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L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel
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Thor


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MessagePosté le: Jeu 27 Déc - 16:31 (2007)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant


Une affaire qui avait secoué l'hexagone en 1991. Georges Boudarel, universitaire français, qui avait memebre du Parti communiste français, avait rallié les armées du Viet-minh en 1952, alors qu'il était enseignant à Saïgon.

De juin 1952 à février 1954, Georges Boudarel était le commissaire politique du Viet-Minh,
et à ce titre était chargé de la rééducation idéologique des militaires
français prisonniers dans des camps de brousse( "Rééducation" que l'on
peut apparenter plus à la torture psychologique qu'à une quelconque
remise à plat éducative). Le 7 février 1953,
Georges Boudarel avait été envoyé par le Vietminh au camp 113, situé au
Nord Tonkin dans la région de Ha-Giang, où il était chargé de
l'instruction politique de prisonniers français
. Avec cruauté selon les
témoins, il appliqua sur ses compatriotes la méthode d'avilissement par
la faim, la déchéance physique, l'endoctrinement politique et la
délation entre détenus. Durant l'année de son intervention au camp 113,
sur 320 prisonniers français, 278 périrent.
Déçu par le régime vietnamien il quitta l'extrême-orient pour rejoindre la France, en 1966. Quelques années plus tard, se préoccupant de sa retraite, il demanda la validation de ses « loyaux services » du 19 décembre 1950 au 30 septembre 1967,
en indiquant pour la période 1951-1954 : « Voyage d'études en
Extrême-Orient
» et pour celle de 1955 à 1958 : « professeur de
français à l'école de pédagogie de Hanoi
»
.(*Quel cynisme !!)

En 1991, Wladislaw Sobanski, ancien sergent des Troupes Coloniales et prisonnier
au camp 113 du 21 novembre 1952 au 8 janvier 1954, dépose avec l'ANAPI (Association Nationale des Anciens Prisonniers et Internés d'Indochine)
représentée par son président, le Général Yves de Sesmaisons, une
plainte pour « crime contre l'humanité » à l'encontre de Georges
Boudarel
, avec constitution de partie civile entre les mains du Doyen
des Juges d'Instruction de Paris. Ils dénoncent ses agissements qui, en
tant que commissaire politique adjoint au commandant du camp 113 en
1953, l'auraient rendu responsable de la persécution et de la mort de
nombreux prisonniers français.
Boudarel ne sera pas jugé, puisqu'un un arrêt de la Chambre d'accusation de la Cour d'appel de Paris
qualifie, à l'appui de cette plainte, les faits susceptibles d'être
reprochés à Georges Boudarel de crimes contre l'humanité, mais admet
que la loi d'Amnistie du 18 juin 1966 leur est applicable et que, par
l'effet de cette amnistie, l'action publique est éteinte.
(Source Wikipedia).

Ce qui me gêne chez Boudarel ,



ce n'est pas, à la limite, d'avoir choisi le camp Vietminh, cela pouvait se comprendre. On pouvait avoir de la compassion pour ce peuple vietnamien qui voulait son indépendance. Mais choisir le camp vietnamien et, en plus, s'occuper avec un zèle féroce d'un camp de prisonniers français en utilisant des moyens de coercition avilissant, donne une image de cette homme peu reluisante !
Faire valoir des droits à la retraite pour cette période est le comble du cynisme et souligne la vraie face, perverse, de cet universitaire qui s'était transformé en géôlier !
 
 



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MessagePosté le: Jeu 27 Déc - 16:31 (2007)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 27 Déc - 18:53 (2007)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Ce type aura été un infâme salaud digne des pires bourreaux nazis ! Je recommande la lecture du livre de Claude Baylé "Prisonnier au camp 113" éditions Perrin, pour avoir une idée de ce qu'étaient ces méthodes de "rééducation".
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La Chouette


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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 21:30 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

J'ai entendu parler de grosses manif' dans les milieux natios, nottament avec l'Action Française, en 1991, pour demander la destitution de ce Boudarel. 
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Briard
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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 23:41 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Protégé par le PCF il a fini sa vie tranquille!!
C'ette ordure a bénéficié de la complicité des divers partis communistes Soviétique, Tchéque et Français, afin d'échapper à la Justice et n'est rentré en FRANCE qu'aprés la Loi d'Amnistie de 66, se sachant à l'abri de toutes poursuites.
La FRANCE sur ce coup là ne s'est pas grandie, tandis qu'elle poursuivait toujours les Anciens WWSS français et les Anciens OAS !!
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F Fenelon


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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 11:54 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

La Chouette a écrit:
J'ai entendu parler de grosses manif' dans les milieux natios, nottament avec l'Action Française, en 1991, pour demander la destitution de ce Boudarel. 



Je crois que si les députés avaient eu encore quelque parcelle de dignité à cette époque là, c'est à l'Assemblée qu'aurait du être résolu le "cas" Boudarel ! A l'Assemblée et devant les Tribunaux...


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Pigeon-ramier


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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 20:29 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Que font les Karsfeld?Arno tu ferme les yeux suivant le gibier?
Tu nous prends pour des pigeons?


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Briard
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MessagePosté le: Ven 4 Jan - 20:32 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Pigeon-ramier a écrit:
Que font les Karsfeld?Arno tu ferme les yeux suivant le gibier?
Tu nous prends pour des pigeons?


Non c'est simplement un ramier, il ne veut pas se fatiguer pour des choses dont il n'a rien à foutre!!
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Briard
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MessagePosté le: Lun 21 Avr - 18:02 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Il  s'agit d'un sinistre personnage responsable de la mort de nombreux soldats français en Indochine , il faut qu'un maximum de nos concitoyens connaissent ce type de personnage dont les médias se gardent bien de nous parler !Certains n'ont peut être jamais entendu parler de ce personnage, ils n'ont rien perdu, mais il est bon de savoir que ce genre d'individu a éxisté et le faire savoir. BOUDAREL est mort à ce jour, son comportement dans la période de sa vie qui nous intéresse, la Guerre d'Indochine, est inqualifiable sinon digne d'un "Salopard", et le pire, c'est qu'il n'a jamais éprouvé de regret, pire il a dit que si c'était à refaire, il le referait, regret qu'il a peut être eu en arrivant là-haut devant le Tout puissant, enfin je lui souhaite !




Georges BOUDAREL est né à Saint Etienne en 1926, chez les Pères Maristes élève studieux et doué, il rentre dans les ordres, à la veille de la prétrise il quitte le séminaire et adhère au Parti Communiste.
Il part pour l'Indochine en 1948, envoyé par le Bureau colonial du PC, il maintient le contact grâce au Groupe culturel marxiste, antenne du PC à Saïgon, parmi les membres du Groupe, un certain Jean CHESNEAUX, arrêté en septembre 1947, sa voiture chargée de tracts vietminh. Il exerce comme professeur d'Histoire et de philosophie au Lycée Pierre et Marie CURIE à Saïgon, il est sursitaire ayant fait des études, il déserte en 1949 pour rejoindre le Vietminh au Nord Tonkin où il est nommé Commissaire Politique Adjoint, celui qui fait la sale besogne, chargé du lavage de cerveau des prisonniers militaires Français du Corps expéditionnaire au fameux Camp 113, son surnom viet est "Dai Dông", dans ce camp il faut savoir que le taux de mortalité est de 85%, bien plus élevé que dans les camps nazis.



Soldat français de retour d'un camp viet en 1954 !

En 1964, BOUDAREL, quitte "clandestinement le Vietnam (il est condamné à mort au Vietnam pour insoumission et désertion, refusant les réformes agraires) pour Moscou où il prend le nom de "Boris"....., puis Prague où jusqu'en 1967 il exerce ses talents d'apparatchick communiste dans une filiale du Kominform, la Fédération syndicale Mondiale (FSM).
Revenu en France, où il est condamné à mort par contumace depuis sa désertion en 1949, il profite de la Loi d'amnistie de 1966, grâce à des amis députés communistes un alinéa en faveur de gens comme lui qui ont déserté en Indo est glissé dans le texte de Loi l'absolvant à jamais des ignominies commises, en plus il obtient le rétablissement de ses droits universitaires avec l'aide du Parti Communiste Français et des syndicats de l'Education nationale.
Il intègre même le CNRS, où sans renier ses engagements de jeunesse et protégé par ses "honorables" collègues et prévalant de sa connaissance du Vietnam, il acquiert les droits à la retraite universitaire qu'il améliore par de juteuses conférences sur le Vietnam !

Il est dévoilé au Sénat le 13 fevrier 1991, lors d'un colloque sur le Vietnam , BOUDAREL figure parmi les intervenants, c'est alors que Jean Jacques BEUCLER, prend le micro ........................

mais tout d'abord quelques précisions sur Jean Jacques BEUCLER, qui va déclencher cette fameuse "Affaire BOUDAREL",né en 1923 à Trèves (Allemagne), fils de Général, il sort Aspirant de Cherchell major de la Promo "1941-42", Campagne d'Italie comme Aspirant au 5è RTM, Allemagne, puis 1949 c'est l'Indo comme Lieutenant au 5è Goum du 3è Tabor Marocain, et sur la funeste RC4 (Route Coloniale N°4 qui rase la frontière de Chine) à Cao Bang il est fait prisonnier après avoir été grièvement blessé, il restera 4 ans dans les geôles Vietminh, 4 ans durant lesquels il a parcouru à pieds 30 000 km et absorbé 2 tonnes de riz ! 3 fois blessé, 5 fois cité dont 2 à l'ordre de l'Armée, Chevalier de la Légion d'Honneur à 27 ans, Croix de guerre 39/45 et TOE et pensionné militaire à 100%. Ensuite il quitte l'Armée avec le grade de capitaine, industriel pendant 23 ans, il relève une petite usine métallurgique, milite au sein du "Centre des Jeunes Patrons", puis laisse son entreprise et entre en politique, centriste, comme maire, député et Secrétaire d'état sous GISCARD, Homme droit, s'occupe ensuite du milieu associatif des anciens combattants comme Délégué général du"Comité d'entente des Anciens d'Indochine", il est décédé il y a quelques années, c'était un Homme droit qui prit le risque de préfacer le livre de Roger HOLLEINDRE (Président du CNC) "Des Pavillons noirs à Dien Bien Phu", refusant tout amalgame et discrimination politiques dans le milieu associatif des Anciens combattants, c'était trés courageux de sa part et le signe d'une rare honnêteté intelctuelle !


Lieutenant Jean Jacques BEUCLER - Nord Tonkin 1950

Sur ce voici ce que je qualifirai de son exploit :

En 1986, un certain colonel retiré à Nice, le Colonel MITJAVILLE, révélait à J.J. BEUCLER qu'il avait été interné pendant la Guerre d'Indochine dans un camp viet dirigé par un français déserteur ralié à l'ennemi, et du fait qu'il était officier il avait particulièrement souffert des sévices de ce personnage !
33 ans après, il venait d'apprendre qu'un maître assistant à l'Université PARIS VII portait les même noms et prénoms et se spécialisait sur le Vietnam, la coïncidence était troublante, MITJAVILLE se propposait de démasquer son ancien boureau, quand il décède des suites lointaines de sa captivité. Peu avant sa mort, Mr BEUCLER lui promet de continuer les recherches et en Janvier 1991, il apprend incidemment que parmi les intervenants dans un colloque sur "l'actualité vietnamienne", le 13 fevrier 1991 au Sénat, figure un professeur du même nom.
BEUCLER s'y rend donc avec quelques camarades de captivité, il n'a pas de plan précis, ils ne sont même pas certains qu'il s'agisse du même homme.
Ils s'installent en bordure d'une travée et à proximité d'un micro, l'humour s'en mêle quand le Président de séance s'approche de BEUCLER :
"Monsieur le Ministre, j'apprends votre présence et j'en suis fort heureux, je sais que vous vous intéressez à l'Indochine..."
Pour éviter de le transformer en complice volontaire, BEUCLER ne lui parle pas de la vraie raison de sa venue, il lui signale seulement qu'il va peut être demander la parole.
Par la suite le président a du regretter cette extrême affabilité !
La Salle CLEMENCEAU est pleine, l'ambiance est feutrée, BEUCLER est à l'affût, le coeur battant.
Après deux exposés intéressants, au moment où leur cible s'apprête à prendre la parole, BEUCLER se précipite sur un micro et déclare à l'assistance un peu surprise :
"J'ai une communication importante à vous faire, ou plutôt une mission à remplir, je demeurerai calme par respect pour le Sénat, permettez moi de me présenter : je m'appelle Jean Jacques BEUCLER, j'ai été député pendant 13 ans, Secrétaire d'Etat à la Défense en 1977 et 1978, mais surtout j'ai subi les camps prisonniers de guerre du Vietnam pendant 4 années de 1950 à 1954, c'est une experience que je ne souhaite à personne....Il est utile de rappeller que le taux de mortalité y fut tel qu'à peine un captif sur trois est rentré..."
Il relate ensuite le découverte de MITJAVILLE et s'adresse au conférencier :
"Son tortionnaire s'appelait comme vous Georges BOUDAREL, alors je vous pose 3 questions :
-Etiez vous en Indochine entre 1950 et 1954 ?
-Avez vous déserté pour rejoindre le Vietminh ?
-Sévissiez vous au Camps 122 ?

Un silence de mort règne sur l'assistance, chacun retient son souffle.
L'interpellé a pris un tein cadavérique, avant de se ressaisir :
"Je n'ai jamais été au Camps 122, j'étais au Camp 113."
Il se lance ensuite dans un long récit sur la situation des prisonniers de guerre, il en ressort qu'il s'agit bien du même homme.
-" Vous êtes donc un individu qui a trahi son pays pour se mettre volontairement, au service de l'ennemi et qui a spécialement maltraité ses compatriotes sur le plan materiel et sur le plan moral, puisque vous bénéficiez sans doute d'une amnistie collective, nous ne pouvons pas vous poursuivre en justice, mais nous tenons à vous dire publiquement, en mémoire des Morts pour la France en Indochine, que nous éprouvons à votre égard, le plus profond mépris, il faut que l'assistance sache à quel ignoble bonhomme elle a affaire, vous êtes un criminel de guerre.
Vous avez du sang sur les mains, votre présence à la tribune du Sénat est indécente. "

Puis BEUCLER sort dignement suivi de la vingtaine de rescapés des camps qui l'avaient accompagné, ils se retrouvent dans les vestiaires, heureux d'avoir rempli leur mission.
Il parait qu'ensuite BOUDAREL a commencé son exposé et que quelqu'un lui a posé cette question :
"Est ce vrai ce qu'a dit Mr BEUCLER ? Vous serviez comme commissaire politique dans un camp de prisonnier du Vietminh ?
"Je n'étais pas commissaire-politique, mais commissaire-politique-adjoint" répond BOUDAREL.
"Eh bien Monsieur nous ne sommes pas venu écouter un commissaire- politique, même adjoint, veuillez donc quitter la salle."

Et BOUDAREL de sortir sous les Huées.........
Plus tard l'un de ses collègues de PARIS VII fait irruption pour manifester son indignation, il fut sorti manu militari par la Garde du Sénat, Général en tête.
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Alexandre


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MessagePosté le: Mar 22 Avr - 09:21 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Il est fort probable qu'on inaugure bientôt des rues ou des places au nom de "Georges Boudarel, universitaire français, héros de l'indépendance du Vietnam" avec discours de Sarkozy et lecture d'une lettre de Boudarel dans les lycées... Au train où on va...


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Qui ne gueule pas la vérité, quand il sait la vérité, se fait le complice des menteurs et des faussaires." Charles Péguy


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MessagePosté le: Mer 23 Avr - 11:22 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

On peut effectivement s'attendre à tout !
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Croquignol


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MessagePosté le: Sam 26 Avr - 09:05 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Attendez que la gôche revienne au pouvoir un de ces quatres... Et vous allez les revoir fleurir les places Che Guevarra, Allende et autres Maurice Thorez, avec plein de Lycées Aragon en prime !

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MessagePosté le: Dim 27 Avr - 11:34 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Oui mais alors il nous faudra publier le bilan des "Boudarel" et de leurs amis !
Lorsque aprés les libérations de 1954, l'armée française et la Croix-Rouge pourront établir un premier bilan, l'horreur des camps viets prendra toute sa dimension, celle d'une hécatombe: 39.888 prisonniers du côté de l'Union française au cours du conflit pour seulement 9.134 libérés.
Les prisonniers, selon leur rang ou leurs origines n'ont pas été traités de la même façon, une répartition s'impose, éloquente elle aussi. Chez les Français de souche les pertes durant la détention ont atteint 59,98%; chez les légionnaires européens elles s'élèvent à 54%; à 49% chez les Maghrebins; à 54% chez les Africains. les Vietnamiens eux ont frôlé l'extermination: sur 14.060 hommes capturés alors qu'ils servaient dans les unités de l'armée française, il n'en reviendra que 860 ! Sur les 9.404 prisonniers des forces vietnamiennes que Giap n'appellera jamais autrement que les "fantoches", ils seront 157 seulement à retrouver la liberté.
Le taux global de la mortalité dans les camps vietminh est de 69,04%. C'est bien pire que Buchenwald où il a pourtant atteint 37%. Et encore ce chiffre ne prend pas en compte les prisonniers libérés qui vont mourir dans les jours ou les semaines suivant leur libération...
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lebel


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MessagePosté le: Dim 27 Avr - 14:07 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Et pas un des rescapés n'a essayé , au moins , de lui casser la gueule à cette ordure !

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MessagePosté le: Dim 27 Avr - 15:33 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Boudarel a bénéficié de complicités grace au PCF et aux réseaux des "compagnons de route". Lorsqu'il est rentré en France, tout ce qui touchait à la guerre d'Indochine et à la guerre d'Algérie était "tabou", rappelle-toi ! Ensuite dans l'éducation nationale et à plus forte raison au CNRS il était "protégé", et comme ce ne sont pas des endroits particulièrement fréquentés par les anciens d'indo...
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MessagePosté le: Ven 9 Mai - 18:02 (2008)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel Répondre en citant

Il y a plusieurs façons d'appréhender l'histoire; ou bien on l"aborde de façon critique, c'est à dire en cherchant tous les témoignages de l'époque en les mettant en regard et en essayant de faire la part des choses, bonnes ou mauvaises et surtout en se situant en amont et non pas en aval en faisant intervenir des données postérieures aux événements étudiés, et de la façon dont on a appris soi-même "une" histoire conventionnelle, qui partant des connaissances acquises à posteriori a été définie une bonne fois pour toutes et exclut toute remise en question.
On ne veut pas admettre, dans notre pays, que l'histoire du dernier conflit mondial a été écrite par des gens qui se prétendaient "les vainqueurs" et comprenant pour majorité des communistes (ou leurs compagnons de route) et des gaullistes. Autrement dite de manière partiale, avec des objectifs parfaitement définis politiquement (je pense surtout à ceux du PCF) pour mettre systématiquement "Hors Jeu" l'ennemi politique selon Julien Freund: l'Homme de Droite !
Et je songe à des braves gens comme Daniel Laurent et Lebel (oui, oui, Admin, je sais que je vais te faire bondir) qui ont absorbé cette "histoire/propagande" tellement bien ficelée qu'elle en est devenue crédible, et que tous ceux qui vont se marginaliser en la critiquant vont passer pour de redoutables antrepreneurs de réhabilitation du "mal absolu".

Et ce qui touche à la 2ème guerre mondiale, touche également à la guerre d'Indochine et encore plus vivement à la guerre d'Algérie, avec les mêmes procédés de désinformation ! Ah, ils sont forts ! Car ils arrivent à faire douter de leur propre témoignage des gens comme Lebel qui a vécu ces événements là ! Et j'ai connu, dans les classes où j'ai enseigné, des fils et des petit-fils de Pieds Noirs qui me tenaient des discours que n'auraient pas renié un lieutenant de Si Azzedine, patron des tueurs de la Willaya d'Alger !

Pour Boudarel, c'est simple ! Il suffit d'imposer à "l'opinion publique", l'image d'un Corps Expéditionnaire Français en Indochine, brutal, violent, sans aucun scrupule, massacrant et torturant des populations civiles innocentes, au service de colons infects et corrompus, d'en faire l'égal de ces SS qui sévissaient chez nous (Et que ces SS étaient féroces !) et des gens comme Boudarel arrivent bardés de circonstances atténuantes qui justifient leur attitude.
Et nous voyons des intervenants comme Lebel, reconnaître en passant que Boudarel était un "salaud mais...". Pourquoi ce "mais" ? Alors qu'il ne dirait pas que Touvier était un "salaud mais..." Pour lui, Touvier était un salaud. Point. Et nous qui osons des "Touvier mais..." ne trouvons pas grâce à ses yeux. Pire, nous "justifions" les atrocités nazies.


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:38 (2016)    Sujet du message: L'affaire du Commissaire politique, Georges Boudarel

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