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Le procès de Maurice Papon : le procès de la France

 
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Roro II


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MessagePosté le: Sam 9 Fév - 19:37 (2013)    Sujet du message: Le procès de Maurice Papon : le procès de la France Répondre en citant

 

 Le professeur Michel Bergès découvre soudain,la réalité de la vie
des juifs de France sous l'Occupation..

 
 

(photo: Maurice Papon/Archives journal:Sud-Ouest)
 Sous le titre de La Vérité n'intéressait personne 
Maurice Papon et le professeur Michel Bergès viennent de publier leurs entretiens
 sur ce qu'ils appellent un procès contre la mémoire
(éd. François-Xavier de Guibert,10/1999,358 p:ISBN:2-86839-615-1/21,34 euros)
 

Ces entretiens fourmillent de révélations sur la personnalité de M.Papon,
sur la conduite du procès et sur l'existence de documents délibérément écartés
à la fois par les juges de la cour d'assises,par le ministère public,par les parties civiles
et même par l'avocat principal de l'accusé:le trop complaisant Jean-Marc Varaut... 
                 Je ne retiendrai ici qu'une seule de ces révélations:
Elle concerne la découverte par Michel Bergès des archives de Joseph Cohen,
  Grand Rabbin de Bordeaux pendant l'occupation allemande....
                              
  Le revirement de Michel Bergès.
 

Historien,professeur de sciences politiques à l'Université Montesquieu (Bordeaux IV)
fin connaisseur des arcanes administratives et policières,Michel Bergès travaillait
sur l'histoire de Bordeaux pendant l'occupation jusqu'au jour ou il lui fut donné
 de découvrir quelques documents de la préfecture de la Gironde qui lui parurent
 mettre gravement en cause à la fois Maurice Sabatier,qui avait été préfet régional
de Bordeaux,et son secrétaire général Maurice Papon....
 Le professeur eut alors tôt fait de se muer en un véritable procureur instruisant 
à charge le dossier de M.Papon... 
 
Ancien sympathisant communiste,il s'associa au juif communiste Michel Slitinsky
 dans la chasse au prétendu collabo,
Le revirement parut inexplicable et,à l'époque du procès,l'intéressé lui-mème ne fournit
 pas de claire explication sur les motifs d'une telle métamorphose...
 Il se décide à le faire dans ce livre dont l'achevé d'imprimer date d'octobre 1999..
             
- La découverte des archives du Grand Rabbin Cohen-

 Il faut attendre les toutes dernières pages de La Vérité n'intéressait personne
  pour trouver le mot de l'énigme..
A la page 322,on lit en effet sous la plume de l'historien:
 
Ma découverte des archives du Grand Rabbin,en janvier 1991 fut pour moi un électrochoc..
  
  
Il est clair que, jusqu'en janvier 1991, M.Bergès croyait encore à la version,
devenue officielle,de l'histoire de la seconde guerre mondiale,version selon laquelle:
 
les nationaux-socialistes s'étaient acharnés pendant la guerre à pourchasser,
traquer,débusquer, interner,déporter, exterminer tous les juifs d'Europe occupée ..
(sic!)
En ouvrant les archives du Grand Rabbin Joseph Cohen,un autre monde était
 subitement apparu au professeur:
 Celui de juifs qui,certes,pouvaient vivre dans l'angoisse mais qui,pour beaucoup
d'entre eux,vaquaient à leurs occupations professionnelles,commerciales,
confessionnelles et parfois entretenaient des rapports de confiance avec les autorités
 du gouvernement de Vichy et mème,fut-ce à contre-coeur,des relations ouvertes
avec les autorités allemandes..
Mis à part les cas de represailles,souvent aveugles,les juifs qui observaient
 les ordonnances allemandes ou les directives de Vichy ne risquaient pas l'arrestation
et pouvaient fréquenter leurs synagogues dans lesquelles continuaient d'officier
leurs rabbins...
(Dans beaucoup de leurs camps,les juifs étaient bien traités et relativement libres
 de leurs mouvements, ils pouvaient mème bénéficier de permissions pour se rendre
 dans la ville la plus proche...
Voyez,par exemple,le récent ouvrage de Mouny Estrade-Szwarckopf et Paul Estrade, 
  Un camp de Juifs oublié : Soudeilles (corrèze) 1941-1942,
 éd.Les Monédières,1999, page 246).
 
 Dans ce camp,il n'y avait pas de barbelés,pas de miradors, pas de sévices corporels,
 un encadrement sympathique,sans haine,sans réflexions désobligeantes,
très compréhensif ,et l'attitude de la population était ;cordiale et sympathique;( page 9).
 Il n'y avait ni gendarmes ni police ( page 39).
 Il y avait,dans de bien modestes proportions,concerts, théâtre et cabaret( p.46--47).
 Des rabbins y officiaient dont un jeune de Brive qui ;après la guerre ,devait finir
Grand Rabbin du Canada ;(p.43) .  
  
   
 
 
 Au sujet de ces archives,pour lui soudain si révélatrices,le professeur écrit:
 

 
 Elles révélaient une autre réalité faisant s'écrouler la suspicion systématique
que j'avais à l'encontre de l'équipe préfectorale (en montrant clairement les relations
 de confiance;du chef de la communauté israélite avec le service de Pierre Garat
( chef du service des Affaires juives à la préfecture de la Gironde), le préfet Sabatier 
 et l'intendant de police Duchon), et force me fut de reconnaitre que le dossier était
 plus complexe que je ne l'imaginais au début.
Mes découvertes ultérieures dans les archives m'ont confirmé dans cette position précautionneuse"
(p 322).
        
  - Exemptions du port de l'étoile jaune-

 Au nombre des surprises qui assaillirent alors M.Bergès figura,par exemple,
 le chiffre stupéfiant en soi
,nous confie-t-il (p. 202),
des  exemptions du port de l'étoile jaune:1181 cas,dont 950 au bénéfice de juifs français
et 231 pour les juifs étrangers..   

A vrai dire,ce chiffre n'est stupéfiant que pour ceux,historiens ou profanes,
qui ont fini par ajouter foi, les yeux fermés,aux récits hallucinant dont on nous
 abreuve sur l'histoire des juifs pendant l'occupation...
Rappelons au passage que l'astreinte au port de l'étoile jaune avait été édictée essentiellement pour des raisons de sécurité militaire et que le gouvernement de Vichy, s'opposa,avec succès
 à l'extension de cette mesure dans la zone dite libre... 
                              
                                     
 
 -Par sa fuite le Grand Rabbin avait provoqué arrestations et déportations-

 "Contrevenant à une ordonnance allemande,Joseph Cohen avait fait passer
 l'un de ses enfants de son domicile de Bordeaux, zone militaire, en zone libre"

( p.208)...
 
"Encore une fois,pour des raisons de sécurité militaire,les Allemands ne pouvaient
tolérer la libre circulation de personnes entre,d'une part,une zone militaire
particulièrement sensible et une zone sur laquelle leur controle était limité
et par trop indirect..
Aussi le 16 décembre 1943,Lucien Déhan, délégué français de la police des Questions juives
 et le lieutenant Erich Mayer, responsable allemand des  Affaires juives,
vinrent-ils interroger ou interpeller le Grand Rabbin à son domicile...
Mais ce dernier,sans doute averti,avait pris la fuite... 
E.Mayer, estimant que J.Cohen devait se cacher chez d'autres juifs de Bordeaux,
 décida l'arrestation de principe,de tous les juifs français de la ville.. 
 - Le Grand Rabbin devait se trouver caché (...) dans une famille bordelaise...
Les SS avaient d'ailleurs donné son signalement à la police française.
Donc,en arrêtant tous les juifs français de Bordeaux,on devait pouvoir le retrouver."

 (p.214)
 
"Les autorités de la préfecture,y compris M.Papon avaient pour habitude d'intervenir
auprès des Allemands en faveur des victimes d'arrestations et de multiplier les
expédients pour contrecarrer autant que possible les effets de la répression...
Dans le cas de J.Cohen,les autorités françaises se trouvèrent comme paralysées
et prises au piège:
 -elles s'étaient  en quelque sorte portées garantes du Grand Rabbin auprès des Allemands...
 M.Papon explique comment,pris entre les exigences des Allemands, rendus à l'époque
 de plus en plus nerveux par le développement du terrorisme et de l'anarchie ,
et celles du gouvernement de Vichy, de plus en plus soucieux du maintien de l'ordre...
        
    
 - La négociation était devenue quasiment impossible :
 
 
   Les injonctions allemandes étaient plus brutales.
Il ne restait plus guère de marge de manoeuvre.
De plus il est clair que nous étions un peu les garants du Grand Rabbin vis-à-vis
 des SS ....
 Sa fuite rendait la négociation quasi impossible.
Sans compter qu'en téléphonant à Laval,,on s'est rendu compte de l'influence
 de Darnand !   Comment s'en sortir?
  Les logiques totalitaires d'asservissement sont toujours inextricables."
(p.217) .
 
C'est à tort que M.Papon,dans cette dernière phrase,attribue au totalitarisme
une ou des logiques;qu'on retrouve plus simplement dans toute armée et toute police,
fut-ce dans un régime démocratique,quand elles ont en charge le maintien de l'ordre
en temps de guerre,on a vu cette mème logique, s'exercer plus tard,sans l'excuse
de la guerre,dans l'Allemagne occupée par les forces alliées..
Comme pour les attentats perpétrés contre des soldats allemands,
 les inévitables représailles accablèrent des innocents...

M.Papon n'encourait aucune responsabilité dans ces représailles...

     
Le seul responsable avait été l'irresponsable Joseph Cohen....
 
Cela,ni Me Varaut au procès,ni M.Papon ou M.Bergès dans ce livre
ne l'ont proclamé (?) 
   - Il est des interdits que personne n'ose enfreindre (?) ,
 J-M Varaut, M.Papon et M.Bergès ont tous trois un point commun: 
  Ils ont reculé devant la perspective de mettre les juifs en cause (?)
      
Pourtant,ainsi qu'on le verra plus loin,l'intérèt aussi bien de la vérité et de la justice
que de la défense de l'accusé aurait exigé une telle mise en cause...

.../....  
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


http://www.phdnm.org/uploads/3/0/0/1/3001973/seize_pages-1.htm


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MessagePosté le: Sam 9 Fév - 19:37 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Roro II


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MessagePosté le: Sam 9 Fév - 19:41 (2013)    Sujet du message: Le procès de Maurice Papon : le procès de la France Répondre en citant

 
  -  Un honnête compte rendu du "juif" Frédéric Léon-

 Frédéric Léon qui deviendra plus tard membre de la Résistance juive,
 fut épargné par les Allemands lors des opérations de représailles et,
 le  10 janvier 1944,il put donc adresser un compte rendu de ces évènements
dramatiques à Georges Edinger,responsable,à Paris,de la très officielle:
Union Générale des Israélites de France ( UGIF).
Voici des extraits de sa lettre dont dont je souligne quelques fragments:
                           
 "Resté à peu près seul du personnel à Bordeaux à m'occuper des pauvres,des malades
et infirmes ("juifs" ) qui nous restent, je prends la liberté de vous écrire quoi-qu'inconnu
de vous, pour vous mettre au courant de la situation qui est faite à nos coreligionnaires.
Vous ètes certainement au courant du départ de notre rabbin,"départ qui a entrainé
des représailles", arrestation du personnel de la "maison du Consistoire,,
ainsi que des vieillards de la "maison de retraite" et de son personnel au complet.
Votre déléguée(de l'UGIF),Mlle Ferreyra,honorée et estimée de tous n'a pu supporter
 d'envisager la déportation et s'est suicidée davant ceux qui venaient l'arrèter (...) 
et je suis tous les jours harcelé par "les pauvres qui demandent quand ils vont pouvoir
toucher les secours" que Mlle Ferreyra leur distribuait au nom de l' UGIF (...)
Il y avait à ]Bordeaux deux Messieurs qui étaient délégués par l'UGIF pour aider 
Mlle Ferreyra mais tous deux se rendant compte que la carte de l'UGIF,
 loin de les abriter, ne servait en somme "qu'à servir d'otage en cas d'histoires causées
par les coreligionnaires", ne veulent plus rien entendre et s'en désintéressent (...),
  "sauf le cas de représailles on n'a jamais arrèté que ceux qui directement ou indirectement n'observaient pas les ordonnances allemandes"
(p.209-210)  
 
 Cette dernière remarque était justifiée et valait pour la France entière..
 

Après la guerre,les troupes d'occupation des alliés en Allemagne et en Autriche
ne se priveront pas de recourir à des ordonnances identiques et, parfois, à des mesures
nettement plus draconiennes (confiscation systématique de l'or, de l'argent, du platine,
d'usines, de brevets,  d'oeuvres d'art, obligation du port d'un signe distinctif
 pour des millions d'hommes, de femmes et d'enfants, gigantesques déportations
 ou déplacements de populations,représailles, exécutions sommaires, condamnations
judiciaires ou extra-judiciaires des vaincus par les vainqueurs,régimes politiques imposés,
 et mème constitutions écrites par le vainqueur,millions de livres brûlés,etc..)
        
   -Un professeur candide et relativement courageux -


 Si je me suis limité à l'étude d'un seul aspect de ces entretiens de M.Papon 
avec le professeur M.Bergès,c'est que cet aspect,comparé à bien d'autres révélations
du même ouvrage,me paraît essentiel:
 D'abord, il nous remet en mémoire ce qu'à réellement été,pendant les années
 de l'occupation,la situation des juifs de France,que ceux-ci eussent été nationaux, assimilés,étrangers ou apatrides,à ce point de vue,il contribue à faire litière
de certains mythes de la propagande. 
Ensuite,il nous permet de prendre la mesure du degré de sidération ou,plus d'un
demi-siècle après les évènements,sont parvenus des chercheurs de bonne foi
comme M.Bergès,deviennent également apparentes la lenteur et les hésitations
de ces chercheurs à retrouver les réflexes élémentaires de l'historien....
       
    -A M.Bergès il aura fallu un "électrochoc" pour s'éveiller !
 

       
Puis,une fois éveillé,s'il s'était inspiré du comportement de certains révisionnistes
 devant les tribunaux,il n'aurait pas "précautionnement" ou frileusement rétabli
la vérité des faits, il aurait parlé haut..
Il aurait,par exemple ,souligné le caractère irresponsable du Grand Rabbin
Joseph Cohen,en particulier et,en général,de certains de ses "coreligionnaires",
comme le dit Frédéric Léon..    
 
 - Un accusé innocent et trop respectueux-
 
                       
  L'innocence de M.Papon "crève les yeux "..   
 
  
 On sort de la lecture de cet ouvrage comme laminé par un appareil démonstratif
des plus puissants..
 Il est évident que, respectueux de l'ordre établi comme pouvait l'être
un haut fonctionnaire de l'époque, l'homme, pendant toute la guerre, n'a pas cessé,
pour autant, de multiplier les entorses à son devoir d'état afin de venir en aide aux "juifs'...
Je déplore que,trop bien élevé dans le respect des institutions,des bons usages
 et de la pure civilité, il s'en remis à un avocat,Jean-Marc Varaut,qui était plein
de complaisance pour les tabous du siècle, pour ses confrères "juifs" ainsi que
 pour les photographes et le monde médiatique...
Pourtant M.Papon avait été conseillé par certains d'axer sa défense non pas
sur une ligne révisionniste c'était trop lui demander, mais sur "les juifs bruns"..  
Les voies à suivre étaient simples, afin d'exiger l'ouverture complète des archives
 de l'UGIF,du Grand Rabbinat de France,du Consistoire central, de l'Aumônerie
 générale israélite,des Eclaireurs israélites de France,de l'American Joint,
Distribution Committee: 
(organisme "juif" qui,avec l'autorisation  des Allemands,avait ses représentants
dans toute l'Europe occupée et distribuait de l'argent aux "juifs"
!)
de la Fédération des sociétés juives de France et du camp de Drancy
(avec son administration juive qui effectuait notamment le tri des "déportables"
pour constituer les convois) et tout cela pour les années 1940-1944...
Pour le coup,les juges de M.Papon,les parties civiles,les avocats "juifs" auraient subi
]un formidable "électrochoc",à coup sûr encore plus électrisant pour eux que
ne l'avaient été, pour M.Bergès,les seules archives du Grand Rabbin de Bordeaux
 lues dans le secret d'un cabinet de travail..
M.Papon avait été prévenu de ces archives-là, il découvrirait,du  côté des instances "juives",
mille exemples de "collaboration",de "coopération"
 et de "recherches de compromis", plus ou moins forcés, avec le gouvernemen
 de Vichy ou les Allemands... 

Au fond, les responsables "juifs" de France n'ont pas fait exception....
 

Ils ont,eux aussi, manoeuvré, louvoyé,donné pour recevoir, pratiqué la politique
du moindre mal,navigué à l'estime tout comme la plupart des représentants
 de l'Etat français,en  particulier Philippe Pétain,Pierre Laval et les membres
du corps préfectoral... 
Il avait été conseillé à M.Papon d'exiger l'ouverture des archives du CRIF,
afin de rendre public le dossier de ces scandaleux procès à "huis clos" ou,
après la guerre, des "juifs" accusés de collaboration avaient bénéficié du privilège
de passer devant des "tribunaux d'honneur" uniquement composés de leurs
 coreligionnaires:
 
 "tous les accusés avaient été acquittés !"
 


Pour la défense de Papon sur cet axe là, les avocats de M.Papon avaient la tâche facile,
il suffisait en effet de reprendre mot à mot les arguments employés par les "juifs"
 qui,accusés, présentaient leur défense aux juges israélites de ces tribunaux d'honneur
désireux de justifier  leurs verdicts d'acquittement....
On aurait alors constaté que les "juifs" n'avaient pas de leçons de conduite à donner
aux Gentils...
 

Pour ne prendre qu'un exemple,les juges de M.Papon,qui devaient bien savoir que "juger"
c'est "comparer", auraient ainsi appris qu'au chapitre des Français morts en déportation
 pour cause de résistance (et non pour crimes ou délits de droit commun) il était,
dans l'absolu,certainement mort plus de prêtres catholiques ou de pasteurs protestants
que de rabbins ou de ministres du culte israélite...
Seuls 17 rabbins furent déportés,encore faudrait-il connaître le motif exact
de la déportation dans chaque cas...
Au sujet du Grand Rabbin Kaplan qui, pendant la guerre,avait entretenu
de bonnes relations avec le gouvernement de Vichy et qui, après la guerre,
avait eu pour cette raison à essuyer quelques critiques. 
Simon Schwarszfuchs écrit:
    
  "Il n'eut aucun mal à reconquérir cette sympathie (dont il bénéficiait de la part
de ses coreligionnaire) une fois que ses fidèles furent mieux renseignés sur le role
qu'il avait joué pendant la guerre..
On peut d'ailleurs considérer que les diverses communautés( juives) ne furent pas
mécontentes du role joué par leurs rabbins pendant l'occupation:

- la très grande majorité n'avait pas songé à quitter leur poste pour la Suisse
ou l'Espagne, ni mème pour la clandestinité...
Les services religieux furent règulièrement célébrés partout ou le nombre
et la disponibilité des fidèles le justifiaient..
A Paris  la plupart des grandes synagogues étaient restées ouvertes pendant
 toutes les hostilités."
 
(Voy.Les Consistoires :la reconstruction dans l'immédiat après-guerre
 (1945-1949
)" ( 'Le Monde juif' septembre-décembre 1996,p.97)
    
  .../....
_________________
L'autre Histoire :

"qui n'entend qu'un son,n'entend qu'une cloche."


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MessagePosté le: Sam 9 Fév - 19:44 (2013)    Sujet du message: Le procès de Maurice Papon : le procès de la France Répondre en citant

                         
  -Une mascarade judiciaire- 

   
A la lecture de ce solide ouvrage de M.Papon et de M.Bergès,
on constate que la machine judiciaire française mérite sa détestable réputation...
 Le procès Papon,le plus long procès criminel de notre histoire,aura été
 une disgrâce pour le président de la cour d'assises
 (on retiendra à ce propos le nom de Jean-Louis Castagnède),
pour ses assesseurs,pour le ministère public,
pour les parties civiles et aussi, malheureusement, pour Me Jean-Marc Varaut,
avocat principal de  M.Papon.... 
On passera sur  l'infâme comportement d'autres instances, judiciaires ou
extra-judiciaires,et sur la somme de faux témoignages,d'expertises orientées,
de silences organisés dont cette mascarade judiciaire,digne des procès d'Epuration
politique et stalinien,s'est montrée si prodigue...
Paradoxalement,c'est dans un ouvrage d''Arno Klarsfeld   
  ('La Cour,les nains et le bouffon", (Edit.Laffont,1998),
l'un des avocats "juifs" des parties civiles, qu'on trouvera, à supposer qu'il en fut besoin,
 d'autres révélations sur cette mascarade et sur ceux qui,de chaque côté de la barre
et en dehors du prétoire, y participèrent....
 Seul, Me Francis Vuillemin,l'un des avocats de l'accusé y vint, et y maintint,
un rôle honorable...
 Le procès Papon aura été,somme toute,une ignominie de plus dans l'histoire
 de cette guerre franco-française ou franco-"juive" commencée il y a quelque
 soixante ans!
 A l'instar de tous les procès contre les prétendus "criminels de guerre" nazis,
il aura fait fi des principes traditionnels comme la responsabilité individuelle,
 la non-rétroactivité des lois,la présomption d'innocence et la prescription... 
ADDITIF: Le 2 avril 1998, au terme d'un procès de six mois,Maurice Papon,
à 87 ans,a été condamné à une peine de dix ans de réclusion pour: 
 "complicité de crimes contre l'humanité",(entendez:de crimes contre les "juifs")
ainsi qu'à dix ans d'interdiction des droits civiques,civils et de famille,ses décorations
lui ont été retirées...
 Le fracas médiatique a été si assourdissant et a accrédité tant de mensonges
qu'encore aujourd'hui on imagine volontiers en France que ce procès a fourni
 l'occasion de démontrer l'existence des chambres à gaz nazies
et la réalité concrète d'un programme nazi d'extermination du peuple "juif"..(sic) .
Il n'en a rien été ! 
Me Alain Lévy,l'un des avocats les plus acharnés contre M.Papon,
vient, à ce point de vue, de ramener les conséquences réelles de ce procès
à leurs justes proportions... 
Lors d'un récent colloque sur le révisionnisme (le "négationnisme",comme il est dit
 dans le jargon de la Novlangue,chère à Big Brother), il a déclaré:
 
"La cour a retenu la complicité de crime contre l'humanité mais a acquitté M.Papon
du chef de complicité d'assassinat.... 
Il a donc été reconnu coupable (seulement) de :
- l'arrestation et de la séquestration de 57 personnes (alors que 1560 juifs
 ont été déportés sous sa responsabilité de juin 1942 à mai 1944 )
 mais pas de leur mort."

      *
(Chérifa Benabdessadok, "Colloque sur le négationnisme"  Différences  
(publication du MRAP mars 2000,p.2)....
C'est donc essentiellement pour  complicité d'arrestation et de séquestration (!)
de 57 juifs, il y a plus de soixante ans

, qu'aujourd'hui un nonagénaire égrotant
 va probablement mourir dans une prison française....

Voilà encore un Procès-spectacle ! pourtant c'était là,la bonne occasion
de nous démontrer la REALITE des fameuses chambres à gaz et du plan diabolique
 programmé par les nationaux-socialistes!!
nous resterons là encore sur notre faim! hélas...

 * :Comme Simone Weil ,Henri Krasucki,  Elie Wiesel et bien d'autres encore ?
_________________
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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 10:29 (2013)    Sujet du message: Le procès de Maurice Papon : le procès de la France Répondre en citant

Le "procés" Papon a permis également aux admirateurs du FLN de se déchaîner et de réhabiliter les "centaines d'Algériens jetés à la Seine" le 17 octobre 1961... D'où on en est arrivé à l'inauguration de la plaque commémorative...
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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