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Les Francais, les Balkans ..........
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Jack Nico


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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 19:24 (2009)    Sujet du message: une copie venant de l'ambassade de croatie Répondre en citant

1991
Le pillage de la Yougoslavie. Le 8 janvier, par un acte unilatéral et illégal, la banque nationale serbe - investie par un vote secret et unilatéral de l'Assemblée de la république de Serbie en date du 28 décembre 1990 - opère une percée sans précédent dans le système monétaire yougoslave. Pas moins de 18,2 milliards de dinars (1,8 milliards de dollars) en argent scriptural sont placés illégalement à la disposition de la banque centrale de Serbie sans que ces moyens-là aient la moindre couverture légale. Le premier ministre fédéral, Ante Markovic, qualifiera cet acte de "pillage du siècle", considérant qu'il signe l'arrêt de mort de la fédération yougoslave.
Le 26 février, une "région autonome serbe de Slavonie, Baranya et Syrmie occidentale" est proclamée par les séparatistes à l'extrémité est de la Croatie, le long de la frontière serbe.
La "Krajina" serbe proclame son indépendance. Le 28 février, tandis que la Croatie est encore l'une des six républiques constitutives de la fédération yougoslave et en dépit des conclusions de la Cour constitutionnelle croate confirmant l'illégalité des "communes autonomes serbes" proclamées unilatéralement, le "Conseil national serbe" (illégal), fondé par les séparatistes ultra-nationalistes serbes de Croatie, déclare rompre tous les liens institutionnels entre la République de Croatie et la "région autonome serbe de Krajina". Celle-ci est constituée de facto de poches de territoire croates dont les séparatistes serbes ont pris le contrôle par la force (environ 15 % du territoire), et avec le soutien de l'armée yougoslave, à majorité serbe. Le lendemain, la première victime des paramilitaires serbes, un policier croate, est tué dans une embuscade à Plitvice, tandis qu'à Pakrac, (Slavonie occidentale), le commissariat est pris d'assaut par les paramilitaires serbes avec l'appui de l'armée yougoslave et 16 policiers croates y sont désarmés. (voir carte détaillée)
Le 16 mars, la "région autonome serbe de Krajina" (RAS de Krajina) proclame solennellement son "indépendance" vis-à-vis de la Croatie.
Médiations et négociations au sommet. Le 25 mars, les présidents croate, Franjo Tudjman, et serbe, Slobodan Milosevic, se rencontrent en tête-à-tête à Karadjordjevo pour tenter de trouver une issue à la crise yougoslave. La suite des événements montrera bientôt qu'aucun accord n'avait été trouvé (occupation d'un quart du territoire croate, destruction de Vukovar, pilonnage de Dubrovnik, bombardement du palais présidentiel, occupation des trois-quarts de la Bosnie, vote massif des Croates de Bosnie en faveur de l'indépendance de la Bosnie-Herzégovine, résistance croato-bosniaque conjointe face à l'armée serbe). Trois jours plus tard, le 28 mars, les six présidents des républiques yougoslaves se rencontrent à leur tour à Split, en Croatie, mais sans non plus parvenir à dégager un solution à la crise yougoslave.
Réunification proclamée avec la Serbie. Le 1er avril, le "conseil exécutif" de la "région autonome serbe de Krajina" décide de la réunification illégale des territoires croates occupés à la République de Serbie - étendus désormais à treize communes (Knin, Benkovac, Obrovac, Gracac, Donji Lapac, Korenica, Vojnic, Vrginmost, Glina, Dvor na Uni, Kostajnica, et désormais également Petrinja et Pakrac) -, ceci en dépit du fait que les deux territoires, distant de plusieurs centaines de kilomètres, sont géographiquement séparés par la république de Bosnie-Herzégovine.
Le 12 avril, la Garde nationale croate, embryon de la future armée croate, est constituée à Zagreb.
Le 27 avril, une "communauté de communes serbes de la Krajina de Bosnie" voit le jour de l'autre côté de la frontière, sur le modèle éprouvé déjà en Croatie de la "RAS de Krajina".
Premières victimes. Le 2 mai, 12 policiers croates, tombés dans une embuscade tendue par les extrémistes serbes à Borovo selo, sont affreusement mutilés. Onze jours auparavant, le leader tchetnik, Vojislav Seselj, Milan Paroski, un parlementaire serbe, ainsi que le ministre serbe des Serbes de l'étranger, Stanko Cvitan, s'étaient rendus à Jagodnjak, une bourgade croate voisine, peuplée à majorité de Serbes, à un meeting ultranationaliste. Vojislav Seselj y appelait à la création d'une grande Serbie, dont les frontières occidentales seraient constituées par la ligne Karlobag-Ogulin-Karlovac-Virovitica, ce qui amputerait la Croatie des deux tiers. Milan Paroski, quant à lui, appelait son auditoire "à tuer comme un chien quiconque déclare que cette terre n'est pas serbe".
Le 12 mai, la "RAS de Krajina" proclame, sur la base d'un "référendum", son rattachement à la Serbie - bien que la Bosnie-Herzégovine se trouve entre les deux.
Crise institutionnelle et référendum croate. Lorsque la présidence yougoslave tournante échoit le 15 mai au délégué croate, Stjepan Mesic, le bloc serbe s’y oppose violemment, provoquant ainsi une crise institutionnelle qui servira de prétexte pour s’arroger le contrôle de l’armée fédérale (JNA), déjà presque totalement acquise aux thèses grand-serbes (les trois-quarts des officiers étant eux-mêmes serbes ou monténégrins). Dans ce contexte extrêmement tendu, entre la proposition serbe, une Yougoslavie plus centralisée encore, et la proposition croato-slovène, prônant sa transformation en confédération d'Etats souverains, sans exclure leur indépendance, c’est sans grande surprise cette dernière proposition qui recueille, les 18 et 19 mai, plus de 94 % des suffrages au référendum en Croatie.
  Déclaration d'indépendance de la Croatie. Face à l’escalade de la violence et à la multiplication des attaques meurtrières des extrémistes serbes épaulés par l’armée yougoslave, la Slovénie et la Croatie déclarent le 25 juin - en vertu de leur droit à l'autodétermination prévu et garanti par la Constitution yougoslave - leur « dissociation » d’avec l’État yougoslave, phase transitoire avant l’indépendance effective. La Croatie adopte alors une déclaration de souveraineté. Le même jour est adoptée une Charte garantissant les droits de la minorité serbe, censée à la fois démentir les accusations de Belgrade et rassurer les Serbes de Croatie. Le 27 juin, l’armée yougoslave intervient brutalement contre la Slovénie et deux semaines plus tard contre la Croatie.
Escalade du conflit armé et moratoire européen. Le 3 juillet, les Etats-Unis et la Communauté européenne proposent un embargo sur les livraisons d'armes à la Yougoslavie. Le 7 juillet, un moratoire de trois mois sur les mesures de « dissociation » slovènes et croates est imposé par la Communauté européenne ; le bloc serbe est contraint d’accepter Stjepan Mesic à la tête de la Présidence yougoslave. L’armée restera cependant fidèle à Milosevic et Mesic ne disposera d'aucun pouvoir réel. Malgré les craintes justifiées de Zagreb, l'armée yougoslave obtient de la communauté internationale, le 18 juillet, la possibilité d'évacuer tout son arsenal de Slovénie, à travers la Croatie, vers la Serbie, le Monténégro et la Bosnie-Herzégovine.
Le 4 août, un Gouvernement d'union nationale réunissant l'ensemble des forces politiques croates de la majorité et de l'opposition est formé à Zagreb.
Putsch à Moscou. Le coup d'Etat avorté à Moscou (19-22 août) et l'éviction du général Yazov prive l'état-major yougoslave de son principal soutien. Le 29 août, le Parlement soviétique interdit le parti communiste et le 6 septembre, l'URSS reconnaît pacifiquement l'indépendance des pays baltes.
  La prise, le 10 septembre, du commissariat de Bosanska Krupa, en Bosnie, par les paramilitaires serbes, marque le premier acte de l'agression militaire à grande échelle dont sera victime cette république quelques mois plus tard.
Siège des casernes yougoslaves. Le gouvernement croate ordonne le siège de toutes les casernes de l'armée yougoslave sur le territoire croate et réclame, en vain, leur mise sous contrôle international. Refusant de participer à l'agression militaire contre la Croatie, 17 000 officiers et sous-officiers croates de désertent l'armée yougoslave et rejoignent les forces croate d'auto-défense. Après les Slovènes et les Croates, c'est au tour des Macédoniens, Bosniaques et Albanais de déserter en masse l'armée yougoslave, devenue désormais serbo-monténégrine. Le 17 septembre, la marine yougoslave instaure un blocus naval et bombarde violemment les ports croates.
Guerre totale en Croatie et embargo sur les armes. Face à la détérioration de la situation en Croatie, les Nations unies imposent le 25 septembre un embargo sur les armes pour l'ensemble du territoire yougoslave ce qui, de fait, pénalise uniquement les victimes de l’agression serbe : alors que la Serbie contrôle l'arsenal yougoslave (450 avions de chasse, des centaines de navires, 2000 chars, des milliers de pièces d'artillerie, et des milliers de tonnes de munitions), la Croatie est privée de moyens d'autodéfense.
La région de Baranya est occupée fin août. Le siège des casernes, mis en place le 13 septembre, permet à la Croatie de s'emparer d'à peine 150 chars. Le même jour, la ville croate de Kostajnica tombe aux mains des forces serbes. Le 16 septembre, c'est au tour de Drnis d'être occupée, et le 21, la défense de Petrinja cède. Début octobre Dubrovnik, Osijek, Karlovac et Zadar sont lourdement pilonnées et Vukovar, assiégée depuis un mois et demi, parvient à contenir l'avancée des blindés et de l'infanterie serbe avec des seules armes légères. Le plan de bombardement massif de Zagreb par l'aviation serbe, intercepté par les services de renseignements croates, est stoppé in extremis grâce à l'intervention de Mikhaïl Gorbatchev, dans la nuit du 6 octobre.
Bombardement du palais présidentiel à Zagreb. Le 7 octobre à l’expiration du moratoire, Milosevic envoie néanmoins des Mig bombarder le palais présidentiel à Zagreb. Les présidents croate et yougoslave, Franjo Tudjman et Stjepan Mesic, ainsi que le Premier ministre fédéral, Ante Markovic, qui s’y trouvent alors, réchappent de peu à l’attentat. Et tandis que le quart du territoire croate est déjà occupé par l’armée yougoslave et les milices serbes, le Sabor proclame le lendemain, 8 octobre, l’indépendance de la Croatie, rendant ainsi exécutoire les déclarations adoptées le 25 juin.
Acceptant la médiation de Gorbatchev, Tudjman se rend néanmoins à Moscou, le 15 octobre, où il conclut avec Milosevic un nouveau cessez-le-feu. Pourtant dès le 17 octobre et malgré la présence des observateurs européens, l'armée serbe expulse 10 000 Croates de la bourgade d'Ilok.
1000 km de front, d'Osijek à Dubrovnik. Une véritable guerre s’étend sur mille kilomètres de front où les forces serbes mènent, à l’aide de l’artillerie, des chars et des chasseurs bombardiers, des attaques de grande envergure et d'une extrême violence contre les villes croates, notamment Osijek, Vinkovci, Zupanja, Brod, Pakrac, Sisak, Karlovac, Rijeka, Otocac, Gospic, Zadar, Sibenik, Sinj, Split, Ploce et Dubrovnik. Par surcroît, les unités fédérales embastillées dans les casernes sur l’ensemble du territoire croate libre (Zagreb, Varazdin, Bjelovar, etc.) participent également à cette guerre, où leur supériorité en armes lourdes est écrasante face à une armée croate encore embryonnaire et mal équipée. Début novembre, les troupes serbo-monténégrines entament des bombardements massifs contre Dubrovnik, ville-musée et perle de l’Adriatique.
  Le siège de Vukovar. Le 18 novembre, après trois mois d’un siège terrible, écrasée sous un déluge de feu de 300 000 obus, la ville baroque de Vukovar, sur les rives du Danube, est réduite en cendres. Le « Stalingrad croate » est investie par les milices serbes et l’armée fédérale. Ses habitants sont déportés, des centaines d’autres exécutés, notamment les 200 blessés de l'hôpital, ensevelis dans le charnier d'Ovcara (voir carte détaillée).
Bilan provisoire. Le bilan humain de six mois d’agression serbe en Croatie s’élève à près de 13 000 morts, 30 000 blessés et des centaines de milliers de personnes chassées de chez elles, à quoi il faut ajouter les considérables dommages matériels.

Arbitrage international et arrêt des hostilités. Le 29 novembre, la Commission d’arbitrage présidée par Robert Badinter entérine la disparition de la fédération titiste en confirmant que la Yougoslavie est « engagée dans un processus de dissolution ». Le 8 décembre, les présidents de Russie, d'Ukraine et de Biélorussie annoncent la mort de l'URSS. Alors que, Slovénie mise à part, la Lituanie, la Lettonie et l'Ukraine ont d'ores et déjà reconnu la Croatie, la Communauté européenne invite, le 16 décembre, toutes les Républiques yougoslaves à déclarer avant le 23 décembre si « elles souhaitent être reconnues en tant qu’Etats indépendants » et s’engage à ne pas reconnaître « des entités qui seraient le résultat d’une agression », allusion explicite à la "Krajina" des séparatistes serbes.

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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 19:24 (2009)    Sujet du message: Publicité

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Jack Nico


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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 19:32 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

j'ai fait un copié collé venant de l'ambassade de Croatie en France

voir aussi : http://www.amb-croatie.fr/pdf/9008-9106.pdf

une anecdote dans certaines zones au tout debut du conflit les civils serbes recevaient par homme une Kalash et 400 cartouches , directement livrés par la J.N.A le soir en catimini, pour cela ils leurs falaient mettre un chiffon blanc a une de leurs fenetres  , mais les Croates pas con ont fait de meme et c'est comme cela que certain d'entre nous ont eux leurs premieres armes, sinon c'etait des fusils de chasse des vieille thompson ou des MP40 ou de la MG 34 et MG 42 !

en face de nous la troisieme armée d'europe (d'apres les experts militaires de l'epoque )
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 19:44 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Trés interessant Jack ! C'est dommage que Snezana Pesah soit absente ! Elle avait également une vision "Serbe" de la question. Si elle passe par ici...
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Jack Nico


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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 19:45 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Suite de l'historique :

1992
Reconnaissance internationale de la Croatie. Le 3 janvier, un 16e cessez-le-feu prend effet : l’armée yougoslave ayant atteint ses objectifs, celui-ci sera enfin respecté. Le 7 janvier, la chasse serbe abat en Croatie un hélicoptère de la CEE ayant à son bord cinq observateurs européens dont un Français. Le 13 janvier, le Saint-Siège reconnaît l'indépendance de la Croatie. Le 14, 112 lauréats du Prix Nobel lancent un appel pour la paix en Croatie. Le 15, suivis d’une trentaine d’autre pays, les Douze reconnaissent l’indépendance de la Croatie. Le 7 février, le HDZ est le grand vainqueur des élections à la Chambre haute du Sabor (Chambre des Comitats).
L'envoi des casques bleus. Le 21 février, la résolution 743 instaure la FORPRONU (Force de Protection des Nations Unies) forte de 14 000 "casques bleus" qui doivent être déployés dans les zones occupées en Croatie, jusqu’à l’aboutissement d’un règlement négocié.
Le 7 avril, les États-Unis reconnaissent la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. Le même jour Zagreb reconnaît la Bosnie-Herzégovine comme Etat indépendant. Le 22 mai, la Croatie est admise à l’ONU.
Malgré ce contexte tragique, la Croatie participe à Albertville '92 à ses premiers Jeux olympiques, en tant que pays indépendant, et remporte dès Barcelone '92 ses premières médailles, dont une médaille d'argent en basket-ball après une défaite en finale contre la dream team américaine.
  Début de la guerre en Bosnie-Herzégovine. Parallèlement, dans la Bosnie-Herzégovine voisine, indépendante depuis le 1er mars, où les Serbes ne représentent pourtant que 31 % de la population, les milices de Radovan Karadzic et l’armée serbo-yougoslave aux ordres de Milosevic lancent une guerre totale au cours de laquelle ils s’emparent, en à peine quatre mois, de plus de 70 % du territoire. La capitale, Sarajevo, est soumise à un siège impitoyable. Du fait que la Croatie et la Bosnie-Herzégovine font face à un même agresseur, les deux conflits qui s'y déroulent peuvent, sur le plan militaire, difficilement être considérés séparément, d'autant qu'ils constituent, pour les forces serbes, un seul et même théâtre d'opération (voir carte détaillée PDF, 650 Ko).
Tournant stratégique. Ceci est plus vrai encore à partir de juillet 1992, lorsque les forces serbes parviennent à percer le fameux "corridor de Brcko", dans le nord de la Bosnie, qui leur permettra dès lors de bénéficier du soutien logistique direct de la Serbie (voir carte détaillée).
Crise humanitaire. Des centaines de milliers d’habitants non-serbes, Bosniaques et Croates, sont expulsés de chez eux et plus de 100 000 sont tués en quelques mois. Les deux tiers de la population cherchent alors refuge dans la portion congrue du territoire encore défendue par les Bosniaques et les Croates de Bosnie (Bosnie centrale et Herzégovine). Près d’un demi-million de réfugiés de Bosnie seront également accueillis en Croatie où, sur une population de 4,5 millions d'habitants, on compte déjà plusieurs centaines de milliers de déplacés croates, chassés en 1991 par les Serbes.

Alliance croato-bosniaque. Le 21 juillet et le 23 septembre, Zagreb et Sarajevo signent deux accords prévoyant leur coopération militaire face à l'agression serbe. De fait, la Croatie constituera durant toute la guerre l'unique voie de ravitaillement en armes de la Bosnie.

Résistance croate. Pour autant les Croates de Bosnie-Herzégovine parviennent mieux que les Bosniaques, qui sont alors pris de court, à faire face à l'armée serbe au tout début du conflit. Ils instaurent un Conseil croate de défense (HVO), reconnu le 15 juin comme faisant partie intégrante des forces armées de Bosnie. Ainsi les Croates parviennent-ils à préserver une grande partie des territoires où ils constituent la majorité de la population, notamment dans le Sud (Herzégovine), évitant que toute la Bosnie ne soit conquise, ce qui rendra possible la reconquête de 1995. Après trois mois de combats acharnés sur la Neretva, le HVO alors encore composé de Croates et de Bosniaques, libère fin juin 1992 la rive est de Mostar et repousse l'armée serbe hors de la ville.

  Dubrovnik désenclavée. En Croatie au même moment, l'armée croate lance en juin une offensive dans le sud de la Dalmatie et parvient à désenclaver la ville de Dubrovnik, jusqu'alors assiégée et pilonnée par l'armée serbe.
TERRITOIRES OCCUPÉS EN CROATIE (AUTOMNE 1992)
APRÈS LA LIBÉRATION DE DUBROVNIK ET DU SUD DE LA DALMATIE


Mini-Yougoslavie (Serbie-Monténégro). Après l’indépendance de toutes les autres républiques (Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine et Macédoine), la Serbie et le Monténégro créent, le 27 avril, une fédération commune, la République Fédérale de « Yougoslavie », Etat-croupion, puisque sera loin de rassembler tous les Slaves du Sud. En tant qu'un des cinq Etats successeurs et malgré la revendication de l’appellation « Yougoslavie », il ne sera pas autorisé à hériter le siège de l’ancienne Yougoslavie dans les instances internationales, et ne deviendra officiellement membre de l'ONU qu'en 2000, après le départ de Milosevic. Le 4 juillet la Commission d’Arbitrage Badinter déclare « que le processus de dissolution de la République Socialiste Fédérative de Yougoslavie [...] est arrivé à son terme et qu’il faut constater que la RSFY n’existe plus ».
Camps de concentration et réfugiés en Bosnie. Début août, le monde découvre l’horreur des camps de concentration serbes en Bosnie où périront des milliers de prisonniers bosniaques et croates.
Le poids des personnes déplacées et réfugiées fuyant les exactions de l'armée et des paramilitaires serbes atteint alors des proportions énormes. En août 1992, la Croatie, pays de 4,7 millions d'habitants, devient un gigantesque camp de réfugié devant supporter la charge de 628 500 personnes jetées sur les routes par la guerre : 265 500 d'entre eux sont des déplacés (originaires de Croatie) et 364 400 des réfugiés (originaires d'autres pays), principalement de Bosnie-Herzégovine (332 000), mais aussi du Kosovo (12 000) et de Voïvodine (19 000). On compte 69 000 réfugiés dans les territoires sous mandat des casques bleus de l'ONU.
En Bosnie-Herzégovine voisine, la situation est tout aussi chaotique puisque on dénombre 593 000 réfugiés et déplacés, dont 93 000 originaires de Croatie. Début août, le monde découvre les premières images des camps de concentration serbes en Bosnie-Herzégovine. Au total, 130 000 personnes seront détenues dans les 94 camps serbes établis en Bosnie-Herzégovine et les 11 instaurés en Serbie et au Monténégro. La vague d'indignation suscitée dans l'opinion internationale par les images de prisonniers décharnés conduira à la libération, quelques semaines plus tard, de plusieurs centaines de prisonniers qui avait été emmenés en Serbie après la chute de Vukovar.
  Tudjman réélu président. Le 2 août 1992, Franjo Tudjman est réélu président de la République pour cinq ans avec 57,5 % des voix, mais pour la première fois au suffrage universel comme le prévoit désormais la Constitution croate du 22 décembre 1990. En mai 1990, il avait été élu par les députés du Sabor, conformément à la Constitution de la République socialiste de Croatie, alors en vigueur dans le cadre de la Yougoslavie titiste.
En même temps que les présidentielles se tiennent les deuxièmes élections législatives qui redonnent pour quatre ans la majorité à l'Union démocratique croate (HDZ) de Franjo Tudjman qui remporte à elle seule 85 sièges sur 138. En outre, 18 sièges sont réservés aux minorités nationales, dont 13 à la communauté serbe.

1993
Opération "Maslenica". Face à l’enlisement des négociations visant à aboutir à une solution politique au conflit et décidées à désenclaver la Dalmatie isolée depuis 1991, les autorités croates déclenchent avec succès le 22 janvier l’opération « Maslenica » dans l’arrière pays de Zadar (voir carte détaillée).

Plans internationaux de division ethnique. En Bosnie, les premiers plans de paix internationaux, tous fondés sur un partage territorial, se font alors jour. Mais tous tendent peu ou prou à entériner les importantes conquêtes serbes sur le terrain, confortant ainsi l'idée selon laquelle seul le fait accompli sera in fine reconnu. Conciliants, les Croates y sont plutôt favorables, les Bosniaques, en revanche, globalement hostiles. L’alliance jusque-là observée entre Bosniaques et Croates de Bosnie-Herzégovine face à la supériorité écrasante des Serbes vole en éclat et le conflit prend une dimension nouvelle.

Conflit croato-bosniaque. Les tensions nées de l'afflux massif de réfugiés en Bosnie centrale - 750 000 Bosniaques et 200 000 Croates sont expulsés de chez eux par les forces serbes -, auquel s'ajoutent des divergences politiques quant à l’avenir de la Bosnie, exacerbent les passions jusqu’au conflit armé qu’avivent alors atrocités et opérations de nettoyage ethnique. Les forces bosniaques assiègent alors la population croate des enclaves de Bosnie centrale (Zepce, Vitez-Busovaca, Kiseljak-Kresevo) et s'emparent de l'enclave croate de Vares. De son côté, Mostar-est devient la cible des attaques des forces croates de Bosnie (HVO). Victimes de ce conflit fratricide, 140 000 Croates et 60 000 Bosniaques sont expulsés de chez eux. En outre, aux quelque 200 000 victimes provoquées au total par l’agression serbe, viennent désormais s’ajouter les quelque 4 000 morts de cette « guerre dans la guerre ». La Croatie continue pour sa part à accueillir les réfugiés Croates et Bosniaques (voir carte détaillée).
  Le 7 février 1993, l'Union démocratique croate (HDZ) remporte les élections pour la Chambre haute (Zupanijski dom), en s'assurant 35 des 62 sièges.
Zones de sécurité et TPIY. En Bosnie voisine, en réponse aux attaques serbes menées contres les enclaves bosniaques, l'ONU instaure le 6 mai, à l'initiative du général Morillon, commandant français de la FORPRONU, six zones de sécurité (Bihac, Sarajevo, Tuzla, Srebrenica, Zepa et Gorazde).
Le 25 mai 1993, le conseil de sécurité de l’ONU instaure un Tribunal pénal international, établi à La Haye, chargé de juger les crimes de guerre commis sur le territoire de l’ancienne Yougoslavie.
1994
Rétablissement de l'alliance croato-bosniaque. Afin de mettre un terme au conflit croato-bosniaque et rétablir leur alliance rompue depuis près d’un an, la Croatie conclut le 18 mars, à Washington, un accord avec les représentants bosniaques et croates de Bosnie-Herzégovine prévoyant la mise en place d’une Fédération croato-bosniaque en Bosnie-Herzégovine. Cet accord prévoit aussi l'instauration d'un état-major unifié associant l'armée bosniaque et le HVO. Cette nouvelle donne qui rééquilibre les rapports de forces sur le terrain, constituera un tournant majeur en Bosnie, où les extrémistes serbes de Radovan Karadzic contrôlent alors toujours plus de 70 % du territoire.
En juin, les séparatistes serbes de Croatie rejettent une nouvelle fois les initiatives diplomatiques en faveur d'une résolution pacifique du conflit.
  1er voyage de Jean Paul II. En se rendant à Zagreb, les 10 et 11 septembre, Jean-Paul II devient le premier pape des temps modernes à fouler le sol croate.
 Première action conjointe après le rétablissement de l’alliance militaire croato-bosniaque, l’opération menée le 3 novembre contre les forces serbes sur le stratégique plateau de Kupres en Bosnie centrale marque une étape décisive et facilitera par la suite le ravitaillement de la région. Le 21 novembre, l’OTAN mène un raid aérien contre l’aéroport croate d’Udbina aux mains des milices serbes, qui s’en servaient jusqu’alors pour mener leurs attaques contre la zone de sécurité de Bihac, en Bosnie.


La victoire militaire croate et le retour de la paix
1995
Opération "Eclair" - Libération de la Slavonie occidentale. Le 6 mars, un accord de coopération militaire croato-bosniaque est conclu. Le 31 mars, le mandat de la FORPRONU, qui englobe jusqu’alors l’ensemble des missions de paix en ex-Yougoslavie, est redéfini pour la Croatie (rés. 981) où la force internationale devient l’ONURC - « Opération des Nations Unies pour la Restauration de la Confiance en Croatie ». Pour enrayer l'escalade de la violence déclenchée par les extrémistes serbes de la région de Pakrac, Zagreb lance le 1er mai l’opération « Éclair » : en 36 heures, toute la Slavonie occidentale est libérée, ce qui désenclave en même temps tout l’est du pays. Le leader séparatiste serbe, Milan Martic, ordonne en représailles un bombardement à la roquette meurtrier sur le centre-ville de Zagreb.
  Massacre de Srebrenica et otages occidentaux. Après la détérioration brutale de la situation en Bosnie (prise en otage des casques bleus par les Serbes, massacres de dix mille Bosniaques à Srebrenica et à Zepa), la Croatie et la Bosnie-Herzégovine signent à Split, le 22 juillet, un accord renforçant encore leur coopération militaire et réclamant l'aide militaire de la Croatie pour secourir l'enclave de Bihac, attaquée par les Serbes. Le Rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'homme, Tadeusz Mazowiecki en appelle à la communauté internationale pour que soit entreprise une action énergique contre les Serbes. Dans une interview à l'hebdomadaire allemand Stern, le général Philippe Morillon, ancien chef de la FORPRONU et commandant de la Force de réaction rapide, se déclare en faveur d'une opération militaire contre les Serbes sur le modèle de celle lancée pendant la guerre du Golfe contre Saddam Hussein.
Opération "Tempête". Devant l'échec de la voie diplomatique, le gouvernement croate lance le 4 août, l’opération « Tempête » (voir carte détaillée), de loin la plus importante depuis le début du conflit : en moins de quatre jours, la Croatie reprend ainsi contrôle de la majeure partie de ses territoires occupés en 1991 (Dalmatie septentrionale, Lika, Kordun et Banovina - un territoire montagneux grand comme deux fois la Corse). Avec les départs spontanés de Serbes dans ces quatre années, les Serbes vivant en "Krajina" en 1995 sont moins nombreux que les Croates qui en ont été chassés en 1991.
Le 5 août à midi, Knin, fief depuis août 1990 des séparatistes serbes, est libéré par les forces croates.
Exode des Serbes et exactions. Malgré les appels exhortant la population serbe de ces territoires à ne pas quitter la Croatie, 90 000 civils répondent à l’ordre d’évacuation des paramilitaires serbes, qui les utiliseront comme boucliers humains pour protéger l'évacuation de leur armement lourd vers la Bosnie. Après quatre ans d'exil, les réfugiés croates commencent à rentrer chez eux. Néanmoins, dans les semaines qui suivirent la reconquête, plusieurs dizaines d'exactions à l'encontre des rares Serbes restés sur place et disséminées sur l'ensemble territoire sont venues entacher cette victoire militaire. Cette déroute éclair des séparatistes serbes et l'absence de toute résistance illustrèrent alors pour la première fois les limites du soutien accordé, notamment parmi la population civile, à l'idée de Grande Serbie.
Levée du siège de Bihac. Dans le même temps, l'opération « Tempête » met fin au calvaire des 230 000 Bosniaques assiégés à Bihac où, après 1201 jours d'enclavement, cette « Zone de sécurité de l'ONU » pourtant pilonnée par les Serbes est sur le point d'être prise, risquant de subir alors le même sort que Srebrenica, un mois auparavant. La Slavonie orientale, 4,5 % du territoire national, demeure quant à elle encore occupée.

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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 19:48 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Admin a écrit:

Trés interessant Jack ! C'est dommage que Snezana Pesah soit absente ! Elle avait également une vision "Serbe" de la question. Si elle passe par ici...

je ne pense pas qu'elle puisse contredire les faits historique énoncés, bien que les serbes soit de grand manipuleurs !
j'espere qu'elle est objective, si ce n'est pas le cas je saurais lui repondre point par point !
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MessagePosté le: Mar 25 Aoû - 22:24 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Je ne le pense pas. Je crois plutôt qu'elle faisait partie de ces gens qui ont tous été manipulés dans cette région d'Europe au bénéfice des USA et de leurs alliés Arabo-islamistes de l'époque...
Car n'oublions pas que les grands bénéficiaires de tout ce qui destabilise l'Europe ce sont les USA !
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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 00:42 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Il n'y eut aucun besoin de manipulation pour que des gens se haissant depuis des siècles ne s'entretuent.
Je passe volontairement sur l'histoire longue et complexe de cette région des Balkans qui sans la connaitre interdit toute compréhension réelle des faits. mais à dispo si ça vous intéresse.
Il s'est trouvé à un moment donné, aprés la mort de Tito, une occasion historique pour tous les peuples vivant sous le joug communiste de Belgrade, d'en sortir.
Ils la saisirent.
Mais serbes dominant la Yougoslavie de l'époque et communistes attchés à leur utopie contre-nature ne l'entendaient pas ainsi.
Forts de leur armée dite "populaire", la JNA, ils entreprirent de mettre au pas tous ceux qui voulaient sortir de leur petit paradis rouge.
La haine atavique, le sentiment de supèriorité enfoncé dans le crane depuis la naissance, et la certitude que grace à la JNA ce ne serait qu'une promenade de santé (avec viols, meurtres et pillages comme cerise sur le gateau)  firent le reste pour déclancher les ardeurs guerrières des serbes.
Eh bien le peuple croate décida que cela ne se passerait pas ainsi. En tous cas qu'il faudrait en payer le prix.
Bien faire aussi la différence entre la pèriode du conflit où cela se passe à 90% en Croatie et celle où les serbes ont commencé à s'en prendre aux musulmans (majoritairement croates convrtis) .
Tant que mouraient des catholiques croates point d'appui autre que diplomatique et "d'un certain milieu" nationaliste et catholique.
Ce n'est qu'ensuite que le monde, les bonnes ames et les USA se mobilisèrent.
La propagande serbe est omniprésente et tente de transformer les faits. Ne vous laissez pas abuser par elle, svp.
Comme dit l'ami Jack, les faits sont là. UN agresseur. Aucun complot international fantasmatique. Aucune aide non-moins fantasmatique. Une armée croate sans moyens. Et surtout des hommes se battant avec le courage de celui qui défend sa maison et sa famille.
J'ai même lu, ici, un des intervenants dire que les "vrais" victimes furent les serbes !
Cela revient à dire qu'en 39-45 ce furent les allemands les pauvres victimes !!!!
Je ne suis évidemment pas très objectif dans mes jugements. Oubliez-les alors.
Ne conservons que les faits et leur réalité. Et là, l'ami Jack se fera un devoir d'y répondre point par point si besoin est.
Pour le reste, le volet plus "militaire" et celui du déroulement, les affectations des uns et des autres des volontaires furent souvent le fait du hasard, des connexions et de l'époque où ils furent sur place.
Disons quand même pour être objectif que fort peu étaient militants de gauche. LOL.
génralement les plus politisés se retrouvèrent au sein du HOS qui fut beaucoup plus qu'une simple milice miltairement.
Sa prépondérence déclina notoirement à la suite de l'assassinat de Kraglievic proche de Mostar. Il ne s'en releva jamais réellement.
Attention aussi à la confusion créé par une appartenace des croates du HVO aux forces "bosniaques". Le HVO se retrouva en première ligne face aux musulmans pendant les combats croato-musulmans en Herzégovine.
Pas mal de volontaires qui oeuvraient au sein du HVO ne se battirent d'ailleurs jamais contre des serbes mais uniquement contre les balijas musulmans.
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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 08:52 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Pour carlus magnus, qui voit du complot partout, et qui essaye de nous faire passer les serbes pour les derniers défenseurs de l'occident, je vais, plutôt que faire des phrases, vous faire partager des images !
Les serbes ce sont comportés comme des animaux pendant cette guerre et toutes les gesticulations de certain ne pourront jamais effacer ce fait !
Bien entendus pour certain nationaliste Français, il est plus facile de faire un transfert sur les serbes, pour masquer leurs incapacités a oeuvrer en France contre l'envahissement islamique, alors toutes les excuses sont bonnes à prendre pour aider leurs nouveaux champions !

Ne pensez pas que je porte les combattants de l’armée bosniaque dans mon cœur, ils étaient mes ennemis au même titre que les cetniks !
 

Vukovar :
http://www.youtube.com/watch?v=055RFNUHCjA

http://www.youtube.com/watch?v=NLk1IuPI5xM&feature=channel_page

http://www.youtube.com/watch?v=MDjOmRVMAMQ

http://www.youtube.com/watch?v=EyxXDnSgJXw

depuis 2007 nous allons a la commémoration de Vukovar tout les 18 novembre au titre de defenseur de la nation Croate
http://www.youtube.com/watch?gl=FR&hl=fr&v=Y_m4dvMYgbM
 (Voir minute 2:01) notez que si nous etions les monstres mercenaires decrit par Werwolff , jamais l'administration Croate , aurait accepté notre presence a leur coté !

notre quotidien en 1991 :
http://www.youtube.com/watch?v=-5poSm7m7zk
http://www.youtube.com/watch?v=zR0CShhmRs8


vu du coté cetnik

http://www.youtube.com/watch?v=4CTzP4sS08Y&feature=related






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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 09:11 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

C'est tout de même la démonstration que ce conflit est extrêmement complexe et que nous Français nous avons subi de plein fouet la désinformation venue en premier des "patrons" de l'OTAN, en fonction de leurs intérêts anti-européens. Et il nous appartient donc ici d'essayer de déméler les fils embrouillés de cette Histoire, en gardant sang-froid et courtoisie et en essayant de faire preuve d'un maximum d'objectivité...
Sachant que les USA ont joué les apprentis sorciers en soutenant l'islamisation de la région avec les Albano-Kosovars, tête de pont en Europe "judéo-chrétienne" en attendant l'entrée de la Turquie (qu'ils soutiennent) en UE.
C'est ce que je perçois, moi le Franco-Français, en premier. Me trompe-je ?
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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 09:29 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

tu ne te trompe pas, mais cela fut fait 3 ans apres le debut de la guerre en 1994 et continu aujourd'hui, mais ce que je n'accepte pas , c'est que l'occident n'a rien fait pour empecher le carnage !

car si les serbes avaient été arreté en 1991, la donne aurait été toute autre, et le kosovo serait serbe !

a noter que les allier de USA , israel pour ne pas la nommer, a vendu aux serbes du kerozene sous embargo pendant les années 1991 1993 !
Kérozene qui a permis aux avions serbes de nous cartonner la gueule !
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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 12:19 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Tout à fait normal qu'Israël soit dans le coup directement allié aux USA. Ils pouvaient ainsi se soulager de la pression islamiste (je ne dis plus palestinienne) chez eux !
Autre question à nous poser:
Lors de l'effondrement du communisme, qu'avons nous eu, nous autres "Européens", à proposer aux peuples libérés ? Rien ! Et même pas un "Nuremberg" du communisme !
Quand à la Serbie, elle a changé son régime "socialiste" contre un "national-bolchevisme" que nous nous sommes empressés de reconnaître comme "démocratique"... Là encore les dirigeants de l'Europe occidentale méritent des coups de pieds au Q !
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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 13:08 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Pardon, mais je ne vois pas trop de connexion entre une "pression" islamiste quelconque (bien faible dans la réalité d'un état) en Israel et les bosniaques muzzs. Ceux-ci se sont, d'ailleurs copieuisement ré-islamisés en réaction aux massacres effectués par les serbes.
C'est l'action des serbes qui en voulant à tout prix empécher une réunification de ce que une majorité de croates (avant les affrontements sanglants croato-bosniaques) considéraient comme les deux parties indissociables de la nation croate.
Les bosniaques musulmans (dénomination artificielle due au communiste Tito dans le but de casser l'unité ethnique croate) sont pour les croates de Croatie et d'Herzégovine, des croates convertis (temporairement ajouteront certains).
la tradition bosniaques d'élever au sein des familles muzzs un des enfants dans la religion catholique donne une idée de la solidité de ces conversions de circonstance.
mais dans tout ça, seuls les nationalistes du HOS voulaient réellemnt l'union de tous les croates dans une "Grande-Croatie".
Belgrade fit tout pour la faire capoter pour des raisons strétègiques évidentes.
Tudjman, lui, le fit pour protéger son pouvoir menacé par ces nationalistes au message et au comportement décidément trop populaire.
Itzébégovic, l'islamiste de Sarajevo, lui, savait qu'en cas de ré-ubification sa chère république islamique bosniaque, n'avait aucune chance de voir le jour.
Belgrade aida. Tudjman par Boban interposé "épura". Et Itzèbégovic mit du sang entre les deux composantes du peuple croate.
L'affaire était bouclée.
A notre niveau d'européen, nous n'avions pas à leur "proposer" quelque chose. ce sont des peuples adultes. Serbes exceptés, tous voulaient simplement sortir de la yougoslavie serbo-communiste.
sans que nos dirigeants d'élite aient eut besoin de mettre leurs vilains nez chez eux, les croates ont batis  une vrai démocratie dans laquelle il fait bon vivre et où les minorités ont tous leurs droits comme n'importe quel autre citoyen ! serbes y compris.
Bien sur l'idéal aurait été que les européens fassent respecter le suffrage universel qui avait décidé à 90% du retrait de la Croatie de la fédération yougoslave.
mais tout au moins, si le courage leur faisait défaut, il aurait quand même fallu éviter de décréter un "embargo sur les armes à destination de la Yougoslavie". Embargo à l'initiative du très serbophile Mitterrand.
Cet embargo ne pénalisa évidemment que le côté croate puisque l'armée fédérale coco était, avec tout son matèriel lourd, du côté serbe.
bricolage, contre-bande, vols, récupération sur l'ennemi, solidarité  et demmerde à tous niveaux furent les maitre-mots de l'équipement des forces croates
La volonté inébranlable et le courage d'un peuple firent le reste.
Aprés le baratin serbe sur des aides mystèrieuses et un complot international sur fond de Vatican et d'USA, ils fait rire tout ceux qui étaient sur place.
Pourtant, si cela avait existé,c royez-moi tout le monde aurait accepté de l'aide d'où qu'elle vienne.
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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 15:12 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

dis moi, Jacques, pourquoi es tu parti combattre en Croatie?

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MessagePosté le: Mer 26 Aoû - 19:49 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Charles a écrit:
dis moi, Jacques, pourquoi es tu parti combattre en Croatie?



  En gros, après avoir fait l'association Croatie libre et fait beaucoup de convois vers la Croatie, a chaque fois cela me démangeais de rester et de faire le coup de feu au coté de mes nouveau amis, donc inévitablement j'ai pris les armes avec eux!

Pour être totalement franc, c'était aussi pour moi la dernière occasion de lutter pour ce que je crois juste, à savoir lutter contre les communistes et pour un peuple fier et grandement nationaliste !
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MessagePosté le: Jeu 27 Aoû - 00:33 (2009)    Sujet du message: Les Francais, les Balkans .......... Répondre en citant

Jack Nico a écrit:
Charles a écrit:
dis moi, Jacques, pourquoi es tu parti combattre en Croatie?



  En gros, après avoir fait l'association Croatie libre et fait beaucoup de convois vers la Croatie, a chaque fois cela me démangeais de rester et de faire le coup de feu au coté de mes nouveau amis, donc inévitablement j'ai pris les armes avec eux!

Pour être totalement franc, c'était aussi pour moi la dernière occasion de lutter pour ce que je crois juste, à savoir lutter contre les communistes et pour un peuple fier et grandement nationaliste !

Merci pour ta réponse.


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