'attirent également beaucoup et il a des connaissances
assez étendues sur la peinture.
Récemment,il s'est rendu acquéreur d'un Cranaech et de deux Breughel
pour son appartement de Munich.
Toutefois,le domaine auquel il porte le plus d'intérêt pratique est celui
de l'architecture.
Le titre en moins,c'est lui l'architecte en chef de l'Etat allemand.
On ne peut construire aucun bâtiment public sans en avoir soumis le projet
et les devis au Chancelier qui les examine avec la plus scrupuleuse attention.
Dans l'une des pièces de la Chancellerie de Berlin se trouve une table à dessiner,
toujours encombrée de plans et à laquelle le Führer se tient pendant des heures
traçant des esquisses originales ou modifiant des épures.
Les caractéristiques architecturales du réseau d'autostrades dont il a ordonné
la création sont entièrement son oeuvre.


 
La reconstruction de la résidence officielle du Chancelier à Berlin,les travaux
d'agrandrissement de la demeure alpeste du Führer en bordure de la frontière
autrichienne et d'édification d'un vaste et somptueux nouveau quartier général
pour le Parti sur la Königsplatz à Munich,furent menés d'après les directives
de Hitler ainsi que la décoration intérieure de ces derniers bâtiments.
Son goût est essentiellement d'inspiration moderne avec une prédilection
pour la simplicité,la symétrie et l'espace.
Son but est de doter de monuments qui symboliseront son régime la ville
de Nüremberg où se tient le Congrès annuel du Parti et celle de Munich
où ce même Parti vit le jour et possède un quartier général.
Les stades gigantesques de Nüremberg où,au mois de septembre,
les différentes organisations nazies paradent devant lui,vont être remplacés
par d'autres encore plus vastes.
Toujours à Nüremberg,Hitler est en train de faire construire un nouveau
Palais du Congrès où pourront se tenit quatre-vingt-dix mille personnes
et qui sera le plus grand bâtiment moderne du monde.
Sa façade,de près de trois cents mètres de long,sera constituée par une colonnade
de robustes piliers en granit.
Bien qu'on y travaille depuis deux ans,on en est seulement aux fondations.
L'édifice ne sera terminé qu'en 1943.
S'il correspond aux intentions de Hitler,il durera aussi longtemps que le Parhénon
ou le Colisée.
"Dans des milliers d'années,déclare le Führer,"
les gens s'extasieront devant lui et diront": "Quelle grande race ces Allemands ! "

Le professeur Speer, cet architecte de trente ans,qui a mis au point les détails
techniques de ces créations monumentales en s'inspirant des projets du Chancelier,
se tient perpétuellement à la disposition de celui-ci.
Au beau milieu d'un festival Wagner à Bayreuth,Herr Hitler se tourna soudain
vers lui et s'exclama: "Il nous faut un nouvel opéra-comique à Munich !
Je lui ai déjà trouvé un excellent emplacement".

Et,prenant un bloc-notes,il se mit sur-le-champ à dessiner le plan et l'élévation
du futur monument.Pendant que l'on construisait la Maison de l'Art allemand
à Munich il se rendait chaque jour sur le chantier quand il se trouvait dans cette ville.
Si c'était possible,il aimerait créer de toutes pièces une nouvelle capitale
pour l'Allemagne,parce que:
1 ) le climat de Berlin est tellement sec qu'à la longue,il a tendance à ébranler
les nerfs de la population;
2) Berlin étant un centre d'affaires,on y reçoit de sources commerciales,
des nouvelles alarmantes qui se répandent aussitôt dans les ministères;
3) le Führer préférerait pour sa part une capitale politique et diplomatique
plus tranquille et plus isolée,qui remplisse pour son pays les conditions remplies
par Washington pour les Etats-Unis.

Le cinéma est l'une des distractions favorites de Hitler.
Il voit tous les films que l'on donne ou que l'on tourne en Allemagne.
Il lui arrive souvent,après le dîner,de suivre deux grands films projetés
dans un salon de la Chancellerie.Parmi les films qu'il préfère figure
les "Aventures d'un lancier du Bengale" et je lui si entendu dire
qu'il avait vu cette production trois soirs de suite.
Le Chancelier est un sepectateur si assidu des films parlants anglais et américains
que presque à son insu il commence à acquérir des notions d'anglais.
Beaucoup de gens considèrent l'amour des enfants et des chiens comme l'indice
d'un bon coeur.Cet amour est l'un des traits dominants du caractère de Hitler.
Il a plusieurs bergers alsaciens à Berchtesgaden et il a été très affligé par la mort
d'un de ses chiens préférés,empoisonné,suppose-t-on,par les communistes.


(Hitler avec sa chienne Blondi)

Le Chancelier adore jouer avec la petite Helga Goebbels,une enfant de six ans
aux cheveux dorés dont la mère,Frau Magda Goebbels,femme remarquablement
intelligente qui a transmis sa beauté blonde à sa fille,est sa meilleure amie
allemande du sexe faible.


( Helga Goebbels)

Lorsqu'elle était très jeune,Frau Goebbels avait épousé un riche industriel rhénan,
Herr Quandt,qui avait déjà plusieurs enfants.
Le mariage ne fut pas heureux et,peu de temps après la naissance de son fils
Harold en 1921,Frau Goebbels divorça.Puis elle alla faire un assez long séjour
aux Etats-Unis où elle apprit à parler couramment l'anglais.
En 1930,elle revint en Allemagne et s'incrivit dans une organisation nazie à Berlin.
Ce fut là qu'elle rencontra et épousa le docteur Goebbels,chef du Parti dans la capitale.

 

( Frau Magda Goebbels)
_________________
L'autre Histoire :

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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 00:07 (2013)    Sujet du message: Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire" Répondre en citant

Les amis intimes de Hitler prétendent qu'il est un mime excellent et aime
à raconter des anectodes auxquelles sa façon d'imiter les personnages
sur la sellette ajoute beaucoup de piment.
Après un concert donné à la suite d'un dîner officiel,je l'ai vu se glisser
au milieu d'un groupe d'exécutants et raconter des histoires avec tellement
d'entrain que ses auditeurs ne cessaient de s'esclaffer.
Le Chancelier est également fort attiré par les questions mécaniques.
Sans aucune expérience pratique,il prend néanmoins un vif intérêt à tout
ce qui touche aux automobiles et aux canots à moteur.
Il est au courant des derniers perfectionnements du moteur à combustion
interne et il est prompt à s'assimiler les caractéristiques d'un nouveau modèle.
Herr Werlin,l'un des directeurs de la Société Daimler-Benz,et l'un de ses amis
intimes,m'a confié qu'au cours d'une discussion relative à l'ouverture
d'un salon de l'automobile,Hitler lui avait décrit avec une précision d'expert,
un moteur d'un type spécial qu'il avait vu à Vienne,au moins vinq-cinq ans auparavant
.
Lorsque s'ouvre le Salon de l'Automobile à Berlin,il consacre environ deux heures
par jour à examiner en détail chacune des voitures exposées.
Il affirme avoir couvert près d'un million de kilomètres en auto.
"Je suis reconnaissant à l'automobile car elle a mis toute l'Allemagne
à portée de main".
,se plaît souvent à déclarer le Führer.

(Hitler recevant un cabriolet des mains du Docteur Porsche)
Toutefois,il n'a aucun désir de conduire lui-même une auto.
"Ce n'est pas mon métier"  dit-il.
L'ardeur qu'apporte Mussolini à piloter des avions,des voitures de courses,
des motos et des canots à moteur échappe complètement à Hitler dont le tempérament
est moins débordant.
Il ne partage pas du tout l'amour de son collègue italien pour la vitesse.
Son train spécial ne doit pas dépasser le soixante à l'heure,ce qui d'ailleurs provient
surtout du fait qu'il dort très mal en chemin de fer,malgré le confort de son wagon
particulier pourvu d'une salle de bains en marbre dont le porte s'ouvre sur
sa chambre à coucher.
Hitler a une mémoire fantastique.Il se rappelle tous les livres qu'il a lus,
l'intrigue de toutes les pièces ou de tous les films auxquels il a assisté.
Les gens de son entourage savent que sa mémoire enregistre automatiquement
tout ce qu'ils disent et que leurs propres déclarations se retournerons contre eux
si plus tard il leur arrive de se contredire
.
Il est trop individualiste pour ménager ceux qui travaillent sous ses ordres:

"Il estime que ça ne vaut rien d'aider les gens à se sortir d'une difficulté"
,
a dit l'un de ses proches collaborateurs"
.

"Ce n'est que lorsque l'un de ses subordonnés est sur le point de succomber
sous le poids du travail ou des responsabilités qu'il vient à son secours.
Et encore se borne-t-il à soutenir la tête de l'homme hors de l'eau afin
qu'il puisse se tirer d'affaires par ses propres moyens"
.

Aussi inexorable que Hitler ait pu se montrer en certaines occasions,
il n'est pas d'un caractère rancunier.
 "De combien d'anciens ennemis vous êtes-vous vengé lorsque vous êtes
arrivé au pouvoir ? "


"D'aucun
,répont-il. Il y avait bien des gens
avec lesquels j'avais de vieux comptes à règler,mais lorsque je suis devenu
chancelier,tout cela m'a paru dérisoire.
Lorsque j'étais en prison à Landsberg,un des gardiens était très désagréable avec moi.
Il me traitai de "Dörfler" (lourdeau de village).Je reconnais qu'il a dû avoir
quelques serrements de coeur lorsque je suis devenu le chef du gouvernement,
mais c'eût été ridicule de lui faire quoi que ce soit".

Dès que le Chancelier est ému,sa générosité est prompte à s'exercer.
Au cours de l'été de 1936,il parcourait la Haute-Bavière en auto et s'était arrêté
au bord de la route pour admirer un paysage de montagne.
Une jolie paysanne d'environ dix-sept ans essaya de s'approcher de lui,
mais comme les gardes l'en empêchaient,elle fondit en larmes.
Hitler vit sa détresse et lui demanda ce qu'il lui arrivait.
Elle lui raconta qu'on avait expulsé son fiancé d'Autriche à cause de son attachement
aux doctrines nazies et qu'elle ne pouvait pas l'épouser parce qu'il n'avait pas
de travail.
Hitler promit de s'occuper des deux jeunes gens et il procura non seulement
une situation au garçon,mais il alla plus loin et installa le couple à Munich
dans un appartement où rien ne manquait,pas même un lit d'enfant
,
ajoute-t-il volontiers avec un sourire.
Le Chancelier obtint d'ailleurs sa récompense car,lorsqu'après son mariage
la jeune femme vint le remercier,elle se jeta à son cou et l'embrassa.


"...à la longue,les systèmes de gouvernement ne s'appuient pas sur la contrainte
et la violence,mais sur la foi en leur mérite,sur la sincérité dans la représentation
des intérêts d'un peuple et l'aide donnée à leur développement."

(A.Hitler,Mein Kampf,p.281)
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 00:07 (2013)    Sujet du message: Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire" Répondre en citant

Les amis intimes de Hitler prétendent qu'il est un mime excellent et aime
à raconter des anectodes auxquelles sa façon d'imiter les personnages
sur la sellette ajoute beaucoup de piment.
Après un concert donné à la suite d'un dîner officiel,je l'ai vu se glisser
au milieu d'un groupe d'exécutants et raconter des histoires avec tellement
d'entrain que ses auditeurs ne cessaient de s'esclaffer.
Le Chancelier est également fort attiré par les questions mécaniques.
Sans aucune expérience pratique,il prend néanmoins un vif intérêt à tout
ce qui touche aux automobiles et aux canots à moteur.
Il est au courant des derniers perfectionnements du moteur à combustion
interne et il est prompt à s'assimiler les caractéristiques d'un nouveau modèle.
Herr Werlin,l'un des directeurs de la Société Daimler-Benz,et l'un de ses amis
intimes,m'a confié qu'au cours d'une discussion relative à l'ouverture
d'un salon de l'automobile,Hitler lui avait décrit avec une précision d'expert,
un moteur d'un type spécial qu'il avait vu à Vienne,au moins vinq-cinq ans auparavant


Lorsque s'ouvre le Salon de l'Automobile à Berlin,il consacre environ deux heures
par jour à examiner en détail chacune des voitures exposées.
Il affirme avoir couvert près d'un million de kilomètres en auto.
"Je suis reconnaissant à l'automobile car elle a mis toute l'Allemagne
à portée de main".,se plaît souvent à déclarer le Führer.



 
(Hitler recevant un cabriolet des mains du Docteur Porsche)


Toutefois,il n'a aucun désir de conduire lui-même une auto.
"Ce n'est pas mon métier"  dit-il.
L'ardeur qu'apporte Mussolini à piloter des avions,des voitures de courses,
des motos et des canots à moteur échappe complètement à Hitler dont
le tempérament  est moins débordant.
Il ne partage pas du tout l'amour de son collègue italien pour la vitesse.
Son train spécial ne doit pas dépasser le soixante à l'heure,ce qui d'ailleurs provient
surtout du fait qu'il dort très mal en chemin de fer,malgré le confort de son wagon
particulier pourvu d'une salle de bains en marbre dont le porte s'ouvre sur
sa chambre à coucher.
Hitler a une mémoire fantastique.Il se rappelle tous les livres qu'il a lus,
l'intrigue de toutes les pièces ou de tous les films auxquels il a assisté.
Les gens de son entourage savent que sa mémoire enregistre automatiquement
tout ce qu'ils disent et que leurs propres déclarations se retournerons contre eux
si plus tard il leur arrive de se contredire

.
Il est trop individualiste pour ménager ceux qui travaillent sous ses ordres:

"Il estime que ça ne vaut rien d'aider les gens à se sortir d'une difficulté"

a dit l'un de ses proches collaborateurs"
"Ce n'est que lorsque l'un de ses subordonnés est sur le point de succomber
sous le poids du travail ou des responsabilités qu'il vient à son secours.
Et encore se borne-t-il à soutenir la tête de l'homme hors de l'eau afin
qu'il puisse se tirer d'affaires par ses propres moyens"

.


Aussi inexorable que Hitler ait pu se montrer en certaines occasions,
il n'est pas d'un caractère rancunier.
 "De combien d'anciens ennemis vous êtes-vous vengé lorsque vous êtes
arrivé au pouvoir ? "


"D'aucun
,répont-il. Il y avait bien des gens
avec lesquels j'avais de vieux comptes à règler,mais lorsque je suis devenu
chancelier,tout cela m'a paru dérisoire.
Lorsque j'étais en prison à Landsberg,un des gardiens était très désagréable avec moi.
Il me traitai de "Dörfler" (lourdeau de village).Je reconnais qu'il a dû avoir
quelques serrements de coeur lorsque je suis devenu le chef du gouvernement,
mais c'eût été ridicule de lui faire quoi que ce soit".


Dès que le Chancelier est ému,sa générosité est prompte à s'exercer.
Au cours de l'été de 1936,il parcourait la Haute-Bavière en auto et s'était arrêté
au bord de la route pour admirer un paysage de montagne.
Une jolie paysanne d'environ dix-sept ans essaya de s'approcher de lui,
mais comme les gardes l'en empêchaient,elle fondit en larmes.
Hitler vit sa détresse et lui demanda ce qu'il lui arrivait.
Elle lui raconta qu'on avait expulsé son fiancé d'Autriche à cause de son attachement
aux doctrines nazies et qu'elle ne pouvait pas l'épouser parce qu'il n'avait pas
de travail.
Hitler promit de s'occuper des deux jeunes gens et il procura non seulement
une situation au garçon,mais il alla plus loin et installa le couple à Munich
dans un appartement où rien ne manquait,pas même un lit d'enfant

,
ajoute-t-il volontiers avec un sourire.
Le Chancelier obtint d'ailleurs sa récompense car,lorsqu'après son mariage
la jeune femme vint le remercier,elle se jeta à son cou et l'embrassa.




"...à la longue,les systèmes de gouvernement ne s'appuient pas sur la contrainte
et la violence,mais sur la foi en leur mérite,sur la sincérité dans la représentation
des intérêts d'un peuple et l'aide donnée à leur développement."


(A.Hitler,Mein Kampf,p.281)
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


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Roro II


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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 00:11 (2013)    Sujet du message: Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire" Répondre en citant

Bien qu'il soit sujet à de violents accès de colère,il est plein d'égards
pour ses subordonnés et ses domestiques;cependant,sa personnalité
et son prestige sont si forte que,sans qu'il y soit pour rien,son entourage,
surtout à Berlin,manifeste pour lui une crainte mêlée d'admiration.
Il n'y a pas à s'y méprendre,c'est bien une atmosphère de cour qui règne
à sa résidence officielle,quoiqu'on observe une étiquette aussi simple
que possible en un lieu où se tient le chef d'un gouvernement.
L'Etat-Major particulier du Chancelier se compose de trois assistants qui travaillent
d'arrache-pied jusqu'à une heure avancée de la nuit.
Le plus connu d'entre eux est l'Obergruppenführer Wilhelm Brückner qui collabore
avec Hitler depuis les premiers temps de Munich et partagea sa captivité à Landsberg.
Brückner est un homme au visage jovial.Il mesure à peu près 1,95 m et est taillé
en proportion.
Lorsqu'on aperçoit sa silhouette imposante,son visage rougeaud,ses yeux pétillants
et sympathiques on peut être sûr que Hitler n'est pas loin.
On raconte volontiers en Allemagne que Brückner et deux ou trois autres collaboraturs
immédiats de Hitler ont conclu une sorte de "Pacte de Mort",jurant de ne pas survive
à leur chef s'il rencontrait une fin tragique. 




Herr Schaub est l'un des autres assistants.
C'est un personnage au visage pâle et grave.
Il porte oujours l'uniforme noir des S.S. tandis que Brückner porte en général
l'uniforme kaki des troupes d'assauts.
Herr Schaub est un Bavarois de souche paysanne.Son premier contact avec Hitler
fut entouré de circonstances romanesques.
Employé subalterne des postes,il s'affilia aux Chemises Brunes dès le début.
Avant le putsch de Munich de 1923,Hitler remarqua dans les rans de ses partisans
un certain homme qui défilait toujours en boîtant.
Lorsque le Chancelier fut emprisonné à Landsberg,cet inconnu,dont la claudication
provenait d'une blessure de guerre,vint lui demander un jour de le prendre
comme secrétaire non rétribué.
Hitler ne se trompa pas sur l'ardent dévouement que trahissait le visage
de Herr Schaub et,depuis cette époque,celui-ci partagea la fortune de son chef,
d'abord dans les mauvais moments,puis maintenant dans les bons.
Le capitaine Wiedemann est le troisième assistant.C'est un bel homme brun.
Sa carrière est encore plus extraordinaire car,durant la dernière partie de la guerre,
il commandala compagnie de Hitler au 16è régiment d'infanterie bavaroise.
Ce fut aux premiers temps du Parti que le capitaine Wiedemann se rendit
compte soudain que le prophète du redressement national,
dont on commençait à parler en Bavière,n'était autre que son ancien caporal
et agent de liaison.
Il alla le voir et mit ses services et ses capacités à sa disposition,si bien qu'aujourd'hui
il est l'un des trois hommes qui touchent de plus près son ancien subordonné.
Trois valets de chambre,tous trois jeunes hommes appartenant à la Leibestandarte,
ou Garde Personnelle,et portant l'uniforme noir de leur corps,accompagnenr partout
Hitler.
Ces hommes et les chauffeurs du Chancelier entretiennent des relations
démocratiques

et presque amicales avec leur maître.
Voyageant dans le train spécial de Hitler,je les ai vus,au wagon-restaurant,
dîner à une table voisine de celle où le Chancelier avait pris place en compagnie
du Maréchal von Blomberg,du Général von Fritsch et de l'Amiral von Reader,
commandant en chef des forces navales.
Hitler est protégé par un petit groupe de détectives sous les ordres
du capitaine Rattenhüber,militaire au teint bronzé qui,à l'exemple de ses hommes,
porte toujours l'uniforme des SS.
Que le Chancelier,à Munich,dîne dans un restaurant,ce qu'il adore,ou qu'à Berlin,
il traverse le salon de thé de l'hôtel Kaiserhof,ces gardes le précèdent de quelques
minutes et,après un coup d'oeil autour d'eux,s'installent à une table proche de celle
qu'il occupera.
Pourtant,Hitler n'a aucune crainte de l'assassinat car il estime que sa destinée
le protège.

"J'ai toujours pensé que je serais un grand homme,même dans mes jours
les plus pénibles

"

,dit, "et j'ai la conviction que je vivrai
assez longtemps pour accomplir ma tâche".

Les récits du passage en trombe de son auto fermée dans les rues entre deux rangs
de SS,sont purement imaginaires.
Nul chef d'Etat ne se montre plus volontiers à la foule.
On le voit souvent debout auprès du chauffeur,dans une voiture découverte
qui roule au pas.
En septembre,au Congrès du Parti,il occupe la même tribune que des milliers
de spectateurs parmi lesquels se trouvent de nombreux étrangers invités
par le gouvernement.
Je l'ai vu arriver sans qu'on l'attendit à la représentation de la Passion d'Oberammergau
et se mêler à une foule de gens de toutes nationalités.




A Munich il lui faut souvent se frayer un chemin jusqu'à sa voture au milieu
d'une cohue d'admirateurs délirants.
Moins de six semaines après la "Purge" du 30 juin 1934,il n'hésita pas à assister
le 6 août,avec tous les membres du gouvernement aux funérailles du Président Hindenburg

.
Le mémorial de Tannenberg,avec ses sept tours dressées vers le ciel,
était noir de monde et le Chancelier se tenait au centre,si exposé que la police secrète
 était rongée d'inquiètude.

Bien que Hitler porte toujours sur lui un révolver,ainsi que me l'ont dit ceux
qui ont sa confiance,il a les nerfs solides.
Un jour qu'il recevait quelques jeunes femmes,l'une d'elles,par malice,
laissa tomber un Knallerbse sur le sol.
Un Knallerbse est une sorte de bombe en carton que l'on vend à Munich
au moment du carnaval.L'engin d'un mélange de calcium et de soufre éclate
au moindre choc avec un boum ! qui ferait sauter en l'air presque tout le monde,
sans parler d'un dictateur.
Hitler,lui,ne manifesta aucun effroi et se contenta de rire.
A Berlin,sa résidence officielle,reliée par un passage à la Chancelier située
dans la Wilhmstrasse est "administrée" par Herr Kannenberg,
un ancien propriétaire de restaurant qui connaît Hitler depuis fort longtemps
et lui sert désormais de majordome.
Herr Kannenberg est musicien et joue fort bien de l'accordéon.
Il possède tout un répertoire de chansons allemandes et anglaises dont il régale
le Chancelier et ses  invités.
Il a beau être petit,sa corpulence est majestueuse et,lorsqu'il se tient derrière
la chaise de son maître,pendant un dîner intime,l'une des plaisenteries favorites
de Hitler consiste à lancer par-dessus son épaule:

"Kannenberg,dis-nous combien de mentons tu as réellement."

L'appartement que Hitler occupe au n°16 de la Prinzregentenplaz à Munich
est tenu par un couple,Herr Winter et son épouse.
L'installation de cet appartement sans prétention indique que sa haute situation
n'a pas altéré les goûts simples de Hitler

.
C'est exactement le genre d'intérieur que pourrait avoir un homme d'affaires
 gagnant 1500 livres sterling par an.
La maison est située dans un faubourg de la ville et se dresse au coin d'un jardin.
A côté de l'entrée se trouve un petit restaurant.
Les voisins de Hitler sont des gens dans lesquels la police secrète a la plus entière
confiance.Ils bénéficient des mesures de protection dont on entoure la personne
du Chancelier.
 Au rez-de-chaussée est installée une salle de garde où un certain nombre
de détectives sont toujours de faction.
Deux d'entre eux font les cent pas devant l'immeuble et c'est un SS en uniforme
qui ouvre la porte donnant sur la rue.
Un large escalier de bois conduit au second étage.
Rien sur la porte de l'appartement n'indique que là se trouve la résidence privée
de l'homme le plus en vue d'Allemagne.
Le vestibule de forme triangulaire est garni,sur un côté,d'étagères remplies
de livres au-dessus desquelles est suspendu un portrait de Frédéric le Grand.
La pièce principale,longue et étroite,comporte un angle rentrant analogue
à celui du vestibule.De nombreux tableaux ornent les murs.
Outre un Cranach du XVè siècle et l'original du célèbre portrait de Bismarck
par Lenbasch,on y voit plusieurs de ces toiles populaires,peintes par José Frappa,
artiste français de la fin du siècle dernier,et qui représentent des cardinaux
en robes écarlates dînant au milieu d'un cadre somptueux

.*
La pièce contient bon nombre de meubles,tous modernes,en érable de couleur claire.
A l'une des extrémités est aménagée une sorte d'alcôve,que les Allemands
appellent erker,séparée du reste du salon par une cloison basse et renfermant
une table ronde au dessus de marbre "verde antico".
C'est à cette table que Hitler reçoit ses invités.


 
"Je ne le connaissais (Hitler) qu'en tant que responsable des droits vitaux
du peuple allemand et je voyais en lui la bonté envers les travailleurs,
les femmes et les enfants et celui qui comblait les intérêts vitaux de l'Allemagne.
Je n'ai pas pu reconnaître le Hitler de ce procès."

(Fritz Sauckel au procès de Nuremberg,23 août 1946)

* La rumeur depuis 1945, prétend qu'Hitler voulait éradiquer l'Eglise,
pourquoi orner son appartement privé d'un tableau avec des cardinaux ? 
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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 00:15 (2013)    Sujet du message: Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire" Répondre en citant

"Au Berg",comme le Chancelier et ses amis ont coutume d'appeler sa demeure
de Berchtesgaden,la plus âgée des demi-soeurs de Hitler,Frau Raubal,
avec laquelle il avait vécu à Munich,aux premiers temps du Parti,
et qui avait perdu son mari,était primitivement chargée de présider
 aux arrangements domestiques.
Frau Raubal est une imposante femme de quarante-cinq ans,bâtie en force
et qui ne ressemble nullement au Führer.
Il y a deux ans,elle s'est remariée et s'en est allé habiter Dresde avec son nouvel
époux,un professeur de l'Université,sensiblement du même âge qu'elle.
Son frère n'a pas assisté à son mariage.
Ses amis prétendent qu'il désapprouve le mariage entre les personnes d'un certain âge.
Le Berg" ou Haus Wachenfeld,ainsi que la maison s'appelait auparavant,a été
récemment transformé et rendue méconnaisable.
Lorsque Hitler l'acheta en 1923,c'était un chalet d'été tout blanc,tel qu'on en découvre
en Haute-Bavière,avec un toit en saillie et des balcons de bois sculptés.
La villa a pris maintenant les proportions d'un palais et comporte des salles
de réception de style moderne qui rappellent beaucoup celles conçues par Hitler
pour la Chancellerie de Berlin.
Le hall d'entrée est remarquable par son immense fenêtre unique qui,
occupant tout un pan de mur,offre au visiteur extasié un panorama sublime
sur toute la chaîne des Alpes bavaroises.



En faisant reconstruire sa demeure,Hitler a pris soin de garder intacte l'ancienne
Haus Wachenfeld tout en l'englobant dans les agrandissements car,a-t-il dit,
les nombreuses conférences qui s'y tinrent et les décisions qui y furent prises
lui confèrent une valeur historique.
Au milieu des montagnes de la frontière allemande,Hitler retrouve la paix de l'esprit.
Le cadre étouffant de la Chancellerie de Berlin,où les gens défilent constamment
pour l'entretenir d'affaires officielles,lui devient parfois intolérable.
Sans crier gare,il commande son avion et vole jusqu'à Munich ou à quelque autre
aérodrome proche de Berchtesgaden d'où il part en auto pour le "Berg".



Comme il lui prend de plus en plus souvent fantaisie de secouer la routine officielle,
Berchtesgaden tend à devenir une seconde capitale diplomatique.
Des ambassadeurs y sont allés présenter leurs lettres de créance et les ministres
ont l'habitude d'être convoqués au "Berg" en conférence.
Un détachement de "Gardes du Corps" de Hitler est cantonné non loin de là et,
dans les alentours des précautions considérables ont été prises pour assurer
la défense de la demeure.
A Berchtesgaden ,le Führer mène une vie simple.Il revêt en général le costume
des paysans bavarois ou bien il s'habille en civil.
De la maison,qui est construite sur un éperon à flanc de montagne,une allée
carrossable descend en ligne droite à la route où un poste de gardes SS
est toujours en faction.



C'est là que,pendant les vacances surtout,se réunit chaque jour une foule d'Allemands
qui espèrent voir leur chef.Hitler adore descendre l'allée à pied pour les saluer.
Il s'intéresse spécialement aux enfants,signe les portraits que les bambins
lui tendent et parfois les invite à monter prendre de la limonade ou des gâteaux.
Il n'en veut pas non plus à la jeunesse de le déranger lorsqu'il est en train de dîner
dans un de ses petits restaurants préférés de Munich.
Au contraire,il permet à des groupes des "Jeunesses Hitlériennes" ou
de la "Ligue des Jeunes Filles Allemandes" de s'approcher de lui.
En général,il va jusqu'à les inviter à sa table,distribue des poignées de mains
et commande pour tout le monde des glaces et des chocolats.



Son appartement de Munich et sa villa de  Berchtesgaden lui appartiennent en propre
et c'est lui qui assume les dépenses relatives à leur entretien.
Sa résidence officielle de Berlin,son état-major particulier et ses autos sont à la charge
du gouvernement allemand.
La vente de son autobiographie,Mein Kampf,le manuel politique de l'Allemagne,
lui a rapporté jusqu'à 50 000 livres sterling en une seule année.
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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 10:49 (2013)    Sujet du message: Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire" Répondre en citant

Quel brave homme ! On en est confondu !
Bon, disons que c'est le côté positif de la médaille, mais n'oublions tout de même pas que Hitler était le chef d'un état totalitaire, dont la police politique et les régiments d'assaut ne plaisantaient pas avec les "opposants"...
Alors je veux bien qu'oncle Adolf soit attendri par le petit chien chien à sa mémère, mais il ne pouvait ignorer les millions de gens qui crevaient dans les camps de concentration qu'il avait ordonné de construire !
Alors c'est bien de nous raconter la "bonté" de cet homme mais trop c'est trop. Ou alors je vais être obligé de mettre sur ce forum l'hagiographie de Staline "petit père des peuples" si attendrissant quand il faisait des risettes aux bébés...
Je vérouille.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:22 (2016)    Sujet du message: Autopsie d'un livre de mauvaise propagande :Hitler :"La véritable histoire"

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