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Les Jeunesses communistes dans la Résistance

 
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Morpion


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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 20:21 (2007)    Sujet du message: Les Jeunesses communistes dans la Résistance Répondre en citant

LES JEUNESSES COMMUNISTES
Dans la Résistance

Les "Jeunesses Communistes" étaient une organisation de jeunesse du Parti Communiste Français (SFIC -Section Française de l'Internationale Communiste) au sein duquel elle disposait du statut de fédération. Elles furent créées dès 1920, suite à un congrès où la majorité des Jeunesses Socialistes d'alors acceptèrent les 21 conditions d'adhésion fixées par Lénine à l'Internationale Communiste (Komintern).

Maurice Laporte fut le premier secrétaire général des Jeunesses Communistes, au sein d'une instance de direction appelé "Comité national" de douze membres et six suppléants. Parmi leurs dirigeants, dans les années 20, figurait un futur héros de la résistance : Gabriel Péri, fusillé le même jour que Michel Farré.


Depuis le Front Populaire, les Jeunesses Communistes s'étaient particulièrement développées sur le Plateau et la commune de Mondeville. Dès le début de l'Occupation, un groupe des Jeunesses Communistes semble ainsi avoir été actif à Mondeville autour d'un jeune cordonnier, âgé de 20 ans, domicilié route de Rouen : Joseph Besnier. Arrêté une première fois en 1941 et condamné à 4 mois de prison, Joseph Besnier sera pris comme otage par la police française, le 1er mai 1942, après le déraillement de Moult-Argences.
Interné à Compiègne jusqu'au 6 juillet, il est déporté dans le convoi des 45 000, à Auschwitz où il meurt à l' "infirmerie" le 19 septembre 1942.

Sur Caen existait un autre groupe des Jeunesses Communistes auquel appartenait André Montagne, dont le père avait été licencié de la SMN à la suite de la grève du 30 novembre 1938. Arrêté une première fois le 28 janvier 1941 par la police caennaise, André Montagne fut inculpé avec sept autres de ses camarades pour reconstitution de ligue dissoute, propagation de mots d'ordre de l'Internationale communiste, détention de tracts et collage de papillons.
Il sera condamné à huit mois de prison par la Section Spéciale de Caen et détenu à la prison de Lisieux jusqu'au 31 juillet 1941. Pris lui aussi comme otage, le 1er mai 1942, il fut l'un des rares survivants des déportés du convoi des 45 000 d’Auschwitz

François Kalinicrenko, Robert Estival et Marcel Déterpigny étaient membres dès avant la guerre des "Jeunesses Communistes". Gisèle Guillemot adhérera à son tour à la fin de l'année 1940.
Jusqu'au 26 septembre 1941, le petit groupe des Jeunesses Communistes du Plateau mène avant tout un intense travail de propagande plus ou moins clandestine : inscriptions, collage de papillons, diffusion de tracts et de numéros de "L'Avant garde" et de "L'Humanité clandestine".
Avec l'arrestation de Michel Farré et le passage dans la clandestinité de François Kalinicrenko et de Robert Estival puis avec l'exécution de Michel, le 15 décembre 1941, le groupe se sépare, les survivants franchissent un palier supplémentaire dans leur engagement et participent à de nombreuses actions de sabotages (vols d'explosifs, attentats contre des soldats allemands etc...). François et Robert entrent dans la complète clandestinité, vont rejoindre les rangs des Francs-Tireurs et Partisans Français (FTPF) et changent de région pour poursuivre le combat.

Quant à Gisèle Guillemot, elle gravit les échelons et fit rapidement partie du triangle de direction pour le Calvados du Front National de Lutte pour l'Indépendance de la France, jusqu'à son arrestation en mars 1943. Elle en deviendra en particulier "responsable des jeunes". A ce titre, elle sert d'agent de liaison pour tout le département et recrute de nouveaux adhérents ; elle transporte aussi du matériel. Elle reste aussi très investie dans le travail de propagande, en particulier dans la rédaction et la dactylographie des tracts locaux et des appels à manifester à l'occasion du 11 novembre, du 1er mai et de la commémoration de Valmy (sept 1942).


François Kalinicrenko ( 1919 - 1943)

François Kalinicrenko est né le 8 octobre 1919 à Mondeville. Son père Zacharie Kalinicrenko, d'origine russe, avait fui en 1917 à la révolution. Sa mère née Kus était, elle, d'origine polonaise. La famille Kalinicrenko habitait Cité des Roches.
Son père s'étant suicidé bien avant la guerre, sa mère dut l’élever seule avec ses deux autres frères Joseph et Marcel et leur sœur aînée Maria. Dans la cité des Roches, François faisait partie de toute une bande de copains avec Robert Estival, Carlo Scola et André Thirion. Après sa scolarité à l'école primaire du Plateau, François entra à l'école d'apprentissage de la SMN.
Il s'y distingua et obtint le titre de "Meilleur ouvrier de France». Il semble avoir adhéré très tôt aux Jeunesses Communistes peut-être dès le Front Populaire. Très attaché à sa famille, il fut bouleversé par la mort de son frère Joseph face aux Allemands sur le front des Ardennes en mai 1940.
Etant le plus âgé et ayant un tempérament de leader, il eut un rôle déterminant dans l'organisation du petit groupe de jeunes copains du Plateau vers la Résistance. Avec Marcel Déterpigny, il semble bien avoir été ceux qui avaient le contact avec le groupe d'adultes de Mondeville qui leur procuraient les tracts en particulier Pierre Esnault, le gardien de la «Maison du Peuple"
.Selon le témoignage de Madame Roudot, l'une de leurs voisines et amie de la famille, les perquisitions se sont multipliées chez les Kalinicrenko. François subit de nombreux interrogatoires sur ces activités supposées par la police française.
Le 26 septembre 1941, lors d'une distribution de tracts, en compagnie de Michel Farré, à l'entrée de l'usine, ils furent surpris et contrôlés par deux gendarmes de la brigade de Colombelles : Leroyer et Lempereur. François réussit à échapper à l'arrestation en se cachant dans une cabane de jardins de la Cité. Mais identifié, il n'eut d'autres choix que d'entrer dans la clandestinité sous le pseudonyme de "Marcel Lavergne".
Un avis de recherche fut lancé à son encontre par la police de Vichy sur tout le territoire national. Il fut planqué pour un temps chez le fermier Blanchard dans le Pays d'Auge à St Loup de Fribois près ce Crévecoeur -en -Auge, pris en charge par une militante des premiers temps de la résistance communiste dans le Calvados, l'institutrice Edmone Robert.

Là, engagé dans un groupe de FTPF, il participa à de multiples actions.

Début décembre 1942, il fait ainsi partie d'une petite équipe de 4 hommes qui vole avec succès des explosifs à la carrière de pierre des Vignats (près de Falaise). Après avoir dissimulé leur prise, le petit groupe se sépare. François et Emile Julien décident de regagner Caen par le train. A la gare de Mézidon, ils improvisent la mise à feu d'un convoi de marchandises allemand transportant du foin et de la paille.
Le 14 décembre, François participe à une nouvelle tentative de faire sauter la voie Paris-Cherbourg à la hauteur de Lecaude. Surpris par un garde-voie, le commando réussit à s'enfuir. Mais le lendemain, en compagnie de Papin ("Charles") après une rixe à un barrage, il échappe à nouveau de peu à une arrestation en tirant sur les gendarmes de Mézidon.

Mais suite à la vague d'arrestations, craignant d'être appréhendé par les autorités, il quitte la Normandie. Là on perd quelque peu sa trace.
Il fut tué à l'âge de 24 ans par la police allemande dans un champ lors d'un affrontement à Chambly dans l'Oise le 8 juillet 1943. Inhumé clandestinement dans un champ, son corps fut exhumé à la Libération et repose désormais dans le cimetière de Mondeville. Il fut reconnu au grade de capitaine des FTPF à titre posthume. Il existe une rue Kalinicrenko à Mondeville aux confins de la commune.

Francois Kalinicrenko

Gisèle Guillemot

Gisèle Guillemot est née le 24 Février 1922 à Mondeville, d'une mère normande et d'un père italien. Elle habitait rue Centrale à Mondeville (juste en face de son fiancé Marcel Déterpigny) avec sa mère et son beau-père qui travaillait comme comptable à la SMN.
Déjà rebelle, elle se fit renvoyer de l'école primaire du Plateau, entretenant des relations orageuses avec son institutrice. Elle fut cependant la seule du groupe avec Marcel, à poursuivre sa scolarité jusqu'au cours complémentaire dans l'école de Colombelles au cours de monsieur Porquiet, adepte de la pédagogie Freinet, qui leur apprit à "penser». Elle s'y passionna pour la littérature, le théâtre, la poésie et l'écriture.
Bien que très jeune, elle se souvient avec émotion avoir participé au défilé de la victoire des ouvriers et des ouvrières de la cartoucherie de Mondeville lors des grèves de 1936. Dans cette même période, elle se souvient avoir participé sous l'égide de son instituteur à une campagne de solidarité avec les Espagnols antifascistes en collectant dans la cité boîtes de lait concentré, vêtements, etc.
Elle suivit en 1938 une formation de sténodactylo auprès d'un percepteur d'opinion communiste.
Pleine de vie, elle aimait la fréquentation de cette bande de copains du Plateau. Elle sera la seule jeune fille à les suivre dans la Résistance. C'est dans le bois de sapins à la limite entre Mondeville et Giberville que se tinrent les premières réunions.
Vers la fin de l'année 1940, Gisèle et ses "copains de la Cité», Robert Estival, Guy Goueslard, Carlo Scola, François Kalinikrenko, Marcel Détermigny et Michel Farré décident en effet de former un petit groupe de résistants et commencent à se livrer à un travail de propagande. Trois d'entre - eux sont déjà membres des jeunesses communistes.
En décembre 1940, elle adhère au parti communiste dans l’illégalité. A partir de 1941, elle sera employée à mi-temps au Ravitaillement Général, service dépendant de la préfecture qui occupait les locaux de l'École Primaire Supérieure rue St Louis, à Caen. Elle profitera de son activité pour dactylographier de nombreux tracts. Après l'arrestation et l'exécution de Michel Farré à la fin de l'année 1941, plus révoltée que jamais, elle passe dans une semi-clandestinité sous le pseudonyme d'"Annick". Elle gravit rapidement les échelons, dans le Calvados, au sein de la nouvelle organisation qu'a mis en place le Parti Communiste pour accueillir tous ceux qui veulent lutter contre l'occupant nazi : le Front National de Lutte pour l'Indépendance de la France.

En 1942, elle est contactée par Jacques Fillou et une autre responsable interrégionale, probablement Germaine Piveteau ("Alberte") pour devenir responsable soit des jeunes soit des femmes, elle choisit la jeunesse.

Réduite par les arrestations successives, l'organisation a besoin de toutes ses forces :

Aussi Gisèle participe t'elle à des sections comme en septembre 1942, l'incendie d'un dépôt de l'armée allemande dans un hall de la Foire Exposition sur le Port de Caen. Elle parcourt des centaines de kilomètres dans le Calvados à vélo comme agent de liaison, tentant de recruter, de trouver des planques et du ravitaillement ou du matériel de sabotage pour ses camarades des FTPF.
Elle finit par être arrêtée en mai 1943 à Caen à son bureau du Ravitaillement général, par la Gestapo, à la suite de la chute en cascades des membres de son mouvement : elle est reconnue par "Boucles d'or». Détenue quelques temps à la prison de Caen, elle est emmenée à Fresnes dans l'attente de son procès.
Condamnée à mort comme ses 15 autres camarades, sa peine est commuée à la détention à perpétuité "Nuit et Brouillard", comme Edmonde Robert, institutrice de St Aubin sur Algot et pionnière de la Résistance communiste dans le Calvados. Gisèle apprend impuissante l'exécution de ses 14 camarades masculins, le 14 août 1943 au Mont Valérien.

Elle leur dédie un poème "mes camarades".
MES CAMARADES

Ils les ont emmenés ce matin

Ils les ont fusillés tout à l'heure...

Ils ne verront plus les pommiers en fleurs
Ne boiront plus le cidre de chez nous.
Ils étaient ouvriers, paysans, pêcheurs,
Il y avait aussi un instituteur.
Dans la journée des gens très ordinaires
Le soir ils s'en allaient faire la guerre.

On dit qu'on les fusille au creux d'une colline
Ont ils pu voir traversant les banlieues
Quelques fleurs, un petit coin de ciel bleu ?
J'aurai dû moi aussi m'en aller avec eux

A la même lourde peine nous étions condamnés.
Qui sait combien de temps me sera réservé.
Pourrais-je désormais sans cauchemar dormir ?
Devrais-je à chaque aurore les entendre partir
Et bientôt regretter que l'on m'ait épargnée ?

Les mois d'août à venir dans le pays normand
Jamais ne retrouveront la douceur d'antan.

Ils les ont emmenés ce matin
Ils les ont fusillés tout à l'heure

Et je pleure ...

Gisèle GUILLEMOT Fresnes - 14 août 1943


C'est avec Edmonde Robert qu'elle entame un long périple dans la déportation. Peu de temps avant d'être conduite à Mauthausen, elle est cependant définitivement séparée de sa compagne qui mourra en mai 1945 dans le convoi qui la rapatriait en France. Pendant toutes ces épreuves, elle se lie avec bien d'autres femmes qui connaissent le même sort.
Après la Libération, elle quitte la région, se sentant incomprise, y compris par sa propre famille. Mais elle poursuit son engagement politique et prend des responsabilités au sein du Parti Communiste Français. Elle s'investit dans la Fédération Nationale des Déportés Internés et Résistants Patriotes et écrit régulièrement des articles dans le journal de la fédération : le Patriote-Résistant.
Dans les années 1980, après un long moment de silence elle estime nécessaire face à l'oubli et aux falsifications de mener un combat pour imposer le souvenir de ses camarades disparus, là même où ils se sont battus. Grâce à l'historien Jean Quellien, son histoire et celle de ses camarades sort peu à peu de l'ombre. Depuis, inlassablement, elle n'a de cesse de témoigner dans les écoles, collège et lycées.

En juin 1995, au Plateau, elle inaugurera aux côtés de Carlo Scola la plaque commémorative apposée sur la "Renaissance" par la mairie de Colombelles, en l'honneur de leurs 4 camarades tombés sous la répression. En 2001, elle se décide enfin à publier un récit de ses souvenirs "Entre parenthèses" de Colombelles à Mauthausen pour lequel, elle remporte le prix 2002 de sociologie et d'histoire de l'Académie française et un prix de la Résistance en 2002.


Robert Estival est né le premier avril 1921, il résidait dans la Cité des Roches sur le Plateau dominant Mondeville. De la petite bande de copains qui plus tard s'engagera dans la Résistance, il était le moins présent à cause de sa famille "fragile" dont il devait s'occuper. Il n'avait guère de temps pour partager les loisirs avec les autres.
Il avait adhéré pourtant tout comme Marcel Déterpigny et François Kalinicrenko aux Jeunesses Communistes avant la guerre.

Selon le rapport d'activité écrit laissé par Charles Reinert membre du Front National, Robert Estival servit d'agent de liaison pendant l'été 1941, entre le groupe des jeunes résistants du Plateau et les cheminots de la gare de Caen qui leur fournissaient les tracts à diffuser. Après le 26 septembre 1941 et l'arrestation de Michel Farré, Robert passa entièrement comme François dans la clandestinité. Il fut envoyé dans la Sarthe, où il acquit des responsabilités importantes au sein des FTPF.
Au début de l'année 1943, peut-être en février, il fut convenu d'un rendez-vous à la gare St Lazare entre Robert et Gisèle Guillemot. Ils ne se sont pas vus depuis longtemps. Mais, Gisèle est en retard et la consigne est claire pour les clandestins : ne pas attendre. Inquiet, Robert se décide à passer au café "Le Bocal" que tiennent à Paris des proches parents," les Pascal", anciens cafetiers du bas de Clopée à Mondeville qui ont fui le Calvados en raison de leurs opinions communistes connues, des soupçons et des perquisitions régulières qu'ils subissaient.
Robert les informe : "je n'ai pas trouvé Gisèle à la gare". Mais se sentant menacé et peut-être suivi, il disparaît très vite. C'est la dernière fois que ses proches le verront.

Peu de temps après, il est arrêté au Mans dans des circonstances mal éclaircies. À côté d'une lettre poignante destinée à sa famille, il réussit à faire passer un courrier destiné à la direction du Parti Communiste où il détaille les circonstances de son arrestation et les trahisons en chaîne qui y ont aboutie.

Robert fut fusillé le 1er juin 1943 par les nazis au camp militaire d'Auvours dans la Sarthe près du Mans. Il venait d'avoir 22 ans.

Ses obsèques officielles et solennelles eurent lieu le 30 Mars 1946 à Mondeville ; les gendarmes de Colombelles encadrant le convoi funèbre. La place de Mondeville sur laquelle a été déplacé le monument aux morts de la commune porte le nom de Robert Estival.



Article de Roger Lenevette


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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 20:21 (2007)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 20:28 (2007)    Sujet du message: Les Jeunesses communistes dans la Résistance Répondre en citant

C'est autre chose que Guy Mocquet hein !
_________________
"Je hais ces mensonges qui vous ont fait tant de mal"


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