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Le RICM à la fin guerre

 
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Morpion


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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 20:48 (2007)    Sujet du message: Le RICM à la fin guerre Répondre en citant


Extrait du journal de marche du Marsouin André Meunier


Mardi 1er mai 1945

Réveil à dix heures, nous préparons les voitures car ce tantôt nous allons aller en caserne. A une heure et demi, nous partons. La caserne est dans un état de désordre complet.
Des civils Volksturm font le nettoyage sous la surveillance de soldats. Etant le seul caporal chef du peloton, les deux autres ont été tués pendant la campagne d'Allemagne, je loge avec les sous-officiers dans une chambre où nous sommes trois.
Nous aménageons ça comme il faut, chacun notre petite armoire. Sur la mienne, je fais une petite étagère au dessus de la tête de mon lit, et j'y monte une lampe de chevet et une montre, puis quelques gravures, enfin je fais un cadre où je mets trois photos de ma fiancée et une des miennes. Je range bien mes affaires dans l'armoire. Tout le monde mange dans une grande salle. Le soir, je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à m'endormir. Mon frère a aujourd'hui vingt deux ans.


Mercredi 2 mai 1945

Levé à sept heures, car il y a un général qui va passer, nous finissons nos derniers arrangements. A dix heures, une bonne douche chaude, ça fait du bien car dans ce pays il fait froid. Ce matin il tombait de la neige. Après-midi, je suis prévenu que je suis de garde au bout du pont sur le RHIN. nous devons veiller au cas où un type voudrait le faire sauter. Nous logeons pour la nuit dans le bureau central de la gendarmerie. J'ai un mal aux dents terrible.


Jeudi 3 mai 1945

De garde de cinq à sept heures, il tombe de la neige. Pas un chat dehors. Au petit jour, les lampadaires qui éclairent le pont s'éteignent. La vie reprend, je vais me coucher pour calmer mon mal aux dents, mais en vain ! A onze heures, je me relève et vais en ville à la recherche d'un dentiste, j'en trouve un qui justement parle français.
Il me calme le mal aux dents et me donne rendez-vous pour le lendemain. L'après-midi, je me balade sur le pont. Tous les soldats allemands saluent. A sept heures, je suis relevé par un autre Scout. Je reviens à la caserne où je trouve deux lettres de ma fiancée et une de ma mère. Je fais une permission pour aller demain chez le dentiste.


Vendredi 4 mai 1945

Le matin, j'écris une longue lettre à ma fiancée. L'après-midi je vais chez le dentiste.
Le soir, je me prépare au départ pour le lendemain. Couché tôt car j'ai la fièvre.


Samedi 5 mai 1945

Levé à sept heures, départ à huit heures et demi. Nous faisons une centaine de kilomètres et arrivons à ZIMMERN ober ROTWEIL où nous restons pour nous loger et loger nos Scouts. C'est tout un travail car la place est rare, il est tard quand nous finissons, je n'ai même plus le temps d'écrire à ma fiancée.


Dimanche 6 mai 1945

Levé tard, déjeuner.
Le soir, j'ai un accès de fièvre, je ne dîne pas.
A sept heures, j'ai trente neuf cinq. J'ai trois lettres de ma fiancée.


Lundi 7 mai 1945

Le matin, je me lève à sept heures, la tête lourde. Nous changeons de cantonnement sans aller loin. Seulement un hôtel du même village (1). Nous nous installons de notre mieux et j'essaie comme toujours de m'arranger le plus agréablement et confortablement possible. Le soir tard, j'écris à ma fiancée et à ma mère. Il est beaucoup question d'une capitulation allemande.


Mardi 8 mai 1945

Je suis de service toute la journée, les Allemands ont capitulé sans conditions. Il ne semble pas que la guerre est finie, c'est pour moi un jour comme les autres, et puis notre joie a tous, soldats, est tempérée par le souvenir de ceux qui ne sont plus et dont les tombes jalonnent les routes de France, d'Alsace et d'Allemagne. L'après-midi, la fièvre me reprend, je me couche, je claque des dents et transpire, je prends de la quinine, mais la tête me fait mal. A minuit et une minute le clairon sonne le "Cessez le feu" et les camarades font partir des fusées pour marquer cet événement.

Ici se termine mon journal de guerre. L'Allemagne est enfin vaincue mais on ne saura jamais combien de sang, d'angoisse et de fatigue cette victoire aura coûté.
Quand j'ai commencé ce journal le 20 août 1944 au moment du débarquement, nous étions quarante, gonflés à bloc, et heureux à la pensée de remettre le pied en France dans la vraie France. Mais aujourd'hui, huit mai 1945, nous ne sommes plus que VINGT DEUX à jouir de la victoire.

Mais si maintenant une paix durable s'établit alors oui nos morts ne seront pas tombés en vain.


André Meunier

Fini le 8 mai 1945 à ZIMMERN ober ROTWEIL

1) GASTHAUS zum ADLER



HISTORIQUE
DU 3ème PELOTON DU 4ème ESCADRON DU R.I.C.M.


Après le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (Algérie-Maroc) le 8 novembre 1942, le R.I.C.M. fut motorisé.
De 2400 hommes, il fut réduit à 800.
Il se composa de quatre escadrons (par la suite, dans le Doubs en 1944, fut ajouté un escadron d'infanterie portée).
Le 1er Escadron était doté de chars légers de 18 tonnes équipés de canons de 37.
Les 2ème, 3ème, 4ème Escadrons de reconnaissance étaient dotés de Jeeps, Scoutcars et chars légers.

Le 4ème ESCADRON comprenait (comme les autres) :
- trois pelotons de reconnaissance
- un peloton antichar
- un peloton hors rang
Commandement au moment du débarquement en Provence
le 19 août 1944 :
- le 1er peloton : Lieutenant DUVAL
- le 2ème peloton : Lieutenant WEIL
- le 3ème peloton : Lieutenant MAURIER
- le P.A.C. : Lieutenant HILLIQUIN
- le P.H.R. : Lieutenant DE GALBERT
L'Escadron était commandé par le Capitaine DE LA BROSSE.
- remplacé au débarquement par le Capitaine POL -
Le groupe de Jeeps du 3ème peloton était commandé par l'Aspirant PORTA (tué à Thiancourt le 18 novembre 1944) et remplacé par l'Aspirant GEORGES.

VEHICULES :
Le peloton était doté de :
quatre Jeeps - quatre Scoutcars - un canon d'assaut

PERSONNEL :
Le peloton comprenait quarante hommes tous grades confondus

ARMEMENTS VEHICULES :
- Jeeps : une mitrailleuse de 30
- Scoutcars : une mitrailleuse de 30, une mitrailleuse de 50 circulant sur un rail intérieur permettant de tirer sur 360°
Dans le peloton, deux des Scoutcars étaient dotés d'un mortier de 60
- Canon d'assaut : un canon court de 75 mm, une mitrailleuse de 30

ARMEMENTS INDIVIDUELS :
- Tous les chefs de véhicules : 1 Colt 45
- Tous les chauffeurs : 1 pistolet mitrailleur Thomson 45
- Tous les autres membres du peloton : 1 carabine VS de 30

EQUIPAGES :
Jeep : un chef, un chauffeur, un voltigeur

Scoutcar : un chef, un chauffeur, un radio, un servant de mortier, un mitrailleur de 50, un mitrailleur de 30

Canon d'assaut : un chef, un tireur au 75, un chauffeur,
un aide chauffeur


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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 20:48 (2007)    Sujet du message: Publicité

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