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L'abbé René De NAUROIS

 
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Morpion


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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 20:55 (2007)    Sujet du message: L'abbé René De NAUROIS Répondre en citant


René de Naurois est né le 24 novembre 1906 à Paris -9ème -étant originaire d'une famille de propriétaires agricoles de Haute-Garonne. Aprés des études universaitaires, il est licencié ès-sciences mathématiques puis licencié en Lettres et Théologie de l'Université de Toulouse. Il effectue une Préparation Militaire Supérieure -spécialité Artillerie- de 1926 à 1928 à Toulouse. Malgré une Réforme temporaire pour raisons de santéqui lui est renouvelée plusieurs fois, il effectue finalement, à sa demande, son service militaire en 1931 comme E.O.R à l' Ecole d'Artillerie de Poitiers.
René de Naurois est ordonné prêtre le 29 juin 1936. Il est nommé aumônier adjoint de la colonie de langue française à Berlin de 1937 à 1939 ce qui lui permet d'observer" in situ" l' application de la doctrine nationale socialiste au pouvoir en Allemagne. Mobilisé en qualité de lieutenant de réserve au 93ème Régiment d'Artillerie de Montagne puis affecté au 1er Bureau de la 1ère Armée pendant la campagne 1939-1940, il est démobilisé le 1er août 1940.
René de Naurois décide alors de rejoindre la France Libre dès la fin juin 1940, il en demande l' autorisation à son évêque, Monseigneur Saliège (qui sera lui-aussi fait Compagnon de la Libération), qui le lui refuse. De 1940 à 1942 il est l'aumônier de plusieurs groupements universitaires en France et, parallèlement, à partir de la fin de l'année 1940, participe activement à la résistance en zone libre, à Pau, à Grenoble, à Toulouse au sein du mouvement "Vérités", qui deviendra le mouvement "Combat", animé par son fondateur Henri Frenay. L' Abbé de Naurois fait de nombreuses prédications contre le National Socialisme, notamment à l' Ecole des cadres d' Uriage dont il est chassé en juin 1941 sur intervention de l' Amiral Darlan. A partir d'octobre 1941 à Toulouse, il constitue un noyau de Résistance groupant des étudiants et des ouvriers et vient en secours aux victimes de la législation antisémite du gouvernement de Vichy. Il entre également en décembre 1941 dans le mouvement de Résistance "Témoignage Chrétien". Au cours de l'année 1942, il organise le sauvetage d' Israélites en leur faisant passer la frontière suisse à Argentières en Haute-Savoie. Ses activités suscitent également à plusieurs reprises l'intérêt de la police de Vichy. Le 6 novembre 1942, les Allemands font une perquisition à son domicile de Toulouse. Interrogé au Groupe Mobile de Réserve, remis en liberté temporaire, il est alors entendu que le père de Naurois devra répondre quelques jours plus tard à un questionnaire adressé directement par Otto Abetz qui avait connu René de Naurois à Berlin en 1937. Celui-ci quitte alors son domicile de Toulouse où les Allemands se présentent vainement cinq fois jusqu'au 15 décembre 1942. L'Abbé de Naurois, traqué par la Gestapo, est cette fois autorisé à se rendre en Angleterre par Monseigneur Saliège.

Il réussit à franchir la frontière espagnole le 26 décembre 1942 et gagne l' Angleterre, où il arrive le 15 mars 1943 (via Gibraltar). Engagé aux Forces Françaises Libres en avril 1943 et bien que d'une santé fragile, il demande à rejoindre les Commandos en qualité d'aumônier, mais il est nommé à la Direction de l'Aumônerie Générale en Grande-Bretagne. Aprés une nouvelle demande, il obtient d'être affecté aux Commandos pour les opérations de débarquement.Il rejoint le 1er B.F.M.C en mai 1944. En qualité d'aumônier du 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos, il débarque en Normandie, à Colleville le 6 juin 1944, faisant partie, ce jour là, avec ses 177 camarades, des seuls Français à avoir posé le pied sur le sol de Normandie. Avec eux il va enfin réaliser son souhait le plus vif : prendre part avec une unité combattante aux opérations militaires contre l'occupant. Il débarque sur la plage de Colleville avec le Bataillon et sous le feu de l'ennemi administre les derniers sacrements aux blessés et aux mourants, qu'ils soient Français ou Britanniques. Pendant la journée, il remplace volontairement le Capitaine Médecin Lion tué dès les premières heures du combat et se dépense sans compter pour soigner les blessés. Ce seul 6 juin 1944, l'unité du Père de Naurois comptera 40% de pertes. Il assistera ses compagnons tout au long de cette dure campagne de Normandie. Il est omniprésent à leurs cotés. Le 1er novembre 1944, relevant à peine de maladie, il participe, avec son unité, au débarquement de Hollande, sur l' île de Walcheren et à la prise de Flessingue encore occupée par l' ennemi. De fin novembre 1944 au 1er mai 1945 il est en traitement dans un hôpital en Angleterre et le 2 mai 1945, il est de retour au 1er Bataillon de Fusiliers Marins Commandos en Hollande. D'octobre 1945 à mars 1946, il sert à Berlin dans l'Armée d'occupation. Démobilisé, le père de Naurois retourne au diocèse de Toulouse, où il enseigne dans les Facultés libres. Promu Lieutenant-Colonel du cadre de réserve, il fait plusieurs découvertes ornithologiques importantes, en 1959 et 1960, en Mauritanie, qui lui valent d'entrer au CNRS en 1960 dans la section biologie animale. En 1969, il soutient sa thèse de Doctorat d' Etat sur les oiseaux de la côte occidentale d'Afrique et est nommé correspondant du Museum National d'Histoire Naturelle à Paris.Il est l'auteur de nombreux ouvrages et articles sur le sujet. En 1989, il se voit conférer le titre de "Juste parmi les nations" par le Mémorial de Yad Vashem en Israël pour son action en faveur des juifs pendant l' holocauste.
Il est décédé à l'age de 99 ans le jeudi 12 janvier 2006 à Brunoy (Essonne). Il est enterré le 17 janvier suivant au cimetière de Ranville - Première commune libérée en 1944 - aux côtés de ses camarades Commandos selon son voeux. Il était le dernier Compagnon de la Libération vivant du 1er B.F.M.C.

Source: Compagnons de la libération


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MessagePosté le: Dim 23 Déc - 20:55 (2007)    Sujet du message: Publicité

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