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Une tragédie occultée par les livres d'Histoire
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> 39/45. La seconde Guerre Mondiale
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Briard
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MessagePosté le: Mar 2 Juil - 20:19 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

En mémoire des 1927 marins français morts sous le feu « allié »



3 JUILLET 1940… L’AGRESSION BRITANNIQUE SUR MERS-EL-KEBIR 




« Le souvenir de ces morts dérange tout le monde parce que l’évènement échappe à la logique. Il est à part des tragédies de la guerre. Personne n’a intérêt à ce que l’on en parle trop » (Amiral Marcel Gensoul)



Mers El-Kébir… le « Grand Port », mot composé arabe, évoque la mer, que ce lieu géographique essaie d’étreindre dans la tenaille, largement ouverte de sa rade, et l’installation portuaire que la France de la seconde moitié du XX° siècle y a créée (1928 – 1945)…

Tour à tour, port de pirates, centre de transit commercial et base navale, elle a offert une physionomie différente à chaque nouveau contact de populations, à travers les vicissitudes d’une histoire bimillénaire. Ce mouillage est à 200 kilomètres des ports ibériques de Carthagène et d’Alméria, du port rifain de Mélilla, à une distance à peu près double du Détroit de Gibraltar, passage obligatoire de la Méditerranée à l’Atlantique ou du Moyen Orient à l’Occident européen.

Mieux abrité que Gibraltar, le port possède une des rades les plus belles et les plus sûres de l’Algérie. Le site profite enfin de la proximité de l’agglomération urbaine d’Oran, créée au début du X° siècle.

Le but de la base navale est, non seulement de compléter la défense des côtes algériennes, de maintenir l’intégrité du territoire français, mais aussi d’assurer la liberté des communications et d’organiser notre présence dans la Méditerranée occidentale, en cas de conflit, face à une Italie hostile (en 1939) et à une Espagne d’une neutralité bienveillante envers les pays de l’Axe Berlin-Rome.

L’armistice franco-allemand du 25 juin 1940 consacre l’échec de nos armées sur terre ; notre flotte, une des plus puissantes -qui n’avait pas été vaincue- est libre. Ni l’amiral Darlan, ni le général Weygand n’ont l’intention « …de livrer à l’ennemi une unité quelconque de notre flotte de guerre » et de Gaulle le dira, le 16 juin à Churchill en ces termes  « La flotte ne sera jamais livrée, d’ailleurs, c’est le fief de Darlan ; un féodal ne livre pas son fief. Pétain lui-même n’y consentirait pas ».

Les Anglais, de leur côté, désirent que notre flotte, riche en unités lourdes et légères, se rende dans leurs ports. Elle aurait pu le faire, le 16 juin 1940, mais personne ne lui en donne l’ordre et la Marine reçoit l’assurance, « qu’en aucun cas, la flotte ne sera livrée intacte », mais qu’elle se repliera probablement en Afrique ou sera coulée précise l’Amiral Darlan. Hitler ne demande pas livraison de notre flotte (le projet d’armistice ne le prévoyant d’ailleurs pas), pas plus que de nos colonies, sachant qu’il n’est pas dans nos intentions d’accepter de telles exigences.

Les 18 et 19 juin, sont sabordées ou détruites, des unités  en construction à Cherbourg, celles en réparations à Brest, Lorient, La Pallice et au Verdon. Les bâtiments capables de prendre la mer appareillent partie pour Plymouth, partie pour Casablanca, même le cuirassé Jean Bart inachevé.

Le 27 juin, Churchill, en dépit des assurances données par le gouvernement Français, décide, dans le plus grand secret, de mettre « hors d’état de nuire » la marine française. Cette opération aura pour nom Catapult.

Le 30 juin, dans un accès de colère, l’amiral North s’adresse à l’amiral Somerville :

- Qui a eu cette fichue idée (opération Catapult) ?

- Churchill ! répondit Somerville

-No « Catapult », but, « Boomerang » ! Cette opération nous met en danger, répliqua North. Winnie (Churchill) est fou ! Je vois ce qu’il veut mais c’est une solution criminelle.

Les bâtiments de la Méditerranée, le 3 juillet 1940, sont amarrés le long de la jetée de Kébir, d’Est en Ouest : le transport Commandant Teste, les cuirassés Bretagne et Provence, les croiseurs Strasbourg et Dunkerque. Leur font vis-à-vis, dans le fond ouest de la baie, six contre-torpilleurs : Mogador, Volta, Tigre, Lynx, Terrible, Kersaine…les fleurons de la flotte française. Au mât du Dunkerque, flotte la marque de l’Amiral Gensoul, commandant en chef… La démobilisation doit commencer dans quelques jours, les équipages se préparent à aller en promenade pour se distraire à terre.

Les clauses de l’armistice ont été scrupuleusement observées, et dans le délai qui avait été fixé. Sur nos bâtiments, les culasses des pièces ont été démontées ; il en a été de même dans les batteries de côtes et de D.C.A. Dans les hangars d’aviation, les mesures de démobilisation ont été prises ; on a vidé les réservoirs de leur essence, démonté les canons des chasseurs et les mitrailleuses de tous les appareils ; les munitions ont été rassemblées et mises en dépôt.

Vers 7 heures du matin, un torpilleur anglais, le Foxhound, se présente devant Mers El-Kébir. Un premier message annonce qu’il a à son bord un officier britannique, chargé d’apporter au commandant en chef de la flotte de l’Atlantique une communication de la plus haute importance. Mais une véritable force navale l’accompagne : le Hood, bâtiment de 42000 tonnes, le plus grand cuirassé du monde, armé de pièces de 380 ; le Vaillant, la Résolution, armés également de pièces de 380 ; l’Ark-Royal, le plus rapide des porte-avions anglais, tous escortés de bâtiments légers et de torpilleurs.

Sur les bâtiments français, l’arrivée inattendue de cette imposante armada provoque de l’étonnement, qui sera bientôt de la stupeur. Un officier d’état-major français est envoyé par l’amiral Gensoul à la rencontre de l’officier britannique, le commandant Holland. Celui-ci est porteur d’un document qu’on peut résumer ainsi :

« La flotte de l’Atlantique est invitée à rallier la flotte britannique, ou à défaut, un port de l’Amérique, avec équipages réduits. En cas de refus de cette offre, elle devra se saborder, sinon, par ordre du gouvernement de Sa Majesté, la flotte britannique usera de la force. »

L’amiral Gensoul réaffirma au parlementaire britannique que les craintes de voir les bâtiments français tomber aux mains des Allemands et des Italiens étaient injustifiées : « La marine française n’a pas l’habitude de manquer à sa parole ! », s’exclama-t-il.

Plus tard, il affirmera qu’il ne pouvait accepter « un ultimatum se terminant par : « ou vous coulez vos bateaux ou je vous coule. C’est exactement : la bourse ou la vie… quelquefois, on donne sa bourse pour sauver sa vie. Dans la Marine, nous n’avons pas cette habitude-là ». Servitude et grandeur militaires !

Ainsi, nos bâtiments, contre la force, se défendraient par la force.

Au moment où l’officier britannique sort de la rade, le commandant de la flotte anglaise signale : « Si les propositions britanniques ne sont pas acceptées, il faut que je coule vos bâtiments. »

Les bateaux français, aux feux éteints, disposés pour un désarmement rapide, reçoivent l’ordre à 7h55 : « Prendre dispositions de « combat », puis à 9h10 : « Flotte anglaise étant venue nous proposer ultimatum inacceptable, soyez prêts à répondre à la force par la « force ».

En effet, le 3 juillet 1940, vers 10h, l’Amiral anglais Somerville adresse un ultimatum aux unités de la flotte française : « Coulez vos bâtiments de guerre dans un délai de 6 heures, ou nous vous y contraindrons par la force. »

Après un conseil tenu par l’Amiral Jarry, commandant la Marine à Oran, le général de Saint-Maurice et le Préfet Boujard, celui-ci informe la population, par un communiqué affiché à 13h30, « qu’une alerte réelle pourrait avoir lieu l’après-midi, l’invite à se réfugier dans les abris, tranchées, etc…, renvoie les élèves dans leur famille ». Les consulats anglais du département sont gardés et surveillés, pour parer à toute manifestation. Les services de défense passive, l’hôpital, les services sanitaires, la Croix-Rouge et la police sont alertés. La dispersion des habitants de Mers El-Kébir est décidée, seul le Maire, les conseillers municipaux, les fonctionnaires et ouvriers de la Centrale et des travaux portuaires restent à leur poste.

Dès 14h, heure approximative de l’expiration de l’ultimatum, les avions de l’Ark Royal volant sur l’eau déposent des mines magnétiques, à l’entrée du port et de la rade de Mers El-Kébir. L’escadre française est pratiquement bloquée (Churchill l’a reconnu). L’Amiral Gensoul cherche à gagner du temps pour permettre aux batteries côtières, aux avions de la Sénia (aéroport situé à la périphérie d’Oran), aux unités de la Flotte, de se réarmer pour le combat et aussi de laisser à nos alliés d’hier le temps de réfléchir à la portée de leur ultimatum. L’amiral anglais répond à une demande de cesser le feu qu’il ne l’arrêtera « que quand toute la flotte française sera coulée ».

A 16h56, la flotte anglaise commence le feu. Abritée derrière l’éperon rocheux du fort de Mers El-Kébir, elle tire à cadence accélérée sur nos bâtiments qui cherchent à sortir de la rade. Les consignes s’exécutent partout avec ordre, à Oran comme à Kébir. Après 12 ou 15 minutes de « tir au gîte », les batteries côtières du Santon et de Canastel répondent au feu des Anglais ; le Strasbourg sort des passes. Le bilan s’établit ainsi : le croiseur Bretagne, atteint, explose, coule en sept minutes et disparaît sous l’eau : 150 hommes seulement sur 1300 fuient la mort, soit à la nage, soit en chaloupes. Le croiseur Dunkerque, n’ayant pu prendre la mer, à cause d’une avarie à son gouvernail, reçoit un obus qui tue 150 marins, plus de 100 mécaniciens et chauffeurs, 2 ingénieurs… Le bâtiment est hors de combat. Le croiseur Provence, touché, peut par ses propres moyens, aller s’échouer sur la côte de Kébir : il y a 4 morts. Le contre-torpilleur Mogador X61, incendié par l’arrière, s’échoue et compte 14 morts. Le Rigaut de Genouilli est atteint, seul le Commandant Teste, non cuirassé, amarré à la jetée en construction, est intact. Le Strasbourg fonce vers la haute mer, part vers Alger, puis Toulon.

           Et partout ces mêmes visions apocalyptiques ; parmi les carcasses d’acier éventrées, calcinées, retentissent les cris déchirants de centaines et de centaines de marins agonisants, mutilés, brûlés ou suffoquant au milieu d’une fumée âcre et d’un mazout noirâtre qui étouffent leurs dernières plaintes.

Aussitôt les secours s’organisent. Le Maire de Mers El-Kébir, M. Boluix-Basset, les pêcheurs, gendarmes, pompiers, marins rescapés et la population aident au sauvetage des hommes des bâtiments atteints, jetés à l’eau valides ou blessés. Une chapelle ardente est installée dans la salle du cinéma de Kébir. Les obsèques des 1380 marins –assassinés- ont lieu le 5 juillet, au cimetière de Mers El-Kébir, en présence du Maire, du Préfet et de l’Amiral Gensoul qui s’adressera une dernière fois à ses hommes en ces termes : « Vous aviez promis d’obéir à vos chefs, pour tout ce qu’ils vous commanderaient pour l’Honneur du Pavillon et la grandeur des armes de la France. Si, aujourd’hui, il y a une tache sur un pavillon, ce n’est certainement pas sur le nôtre. »

Le drame n’est pas terminé pour autant. La haine ancestrale de nos « alliés » va se concrétiser ce 6 juillet 1940. A 6h30, par trois fois en vagues successives, des avions britanniques survolent la rade, à basse altitude, déposent des mines magnétiques entre le Dunkerque et la passe, prennent le navire comme cible. Torpilles et bombes atteignent le bâtiment qui s’enfonce et échoue sur le fond, en donnant de la bande. Les trois chalutiers ou remorqueurs, coopérant à l’évacuation des morts du 3 juillet, sont coulés à leur tour. La D.C.A  côtière, les batteries du Santon, Bel Horizon et Lamoune, les mitrailleuses installées sur la côte, au stade de la Marsa et à l’usine électrique répondent. Le drame, c’est que cette attaque fera encore 205 tués et 250 blessés atteints gravement. Au total, la marine française déplore plus de 1927 morts ou disparus et plusieurs centaines de blessés dont la plupart gravement brûlés. Deux avions anglais sont abattus.

Ce qui est horrible, c’est que les marins anglais ont tué en une semaine plus de marins français que la Flotte allemande pendant toute la seconde guerre mondiale. Nous ne sommes pas loin des 2403 morts du drame de Pearl Harbor, l’un des grands événements de cette guerre puisqu’il décida de l’entrée en guerre des Etats-Unis d’Amérique. Mais les Japonais étaient leurs ennemis, les Anglais étaient nos alliés. C’est là un crime inqualifiable… impardonnable.

Le 8 juillet, De Gaulle, parlant au micro de la BBC, déclare :

« En vertu d’un engagement déshonorant, le gouvernement qui fut à Bordeaux avait consenti à livrer nos navires à la discrétion de l’ennemi… J’aime mieux savoir que le « Dunkerque » notre beau, notre cher, notre puissant « Dunkerque » échoué devant Mers El-Kébir, que de le voir un jour, monté par les Allemands, bombarder les ports anglais, ou bien Alger, Casablanca, Dakar. » … et pas le moindre mot de compassion envers les victimes de cette tragédie.

Pour la première fois se trouvait ainsi affirmée, dans la bouche même d’un général français, une contrevérité : Alger, Casablanca, Dakar, donc les clés de l’Empire, allaient être utilisées contre les alliés britanniques. Et comme il vouait une haine viscérale à « l’Empire » qu’il considérait comme « Pétainiste » et qu’il fallait absolument mettre au pas pour la réalisation future de ses desseins, il donna à la flotte britannique, le 23 septembre 1940, la consigne de bombarder Dakar. Ce fut l’échec. L’insuccès des Britanniques fit comprendre aux uns et aux autres qu’il était vain de vouloir détacher l’Empire français de la Métropole et que la poursuite des attaques servirait de prétexte à une intervention allemande.

Dans ses mémoires, Churchill n’a pas caché son embarras. Il a comparé Mers El-Kébir à une tragédie grecque : « Ce fut une décision odieuse, la plus inhumaine de toutes celles que j’ai eues à partager », écrira-t-il.

Les historiens, les politiques, les « moralistes » et les censeurs qui ont eu à juger des hommes, des gouvernants, et à écrire l’Histoire, ont dédaigné de prendre en considération le traumatisme dévastateur que cet événement tragique avait produit dans les esprits…

Mers El-Kébir explique en grande partie l’attitude de bon nombre de nos gouvernants de Vichy durant le conflit comme elle explique aussi celle des autorités civiles et militaires d’Algérie en 1942-1943 et d’une population acquise au Maréchal Pétain mais volontaire pour poursuivre la lutte avec Darlan et Giraud contre les puissances de l’Axe.

L’Afrique du Nord, malgré son traumatisme, accepta de rentrer en guerre en 1942 et sera avec son « armée d’Afrique », l’une des composantes de la victoire finale. Elle conservera, néanmoins, son hostilité à De Gaulle, que ce dernier, devenu président du Comité de la Libération devait justifier… Il se souviendra toujours de ce sentiment d’inimitié à son égard et, dès 1958, remis au Pouvoir par ceux-là mêmes qui l’avaient blâmé, leur fera supporter amèrement le poids de sa rancune…

Ces morts Français, bannis de la mémoire nationale, auraient pu reposer en paix. Or, le 5 Juillet 2005, jour anniversaire d’une autre tragédie (Le massacre de plus de trois mille Européens, le 5 Juillet 1962 à Oran), le cimetière de Mers El-Kébir fut saccagé sans qu’aucune autorité gouvernementale française, aucun média, aucune association humanitaire et « antiraciste », n’élevassent la moindre protestation, préférant s’humilier à « commémorer » la « répression » (beaucoup plus commerciale) de Sétif par l’armée française en 1945.

Aujourd’hui encore, le souvenir de cette lâche agression britannique contre une flotte au mouillage et désarmée demeure vivace dans la Marine et, paraphrasant Talleyrand, on peut affirmer que « Mers El-Kébir a été pire qu’un crime, une faute ».

Quant aux survivants de cette tragédie qui défilèrent devant les cercueils de leurs camarades, ils ont conservé depuis, ce visage dur des hommes qui n’oublient pas.



N.B : Le 24 mai 1941, au large de l’Islande, le cuirassé Bismarck coula le Hood. Trois  jours plus tard, le 27 mai 1941, il fut attaqué au large de Brest et sombra à son tour sous les coups d’une armada britannique.



                                                                                                                                                                               José CASTANO

                                                                                                                                                        e-mail : joseph.castano0508@orange.fr



« Le souvenir est un honneur, oublier serait une honte » (Devise du « Souvenir Français »)

« Les affronts à l’honneur ne se réparent point » (Corneille – Le Cid)


 

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Fuis les éloges, mais essaie de les mériter.
F Fenelon


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MessagePosté le: Mar 2 Juil - 20:19 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Jardin David


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MessagePosté le: Mer 3 Juil - 12:22 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Merci !
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Soulrod


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MessagePosté le: Mer 3 Juil - 13:14 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

La question est: pouvait-on laisser une telle puissance naval sous la menace allemande? Pour ma par le risque aurait été bien trop gros et donc l'ultimatum britannique neccessaire. Les marins ont été fidèle à Vichy et leur courage ne permit pas d'inverser la puissance de l'attaque. Un drame de plus dans une guerre ou amis et ennemi furent fluctuant. 
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MessagePosté le: Mer 3 Juil - 19:18 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Quelle menace ? Il n'y en avait point et les Allemands n'avait pas demandé à s'emparer de la flotte française. L'armistice leur enlevait toute idée d'avoir à le demander un jour et les protocoles de l'armistice spécifiaient bien que ni la Flotte, ni l'Empire ne seraient livrées aux Allemands. ET De Gaulle le savait bien.
Les marins français étaient fidèles à leurs Amiraux et ces Amiraux leur transmettaient les ordres du gouvernement légal de la France. D'autre part, il leur était impossible "d'inverser la puissance de l'attaque" étant... désarmés !
L'attaque de Mers el Kébir fut un crime et son instigateur, général à titre temporaire français, aurait du être passé par les armes !
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Soulrod


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MessagePosté le: Mer 3 Juil - 20:55 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Pas de menace allemande?!? Car ils avaient signé une convention d'armistice... Effectivement Hitler n'était pas du genre à mentir et trahir. Les allemands tentèrent pas de prendre la flotte de Toulon d'ailleurs? Heureusement qu'elle fut sabordé avant, donc faire confiance à la parole d'Hitler. La flotte aurait du rejoindre les Antilles ou se sabordé.
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MessagePosté le: Mer 3 Juil - 22:31 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

En juin 1940, non il n'y avait aucune menace concernant la flotte. Les Allemands envahirent la zone sud car ils ont considéré que la France (donc Vichy) avait trahi la parole donnée en offrant l'Afrique du Nord aux Alliés, le 8 novembre 1942. Ils considérèrent donc l'armistice comme rompu et reprirent l'état de guerre. Sachant qu'une partie de la flotte était à Toulon, ils ont donc tenté de s'en emparer, ce qui est tout à fait logique.
Jusque là Hitler avait tenu parole et suivi la convention d'armistice.
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Soulrod


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MessagePosté le: Jeu 4 Juil - 07:42 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Donc les alliés avaient raison d'anticipé cela. Mers-le-Kebir fut un drame, mais les anglais ne pouvaient prendre un tel risque. Et ce risque existât du début à la fin de la guerre, et Hitler prouva à de multiple occasions qu'il trahissait sa parole.
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lebel


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MessagePosté le: Jeu 4 Juil - 11:49 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Jusque là Hitler avait tenu parole et suivi la convention d'armistice.
Faut il rappeler à Admin les entorses d' hitler à ces conventions , et avant même Toulon ?


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MessagePosté le: Ven 5 Juil - 07:57 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Mais bien sur qu'Hitler a tout essayé pour nous faire comprendre que nous n'étions que des vaincus ! Le problème c'est qu'il s'est heurté à chaque fois, non seulement à l'intransigence de notre Commission d'armistice de Wiesbaden qui lui rappelait les conventions d'armistice, mais à chaque fois aux refus de Vichy, même lorsque les "accords de Paris" signés bêtement par l'amiral Darlan risquaient de compromettre notre neutralité militaire ! Accords qui ne furent pas validés par le Maréchal... Je passe sur les exigences des nazis au sujet des otages, des prélèvements financiers, etc... etc... Michel Boisbouvier s'en est longuement expliqué dans son livre "Pétain, trahison ou sacrifice" paru aux éditions Godefroy de Bouillon en septembre 2008, et ici même à plusieurs reprises !
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lebel


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MessagePosté le: Ven 5 Juil - 23:16 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Admin a écrit:
Mais bien sur qu'Hitler a tout essayé pour nous faire comprendre que nous n'étions que des vaincus ! Le problème c'est qu'il s'est heurté à chaque fois, non seulement à l'intransigence de notre Commission d'armistice de Wiesbaden qui lui rappelait les conventions d'armistice, mais à chaque fois aux refus de Vichy, même lorsque les "accords de Paris" signés bêtement par l'amiral Darlan risquaient de compromettre notre neutralité militaire ! Accords qui ne furent pas validés par le Maréchal... Je passe sur les exigences des nazis au sujet des otages, des prélèvements financiers, etc... etc... Michel Boisbouvier s'en est longuement expliqué dans son livre "Pétain, trahison ou sacrifice" paru aux éditions Godefroy de Bouillon en septembre 2008, et ici même à plusieurs reprises !


Auras tu compris , une fois pour toutes , que l'armistice a été une bonne affaire pour Hitler : Il a laissé s'installer un gouvernement à sa botte , ardemment collaborateur , a qui il laissera une apparence de souveraineté et des atouts ( flotte , empire , ZNO ) qui disparaitront aprés novembre 42............jusqu' au bout il a obtenu de Vichy ce qu'il desirait et a pu piller la France à loisir 
 Les soi disant reticences ou refus de Vichy n'etaient que poudre aux yeux , en réalité Hitler paraissait ne ceder sur ce qui n'avait pas grande importance , l'essentiel etant de maintenir la France dans un etat de vassalité et de sujetion grace à Vichy 
 Il n'y a aucun exemple ou Vichy se soit opposé avec succés à une exigence ou un diktat allemand ......Je dis bien exigence ou diktat et non pas demande 


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MessagePosté le: Sam 6 Juil - 08:29 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Une "bonne affaire" pour Hitler ? Mais vous vous moquez du monde là ! Le Grand état-major de la Wehrmacht et Hitler l'ont reconnu eux-mêmes; ils avaient fait la plus grande erreur de la guerre en accordant l'armistice, car je vous ferai encore remarquer qu'il y a eu demande d'armistice de la part du gouvernement français légal, et qu'il n'était pas du tout obligé de l'accorder, d'autant que ses troupes étaient sur le point d'écraser complètement l'armée française et d'obtenir, mieux qu'un armistice une capitulation !
Une capitulation qui lui aurait permis d'installer à la tête de la France, n'importe qui, mais surtout un individu entièrement dévoué à la cause nazie, et il n'en manquait pas, individu qui lui aurait tout donné: la flotte et l'empire et surtout l'AFN !
Je crois Lebel, que c'est vous qui n'avez encore rien compris à l'heure ou de plus en plus d'historiens (sèrieux) commencent à reconnaître que l'armistice a été une "chance pour la France" !


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Soulrod


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MessagePosté le: Sam 6 Juil - 11:47 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Si la métropole capitulais l'AFN ne tombait pas automatiquement. Nombre d'historiens et de strategistes considèrent même que les allemands n'auraient pu mettre pied en AFN sans sacrifié et la bataille d'Angleterre et Barbarrossa
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D'Artagnan


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MessagePosté le: Sam 6 Juil - 19:05 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Oh là ! Que ce "Si" est bien imprudent jeune homme !
L'Afrique du Nord dépendait politiquement et financièrement de la métropole française. Donc il était facile pour les nazis de s'en emparer sans même y envoyer un de leurs lansquenets !
Celà dit, en arrivant aux Pyrénées, ils demandaient à leur ami Franco de "coopérer", c'est à dire de les laisser traverser le territoire espagnol pour s'emparer de Gibraltar et donc de vérouiller la Méditerranée. En contre partie, ils filaient une partie du territoire nord-africain à Mussolini à l'Est et à Franco à l'Ouest.
Vous voyez manant,  qu'ils n'avaient même pas à "mettre pied" en AFN !
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Celui qui dans la vie est parti de zéro pour n'arriver à rien dans l'existence n'a de merci à dire à personne.
Pierre Dac


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Soulrod


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MessagePosté le: Sam 6 Juil - 19:51 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Analyse basé sur des les allemands sont les plus forts... Nombres d'historien et d'amateur ayant étudier en profondeur la question pensent que la chute de l'AFN était loin d'être acquise. Un gouvernement aurait pu y continuer le combat avec le soutient des anglais et possiblement des américains. De plus les allemands n'avaient ni les moyen technique d'une opération amphibie, ni envisagé une telle opération.
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MessagePosté le: Dim 7 Juil - 10:42 (2013)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire Répondre en citant

Mais Soulrod on en a discuté à de nombreuses reprises. Nous sommes en juin 1940 ! Les Anglais, repliés sur leur île après nous avoir lâchement laissés tomber n'ont plus d'armée. Les Américains ne sont pas encore entrés en guerre et attendront encore longtemps avant de le faire. Nous sommes donc SEULS ! D'Artagnan l'a trés bien dit, les Italiens et les Espagnols avaient les moyens de débarquer, les uns en Tunisie, les autres au Maroc. Le détroit de Gibraltar entre les mains des Allemands, la méditerranée était vérouillée.
Ils pouvaient alors, avec les Allemands, s'emparer de la flotte française, et s'ils avaient nommé un gauleiter à Paris, c'est toute l'Afrique du Nord qui était à leur disposition. Ne parlons pas d'une armée française "capable de continuer le combat"... Avec quoi ?
Donc oui, l'armistice a été une trés bonne chose !
J'ajouterai que Franco a décliné les propositions d'Hitler aprés avoir compris que Pétain, qu'il connaissait fort bien et qu'il respectait certainement plus que l'Allemand, ne se laisserait pas faire.
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"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:05 (2016)    Sujet du message: Une tragédie occultée par les livres d'Histoire

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