France en Guerres Index du Forum

France en Guerres
Les guerres de la France au XX° Siècle. Parlons en !

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Dans ma bibliothèque
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> L'entre-deux guerres
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 7 510
Localisation: Avignon

MessagePosté le: Jeu 1 Nov - 11:49 (2007)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Des livres indispensables pour "comprendre" l'Histoire de cet entre-deux guerres:

"La guerre civile européenne" de Ernst Nolte. Editions des Syrtes
"Les fondements historiques du national-socialisme" de Ernst Nolte. Editions du Rocher
"Lénine" d'Hélène Carrère d'Encausse. Editions Fayard
"L'Histoire de l'armée allemande" de Benoist-Méchin. Editions Albin Michel.

Ce sont, à mon avis les bases de toute étude sèrieuse. Il existe bien entendu une foule d'autres ouvrages, comme l'incontournable Ernst Von Salomon "Les réprouvés" que rééditent les éditions Bertillat...
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 1 Nov - 11:49 (2007)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Daniel Laurent


Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2007
Messages: 671
Localisation: Francais de Bangkok

MessagePosté le: Dim 11 Nov - 10:36 (2007)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Bonjour,
A propos d’Ernst Nolte et de son livre "LES FONDEMENTS HISTORIQUES DU NATIONAL-SOCIALISME"
 
A l’origine de la « querelle des historiens » des années 1980, Ernst Nolte passe souvent pour avoir privilégié, dans l’histoire politique du XXème siècle, la menace bolchevique et les réactions de défense contre elle. Le nazisme, en particulier, serait fondamentalement une réaction à la révolution soviétique, motivée par la peur de la voir imitée en Allemagne.  
Invité en 1998 par Massimo Amato à l’université Bocconi de Milan, Nolte y donne quatre cours (dont les trois premiers déjà professés à l’Université libre de Berlin) puis se prête à un débat. Cet opuscule, qui reproduit les cours et le débat, est donc une bonne introduction à son oeuvre, et un résumé de celle-ci par la personne la plus autorisée qui soit.    
 
Il trace dans les trois premières conférences un tableau impressionnant d’érudition, et souvent convaincant, de l’évolution politique des trois derniers siècles. A le lire, quiconque a en mémoire la "querelle des historiens" en viendrait presque à se dire qu’il a été injustement caricaturé et que sa pensée est à la fois plus informée et plus nuancée qu’il n’y paraissait. Serait-il donc coupable, tout au plus, d’une coquetterie qui l’aurait poussé à laisser dire des horreurs sur son compte ? Tout en se disant victime d’une cabale, il ne semblait alors pas gêné d’apparaître comme un maniaque de la causalité unique et un homme dont l’oeuvre tendait à excuser le nazisme en le présentant comme une réaction certes disproportionnée, mais compréhensible, à un danger "asiatique".    
 
Il insiste beaucoup, ici, sur trois sources idéologiques du nazisme : le pangermanisme, le social-darwinisme et l’antisémitisme, incarnées chacune, d’après lui, par un auteur emblématique ; il s’agit respectivement de Heinrich Class, d’Alexander Tille et, dans le rôle de l’antisémite allemand le plus influent, d’un homme plus inattendu, Eugen Dühring, surtout fameux comme cible d’un ouvrage d’Engels.    
 
Cependant, après avoir ainsi diversifié son approche, Nolte fait de la révolution russe non point le facteur unique, mais bien le principal et de loin, au moyen d’une série de tours de prestidigitation. Tout d’abord, il prétend qu’il s’en fallait de peu que les trois sources recensées, fort actives avant 1914, ne se rejoignent alors en une synthèse dévastatrice. Le nazisme, donc, était possible sans la Première Guerre mondiale ? Nolte conclut que non, tout de même, et intitule son troisième cours "Les catalyseurs : la Première Guerre mondiale et la révolution bolchevique". Il fallait donc ces bouleversements, et même un peu plus : il fallait, pour attiser les passions, "un homme qui ne fût pas simplement un être passionné, mais aussi une passion faite homme". Fort bien. Mais quelle était cette passion ? L’anticommunisme, bien sûr ! Comment donc est-ce démontré ? Eh bien cela ne l’est pas, mais bien plutôt suggéré : la passion de Hitler a la même intensité que celle de Rosa Luxemburg ; cet équivalent quantitatif devient vite, qualitativement, un double parfaitement symétrique et l’antibolchevisme est censé tenir la même place chez le fondateur du nazisme que l’anticapitalisme chez les communistes, en vertu de quelques citations isolées de Mein Kampf... toutes antisémites, mais une seule, en sus, antibolcheviste. Oui mais... Marx, certes beaucoup moins violent que Lénine ou Luxemburg, était juif, et la majorité de la social-démocratie, derrière Bebel et Kautsky, bien assagie... il n’empêche, elle n’avait pas nommément renoncé à la révolution ! Bref tout est dans tout... et les amalgames de Hitler lui-même, voyant dans les marxistes de toute nuance de vulgaires Juifs, passent avec armes et bagages dans la prose du prétendu historien.    
 
Non point qu’il soit antisémite, lui. Il est bel et bien, purement, anticommuniste, et mobilise le réel autour de son obsession : le fait d’avoir accouché du nazisme est pour le bolchevisme une circonstance aggravante, et c’est tout ce qui intéresse l’auteur. Il n’apparaît pas qu’il veuille excuser Hitler et il se pourrait bien qu’on lui en ait fait indûment le reproche. Il cite Hilberg et reconnaît dans toute son ampleur le génocide, sans lui trouver le moindre fondement utilitaire. Mais il est tout bonnement un très mauvais historien du nazisme, auquel il ne s’intéresse pas vraiment et qu’il ne comprend pas.    
 
Ainsi il ne prête à aucun moment à Hitler un amour fou et exclusif de l’Allemagne, pas plus qu’il ne s’attarde sur son antisémitisme, en dehors de ce qui l’intéresse, c’est-à-dire la folle assimilation faite par Hitler entre communistes et Juifs. Le fait qu’il haïsse les Juifs en eux-mêmes et leur prête un rôle néfaste tout au long de l’histoire ? Il suffit, pour ne pas s’y attarder, de citer le nom d’une brochure de Dietrich Eckart, Le bolchevisme de Moïse à Lénine : vous voyez bien qu’il projette du communisme sur tout le judaïsme (tiens, et pourquoi pas l’inverse ?). Mais au fait, Eckart n’est pas Hitler et on cherche vainement la formule sous sa plume ? Qu’importe, puisqu’Eckart est le mentor reconnu de Hitler ! Bref, l’amalgame tient lieu de raisonnement, du moins dans ces pages de la troisième conférence qui prétendent montrer que la révolution russe est le déclencheur principal du nazisme.    
 
Une convergence cependant : Nolte dit grand bien de la thèse de Brigitte Hamann, qui affirme avec force, contrairement à Kershaw et à des milliers d’autres, que Hitler ne devient vraiment lui-même qu’en 1918-19. Il n’y a qu’un ennui : pour Hamann, cela signifie qu’il se donne alors seulement une mission de "sauveur", tout en désignant "le Juif" comme l’ennemi principal. Pour Nolte, cela veut seulement dire qu’il a attendu la révolution russe ! A ce degré, il ne s’agit plus seulement d’une explication monocausale, mais d’un véritable tic explicatif.    
 
L’auteur, et surtout son préfacier, Massimo Amato, tirent des affrontements du XXème siècle la leçon qu’il faut développer une conception non idéologique de l’histoire, fondée sur la "compréhension". Beau programme ! Mais, tant qu’il privilégie l’anticommunisme dans l’explication des idées de Hitler et de ses actes, la façon dont, actuellement, Nolte exécute ce programme est des plus perfectibles. A moins de donner au verbe "exécuter" une signification assassine.   

_________________
Je publies des articles historiques et sources sur des sites historiques et serieux, donc ne vous dis pas ou car ici on ne fait que de la politique, pas de l'Histoire.


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN Skype
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 7 510
Localisation: Avignon

MessagePosté le: Dim 11 Nov - 11:11 (2007)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Trés interessant ! Mais jeter l'oprobe sur Ersnt Nolte en s'en tenant à son seul opuscule, comme tu dis, " les fondements historiques du national-socialisme", c'est une peu sommaire. Le plus interessant de cet historien (pourquoi le minimiser de cette façon méprisante ?) est à mon avis sans conteste sa correspondance avec François Furet, "Fascisme et communisme",in "Commentaires/Plon, Paris 1998.
Outre cet ouvrage, j'ajouterai "La guerre Civile européenne, 1917/1945, Ed des Syrtes, Paris 2000.
Ce qui dérange chez Ernst Nolte, qui a tout de même été l'élève de Martin Heidegger et d'Eugen Fink, c'est sa critique de l'Histoire telle qu'elle nous a été enseignée depuis 1945, avec ses dogmes et son intolérance pour tout ce qui est hors des sentiers battus, le communisme étant bien entendu intouchable à priori (on peut critiquer Staline, mais pas au-delà...)
Je pense, comme indiqué sur la "4 de couverture" de son essai: "Nolte peut être considéré comme l'un des pionniers du paradigme interprétatif qui vise à fournir une clef de lecture équilibrée, mais aussi profonde et courageuse, des phénomènes idéologiques qui ont caractérisé le XX° Siècle."
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


Revenir en haut
Daniel Laurent


Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2007
Messages: 671
Localisation: Francais de Bangkok

MessagePosté le: Dim 11 Nov - 12:04 (2007)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Mais il ne s'agit pas de jeter l'opprobe sur Nolte !

Juste de noter que ces explications "staliniennes" des origines de la SGM sont un peu justes.
Il a beaucoup fait avancer l'historiographie au sujet de l'URSS mais, helas, au depends de l'historiographie du Reich, ce qui peut etre evite et a quoi je m'emploie fort modestement.

L'agression nazie de juin 1941 contre l'URSS ne fut pas une guerre preventive mais une guerre destinee avant tout a procurer au Reich le Lebensraum et les esclaves Slaves dont Hitler estimait avoir besoin pour assurer le developpement de la "race des seigneurs".

Staline aurait ete le Tsar de toutes les Russies ou le secretaire general du Parti Conservateur Russe que cela m'aurait strictement rien change.

La "croisade europeenne contre le bolchevisme", c'est un mythe, du pipeau de propagande nazie destine a s'attirer la sympathie des anticommunistes occidentaux, surtout Churchill avec qui Hitler espere toujours signer une paix separee, galvaniser les troupes de l'Axe qui ne sont pas encore moralement pretes a faire une guerre de conquete colonialiste et esclavagiste et, accessoirement, obtenir quelques renforts de volontaires anticommunistes sinceres mais qui n'ont pas tout compris.

Quand a l'histoire telle qu'elle nous a ete enseignee depuis 1945, il me semble qu'elle a fait quelques progres.
Les legendes communistes ont ete battues en breche a de nombreuses reprises, tout autant d'ailleurs que les legendes gaulliennes (Si, si, les legendes gaulliennes, c'est moi qui le dit, l'Admin n'a pas pirate ma becane)
Laughing

Mais, pour ce faire et je suis partant, il n'est pas necessaire de fournir des excuses et des pretextes a Hitler...
Tiens, Admin (Mince, t'a pas un prenom ?), cree donc un fil sur l'Appel du 18 juin, j'ai des trucs a dire qui s'etalent jusqu'au debut aout 1940.
_________________
Je publies des articles historiques et sources sur des sites historiques et serieux, donc ne vous dis pas ou car ici on ne fait que de la politique, pas de l'Histoire.


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN Skype
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 7 510
Localisation: Avignon

MessagePosté le: Dim 11 Nov - 13:49 (2007)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Jacques a écrit:
Mais il ne s'agit pas de jeter l'opprobe sur Nolte !

Trés bien et j'en prend acte.

Juste de noter que ces explications "staliniennes" des origines de la SGM sont un peu justes.
Il a beaucoup fait avancer l'historiographie au sujet de l'URSS mais, helas, au depends de l'historiographie du Reich, ce qui peut etre evite et a quoi je m'emploie fort modestement.

Mais mon cher, c'est que probablement les explications "hitlériennes" des origines de la SGM ont tellement marqué les esprits, que juste un petit rééquilibrage des choses semble être une approbation de tout ce qu'a fait Adolf... A mon avis l'explication est là !

L'agression nazie de juin 1941 contre l'URSS ne fut pas une guerre preventive mais une guerre destinee avant tout a procurer au Reich le Lebensraum et les esclaves Slaves dont Hitler estimait avoir besoin pour assurer le developpement de la "race des seigneurs".

Comment expliquer alors que toutes les divisions soviétiques rencontrées par l'armée allemande lors de Barbarossa aient été des divisions "offensives", que depuis 1939, l'URSS n'ait constitué aucune ligne "défensive" (mines, pièges à chars, blockhaus...) Certes Hitler voulait recouvrer "l'Espace Vital" de la Germanie... Mais sans aller jusqu'à Moscou. C'était l'Europe Centrale qu'il voulait et un accès vers les mers du sud de l'Europe. Sans défendre Hitler, on peut penser également que Staline ait pu mijoter une intrusion en Allemagne, et qui sait aller jusqu'à l'Atlantique...

Staline aurait ete le Tsar de toutes les Russies ou le secretaire general du Parti Conservateur Russe que cela m'aurait strictement rien change.

La "croisade europeenne contre le bolchevisme", c'est un mythe, du pipeau de propagande nazie destine a s'attirer la sympathie des anticommunistes occidentaux, surtout Churchill avec qui Hitler espere toujours signer une paix separee, galvaniser les troupes de l'Axe qui ne sont pas encore moralement pretes a faire une guerre de conquete colonialiste et esclavagiste et, accessoirement, obtenir quelques renforts de volontaires anticommunistes sinceres mais qui n'ont pas tout compris.

Au départ de l'opération Barbarossa, c'était tout de même ça. Hitler n'avait pas digéré ce que les spartakistes avaient fait en Allemagne et il voulait prendre une revanche cinglante contre les bolcheviques, car il était tout de même profondément anti-communiste. Il a fait appel à des renforts "européens" parcequ'il sentait que la Wehrmacht ne pourrait tenir tous ses fronts sans doubler, voir tripler ses effectifs. Le reste bien sur c'est une affaire de propagande !

Quand a l'histoire telle qu'elle nous a ete enseignee depuis 1945, il me semble qu'elle a fait quelques progres.
Les legendes communistes ont ete battues en breche a de nombreuses reprises, tout autant d'ailleurs que les legendes gaulliennes (Si, si, les legendes gaulliennes, c'est moi qui le dit, l'Admin n'a pas pirate ma becane)
Laughing

Je n'en ai pas l'impression. Lorsqu'on voit les réactions entraînées à la parution du livre de Stéphane Courtois, ou de ceux de Thierry Wolton, de Boukovsky ou de Soljenystsine... On peut se poser des questions. Comme avec l'histoire de la lettre de Guy Môquet !

Mais, pour ce faire et je suis partant, il n'est pas necessaire de fournir des excuses et des pretextes a Hitler...
Tiens, Admin (Mince, t'a pas un prenom ?), cree donc un fil sur l'Appel du 18 juin, j'ai des trucs a dire qui s'etalent jusqu'au debut aout 1940.


 Pourquoi faut-il donc que lorsqu'on attaque le cheminement du PCF en particulier, est-on systématiquement accusé de fournir des excuses à Hitler ou de prendre sa défense ? C'est tout de même incroyable d'avoir un si faible argument à mettre en oeuvre. Et tellement facile ! Vous êtes anti-communiste ? Donc vous défendez Hitler et la barbarie nazie... Un peu court, non ? C'est ce que j'appelle "reductio ad hitlerum" !

Mon prénom est Jean. Tout simplement !

_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


Revenir en haut
Daniel Laurent


Hors ligne

Inscrit le: 19 Oct 2007
Messages: 671
Localisation: Francais de Bangkok

MessagePosté le: Dim 11 Nov - 14:12 (2007)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Bonsoir, Jean
Le debat devient interessant mais helas il se fait tard chez moi.
Je reviendrais donc, mais demain
Wink
_________________
Je publies des articles historiques et sources sur des sites historiques et serieux, donc ne vous dis pas ou car ici on ne fait que de la politique, pas de l'Histoire.


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur MSN Skype
boisbouvier


Hors ligne

Inscrit le: 08 Nov 2009
Messages: 2 691
Localisation: 75

MessagePosté le: Dim 22 Sep - 12:25 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

On attend toujours.
Bien sûr que le nazisme n'aurait pas existé sans le bolchevo-communisme et pas seulement lui : tous les pays d'Europe (pas d'Amérique) se sentirent menacés par la III° Internationale communiste qui ne cachait pas du tout son programme subversif.. Au contraire elle s'en glorifiait.
La démagogie des bolcheviks trouva des sectateurs, des partisans fanatiques et souvent violents un peu partout en Europe ce qui ne pouvait qu'engendrer des réactions hostiles de sens contraire. Hitler n'est arrivé au pouvoir qu'en 1933. Mussolini l'avait précédé en 1922. Mosley en G-B, Doriot en France, Primo de Rivera et Franco en Espagne, Salazar et Carmona au Portugal, Quisling en Norvège, Gombos en Hongrie, Metaxas en Grèce, Andréanu en Roumanie ... tous les pays d'Europe eurent des mouvements de type fasciste nés comme spontanément sur le terreau de cette terreur collective que le Bolchevisme avait réussi à installer. L'histoire du court XX° siècle (1917-1991) est bien celle de cette double frénésie bolchevo-fasciste dont l'Amérique fut exemptée. Sur la société américaine la démagogie communiste basée sur la haine de classe n'avait aucune prise car en Amérique contrairement à l'Europe il n'y avait pas de classes sociales.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


Revenir en haut
boisbouvier


Hors ligne

Inscrit le: 08 Nov 2009
Messages: 2 691
Localisation: 75

MessagePosté le: Dim 22 Sep - 12:43 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Les communistes ont prétendu que la lutte des classes était le moteur caché mais réel de l'évolution historique. Or, c'était lancer un défi gigantesque à l'ensemble des sociétés civilisées car, celles-ci, loin d'avoir résulté des luttes intestines qu'elles ont toujours eues en leur sein, n'ont au contraire progressé que dans la mesure où elles ont su faire taire leurs divisions et collaborer entre elles pour le plus grand bien de l'ensemble. S'il n'y avait eu la noblesse pour défendre l'Europe menacée à Lépante, que serait devenu l'ensemble de cette civilisation européenne ? Ce n'est pas de la lutte des classes qu'a procédé le progrès des Sciences et des Arts mais au contraire de leur collaboration plus ou moins consciente.
C'est donc bien intrinsèquement que la doctrine marxiste-léniniste était perverse. Elle renversait la vapeur pour entrainer le vaisseau vers l'abîme.
Et c'est parce qu'ils en ont eu conscience que des gens comme Mussolini et Franco et Hitler lui-même se sont mis en scène. Il fallait sauver, non seulement l'Etat, mais la civilisation elle-même.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


Revenir en haut
François Delpla


Hors ligne

Inscrit le: 28 Oct 2007
Messages: 1 405
Localisation: France 95

MessagePosté le: Dim 22 Sep - 14:13 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

boisbouvier a écrit:
Les communistes ont prétendu que la lutte des classes était le moteur caché mais réel de l'évolution historique. Or, c'était lancer un défi gigantesque à l'ensemble des sociétés civilisées car, celles-ci, loin d'avoir résulté des luttes intestines qu'elles ont toujours eues en leur sein, n'ont au contraire progressé que dans la mesure où elles ont su faire taire leurs divisions et collaborer entre elles pour le plus grand bien de l'ensemble. S'il n'y avait eu la noblesse pour défendre l'Europe menacée à Lépante, que serait devenu l'ensemble de cette civilisation européenne ? Ce n'est pas de la lutte des classes qu'a procédé le progrès des Sciences et des Arts mais au contraire de leur collaboration plus ou moins consciente.
C'est donc bien intrinsèquement que la doctrine marxiste-léniniste était perverse. Elle renversait la vapeur pour entrainer le vaisseau vers l'abîme.
Et c'est parce qu'ils en ont eu conscience que des gens comme Mussolini et Franco et Hitler lui-même se sont mis en scène. Il fallait sauver, non seulement l'Etat, mais la civilisation elle-même.






Quelqu'un connaît-il un plus bel exemple de contamination d'un raisonnement par celui qu'il combat ?


Revenir en haut
boisbouvier


Hors ligne

Inscrit le: 08 Nov 2009
Messages: 2 691
Localisation: 75

MessagePosté le: Dim 22 Sep - 15:51 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

J'espère qu'il y a quelqu'un ici pour m'expliquer ce que ça veut dire.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


Revenir en haut
Admin
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 08 Oct 2007
Messages: 7 510
Localisation: Avignon

MessagePosté le: Dim 22 Sep - 16:50 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

C'est du François Delpla ou je ne m'y connais pas... Donc ça ne s'explique pas !
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


Revenir en haut
boisbouvier


Hors ligne

Inscrit le: 08 Nov 2009
Messages: 2 691
Localisation: 75

MessagePosté le: Dim 22 Sep - 21:47 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Oui.
Delpla est le roi du caoutchouc.
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


Revenir en haut
boisbouvier


Hors ligne

Inscrit le: 08 Nov 2009
Messages: 2 691
Localisation: 75

MessagePosté le: Lun 23 Sep - 06:36 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Puisqu'il y a un roi du pétrole (Rockefeller) et un roi du Nickel (Mond) pourquoi n'y aurait-il pas un roi du caoutchouc (Delpla) ?
_________________
Je me fais une spécialité de défendre la mémoire du Maréchal injustement attaquée.
J'ai "commis" un ouvrage à cet effet:
Pétain, trahison ou sacrifice ?" aux éditions Godefroy de Bouillon.
Je défends aussi Laval.


Revenir en haut
Jardin David


Hors ligne

Inscrit le: 05 Mar 2011
Messages: 474
Localisation: France

MessagePosté le: Mer 25 Sep - 12:50 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Avec vos bricolages merveilleux, n'oubliez pas le roi ... Merlin !
JD ( ou Môssieur Bricolage qui sort de suite et donc ... qui se casse tôt)
_________________
Laisse faire le temps, ta vaillance et ton roi (Le Cid)


Revenir en haut
Skype
Briard
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 09 Oct 2007
Messages: 3 331

MessagePosté le: Lun 30 Sep - 10:52 (2013)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque Répondre en citant

Il se casse tôt, rama toute la nuit, ou elle dome ici et ailleurs
_________________
Fuis les éloges, mais essaie de les mériter.
F Fenelon


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:47 (2016)    Sujet du message: Dans ma bibliothèque

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    France en Guerres Index du Forum -> France en Guerres -> L'entre-deux guerres Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Portail | Index | creer un forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com